Finalement, j'ai enfin eu le courage de poster cette histoire ! Cela fait tellement longtemps que j'ai envie de le faire, mais je n'avais encore jamais osé. C'est ma première fanfiction, elle est classé T car je compte incorporer quelques éléments gores dans les prochains chapitres, sinon pour l'instant il ne se passe pas grand chose de ce côté là. Bien sûr Dragons ne m'appartiens pas, seul les OC m'appartiennent. Et sinon je compte publier une fois par semaine, enfin... si quelqu'un lit cette fanfic...

Bonne lecture ! ;)


Quelques mois plus tôt...

Tout était calme. Eva n'avait jamais entendu une absence de bruit aussi complète. Cela la changeait du vacarme constant que la ville lui offrait chaque jour quand elle se réveillait. Pourtant quelque chose brisait cette tranquillité. La douleur.

Toutes les cellules de son corps lui faisaient mal, comme des courbatures mais en pire. Une grimace s'étala sur son visage alors que lentement elle commençait à bouger. Elle était allongée sur le dos, sur ce qui semblait être de l'herbe. Comment est-ce-que je suis arrivée là ? Se demanda-t-elle. De vagues souvenirs lui revenaient à l'esprit alors qu'elle essayait d'ouvrir les yeux. Elle se souvenait être entrée dans une rue éloignée de l'agitation constante que l'on pouvait observer dans les villes. Une rue déserte, à l'exception d'une pierre, une énorme pierre qui faisait facilement plusieurs fois la taille de son poing. Puis quand elle l'avait pris dans ses mains, celle-ci s'était mis à briller d'une lumière bleue qui l'avait alors obligé à fermer les yeux tellement elle était forte.

Et maintenant la voilà, couchée par terre, son corps lui faisant mal, dans un endroit qu'elle ne connaissait même pas.

Elle tenta de se relever, mais quelque chose de lourd et chaud sur sa poitrine l'en empêchait. Elle ouvrit difficilement les yeux, quand ce qu'elle vit lui glaça le sang. La pierre, toujours brillante, reposait sur son estomac, lui brûlant légèrement celui-ci.

D'un coup elle la prit et l'envoya valser à plusieurs mètres. Elle heurta une autre pierre, bien plus grosse, avant de retomber au sol, dans l'herbe qui grésilla sous la chaleur.

Ne perdant pas son temps, Eva se releva et regarda autour d'elle, voulant savoir où elle se trouvait. Mais elle avait beau regarder dans tous les sens, elle ne voyait rien d'autre que des arbres, et encore des arbres à perte de vue. Bon ce qui était sûr c'est qu'elle était dans une forêt, mais comment cela était-il possible ? Il n'y avait aucune forêt près de la ville où elle habitait. Et même si il y en avait une, cela n'expliquait pas comment elle avait atterri ici ! Elle se retourna à nouveau vers la pierre. La lumière bleue commençait lentement à disparaître, ne laissant qu'un simple caillou noir derrière elle. C'était forcément à cause d'elle, à cause de cette foutue pierre qu'elle avait atterri ici. Elle se dirigea vers celle-ci, avant de s'arrêter d'un coup. Elle fronça les sourcils, réfléchissant pendant quelques secondes. Ce serait probablement plus sage de ne pas la toucher pour l'instant. Elle brillait toujours, et peut-être qu'en la touchant à nouveau elle allait encore atterrir autre part. Dans un endroit pire que celui-ci, comme le milieu de l'Océan Pacifique.

Lentement la peur se frayait un chemin dans ses entrailles. Où suis-je ? Comment la pierre a pu me téléporter ici ? Est-ce vraiment la pierre qui m'a téléporté ici ? Et si oui, comment je vais rentrer chez moi ? Et qui me dit que je suis toujours dans mon monde ? Voilà les questions qui tournaient en boucle dans l'esprit d'Eva, accompagnées de bien d'autres, mais jusqu'à maintenant elle ne possédait la réponse à aucune.

Ne pouvant voir rien d'autre que des arbres à perte de vue, elle regarda en l'air, au-dessus de la cime de ceux-ci. Pendant quelques secondes la panique s'empara d'elle quand elle ne vit rien d'autre que le ciel bleu du milieu de journée. Encore s'il avait fait nuit elle aurait pu se diriger avec les étoiles !

Mais la confiance coula à nouveau dans ses veines lorsqu'elle vit de la fumée s'élever dans le ciel. Eva ne trouvait pas qu'il faisait assez froid pour faire un feu de cheminée, mais d'où pouvait provenir la fumée alors ? Peut-être s'agissait-il d'un artisan ? Mais où j'ai atterris, bordel...

La jeune fille commença à marcher, quand la pierre attira son regard. Elle avait arrêté de briller maintenant. Le doute la saisit. Elle n'allait quand même pas la laisser là ? Après tout elle l'avait sûrement amenée ici, peut-être que c'était la seule façon qu'elle avait de rentrer chez elle, surtout qu'Eva n'avait aucune idée où elle avait atterrit. Après tout... se dit-elle. Elle a arrêté de briller. C'est bon signe, non ?

Prudemment elle s'approcha de la pierre, guettant le moment où elle se remettrait à briller. Mais voyant qu'elle n'avait aucune réaction, elle la prit dans ses mains. Elle était encore légèrement chaude. La jeune fille ouvrit la vieille sacoche en tissu noir dont elle se servait pour mettre ses affaires, et y glissa la pierre, juste à côté de son carnet à dessin. Elle la referma et se remit à marcher en direction de la source de fumée.

XXX

Eva marchait depuis une dizaine de minutes, quand elle vit la première maison. Elle semblait bizarre. Ce n'est qu'en se rapprochant encore un peu plus qu'elle se rendit compte pourquoi. Elle était constituée de vieux blocs de pierre mal taillés, le peu de fenêtre qu'elle possédait étaient entourées de bois abîmé par les intempéries, et le toit n'était pas en meilleur état. Au final la bâtisse laissait échapper une impression de vieux, mais pas le genre "cette maison est là depuis des décennies", plus le genre "mais dans quel siècle suis-je ?!"

Une question de plus s'ajoutant aux nombreuses autres dans l'esprit d'Eva. Plus elle avançait, plus elle voyait d'autres maisons dans le même genre que la première. Certaines en meilleur état, d'autres en pire. Mais au final elles donnaient toutes l'impression de sortir du Moyen-Âge.

Ne panique pas Eva. La panique ne sert à rien. Regarde d'abord autour de toi, analyse, et après tu pourras paniquer.

La jeune fille entra le village la boule au ventre. Le sol sur lequel elle marchait était humide, presque boueux. Pas un seul brin d'herbe n'y poussait, sûrement à cause des allés et venus des habitants. Et des animaux, se dit-elle en voyant plus loin une dizaine de chèvres menées par un homme avec un bâton.

Toutes les personnes autour d'elle étaient habillées étrangement, encore avec cette impression de venir d'un autre siècle. Les gens la regardaient bizarrement. En même temps je dois vachement faire tâche avec mon jean noir, mon débardeur et mon sweat à capuche bleu. En regardant le sol, elle fut soulagée d'avoir décidé de mettre ses bottes de combats ce matin plutôt que ses bottines à talons.

Elle s'enfonça encore plus loin dans le village, jusqu'à arriver dans ce qui semblait être une rue marchande. De chaque côté s'étendaient des stands proposant toutes sortes de nourritures.

Il y avait beaucoup plus de monde ici, et tous la dévisageaient, s'écartant même sur son passage. Mais où est-ce-que je suis bordel ? Peut-être que c'est une sorte de reconstitution ? À chaque seconde elle s'attendait à ce qu'on lui crit : "On s'était mis d'accord ! Cette semaine c'est le thème du Moyen-Âge !". Mais non, les gens se contentaient de la dévisager. Ça y est j'ai analysé, est-ce-que maintenant je peux paniquer ?

Les jointures de ses mains devenaient blanches à force de serrer la bandoulière de son sac. Elle accéléra le pas et dés qu'elle le put, tourna dans une rue sur sa droite qui semblait déserte. À cette endroit le village ressemblait plus à une ville, et les bâtisses faisaient plusieurs étages de haut et semblaient en meilleur état. Eva s'adossa à l'un d'entre eux en tentant de reprendre son souffle, elle le sentait, elle était sur le point de faire une crise de panique. Pendant quelques minutes elle continua, tentant de respirer par le nez et gardant la bouche fermée.

Il fallait qu'elle sorte de cette allée un jour ou un autre. Rien qu'à cette idée son cœur se remit à battre à la chamade. Pourtant il le fallait, au moins pour demander à quelqu'un où elle se trouvait. Et s'ils ne parlent pas la même langue que moi ? Se demanda-t-elle.

Prenant son courage à deux mains, elle se décolla du mur et se dirigea vers la rue marchande. Mais avant qu'elle ait pu en sortir quelqu'un lui rentra dedans de plein fouet. Sous la force du coup, Eva et la personne inconnue tombèrent en arrière avant de s'écrouler au sol. La jeune fille retint un grognement quand l'impact raviva la douleur de sa "téléportation" avec la pierre. J'espère qu'elle ne s'est pas brisée.

D'un coup la personne qui l'avait fait tomber se remis sur ses pieds et Eva fit de même. Pendant quelques secondes elles se regardèrent. La personne en face d'elle semblait avoir le même âge qu'elle. Des cheveux roux lui tombaient sur les épaules, et ses yeux noisettes la fixaient d'abord avec surprise, voir incrédulité. Mais son expression fut vite remplaçait par de la méfiance.

Ce manège aurait pu continuer pendant encore quelques minutes si deux hommes – Des armoires à glace plutôt ! - n'avaient pas fait irruption dans la ruelle à leur tour.

- Hé ! Vous deux ! Cria celui sur la droite.

Bonne nouvelle, se dit Eva, on parle la même langue ! Mauvaise nouvelle : il semblait leur en vouloir à la rousse et à elle. Pourquoi ce genre de truc arrive toujours qu'à moi ?

Et c'est là qu'Eva la remarqua, la miche de pain que la rousse tenait dans sa main, et la farine étalée sur le tablier d'une des deux armoires à glace. Magnifique, maintenant ils pensent que je suis avec elle...

La rouquine sembla venir à la même conclusion. D'un coup elle lui attrapa l'avant bras.

- Cours ! Lui cria-t-elle avant de la tirer vers l'autre bout de la ruelle.

Eva se mit de suite à courir, ne préférant pas savoir ce que lui feraient les deux hommes s'ils les attrapaient.

Elles traversèrent plusieurs ruelles tout aussi désertes les unes que les autres. Eva laissait l'autre jeune fille la guider, sachant très bien que sinon elle se perdrait en un rien de temps. Au bout de quelques minutes, toujours poursuivies par les deux débiles derrière, elles débouchèrent dans une autre rue passante. Ne s'arrêtant pas pour autant, la rouquine poussait les gens, sautait par-dessus les stands et les charrettes sur leur passage. Eva tenta maladroitement de faire de même, et à plusieurs reprises évita de justesse de se prendre le sol en pleine face. La voleuse, devant elle, était prise dans son élan et lentement commençait à prendre de l'avance. Eva tenta d'accélérer encore plus. Elle se retourna pendant une seconde, les deux armoires à glace étaient toujours derrière elles, malgré leurs difficultés à traverser la masse de personnes.

Les deux jeunes filles tournèrent au coin de la rue. La rouquine allait tourner dans une autre ruelle déserte lorsque Eva vit une charrette pleine de foin devant elle. Aussi cliché qu'était son idée, ça marchait bien dans les films, alors pourquoi pas là ?

Elle accéléra jusqu'à rattraper la jeune fille devant elle, l'attrapa par le bras pour l'arrêter, et la tira jusqu'à la charrette. Elle se jeta dans le foin commença à s'enterrer dedans pour se recouvrir complètement. La voleuse comprit ce qu'elle faisait et fit de même. Une fois complètement couvertes elles attendirent, et au bout d'une dizaine de secondes elles entendirent les deux hommes tourner au coin de la rue.

- Où elles sont passées ?!

- Je sais pas, je les ai juste vu tourner dans cette rue.

- Regarde ! Dans cette ruelle, là !

Des bruits de pas à nouveau, mais qui s'éloignaient cette fois. D'un coup la charrette commença à avancer, mais aucune des deux ne bougea, de peur que les deux hommes reviennent et ne les voient. Au bout de cinq minutes, Eva en eu marre, elle bougea la tête pour la déterrer. Elle regarda autour d'elle et vit que la charrette quittait le village, aucun signe des deux abrutis qui les poursuivaient.

Elle entendit de la paille à côté d'elle bouger. La rouquine émergea, un sourire s'étirant sur son visage. Voyant elle aussi que plus personne ne les poursuivait, elle déterra tout son corps, s'asseyant sur le bord de la charrette, laissant ses jambes pendre dans le vide. Eva, ne sachant pas quoi faire d'autre, l'imita. Le sourire n'avait toujours pas quitté son visage.

D'un coup elle se tourna vers elle, la main tendu. Ses yeux noisettes pétillaient.

- Je m'appelle Roksanna. Mais tu peux m'appeler Roksa, dit-elle.

Sa voix était légère, presque enfantine. Sans hésiter la jeune fille lui serra la main.

- Eva, dit-elle simplement.

- Et bien Eva, tu es ma nouvelle meilleure amie, dit-elle son sourire s'élargissant encore plus, ses yeux se remplissant de malice.


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A la prochaine !