Encore merci pour vos commentaires super encourageants et le nombre de personnes qui lisent l'histoire même si ceux-ci ne commentent pas, en quelques jours on a dépassé les 300 vus, merci !

Sinon voici le chapitre 3, qui est encore du point de vue de Remus et Hermione, dîtes moi si vous voulez avoir le point de vue d'un autre personnage je sais à peu près ou j'en suis dans l'histoire et comment celle-ci va aller, il y aura des changements dans le futur mais vous verrez vous-mêmes.

N'hésitez pas à m'envoyer des commentaires, ça fait toujours plaisir à un auteur !

Nezokuni : Merci pour ton commentaire, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances.

MeliMelo26 : Salut! Merci pour ton commentaire, je suis contente que l'histoire te plaise, j'aime tout autant ce couple, ce lien vient en partie de l'histoire de l'auteuse que j'ai précedemment cité dans le premier chapitre, j'essaye juste d'y ajouter ma touche personnelle, je veux rester assez fidèle à leur personnage et au train de l'histoire, cela va de soit qu'ils ne tomberont pas amoureux directement.

Lexie49 : Merci pour ton commentaire, j'espère que ce chapitre te plaira !

Encore un grand merci à projectrunwayluver et à sa magnifique histoire « My Soul's Mate ».

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.


POV Hermione :

Je grimaçais au goût amer du café que je buvais, j'avais rajouter deux morceaux de sucres pour alléger l'amertume mais celui-ci avait toujours mauvais goût, je préférais largement le chocolat chaud mais pour le moment je devais me contenter du café pour me garder éveillée pour la journée de cours. Cela faisait une semaine que j'avais le retourneur de temps en ma possession et les effets de celui-ci faisaient déjà péage sur mon corps, en rajoutant avec la lourdeur de mon sac rempli à ra-bord, ce n'était pas bon pour mon corps. Je n'avais pas énormément de temps libre, j'assistais aux cours, je faisais mes devoirs et quand ceux-ci étaient terminés j'allais directement me coucher tellement j'étais fatiguée. Mais bon, cela me permettait de pouvoir assister à tous les cours auxquelles je m'étais inscrite, et pour l'instant Harry et Ron ne me posaient pas trop de questions.

J'enveloppais dans une serviette deux toasts pour plus tard et les rangeait soigneusement dans mon sac lourd, je vérifiais une dernière fois si j'avais tous mes livres et mon emploi du temps d'aujourd'hui. J'avais d'abord cours de Sortilèges avec professeur Flitwick, ensuite Études des Runes avec professeur Bathsheba Babbling, en fin de matinée j'avais cours de potions avec le professeur Rogue, après le déjeuner j'avais cours de Défense contre les forces du mal avec le professeur Lupin et je terminais avec le cours sur les Études des Moldus avec le professeur Charity Burbage, encore une journée chargée, mais j'étais toujours enthousiaste d'assister aux cours, je réussis à partir à mon premier cours sans éveiller les soupçons des garçons.

-Veuillez sortir vos manuels « Le livre des sorts et enchantements » au chapitre sept, nous allons étudiés le sort d'Allegresse, informa le professeur Flitwick de son pupitre.

Le cours ce passa rapidement, je pris le plus de note possible, il se pourrait que ce soit demander à l'examen de fin d'année, je me devais d'en savoir plus pour cela, après être sorti du cours sur les Etudes des Runes, je m'étais cachée derrière une statue pour utiliser mon retourneur de temps et aller en cours de Potions, j'aimais la matière, mais pas le professeur Rogue, il privilégiait sa propre maison, Serpentard et rabaissait tous les élèves, particulièrement les Gryffondor, mais il prenait un malin plaisir à malmener Harry et Neville, comment un homme avec une profession aussi gratifiante pouvait autant détester les enfants et les insultés par la même occasion ? A certains moments je me demandais pourquoi Dumbledore l'avait engager. Pour ce cours de potions je partageais la même table que Neville, je regardais la recette de la potion de Ratatinage ainsi que ses ingrédients.

Potion Ratatinage

Ingrédients :

-2 racines de marguerites coupées

-3 figues sèches pelées

-1/2 chenilles en tranche

-Un foie de rat

-3g de sangsues en poudre

Mettez 20ml d'eau dans votre chaudron, faites bouillir. Hachez vos racines de marguerites en parts égales et faites les infusez dans votre chaudron pendant 20 minutes. Pelez les figues et réservez-les. Tranchez les chenilles et mélangez-les avec les figues de manière à faire une pâte. Mettez la pâte obtenue dans le chaudron. Saupoudrez le mélange des sangsues en poudre et ajoutez le foie. Remuez bien et faites bouillir une un tube à essaie et prélevez 10ml de potion.

J'écoutais en partie la conversation que tenaient Malfoy avec Harry et Ron tout en saupoudrant de sangsues en poudre ma potion, elle était relativement facile, elle commençait à prendre une couleur verte feuille, je jetais un rapide coup d'œil au chaudron de Neville et écarquillait les yeux en voyant la couleur de celle-ci.

-Orange, Londubat, lança le professeur Rogue en plongeant une louche dans le chaudron pour montrer la couleur du liquide à toute la classe. Orange ! Sera-t-il jamais possible de faire entrer quelque chose sous votre crâne épais, Londubat ? Vous n'écoutiez pas quand j'ai dit qu'il suffisait d'un seul foie de rat ? Comment faut-il s'y prendre pour vous faire comprendre quoi que ce soit, Londubat ?

Je regardais Neville qui semblait à deux doigts de défaillir, il tremblait et était au bord des larmes, je décidais de prendre la parole.

-Monsieur, s'il vous plait, je pourrais peut-être aider Neville ?

Je me rendis compte de mon erreur en voyant le regard haineux que me donnait le professeur de potions.

-Miss Granger, je ne crois pas vous avoir demandé de faire votre intéressante, dit-il d'un ton glacial.

Je me mise à rougir de colère et de honte, pour qui ce prenait-il à nous rabaisser de la sorte ?

-Tu veux bien m'aider ? Me murmura craintif Neville après que le professeur Rogue ne ce soit en allé.

-Bien sur, Neville.

Il avait raté sa potion car il avait mal trancher ses racines de marguerites et ajouter deux foies de rat au lieu d'un, sa potion avait une belle couleur verte après que nous l'ayons terminés. Neville était la première personne à m'avoir adressé la parole à mon arrivée dans le monde magique, mon tout premier ami avant que Harry, Ron et moi ne formions un groupe, et il restera toujours mon premier ami, nous marchions souvent dans les couloirs ensemble, ou bien je l'aidais un peu dans ses devoirs d'Arithmancie et lui m'aidait dans mes devoirs d'Herbologie.

Je soufflais par dessus l'épaule de Neville ce qu'il fallait faire alors que celui-ci mélangeait fébrilement sa potion, je jetais des regards au professeur si celui-ci ne voyait ce que nous faisions. Je fus soulagée de voir le crapaud de Neville, Trevor, devenir un tétard après que le professeur lui ai donner la potion, mais mon soulagement et ma joie fût vite éclipsée quand le professeur Rogue retira cinq points à ma maison, à cause de l'aide que j'avais donnée à Neville, je serrais des poings furieuse.

J'aiderais cent fois Neville si cela était seulement pour sauver la vie de son crapaud, le professeur était si injuste. Je mangeais presque autant que Ron au déjeuner, créant le scepticisme dans les regards de mes deux amis. Je les ignorais, cet après-midi nous aurions notre premier cours de Défense contre les forces du mal avec le professeur Lupin, j'étais impatiente d'y assister.

POV Remus :

J'avais l'impression d'être un pervers à traquer du regard Hermione quand elle était dans la Grande Salle ou bien dans les couloirs, bien qu'elle ne m'ait jamais vu dans les couloirs, j'étais toujours éloignée d'elle, je ne voulais pas trop m'approcher de peur de faire quelque chose que je regretterais. Je me contentais seulement de la regarder de loin, tout en l'évitant de près, le lien était encore frais, le sentiment de protection que je sentais envers elle était encore très puissant, celui-ci serait moins lourd si nous avions effectués le rituel, mais ça c'était hors de question.

Je préférais subir mille tortures que d'avoir à faire du mal à Hermione, même lui faire peur ne me serait jamais envisageable, jamais. Pour l'instant je me contenterais simplement de la protéger et de veiller sur elle en tant que professeur. Je regardais la couverture du livre qu'Albus m'avait donner, je n'avais entamé qu'un chapitre pour le moment, la récente apparition de Black non loin d'ici m'avait empêcher de retourner à ma lecture, si celui-ci venait près de Harry, je jurais sur ma baguette qu'il ne touchera jamais à un cheveu du fils de James et Lily.

Et s'il venait près de notre compagne ? Murmura Lunard dans mon esprit.

Alors je le tuerais, je grognais à cette pensée, mon instinct de protection était fort, du peu que j'avais lus dans le livre il était dit qu'un loup était beaucoup plus fort quand celui-ci trouvait son âme-sœur et qu'il effectuait le rituel de marquage, c'était l'équivalent d'un mariage sorcier, mais celui-ci devait être récité par un autre loup-garou. Ce n'est pas vraiment quelque chose que j'avais imaginé dans ma vie, et encore moins maintenant que je savais que j'avais une compagne, j'avais du mal à imaginer Hermione, près de moi devant l'autel, c'était encore trop vague pour moi, j'avais un simple sentiment de protection pour elle, je n'étais pas amoureux d'elle, pas encore.

J'entendis au loin les pas de mes élèves qui devaient assistés à mon cours, j'espérais qu'ils apprécieraient le cours que j'avais préparé pour eux, je les entendais bavarder ensemble, il était temps pour moi d'entrer en scène, je souriais intérieurement à cette expression moldue que maman employait souvent.

-Bonjour, commençais-je. Vous voudrez bien s'il vous plait remettre vos livres dans vos sacs. Aujourd'hui, nous allons faire des travaux pratiques. Vous n'aurez besoin que de vos baguettes magiques.

Les élèves s'échangèrent des regards intrigués mais rangèrent leurs livres. Je ne savais pas si en première année ils avaient eu des travaux pratiques dans cette matière, j'avais entendu de Minerva ce qui s'était passé dans leur seconde année lors d'un cours tenu par Lockhart, qui avait mystérieusement disparu depuis quelques temps, pas une grande perte. Tous les élèves avaient rangés leurs affaires.

-Bien, maintenant, suivez-moi, s'il vous plait, dis-je.

Je sortis de la salle et les élèves suivaient mes pas dans les couloirs déserts, je sentais Hermione pas loin derrière, j'essayais de respirer par la bouche car son odeur me tournait légèrement la tête et Lunard me tapait sur le système et voulait sortir pour la prendre dans ses bras, pas vraiment quelque chose qu'un professeur pouvait faire. Nous croisâmes Peeves, qui était occupé à boucher le trou de serrure de la porte du placard à balais de Rusard avec du chewing-gum, je souriais, lui n'avait pas changer depuis mes jeunes années à Poudlard.

-Lupin le turlupin zinzin ! Zinzin Lupin le turlupin... chantonna t-il avec insolence quand je fus à un mètre de lui.

Même mon statut de professeur ne le dissuada pas de se moquer de moi, il complotait souvent avec notre groupe de quatre quand nous voulions faire une farce, c'était le bon vieux temps.

-Si j'étais toi, Peeves, j'enlèverais ce chewing-gum de la serrure, dis-je d'un ton joyeux. Rusard sera furieux s'il n'arrive plus à ouvrir son placard à balais.

Pour réponse je reçus un bruit sonore et incongru de Peeves. Je soupirais, il ne ma laissait pas le choix, je sortis ma baguette magique.

-Voici un sortilège qui peut se révéler utile, dis-je aux élèves. Regardez bien.

Je pointais ma baguette sur Peeves et lançais :

-Waddiwasi !

Avec la force d'une balle de fusil, le chewing-gum sauta du trou de la serrure et alla s'enfoncer dans la narine gauche de Peeves qui fit volte-face et fila dans les airs en poussant des jurons.

-Magnifique ! S'exclama Dean Thomas, émerveillé.

-Merci, Dean, répondis-je. Allons-y.

J'avais bien fais de mémoriser le nom de tous mes élèves dés mon premier jour de travail, ainsi que leur visage. J'emmenais les élèves jusqu'à la salle des professeurs ou nous trouvâmes Severus, je sentais l'anxiété d'Hermione qui n'était probablement jamais entrée dans la salle des professeurs.

-Ne fermez pas, Lupin, dit Severus. Je préfère ne pas voir ça.

Severus se leva et passa devant les élèves, les pans de sa robe noire tourbillonnant derrière lui. Lorsqu'il fut sur le seuil de la porte, il fit volte-face et dit :

-On ne vous a peut-être pas averti, Lupin, mais il y a dans cette classe un nommé Neville Londubat et je vous conseille vivement de lui épargner tout exercice difficile. Sauf si Miss Grange est là pour lui souffler ce qu'il faut faire.

Comment osait-il parler de la sorte de notre compagne ?! Grogna Lunard.

Le visage de Neville était rouge de honte et les sentiments de Hermione étaient une douleur pour moi, elle avait honte, elle était indignée, triste et impuissante, je serrais les poings mais fît en sorte de rien laisser transpirer sur mon visage, même si j'avais une très grande envie de remettre Severus à sa place.

-J'espérais que Neville m'aiderait à réaliser la première partie de l'expérience, et je suis sur qu'il s'en tirera à merveille. Et pour Hermione je suis sure qu'elle saura répondre à toutes les questions posées.

J'eus pour réponse un claquement de porte de la part de Severus, au moins Neville avait moins l'air d'avoir envie de s'enterrer quelque part, et Hermione était soulagée et contente de mon intervention, ah ce sentiment de satisfaction était vraiment bon.

Notre compagne est contente de nous, ronronna Lunard satisfait.

Je fis signe aux élèves d'avancer dans le fond de la salle ou les attendait une vieille penderie qui servait aux professeurs à ranger leurs robes, mais cette fois-ci dedans il y avait autre chose que des robes, les élèves reculèrent d'un pas lorsque que la penderie se mit à trembler.

-Ne vous inquiétez pas, dis-je d'un ton rassurant. Il y a un épouvantard, là-dedans.

Je rigolais intérieurement, les élèves devaient pensés que c'était probablement une raison de s'inquiéter, ils n'ont jamais du faire face à un épouvantard avant, au vu du visage terrifié de Neville et du sentiment de peur d'Hermione, j'en déduisais qu'eux non plus n'avaient jamais vus un épouvantard, bien que celui-ci n'avait pas d'apparence propre à eux, ils se transformaient en ce qui faisait le plus peur à la personne qu'ils rencontraient, quand je pense que c'était la façon que papa et maman s'étaient rencontrés.

-Les épouvantards aiment les endroits sombres et confinés, commençais-je. Les armoires, les penderies, les espaces sous les lits, les placards sous les éviers... Un jour, j'en ai vu un qui s'était installé dans une vieille horloge de grand-mère. Celui-ci, dis-je en pointant du doigt la penderie, est arrivé hier après-midi et j'ai demandé au directeur l'autorisation d'en profiter pour faire une séance de travaux pratiques. La première question que nous devons nous poser c'est : « Qu'est-ce qu'un épouvantard ? »

Je vis Hermione lever la main à la seconde ou je finissais ma phrase, Albus m'avait prévenu qu'elle était très intelligente et avait soif d'apprendre, et c'est ce que j'avais pus apercevoir lors du flash back que j'avais eu la première fois que nous nous sommes touchés. Deux esprits intelligents qui se rencontraient, cela ne m'étonnait plus.

-C'est une créature qui change d'aspect à volonté en prenant toujours la forme la plus terrifiante possible.

-Je n'aurais pas pu donner une meilleure définition, dis-je.

Je laissais le sourire rayonnant de Hermione et son sentiment de grande satisfaction s'infiltrer dans mes os.

-Ainsi donc, l'épouvantard qui s'est installé dans cette penderie n'a encore pris aucune forme. Il ne sait pas encore ce qui pourrait faire peur à la première personne qui se présentera de l'autre côté de la porte. Nul ne peut dire à quoi ressemble un épouvantard quand il est tout seul mais, lorsque je le laisserai sortir, il prendra immédiatement la forme qui fera le plus peur à chacun d'entre nous. Ce qui signifie que nous avons un énorme avantage sur lui. Pouvez-vous me dire lequel, Harry ?

J'essayais d'ignorer l'émotion déçu que ressentait Hermione et tournait mon attention sur Harry.

-Etant donné que nous sommes nombreux, il ne saura pas quelle forme prendre pour faire peur à tout le monde en même temps, dit-il.

-Exactement, approuvais-je. Hermione baissa la main, découragée, bien évidemment je voulais plus entendre sa voix, mais j'étais professeur avant tout et je devais enseigné à ses enfants.

-Il vaut toujours mieux se trouver en compagnie de quelqu'un quand on a affaire à un épouvantard. Car alors, il ne sait plus quoi faire. Sous quelle forme apparaître ? Un cadavre sans tête ou une limace anthropophage ?

Je rigolais intérieurement, ce dernier était la peur de James, pas très crédible comme peur. Et la première peur à... Black. James s'était une fois étouffé avec une limace qui avait glissée dans sa bouche pendant son sommeil, pas un très bon souvenir.

-Un jour, j'ai vu un épouvantard commettre une erreur. Il a essayé de de faire peur à deux personnes à la fois et il s'est transformé en une demi-limace, ce qui n'avait rien de très effrayant. Il existe un moyen très simple de se débarrasser d'un épouvantard, mais qui exige une grande concentration mentale. Pour le neutraliser, il suffit en effet d'éclater de rire. Ce qu'il fait faire, c'est l'obliger à prendre une forme que vous trouvez désopilante. Pour commencer, nous allons nous exercer sans baguette magique. Répétez après moi... Riddikulus !

-Riddikulus, répéta en coeur les élèves.

-Très bien, très bien, mais ça, c'était le plus facile. Car le mot seul ne suffit pas. Et c'est là que vous allez intervenir, Neville.

La penderie derrière moi se mit à trembler de nouveau, mais moins que Neville qui s'avança comme s'il allait à l'échafaud, cette exercice avait pour but pas de vaincre leur plus grande peur mais d'apprivoiser celle-ci.

-Très bien, Neville. Pour commencer, quelle est la chose qui vous fait le plus peur au monde ? Lui demandais-je.

Les lèvres de Neville remuèrent mais aucun son ne sortait, il n'avait sorti qu'un simple souffle même mon audition n'avait pas pu comprendre ce qu'il disait.

-Désolé, je n'ai pas compris ce que vous m'avez dis, dis-je d'un ton joyeux pour l'aider à avouer sa peur.

Neville jeta un coup d'oeil affolé autour de lui, j'avais un peu de peine pour lui qu'il craignait d'avouer sa peur, il dit dans un souffle :

-Le professeur Rogue.

Beaucoup d'élèves éclatèrent sauf Harry qui regardaient Neville avec sympathie et Hermione qui le regardait avec inquiétude. Neville fît un sourire d'excuse tandis que je réfléchissais songeur, si je me souvenais bien, dans son dossier était écrit que Neville habitait avec sa grand-mère, Augusta Londubat, une femme très convaincante avec un esprit ferme, pas quelqu'un que l'on voudrait se mettre à dos.

-Le professeur Rogue...Mmmmmh...Neville, vous habitez chez votre grand-mère, je crois ?

-Heu...oui, répondit Neville mal assuré. Et je ne voudrais pas non plus que l'épouvantard prenne son aspect...

-Non, non, vous ne m'avez pas compris, dis-je avec un sourire. Pouvez-vous nous dire comment votre grand-mère s'habille généralement ?

Il parut surpris par ma demande mais y répondit.

-Heu...elle porte toujours un grand chapeau avec un vautour empaillé. Et une longue robe...verte, le plus souvent...avec parfois une étole de renard.

-Est-ce qu'elle a un sac à main ? Demandais-je.

-Oui, un grand sac rouge.

-Parfait. Maintenant, pourriez-vous représenter ces vêtements très précisément, Neville ? Pouvez-vous les voir dans votre tête ?

-Oui, répondit-il.

-Lorsque l'épouvantard jaillira de cette penderie et vous verra devant lui, Neville, il prendra instantanément la forme du professeur Rogue. A ce moment-là, vous lèverez votre baguette magique, comme ceci, lui montrais-je. Et vous crierez : « Riddikulus » en pensant très fort aux vêtements de votre grand-mère. Si tout ce passe bien, l'épouvantard, qui aura pris l'apparence du professeur Rogue, se retrouvera affublé d'un chapeau à vautour, d'un robe verte et d'un grand sac rouge.

-Si Neville réussit, il est probable que l'épouvantard s'intéressera à chacun d'entre nous à tour de rôle, poursuivais-je. Je voudrais donc que chacun de vous réfléchisse à ce qui lui fait le plus peur en imaginant le moyen de le transformer en quelque chose de comique...

Tous les élèves se mirent à réfléchir à ce qui leur faisait le plus peur, l'ami roux, Ron, de Harry, marmonnait entre ses lèvres « Il faut lui enlever les pattes », probablement en rapport avec un insecte, Hermione regardait le sol en fronçant des sourcils, elle était très inquiète en ce qui concernait sa peur, Neville avait peur de ne pas réussir à passer et Harry avait l'air terrifié pendant une seconde, j'avais vus tout cela en deux secondes du coin de l'œil. La plus grande peur de Harry était sans aucun doute...Voldemort.

-Tout le monde est prêt ? Demandais-je en voyant certains élèves me regardés avec impatience et en essayant de paraître courageux.

-Neville, vos camarades vont reculer pour vous laisser le champ libre, d'accord ? Je vous appellerai ensuite un par un...

Les élèves reculèrent largement vers le mur du fond, laissant le champ libre à Neville qui avait le teint pâle et semblait terrorisé, je sentais sa peur mais également son courage, il remonta les manches de sa robe de sorcier et tenait fermement sa baguette.

-Attention, Neville, je compte jusqu'à trois, prévenais-je en pointant ma baguette magique sur la poignée de la porte de penderie. Un...Deux...Trois...C'est parti !

La porte s'ouvrit brusquement laissant sortir l'épouvantard qui avait prit la forme de Severus, celui-ci fixait Neville d'un air menaçant, ce dernier recula d'un pas, il brandie sa baguette et remua les lèvres mais aucun son ne sortit, tandis que « Severus » cherchait sa baguette dans sa robe de sorcier, au moindre problème j'interviendrais.

-R...R...Riddikulus ! Sorti Neville d'une petite voix aiguë.

L'effet fût immédiat, Severus trébucha et se retrouva soudain avec une longue robe ornée de dentelles, un grand chapeau surmonté d'un vautour empaillé mangé aux mites et un énorme sac cramoisi qu'il tenait à la main, tous les élèves éclatèrent de rire, même Hermione trouvait ça amusant je jetais un regard en biais aux élèves pour trouver le prochain à passer, Parvati était la plus proche.

-Parvati ! A vous !

Celle-ci s'approcha avec un air décidé, l'épouvantard changea d'apparence pour revêtir la peau d'une momie enveloppée de bandelettes ensanglantées, celle-ci au visage aveugle s'avança lentement vers Parvati en traînant les pieds.

-Riddikulus ! S'exclama Parvati.

Une des bandelettes tomba par terre et la momie se prit les pieds dedans. Déséquilibrée, elle tomba en avant et sa tête se détacha sous le choc en roulant par terre. J'invitais le prochain élève à passer.

-Seamus, à vous !

Celui-ci se précipita à la place qu'avait occupé Parvati, la momie se changea en spectre de la mort, la créature ouvrit ce qui lui tenait lieu de bouche et poussa une longue plainte stridente qui n'avait rien d'humain.

-Riddikulus ! S'écria Seamus.

Le spectre porta aussitôt les mains à sa gorge : il était devenu aphone. Un autre bruit de fouet et l'épouvantard se transforma en un gros rat qui se mit à courir après sa queue, puis en un serpent à sonnette, et en un œil gigantesque injecté de sang, il essayait de prendre toutes les peurs des élèves.

-Il ne sait plus ou il en est ! On y arrive ! Dean !

Celui-ci se mit en position, l'œil se métamorphosa en une main coupée qui rampait sur le sol comme un crabe.

-Riddikulus ! Lança Dean.

La main se retrouva prise dans un piège à souris.

-Excellent ! A vous, Ron !

Clac ! Des hurlements d'élèves retentirent. Une araignée géante d'un mètre quatre-vingts de haut, couverte de poils répugnants, s'avança vers Ron, elle provenait sûrement de la Forêt Interdite, c'était assez étrange, les élèves n'avaient pas le droit d'y entrer, je ferais mes recherches auprès de Minerva. L'araignée géante faisait cliqueter ses grosses pinces menaçantes vers Ron, celui-ci avait l'air paralysé mais dans son regard il y avait du courage.

-Riddikulus ! Hurla Ron.

Les pattes de l'araignée disparurent aussitôt et l'animal se mît à tourner plusieurs fois sur lui-même comme un tonneau avant de s'arrêter devant Harry, je le regardais avec inquiétude, ce n'était pas bon du tout si l'épouvantard prenait l'apparence de Voldemort devant Harry et devant toute la classe, avant que l'épouvantard ne put se changer je me précipitais devant Harry.

-Ici ! Criais-je.

L'araignée sans pattes se volatilisa pour laisser place à la lune, la pleine lune.

-Riddikulus ! Dis-je en essayant de paraître nonchalant.

-Allez, Neville, finissez-en avec lui ! Dis-je tandis que l'épouvantard retombait par terre sous forme d'un cafard. Severus apparut une seconde fois devant Neville, mais celui-ci s'avança, cette fois-ci, d'un air décidé.

-Riddikulus ! Cria-t-il.

Pendant une fraction de seconde, « Severus » se retrouva à nouveau vêtu d'une longue robe ornée de dentelles, mais Neville éclata de rire et l'épouvantard explosa alors en une multitude de petites fumées avant de disparaître définitivement.

-Excellent ! M'exclamai-je sous les applaudissements des élèves. Bravo, Nevill. Bravo, tout le monde. Voyons, je vais donner à Gryffondor cinq points pour chaque élève qui a terrassé l'épouvantard et dix points pour Neville qui a réussi à le faire deux fois. Cinq points aussi pour Hermione et Harry, dis-je voyant que celle-ci était déçue de ne pas avoir participer en pratique, je voulais voir son épouvantard mais d'une certaine manière je ne voulais pas non plus.

-Mais je n'ai rien fait, dit Harry.

-Avec Hermione, vous avez répondu correctement aux questions que j'ai posées au début du cours, Harry, dis-je d'un ton léger. Encore bravo à tout le monde. Comme devoir, vous lirez le chapitre sur les épouvantards et vous m'en ferez un résumé pour lundi. Ce sera tout.

Les élèves sortirent de la salle des professeurs, surexcités, à par Harry qui n'avait pas l'air content. Hermione me jeta un dernier coup d'oeil satisfaite mais troublée avant de sortir, je soupirais, finalement le cours s'était assez bien passer et les élèves avaient l'air d'avoir aimer celui-ci, je n'avais qu'à tendre l'oreille pour les entendre parler dans le couloir, j'arrivais même à écouter la phrase de Lavande Brown, présumais-je, qui se demandait pourquoi j'avais peur de boules argentées, je rigolais, au moins mon secret était à l'abri pour le moment. Mais c'était tout de même étrange que Hermione puisse contenir autant d'émotion avec tant d'ampleur.

POV Hermione :

Depuis la rentrée, avec tous les cours que j'avais ainsi que les devoirs qui les accompagnaient, je n'avais pas eu le moindre temps d'aller à la bibliothèque pour faire des recherches sur le Leus Warous, mais j'avais déjà pris une certaine habitude avec le retourneur de temps, nous étions le second week-end du mois de septembre et l'air commençait un peu à se refroidir.

J'avais terminée tous mes devoirs, j'avais aussi envoyée une lettre à mes parents suite à la leur, ils me parlaient de leur travail et de certaines nouvelles dans la famille et ils demandaient de mes nouvelles, j'étais vraiment contente d'avoir de leurs nouvelles. J'avais cherchée pendant plus d'une heure des informations sur le Leus Warous, sans succès, je n'étais probablement pas dans la bonne section, je bifurquais dans la section des créatures mythiques.

Et je trouvais enfin l'information que je cherchais dans un vieux grimoire sur des créatures anciennes et mythiques.

« Leus Warous, « homme-loup » en vieux français, est forgé à partir du mot leus, « loup », et de warous, forme picarde du mot garou, dont la racine gar signifierait « dont il faut se garder ». Les loups-garou ont un statut inconnu dans le monde magique du au fait de leur rareté et leur dangerosité, ceux-ci sont considérés comme des créatures magiques. »

J'arrêtais ma lecture, un loup-garou ? Je repensais à ce que m'avait dit le professeur Trelawney, d'après ces propos j'avais le Leus Warous, donc techniquement j'avais le loup-garou, que voulait-elle dire par là ? Je n'étais pas un loup-garou, et je n'en avais jamais vus de ma vie, je fermais furieuse la livre, me valant un regard désapprobateur de Madame Pince. C'était stupide ! Je savais maintenant ce qu'était le Leus Warous mais j'avais laissée les paroles du professeur Trelawney m'affecter ! Je savais que ce qu'elle disait était des mensonges !

Maintenant j'étais intriguée par ce sujet, les loups-garous, je décidais de faire des recherches personnels dessus, cela me servirait forcément à quelque chose.


Prochain chapitre : Première visite au Pré-au-lard.