Petite précision pour le dernier chapitre, la dernière pleine lune n'était pas le 5 novembre mais le 30 octobre 1993, mais JK Rowling a choisie de changer de date pour plus de facilité, donc je calque dessus, même si la chronologie n'est pas la bonne.

Bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.


POV Remus :

-Viens, Hermione, nous allons discutés autour d'un bon thé chaud, lui dis-je en la tenant près de moi tout en marchant jusqu'à mon bureau.

Ce qui était difficile car elle me tenait encore dans ces bras, heureusement il n'y avait personne dans les couloirs, à par les portraits, qui nous virent marchés ensemble jusqu'à mon bureau. La pièce était encore bien chauffée grâce à la cheminée. Hermione sanglotait maintenant, je la fis s'asseoir devant une table avec ma théière tiède, d'un coup de baguette magique je réchauffais celle-ci, à travers ma chemise j'avais senti la froideur de ces doigts, et oh combien je m'étais fais violence pour ne pas laisser sortir un petit gémissement de ma bouche.

Rassure-là ! Exigea Lunard.

-Du thé ? Lui proposais-je.

-Oui, s'il-vous-plaît, professeur, renifla-t-elle.

D'une main tremblante je remplissais sa tasse, je détestais la voir dans cet état, je détestais ce sentiment de tristesse qui s'écoulait dans mes veines. Je me sentais honteux de lui servir du thé dans une tasse ébréchée, je ne voulais pas qu'elle voit comment minable et pauvre j'étais.

Prends la dans tes bras ! Dit Lunard

-Que voulez-vous dans votre thé, Miss Granger ? Du sucre ? Du lait ? Demandais-je.

Je m'étais rattrapé en la vouvoyant, elle renifla encore une fois, d'une manière si mignonne, je me frappais mentalement le front, ce n'était pas le moment de trouver tout ce qu'elle faisait, mignon.

-Ma mère a l'habitude de mettre du miel dans mon thé, elle dit que ça calme l'esprit et adouci la gorge, dit-elle doucement.

-Et elle a raison, pour ma part, j'ai habitude de mettre un morceau de chocolat au fond de ma tasse de thé, avouais-je.

D'une certaine manière je savais que de lui parler d'autre chose allait la rendre moins triste, elle me regardait avec curiosité, de ces grands yeux innocents. J'ajoutais un peu de miel dans son thé avant d'ajouter un morceau de chocolat de Honeydukes, au mien.

-Merci, professeur.

Elle bu une gorgée de son thé et se détendit presque instantanément, je pouvais sentir sa satisfaction, j'avais réussi à la calmer, et aussi à calmer Lunard par la même occasion. Dans cet instant de paix, je regardais par la fenêtre, le ciel était blanc enneigé et les flocons tourbillonnaient, la respiration de Hermione était douce dans mes oreilles, j'aimerais rester comme cela, pendant un moment, oubliant tout le reste.

-Professeur, pensez-vous que Sirius Black est après Harry ? Entendis-je.

Je tournais instantanément ma tête vers Hermione, elle me regardait avec crainte et timidité mais avec beaucoup d'intelligence et de curiosité. Je me trouvais abasourdie par sa question, que savait-elle de Sirius Black ? Quelque chose, en rapport avec Black, avait rendu triste Hermione, je pouvais sentir la rage monter en moi, si jamais ce monstre touche à un seul cheveux de...

Remus ! Calme ta colère ! Ça affecte notre âme-sœur ! Grogna Lunard

Je regardais Hermione qui commençait à suffoquer et à se pencher en avant pour respirer, je lui faisais du mal, intentionnellement, mais elle avait mal à cause de moi. Je m'agenouillais en face d'elle et posais une main sur son genoux droit et mon autre main sur son épaule gauche.

-Respirez Hermione, prenez une profonde respiration, dis-je doucement en essayant de la calmer.

En la touchant, toute ma rage s'était envolée, comme évaporée. Et comme tout à l'heure mon esprit était en paix, une seule touche et j'étais calmé, c'était...intéressant et assez fascinant à la fois. Je n'avais pas lus ça dans le livre de Newt Scamender, avait-il peut-être omis cela ou bien cela était-il étrange ? J'étais prudent sur quelle partie de Hermione je devais toucher et celle que je devais absolument évité, je n'osais pas bouger d'un seul centimètre mes mains.

-Vous sentez-vous mieux, Hermione ? Demandais-je avec précaution.

-Oui, professeur. C'est bizarre pendant un instant je me sentais si enragé et en colère, je ne comprends pas d'où vient ce sentiment.

-C'est probablement à cause du froid, mentis-je.

-Probablement, souffla-t-elle.

Je lâchais Hermione et me rassis à ma place, je prenais une gorgée de mon thé, je sentais le chocolat fondre dans ma bouche, Hermione tripotait ces doigts autour de sa tasse, nerveuse. Je savais qu'elle n'était pas satisfaite et convaincu de ma réponse, mais je ne pouvais rien lui dire à propos de Sirius, je ne voulais pas qu'elle sache que j'avais personnellement connu cet enfoiré. Mais surtout, j'avais peur qu'elle croit que j'étais complice de l'invasion de Black dans l'école.

-Le professeur Dumbledore, moi-même ainsi que le personnel de l'école, sommes là pour veiller à la sécurité et à l'épanouissement de chaque élève de l'établissement, essayais-je de la rassurer.

-Je sais que Poudlard n'est pas seulement un château, j'ai lus l'Histoire de Poudlard, mais je ne peux pas m'empêcher d'être inquiète à ce sujet.

-Je comprends, Harry est votre ami, c'est normal d'être inquiet pour sa sécurité mais ne vous en faites pas, je vous promets de veiller sur Harry, souriais-je doucement.

Et toi, par la même occasion, pensais-je. Elle était toujours inquiète pour la sécurité de Harry mais assez soulagée que quelqu'un veillerait de près à son ami. Elle était inquiète pour ses amis, elle était une grande amie de vouloir protéger d'une quelconque manière Harry, et ça, Lunard l'appréciait grandement.

-Je dois vous avouer, pour ma peine, que je n'ai jamais entièrement lu l'Histoire de Poudlard, dis-je pour changer de sujet.

-Vraiment ? Pourquoi professeur ? Demanda-t-elle curieuse.

-Je n'ai jamais vraiment eu le temps de le lire jusqu'à la fin, avouai-je.

-Je pensais que tous les professeurs avaient déjà lus l'Histoire de Poudlard, elle paraissait choquée de cette révélation.

Je pouffais discrètement, cela était probablement un blasphème pour elle qu'un professeur n'ai pas lu l'histoire de l'école, elle était vraiment ancrée dans ces études. C'était bien, mais je voyais des cernes sombres sous ces yeux, et ça c'était moins bien, j'avais dis à Minerva que ce retourneur de temps n'était pas une bonne idée et son utilisatrice en payait les frais.

-Hermione, ne vous rendez pas malade juste pour pouvoir assister à tous vos cours.

Parce que nous n'aimons pas te voir comme ça, dit Lunard.

POV Hermione :

Le Leus Warous... Je repensais à ce que m'avait dit le professeur Trelawney, quelque chose n'était pas bon et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Certes, le professeur Lupin était un loup-garou, mais je n'étais pas la seule élève à qui il enseignait, toute la classe aurait du avoir le « Leus Warous », sauf qu'il n'y avait que moi dans sa prédiction. Il manquait quelque chose et je ne savais pas quoi, et ça me frustrait énormément de ne pas savoir.

Savoir que le professeur Lupin était un loup-garou n'avait pratiquement changer en rien de ce que je pensais de lui, pour le moment il restait le meilleur professeur de Défense contre les forces du Mal que nous avions eu. En première année il y avait le professeur Quirrell qui s'était trouver être le réceptacle de Voldemort, et en seconde année il y avait eu le professeur Lockhart qui lui était un imposteur qui aimait plus lui-même que Ron n'aimait la nourriture. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comme j'ai pu avoir le béguin pour cet homme, l'admiration que j'éprouvais pour le professeur Lupin était bien plus justifier.

Et puis toutes ses heures de fatigue à cause du retourneur de temps et ces émotions qui venaient soudainement, me rendaient folle et à cran, je me retrouvais souvent à pleurer. Ce qui me frustrait le plus était Ron qui m'accusait d'avoir tué son rat, Croûtard, ce n'était aucunement de ma faute si Pattenrond avait accidentellement manger son rat, tout le monde le sait que les rats et les souris étaient les proies favorites des chats.

Mais ça il n'en n'avait que faire, et Harry qui prenait sa défense était tout aussi blessant, j'en venais à me demander si mon amitié avait de la valeur, les seules personnes qui me réconfortaient un tant soit peu étaient Neville, Ginny, Hagrid et le professeur Lupin. J'avais beaucoup appréciée notre conversation autour d'un thé chaud, je m'étais sentie, bien, calme et en paix.

-Hey Granger.

Fred et George vinrent s'asseoir à côté de moi, sur les accoudoirs du fauteuil sur lequel j'étais assise, j'essayais de lire mon livre « Lever le voile du futur », mais rien n'y faisait je n'arrivais pas à comprendre comment ce livre a pu être publier, lire les lignes d'une main, voir dans une boule de cristal, c'était absurde, personne ne pouvait voir l'avenir dans une boule de cristal, personne. Je levais les yeux pour regarder les jumeaux.

-Tu sais, Croutard était vieux, ça fait des années qu'il est dans la famille... commença Fred.

-... Depuis Percy, tu imagines ? Continua George.

-Donc c'est pas de ta faute si ton chat l'a choisi comme son dîner.

J'étais surprise, c'était... gentil de leur part de vouloir me réconforter, chose qui n'était jamais arriver, ça me touchait un peu de leur part, surtout avec Ron qui ne voulait même plus me voir et encore moins me parler, je me sentais triste et en colère de penser à lui et à ces accusations, je fermais mon livre et le serrais contre ma poitrine.

-Merci pour votre sollicitation, les garçons, si vous voulez bien m'excusez, je dois aller rendre un livre à la bibliothèque, dis-je en m'en-allant, j'entendis faiblement Fred et George parler après mon départ.

-Bon courage, Fred, tu vas en avoir besoin plus tard avec elle !

-La ferme, George.

POV Remus :

Aujourd'hui ce déroulait le match de Quidditch, Gryffondor contre Serdaigle, j'avais déjà manqué le premier match des Gryffondor et je ne manquerais celui-ci pour rien au monde, je voulais voir comment Harry jouait. En regardant les tribunes, je ne pouvais pas m'empêcher d'être nostalgique, j'avais toujours assisté aux matchs des Gryffondor dans ma jeunesse, parce que James et Sirius étaient dans l'équipe.

Avec Peter nous les encouragions et les supportions, même pendant les matchs James essayait toujours d'impressionner Lily de n'importe qu'elle manière il pouvait, même les plus désespérées, et Sirius, lui, essayait d'impressionner la foule et les filles de l'équipe adversaire. C'est un temps lointain. Je laissais mes pensées s'évaporés et cherchait du regard une place, normalement les professeurs restaient entre eux pendant le match mais certains se mêlaient aux élèves pour soutenir leur maison. Comme Minerva qui se situait à côté du commentateur, et juste à côté d'eux se trouvait Hermione.

Parfait, exprima Lunard.

Elle était assise à côté de Ginny Weasley et de Neville Londubat, ces cheveux étaient encore plus frisés qu'avant, elle avait l'air sauvage avec, pas que je m'en plains, j'aimais ces cheveux, ils reflétaient sa personnalité. Par chance il y avait une place à sa droite. Je ressentais une certaine nervosité, et cette fois-ci ce fût ma propre émotion, j'avais l'impression de redevenir un adolescent qui était anxieux de demander à la fille qu'il aimait, de sortir avec lui. C'était absurde, pourquoi je me sentais comme cela ?

-Bonjour, Miss Granger, Miss Weasley, Monsieur Londubat, saluais-je.

-Professeur Lupin ! S'exclama Hermione.

-Bonjour Professeur Lupin, comment allez-vous ? Me salua Ginny Weasley.

-Bien et vous ?

Même si ma phrase s'adressait aux trois enfants, je continuais à regarder un peu plus longtemps Hermione avant de tourner mon regard vers ces deux autres amis, c'était bien qu'Hermione avait d'autres amis sur qui compter, depuis qu'elle était en désaccord avec Harry et Ron, je trouvais cela puéril mais ils n'étaient encore que des enfants, la seule chose que je pouvais faire était d'alléger la détresse de Hermione.

-Ça y est, c'est parti ! S'exclama Lee Jordan, un autre de mes élèves qui allait de pair avec les jumeaux Weasleys. Le clou de ce match, c'est bien sur l'Éclair de Feu, monté par Harry Potter de l'équipe de Gryffondor. Si l'on en croit Balai-Magazine, l'Éclair de Feu a été choisi cette année par les équipes nationales qui participeront au championnat du monde...

-Jordan, vous voudriez bien commenter ce qui se passe sur le terrain ? L'interrompit Minerva.

Minerva m'avait parler de l'histoire de l'Éclair de Feu, il avait été offert à Harry par un donneur anonyme, elle m'avait aussi dit que c'était Hermione qui l'avait prévenue car elle avait peur que ce soit Black qui l'ait envoyer, fille prudente, j'aurai sûrement fais pareil, en tout cas Lily l'aurait fait. Même si c'était peu probable que Sirius puisse offrir à Harry un balai aussi cher. Les Gobelins ne respectent pas tellement les lois du Ministère, donc si un criminel en fuite vient retirer de l'argent dans sa voûte, ils autorisaient celui-ci à y accéder.

Mais le balai n'était pas charmer, il n'y avait aucune maléfice dessus, mais Hermione avait bien fait de prendre ce genre de précaution pour la sécurité de son ami.

-Vous avez raison, professeur... Je donnais simplement les dernières nouvelles. Signalons au passage que l'Eclair de Feu est équipé d'un frein automatique intégré...

-Jordan !

-Très bien, très bien. L'équipe de Gryffondor est à l'attaque. Katie Bell se rapproche des buts adverses...

Harry croisa Katie Bell à pleine vitesse tandis que Cho Chang le suivait de près, elle l'obligeait souvent à changer de direction, bonne technique de distraction. Mais Harry n'était pas en reste, son balai accéléra obligeant Cho elle aussi à aller plus vite mais sans succès. Le premier but fût marquer par les Gryffondor, oui !

-Vous aimez le Quidditch, professeur ? Me demanda Hermione.

-Oui, c'est assez divertissant de voir son équipe jouer contre une autre, souriais-je.

-Vous étiez à Gryffondor ou à Serdaigle, professeur ? Questionna-t-elle.

-J'ai été trié chez les Gryffondor, Miss Granger, répondis-je.

Hermione, corrigea Lunard.

Elle parut très satisfaite de ma réponse, moi avec, je regardais la suite du match tout en encouragent les Gryffondor, Harry avait failli se faire toucher par un cognard quand il avait tenté un piquer pour récupérer le Vif d'Or qui était près du sol. James m'avait toujours dit qu'avec mes yeux je pouvais être un Attrapeur, et probablement le meilleur, mais je préférais regarder que de jouer, et puis ma Lycanthropie m'aurait empêcher d'assister aux séances d'entraînements ou aux matchs.

Les supporters de Gryffondor firent un grand bruit de déception après que Harry rata le Vif d'Or, et les Serdaigle applaudissaient, l'un des jumeaux Weasley lança, avec une mine renfrognée, un cognard au batteur adversaire qui fût obliger de faire un tonneau pour l'éviter.

-Neville, tu n'es pas obliger de fermer un œil, personne n'est tomber de son balai, dit Ginny à son voisin qui semblait avoir peur qu'un des joueurs se blessent.

Il ressemblait vraiment à Frank, il n'aimait pas du tout se blesser ou faire quelque chose de dangereux au contraire d'Alice, qui aimait s'aventurer et ressentir l'adrénaline dans ces veines, après la mort de James et Lily, ainsi que celle de Peter, je pensais que rien ne pouvait être pire que ça, puis venu le sort terrible que reçut les Londubat, torturés jusqu'à la folie par Bellatrix Lestrange, la cousine folle de Sirius, cela devait certainement couler dans le sang, la folie, bien que Andromeda était une exception dans cette famille.

-Gryffondor mène par quatre-vingts points à zéro et regardez un peu les performances de l'Eclair de Feu ! Potter arrive à lui faire faire ce qu'il veut, maintenant. Vous avez vu comment il prend ses virages ? Le Comète de Chang ne fait pas le poids...

-JORDAN! VOUS AVEZ REÇU DE L'ARGENT POUR FAIRE LA PUBLICITÉ DE L'ECLAIR DE FEU OU QUOI ? CONCENTREZ-VOUS SUR LE COMMENTAIRE DU MATCH !

Les supporters rirent, ce n'était définitivement pas pareil de mon temps, je me rappelle lors d'un match entre Serdaigle et Serpentard, James et Sirius avaient momentanément prient le micro pour commenter grossièrement le match, enfin surtout insulter les Serpentard pour Sirius et professer son amour pour Lily, de la part de James, c'était marrant surtout quand Minerva leur avait sauter dessus. Encore une fois, Cho Chang coupa le chemin à Harry qui tentait d'attraper le Vif d'Or. Je pouvais partiellement entendre les commentaires du capitaine de l'équipe des Gryffondor qui apparemment voulait que Harry fasse tomber Cho de son balai, très galant. Je sentais d'un coup un sentiment d'effroi de la part de Hermione.

-Des Détraqueurs ! S'écria Hermione et Ginny, Neville commençait à tourner de l'œil.

Sur le terrain venait d'entrer trois Détraqueurs, enfin trois personnes déguisés en Détraqueurs, de ce que je pouvais voir, pour ma part c'était assez flagrant, probablement pas pour tout le monde mais Harry agit rapidement et lança un Expecto Patronum sur les trois imposteurs, je retenais mon souffle en voyant la forme encore flou d'un Cerf qui galopait vers les faux Détraqueurs.

-Ce sont des faux, dis-je au trio.

-V-vraiment, professeur Lupin ? Demanda fébrile Neville.

-Bien sur, regardez attentivement, ce sont seulement trois personnes en dessous de robes de sorciers, les rassurais-je.

-Oui ! Regarde Neville, c'est Malfoy et ses deux sbires ! S'exclama Ginny.

-Regardez ! Harry a prit le Vif d'Or ! S'écria de joie Hermione.

Je me joignais aux cris de joie des supporters Gryffondor, accompagner par le soulagement et la joie que ressentait Hermione. James aurait été si fière de voir Harry jouer, le plus jeune attrapeur que l'école ait pu voir depuis des siècles, Cornedrue aurait été vraiment fière.

-Tu es sure de ne pas vouloir féliciter Harry, Hermione ? Entendis-je de la part de Ginny.

-Non c'est bon, je ne pense pas que ça lui ferait plaisir, surtout pas à Ron, soupira-t-elle.

Les trois amis commençaient à partir des tribunes, je ne pouvais pas la laisser partir avec cette déception et cette tristesse feintée.

-Hermione, ne vous laissez pas décourager, tout s'arrangera, lui dis-je sincèrement.

-Je l'espère, professeur Lupin, merci.

Elle était moins triste mais il y avait toujours ce poids sur le cœur d'avoir perdu à moitié ces meilleurs amis, je me tournais vers Minerva qui avait prit les pans de sa robe de sorcière et commençait à descendre pour aller sur le terrain, elle était en colère, cela se voyait sur son visage, à ce que je vois elle aimait toujours autant le Quidditch, et voir des élèves essayés de saboter un match avec son équipe dedans était quelque chose qu'elle détestait. Je la suivais jusqu'à l'équipe des Gryffondor.

-Remarquable, Patronus, dis-je à Harry.

-Les Détraqueurs ne m'ont rien fait ! S'exclama-t-il. Je n'ai rien ressenti !

-C'est parce que... ce n'étaient pas des Détraqueurs, répondis-je penaud. Venez voir...

Je menais Harry jusqu'au bord de terrain ou se trouvait Draco Malfoy, Vincent Crabbe et Gregory Goyle avec devant eux Minerva.

-Vous avez fait très peur à Mr Malfoy !

-Un stratagème lamentable ! Hurla Minerva. Une tentative lâche et abjecte pour déstabiliser l'Attrapeur de Gryffondor ! Vous aurez tous une retenue ! Et j'enlève cinquante points à Serpentard ! Soyez certains que je parlerai de cette histoire au professeur Dumbledore ! Ah, justement, le voilà !

Harry avait l'air heureux de ce retournement de situation, il partit avec ces coéquipiers, fêté leur victoire.

POV Hermione :

J'étais assise dans un coin de la salle commune et lisait « Vie et mœurs des Moldus de Grande-Bretagne » quand Harry vint me voir.

-Tu es venue voir le match ? Me demanda-t-il.

-Bien sur que oui, dis-je sans lever les yeux de mon livre. Je suis très heureuse que nous ayons gagné et je trouve que tu as très bien joué, mais je dois lire ça pour lundi.

-Allez, Hermione, viens manger et boire quelque chose.

-C'est impossible, Harry, j'ai encore quatre cent vingt-deux pages à lire, répliquais-je à bout de nerf. De toute façon, il ne veut pas que je fasse la fête avec vous, dis-je en regardant Ron.

-Si Croûtard n'avait pas été dévoré, lui aussi aurait bien aimé manger quelques bonbons...

Je fondis aussitôt en larmes, pris mon livre et monta dans ma chambre, je m'allongeais sur mon lit alors que les larmes coulaient sur mes joues, pourquoi Ron s'acharnait-il autant sur moi ? Et pour un simple rat ! Je ne pouvais pas contrôler Pattenrond, c'était dans sa nature de manger des rats, ce n'était pas moi qui était en faute. Je frottais inconsciemment ma poitrine, je ressentais de l'incompréhension, de la tristesse et de la détresse, fichues hormones !

-Hermione ? Ça va ? Dit Parvati en entrant dans la chambre.

Je lâchais rapidement le livre que je tenais dans mes bras et essayais d'essuyer les larmes restante sur mes joues.

-Oui, oui, ça va, dis-je précipitamment.

-J'ai entendue ce que Ron a dit dans la salle commune, c'est vraiment pas sympa de sa part, dit-elle en s'installant sur mon lit.

-Ce n'est rien, j'ai l'habitude.

-Pourtant ce n'est pas juste, tout le monde sait que les chats font toujours ce qu'ils veulent, soupira-t-elle.

J'étais vraiment reconnaissante de Parvati, c'était gentil de sa part de vouloir me réconforter, j'en avais bien besoin, de ça et d'une tasse de thé avec un peu de miel dedans, mes parents me manquaient, à cause des cours et de la menace de Sirius Black je n'avais pas pu fêter Noël avec eux. Ils essayaient de m'envoyer une lettre par semaine, qui était souvent accompagner d'un colis, pour ne pas oublier d'où je venais.

-Tiens, je t'ai pris quelques bonbons, quand je me sens triste, ma sœur et moi on s'enferme dans notre chambre et on mange plein de bonbons, dit Parvati en me tendant quelques bonbons qui venaient de chez Honeydukes.

-Merci, Parvati.

Nous parlâmes pendant un moment avant que les autres filles qui dormaient dans notre chambre viennent dormir, je sentais mes yeux me piqués, signe de grande fatigue, je posais mon livre sur ma table de chevet, je ne mis pas longtemps à dormir après avoir posée ma tête sur mon oreiller. Ce n'était que plus part que Parvati me réveilla.

-Hermione ! Réveille toi ! Apparemment Sirius Black a réussi à entrer dans notre salle commune ! Dit Parvati en détresse.

-Q-quoi ? Croassais-je encore fatiguée. C'est impossible, il faut un mot de passe pour entrer dans la salle commune, dis-je en frottant mes yeux.

-C'est Ron qui le dit ! S'écria Lavande à côté de Parvati.

-C'est absurde.

J'enfilais ma robe de chambre et suivait les filles jusqu'à la salle commune ou Ron disait à Percy qu'il avait vu Sirius Black dans son dortoir avec un couteau dans les mains, c'est impossible, il fallait un mot de passe pour entrer dans notre salle commune et même, à la vue de Black le tableau qui gardait notre tour n'aurait pas autorisé Black à entrer chez nous, mais j'avais tord.

-Chevalier du Catogan, avez-vous laissé entré dans la tour de Gryffondor il y a quelques instants ? Demanda le professeur McGonagall.

-Sans aucun doute, gente dame, s'écria le chevalier.

Le silence régna dans la salle, j'étais stupéfaite, je sentais que Parvati et Lavande tenaient toutes les deux les manches de ma robe de chambre.

-Vous...vous avez fait ça ? S'indigna le professeur. Mais... le mot de passe !

-Il les avait tous ! Assura fièrement le chevalier. Tous ceux de la semaine ! Écrits sur un morceau de papier. Il me les a lus l'un après l'autre !

Oh mon Dieu ! Neville qu'as-tu fais ? Celui-ci n'était pas loin de nous et regardait avec peur le sol. Le professeur rentra dans la salle commune livide.

-Qui, dit-elle d'une voix frémissante, qui a été assez stupide pour noter tous les mots de passe de la semaine et les laisser traîner n'importe ou ?

Il y eut un silence total, bientôt rompu par un petit cri apeuré, Neville tremblant de la tête aux pieds, leva lentement la main.


Prochain chapitre : Hermione essaye de sauver Buck de la mort et Remus essaye de sauver Hermione de sa propre fatigue.