Et voici le second chapitre de la fiction, je continue dans ma lancée, je suis toujours le livre donc vous ne devriez pas avoir beaucoup de mal avec la chronologie, j'espère que ce chapitre vous plaira et n'oubliez pas de poster un commentaire j'en serai très contente et je réponds toujours aux commentaires !

Sur ce bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.


Je sentais le Retourneur de Temps sur la chaîne qui pendait autour de mon cou sauter à chaque pas enthousiaste que je faisais, je me sentais tellement honorée que le professeur Mcgonagall avait placée sa confiance en moi pour me prêter son Retourneur de temps. Après m'être installée dans la Grande Salle avec Harry et Ron je visualisais mon emploi du temps de cette année, celui-ci avait l'air très prometteur, ah, très bien on a des nouvelles matières, pensais-je à voix haute.

-Hermione, dit Ron en regardant par dessus mon épaule, ils se sont complètement trompés dans ton emploi du temps. Regarde, ils t'ont collé une dizaine de cours par jour. Tu n'auras jamais le temps de tout faire.

J'essayais au mieux d'expliquer à Ron que je ne pourrais pas assister à tout ses cours, je ne devais pas éveiller les soupçons sur ce que je faisais, si cela s'ébruitait dans l'école ça pourrait retomber aux oreilles du Ministère de la Magie, et je pourrais me faire renvoyer de Poudlard sans aucun remord. Après le petit-déjeuner nous nous dépêchâmes pour aller en cours de Divination, qui pour moi était une matière absurde, il nous fallût plus d'une dizaine de minutes pour nous rendre à la salle de cours, le château était encore un mystère entier pour nous, même après deux ans.

Il y avait déjà d'autres élèves sur le minuscule palier, et aucune porte, comment diable pourrons-nous assister aux cours s'il n'y a pas de salle ?

-Comment on fait pour monter la haut ? Demanda Harry en regardant le plafond.

Il y avait une trappe circulaire sur celui-ci, avec le nom du professeur de Divination inscrit sur une plaque cuivrée, Sibylle Trelawney, Professeur de Divination. La trappe s'ouvrit brusquement et une échelle argentée descendit à ses pieds, Harry monta en premier suivi de Ron, je montais en troisième. Ma première impression du professeur Trelawney n'était pas très favorable, je m'en demandais si elle enseignait vraiment. Je m'installais avec Ron et Harry sur une table, ce fût la salle de classe la plus étrange que j'ai pu voir, si cela en était vraiment une, elle me faisait penser au salon de grand-mère, chaque après-midi elle y buvait son thé, à la même heure, bien que le salon de grand-mère avait l'air plus propre et sentait bien mieux qu'ici.

Professeur Trelawney présenta sa matière, plus elle avançait dans ses propos plus je devins effarée à propos de sa matière, ne pas avoir besoin de livres pour sa matière, tout simplement absurde. Neville parut mal à l'aise et inquiet quand le professeur Trelawney lui demanda si sa grand-mère allait bien, sa discipline était une blague, lire des feuilles de thé, vraiment ? Le professeur dit à Patil de se méfier d'un homme roux, ce qui valût un coup d'oeil à Ron de la part de celle-ci avant qu'elle ne s'éloigne, professeur Trelawney prévenu aussi Lavande que ce qu'elle redoutait se passerait le vendredi 16 octobre.

Je me força à boire ma tasse de thé brûlante, je fis ensuite tournée les feuilles au fond des tasses et les retournèrent pour que tombent les dernières gouttes de thé, Harry et Ron s'échangèrent leur tasse et vérifiaient dans leur livre ce que cela signifiait, je ne comprenais pas la signification de tout cela, c'était ridicule, tout ce qu'il y avait au fond de ma tasse était les restes de thé. Le professeur vint vérifier les tasses de Ron et Harry.

-Le faucon...mon pauvre chéri, vous avez un ennemi mortel.

-Tout le monde sait ça, dis-je instinctivement recevant l'attention du professeur. Tout le monde est au courant de l'histoire entre Harry et Vous-Savez-Qui, poursuivis-je.

Le professeur m'ignora et continua à regarder dans le fond de la tasse de Harry, elle commençait à sortir tout plein de choses absurdes sans queue ni têtes. Les autres élèves s'étaient rassemblés autour de notre table pour regarder la tasse de Harry.

-Le Sinistros, mon pauvre chéri, le Sinistros ! S'écria le professeur Trelawney. Le gigantesque chien fantôme qui hante les cimetières ! Mon pauvre chéri, c'est le pire des présages, un présage de mort !

Non ! Tout cela était une blague, une blague très grotesque, cela devait cesser. Je m'approchais du professeur pour voir la tasse de thé, cela ne ressemblait pas du tout au Sinistros, pour moi ça ressemblait plutôt à un gnome ou à une vulgaire tâche brune au fond d'une tasse de thé.

-Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un Sinistros, dis-je d'un ton neutre.

-Excusez-moi de vous dire ça, ma chérie, mais je ne perçois pas une très grande aura autour de vous. Vous me semblez faire preuve d'une réceptivité très limité aux résonances de l'avenir. Donnez moi votre tasse, me dit le professeur.

Je voulais en finir vite et prouver que tout cela n'était qu'une blague grotesque, je pris ma tasse et la tendait au professeur qui regardait avec ses lunettes loupes à l'intérieur, elle haleta et posa sa main sur son cœur avant de me regarder de près, tous les regards étaient maintenant sur moi, que ce passait-il encore ? Avais-je aussi le Sinistros ?

-Vous ! Ma chérie ! Vous avez le Leus Warous ! S'écria-t-elle avec...joie ?

Le Leus Warous ? Je ne savais pas ce que s'était, je n'avais jamais vus une quelconque mention de cela dans un livre de la bibliothèque de l'école, je me creusais les méninges mais rien n'y faisait, je ne savais pas ce que cela signifiait, était-ce aussi une signe de mort ? Comme le Sinistros ? Si cela était le cas elle avait une drôle de façon d'agir pour ma futur mort.

-Professeur, qu'est-ce que le Leus Warous ? Demanda Seamus.

-L'homme loup ma chérie ! Vous avez l'homme loup ! Dit-elle en posant ses mains sur mes épaules et en me secouant avec enthousiasme. Je n'avais jamais vus ça auparavant, cela est fantastique ! Magique ! Votre avenir était écrit dans les étoiles ! Elle me lâcha et tourna sur elle-même avant de frapper des mains. J'aimerais terminer sur cette note joyeuse ! Vous pouvez ranger vos affaires.

Je rangeais mes affaires avec l'esprit ailleurs, l'homme-loup, qu'est-ce que cela voulait dire ? Allais-je mourir ou me faire attaquer par un homme-loup ? Le professeur Trelawney n'aurait pas réagit comme cela si c'était pour ma mort, il y avait une autre explication plausible, et pourquoi cela m'affectait tant ? Même si tout cela n'était pas vrai je devais quand même faire des recherches à la bibliothèque, pour le moment je devais me rendre en toute discrétion à mon cours d'Études des Moldus.

POV Remus :

-Crapauds à la menthe, dis-je en face de la gargouille.

Celle-ci me laissa passer pour accéder au bureau du Directeur, ces mots de passe avaient toujours un rapport avec des sucreries, au moins cela ne changeait pas. Son bureau n'avait pas tellement changé depuis la dernière, ce qui faisait plus de vingt ans, il y avait seulement plus de livres et de bibelots, la pièce circulaire abritait des tas de livres, des instruments argentés d'où émanaient des bourdonnements étranges, les tableaux des anciens directeurs étaient accrochés au mur, certains conversaient tandis que d'autres vaguaient à d'autres occupations.

-Ah, Remus, prenez une place, m'accueillit le directeur derrière son bureau. Alors que me vaux ta visite ? Continua-t-il après m'être installer.

-Quelque chose est arrivé dans le Poudlard Express, à par l'incident du Détraqueur, commençais-je, cela est arrivé sans que je ne puisse rien faire, je ne m'étais pas rendu compte au tout début, soufflais-je.

-Que s'est-il passé, Remus ? Y a-t-il eu un problème avec un élève ? Demanda-t-il inquiet.

-Albus, dans le Poudlard Express, j'ai trouvé mon âme-sœur.

Il me regarda surpris avant de cligné des yeux et de me sourire.

-Félicitations Remus !

-Félicitations ? Albus je viens de condamner une pauvre jeune fille à une vie de tristesse et de pauvreté avec moi ! Dis-je incrédule.

-Remus, dit calmement le directeur, je présume que votre compagne est une élève, ne pensez pas de mal de vous, vous avez des qualités exceptionnelles, et puis cela est très rare pour un loup de trouver son âme-sœur, sentez-vous chanceux.

-Je ne peux pas lui faire ça, Albus, elle est si jeune et si innocente.

-Vous pouvez attendre, Remus, rien ne presse, quel est le nom de cette élève ? Me demanda-t-il curieux.

-Hermione Granger, avouais-je.

-Miss Granger, mh, elle est très proche de Monsieur Potter, cela doit être écrit dans les étoiles, je suis content pour vous, elle est très intelligente et courageuse, elle a l'âme d'un Gryffondor, elle sera parfaite pour vous, sourit-il.

-Elle n'a que treize ans !

-Techniquement elle en aura quatorze le dix-neuf de ce mois, dit-il taquin.

Je me frottais le visage, d'une certaine façon je savais que Albus réagirait de cette manière.

-Mais, sortit Albus, il se pourrait que Hermione refuse cette union.

-C-comment ça ?

-J'ai assister une fois à cela, un jeune loup avait trouver sa compagne dans une belle jeune femme qui était mariée à son amour d'enfance, elle était si amoureuse de son mari qu'elle rejeta complètement le loup, qui par tristesse s'exila dans les hautes montagnes pour pouvoir y mourir seul.

Je sentais mon cœur se serrer, cela pourrait arriver pour nous deux, pour Hermione et moi, et je n'aimais pas l'idée de mourir aussi seul et triste que je ne l'étais et encore moins auprès de ma compagne. Mais je sentais un autre sentiment en ce moment, et celui-ci n'était pas le mien, Hermione était contente et surprise pour le moment, non attendez elle était aussi dans la confusion, non elle était en colère, mais que ce passait-il ?

-Qui y a t-il, Remus ? Me demanda inquiet Albus.

-C'est Hermione, je ressens toutes ses émotions, c'est si confus.

-Cela change tout ! S'écria le directeur.

-Comment cela peut tout changer ? Demandais-je.

Il se leva brusquement et se mit à chercher dans ses livres, il regardait frénétiquement les titres.

-Que ce passe-t-il Albus ?

-Voilà ! Tenez ce livre, Remus, celui-ci pourrait répondre à plusieurs réponses, je n'avais jamais vu ça auparavant, votre lien est si rare.

Je regardais la couverture du livre, « Les Loup-garoux et leur âme-sœur ».

-Comment notre lien peut-être si rare ? Demandais-je confus.

-Si je ne me trompe pas, la lecture des émotions de chacun se fait après l'union entre les deux êtres, or vous lisez déjà les émotions de Hermione, et si je peux confirmer cela, elle aussi peut probablement sentir vos émotions en ce moment.

-Cela est vraiment possible, Albus ?

-Oui, Remus, vous étiez destinés depuis le début à être ensemble, elle est née pour vous.

D'un coup mes émotions de tristesse et de solitude passèrent à de la joie et du soulagement, elle était donc faite pour moi, elle et moi étaient fais pour être ensemble, mais il y avait encore un problème.

-Mais Albus elle reste tout de même très jeune.

-Ne pensez pas à cela, Remus, pour l'instant concentrez vous sur vous et sur le bonheur de Hermione, dans quelques années tout changera, profitez pour le moment.

POV Hermione :

-Enfin, qu'est-ce qui vous arrive, aujourd'hui ? S'étonna le professeur Mcgonagall qui reprit sa forme humaine. C'est la première fois que mes métamorphoses ne déclenchent aucun applaudissement.

Je levais la main, voyant que l'attention de tous les élèves se portaient sur Harry.

-Voilà ce qui s'est passer Professeur, commençais-je, nous avons eu notre premier cours de Divination, nous avons lu l'avenir dans les feuilles de thé et...

-Ah, je vois, m'interrompit le professeur Mcgonagall en fronçant les sourcils. Inutile d'aller plus loin, Miss Granger. Dîtes moi plutôt qui doit mourir cette année ?

Nous la regardions tous avec des yeux écarquillés, comment savait-elle... ?

-Moi, dit Harry.

-Je vois, dit le professeur Mcgonagall en fixant Harry. Il faut savoir, Potter, que chaque année depuis son arrivée dans cette école, Sibylle Trelawney a prédit la mort de quelqu'un. Or, jusqu'à présent, tout le monde est resté bien vivant. Elle commence toujours l'année scolaire en décelant des présages de mort. Si je n'avais pas pour habitude de ne jamais dire de mal de mes collègues...

Le professeur s'interrompit et nous pouvions voir que les ailes de son nez étaient devenues livides.

-La Divination est l'une des branches les plus nébuleuses de la magie, reprit-elle plus calmement. Je ne vous cacherais pas que j'éprouve un certain agacement devant ce genre de pratiques. Les voyants véritables sont extrêmement rares et le professeur Trelawney... s'arrêta-t-elle.

-Vous me paraissez en excellente santé, Potter, aussi j'ai le regret de vous annoncer que vous ne serez pas dispensé de faire votre prochain devoir. Mais si vous mourez, je vous promets que nous ne serez pas obligé de me le rendre.

J'éclatais de rire après sa phrase, probablement en partie de soulagement, je le savais, les prédictions du professeur Trelawney étaient fausses, voir ridicule, Harry ne mourra pas, pas tant que je serais en vie, je voyais les épaules de Harry se détendre mais Ron avait toujours l'air tendu après cet révélation, j'étais contente que le professeur Mcgonagall et moi étions d'accord sur ce genre de pratique.

-Et la tasse de Neville, alors ? Murmura trop doucement Lavande.

-Mais professeur, Parvati leva la main, le professeur Trelawney a dit que Hermione avait le Leus Warous, qu'est-ce que s'est ?

Maintenant tous les regards étaient sur moi, je roulais intérieurement des yeux, le Leus Warous étaient probablement quelque chose du même genre que le Sinitros, et cela était probablement une autre prédiction débile et inutile.

-Le Leus Warous ? Professeur Mcgonagall me regardait inquiète. Je n'ai jamais entendue cela auparavant, mais ne vous inquiétez pas, les prédictions du Professeur Trelawney sont fausses, maintenant, concentrez-vous.

Maintenant c'était moi que l'on regardait avec inquiétude, foutaises, je n'avais rien, les prédictions du professeur Trelawney commençaient vraiment à m'énerver, elle me faisait penser aux diseuses de bonne aventure, comme Madame Irma, que l'on trouvait dans des fêtes foraines. Je commençais à ressentir la faim dans mon estomac, zut, j'avais techniquement assister à trois cours en même temps, cela est normal que je ressentais de la faim en ce moment, et l'heure du déjeuner était encore loin, note à moi-même, penser à prendre une collation pour chaque voyage dans le temps.

Dans la grande salle je commençais à remplir mon ventre autant que je pouvais tant la faim me tiraillait les intestins, mais je perdis vite mon appétit aux remarques de Ron sur le Sinistros et mon aura, que savait-il sur la Divination ? Rien ! Cette matière n'avait lieu d'être, je me demandais vraiment ce que faisait le professeur Trelawney ici. Après le déjeuner nous descendîmes jusqu'à la cabane de Hagrid, non sans parler à Ron qui m'avait quelque peu énerver, devant nous nous vîmes un groupe de trois personnes, au non ! Il ne manquait plus que ça, des Serpentards, et les pires, Malfoy et ses deux suiveurs.

Hagrid était déjà devant la porte de sa cabane, vêtu de son grand manteau avec Crockdur, son chien, à ses pieds, je souriais, il avait l'air impatient de commencer les cours, depuis le temps qu'il attendait que ça, j'en étais vraiment contente pour lui. Hagrid nous emmena en bordure de forêt, je craignais un instant qu'effectivement il nous emmèneraient dans la forêt Interdite, nous nous retrouvâmes devant un enclos vide.

-Rassemblez-vous le long de la barrière ! Cria Hagrid. Voilà, comme ça... Il faut que tout le monde puisse bien voir. Alors, première chose, vous allez ouvrir vos livres...

-Comment on fait ? Demanda Malfoy avec sa voix glaciale et traînante.

-Quoi ? Dit Hagrid.

-Comment on fait pour ouvrir nos livres, répéta-t-il.

Bien que cela me faisait mal de l'avouer, j'étais plutôt d'accord avec lui, moi-même je ne savais pas comment ouvrir mon livre, la première fois que j'avais essayer celui-ci avait essayer de me mordre, pas très convaincant comme livre.

-Personne n'a...réussi à ouvrir son livre ? Demanda Hagrid, stupéfait.

Chacun des élèves firent « non » de la tête.

-Il faut simplement les caresser, dit Hagrid, comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Regardez...

Hagrid prit mon livre et arracha le papier collant qui le maintenait fermer, le livre essaya de le mordre, mais Hagrid passa son doigt sur le dos de l'ouvrage qui fût secoué d'un frisson et s'ouvrit paisiblement dans sa main, c'était...fascinant, je devais l'avouer.

-Oh, nous sommes bêtes, se moqua Malfoy. Il suffisait de les caresser. On aurait du le deviner tout de suite !

-Je...je les trouvais plutôt drôles, me dit Hagrid d'une voix mal assurée, il me faisait tant de peine en ce moment.

-Ça l'était Hagrid, ne vous en faites pas, essayais-je de le rassurer.

Il n'y a que toi qui est bête, Malfoy, pensais-je, je serrais des dents, j'avais une grande envie de le frapper.

-Oh, extraordinairement drôles ! Répliqua Malfoy. Quelle merveilleuse idée de nous faire acheter des livres qui essayent de nous dévorer la main !

-Silence, Malfoy, dit Harry à voix basse.

Hagrid paraissait toujours abattu, j'étais triste pour lui, que son premier cours ce passe de cette façon, Hagrid nous laissa, abattu, pour aller chercher des créatures magiques, j'essayais de deviner toute seule ses créatures.

-Vraiment, cette école est tombé bien bas, dit Malfoy. Voilà que ce bon à rien est devenu Professeur ! Mon père va avoir une attaque quand je lui raconterais ça...

-Silence, Malfoy, répéta Harry.

-Attention, Potter, il y a un Détraqueur derrière toi...

-Ooooooooooooooooh, s'exclama Lavande Brown d'une voix très aiguë en pointant le doigt vers l'extrémité de l'enclos.

Il y avait une douzaine de créatures parmi les plus bizarres que je n'avais jamais vu qui trottinaient dans notre direction. Elles ressemblaient à des chevaux ailés, avec une tête d'aigle, de même pour leurs pattes qui était pourvues de serres pointues d'environ quinze centimètres de long, chacune des créatures portaient autour du cou d'épais colliers de cuir attachés à de longues chaînes dont Hagrid tenait les extrémités dans sa main droite.

-Allez, en avant ! Rugit Hagrid en agitant les chaînes pour faire entrer les créatures dans l'enclos.

Nous reculâmes tous d'un pas lorsque Hagrid attacha les créatures à la barrière devant laquelle nous étions rassemblées, j'avais assez peur, je devais l'avouer, ses créatures étaient encore plus grande que Hagrid lui-même et avaient l'air d'être doter de muscles gigantesques. Chacune d'elles avait une couleur différente, gris-bleu, vert bronze, blanc rosé, marron-rouge ou noir d'encre, elles avaient de beaux plumages.

-Ce sont des Hippogriffes ! Annonça Hagrid d'un ton joyeux. Magnifiques, n'est-ce pas ?

Il avait raison, je leur trouvais un certain charme, elles étaient belles, surtout leur couleur.

-Bien, dit Hagrid en se frottant les mains, le visage rayonnant, si vous vous voulez bien vous approcher un peu...

Mais personne ne semblait en avoir très envie. Avec prudence, Harry, Ron et moi nous nous avançâmes vers la barrière.

-La première chose qu'il faut savoir, c'est que les hippogriffes font preuve d'une très grande fierté. Ils sont très susceptibles. Surtout, ne les insultez jamais, sinon ce sera peut-être la dernière chose que vous aurez faite dans votre vie.

Cela ne m'étonnerait pas si ce genre de chose devait arriver à Malfoy, tient je devrais demander au professeur Trelawney si elle voit ça dans sa boule de cristal, je rigolais intérieurement mais écoutait toujours Hagrid.

-On doit toujours attendre que l'hippogriffe fasse le premier geste, poursuivit Hagrid. C'est une créature très attachée à la politesse. Il faut s'avancer vers lui, le saluer en s'inclinant et attendre. S'il vous salue à son tour, vous avez le droit de le toucher. Sinon, je vous conseille de courir très vite parce que, croyez moi, leurs griffes font des dégâts. Alors ? Qui veut essayer le premier ?

Les élèves derrière nous reculèrent d'un pas, pour tout dire je n'avais pas très envie de le toucher, même si son pelage avait l'air doux, ses griffes me faisaient peur et je n'avais pas tellement confiance, je ne voulais pas me mettre à courir avec douze hippogriffes derrière moi qui voudraient me déchirer de toute part, et les hippogriffes n'avaient pas l'air d'apprécier d'être attachés à la barrière, ça me donnait encore moins envie.

-Vraiment personne ? Dit Hagrid, le regard implorant, il était en train de tirer sur mes sentiments là, j'étais presque prête à lever la main pour me désigner.

-Je veux bien essayer, dit Harry.

Je le regardais avec les yeux écarquillés, lui qui ne voulait pas courir en face du danger, c'était ce qu'il était en train de faire en ce moment, mais je soupirais soulager, finalement ce n'était pas moi qui irait à la rencontre des hippogriffes. Contre toute attente, Harry réussit à caresser, Buck, l'hippogriffe bleu-gris et même à monter sur lui, quand celui-ci s'envola soudainement, je pris peur pour Harry et tenait la première chose qui me venait en main, la main de Ron mais je lâchais directement celle-ci, pas par gêne, mais parce que cela ne se sentait pas juste, c'était bizarre mais je n'aimais pas la sensation de la main de Ron dans la mienne.

Après que Buck eut déposé Harry au sol, les autres élèves moins inquiets s'avancèrent doucement vers les autres hippogriffes, je m'avançais doucement vers celle de couleur blanc-rosé, comme beaucoup d'autres filles, après m'être inclinée elle me laissa lui caresser doucement le bec, je m'approchais assez d'elle pour pouvoir caresser les plumes de sa joue, elle était vraiment douce, elle ferma les yeux et semblait apprécier ma caresse.

Nous entendîmes tous un cri terrifiant, qui venait de Malfoy, tiens qu'est-ce que j'avais dis ? Ce dernier était recroquevillé dans l'herbe et une tache de sang s'élargissait sur sa robe de sorcier, je fronçais les sourcils, cette fois-ci son comportement lui avait valu une blessure assez grave, les autres élèves commençaient à paniquer et à s'éloigner des autres hippogriffes, je gardais une touche douce sur l'hippogriffe blanc-rosé pour ne pas qu'elle panique, et cela marchait effectivement.

-Je meurs ! Hurla Malfoy. Regardez, je meurs ! Cette bestiole m'a tué !

-Si tu pouvais mourir en silence, Malfoy, soufflais-je tout doucement pour que personne ne m'entende.

-Tu ne meurs pas du tout ! Répliqua Hagrid qui était devenue livide. Aidez-moi, il faut le sortir d'ici.

Voyant les élèves encore secoués de la situation, je courais moi-même pour ouvrir la porte de la barrière pour laisser Hagrid transporter Malfoy sur son épaule, quand Hagrid courut en direction du château, pour l'infirmerie, je voyais une piste de sang légère derrière eux, Malfoy s'était entaillé profondément le bras.

Bouleversé nous remontâmes la piste pour retourner au château, les Serpentards étaient toujours désagréables, ils partirent vers leur salle commune, dans les sous-sols du château, tandis que Harry, Ron et moi montâmes l'escalier pour rejoindre la tour de Gryffondor. Nous étions inquiets pour Hagrid, même à l'heure du dîner, sa place à la table des professeurs était vide, j'espère qu'il n'a pas été viré, je croisais le regard du professeur Lupin, jeudi serait son premier cours avec nous, je me demandais comment cela ce passerait. Malgré mon inquiétude pour Hagrid je me sentais, contente et repu, je massais ma poitrine, c'était assez bizarre, je laissais cela de côté.

-Hey, j'ai-j'ai perdu Trevor, vous-vous ne l'auriez pas vus ? Bégaya Neville alors que tout le monde mangeaient leur dessert.

-Tu as encore perdu Trevor, Neville ?! S'exclama Ron.

Neville hocha timidement de la tête et regardait honteux son assiette, je poussais un soupir, toutes les semaines il perdait son crapaud, et la plupart du temps je l'aidais discrètement à chercher Trevor, pauvre Neville, il perdait tous les jours quelque chose.

-Désolé Neville, mais on a pas vu Trevor, s'excusa Harry.

-Vr-vraiment? Ok, c'est pas grave, soupira-t-il tristement.

Je posais mes couverts et tapotait ma bouche avec ma serviette avant de me lever.

-Aller viens Neville, on va aller chercher Trevor, lui dis-je.

-Vraiment ? D'accord ! S'exclama-t-il joyeux avant de me suivre laissant Harry et Ron légèrement bouche bée.

POV Remus :

J'avais entendu la conversation entre Hermione et Neville, de la table des professeurs, j'étais un peu fière de voir comment Hermione aidait quiconque en avait besoin, elle était une âme douce et charitable, elle était bien trop parfaite pour moi. La journée s'était lentement déroulée, je n'avais pas encore eu le plaisir de donner cours aux troisième années de Gryffondor, ce qui ne saurait tarder si je me fiais à mon calendrier. J'avais pour l'instant assister aux sixième année Serdaigle et Serpentard ainsi que qu'aux cinquième années Gryffondor et Poufsouffle.

J'avais également fais la connaissance des jumeaux Weasley, Fred et George, dont leur nom avait été donner en hommage aux frères Prewett, Gideon et Fabian, les frères de Molly Weasley, ils étaient encore plus farceurs que leur deux oncles, mais bon, au moins ils suivaient mes cours pratiques, c'était déjà ça. J'étais assez impatient de faire cours à Harry et Hermione, le cours sera très intéressant, avec ce que j'avais prévue pour eux, je continuais à manger ma tarte à la mélasse tout en regardant Hermione sortir de la Grande Salle suivit de Neville.


Prochain chapitre : Le premier cours du Trio d'Or avec le Professeur Lupin.