Je suis morte, je suis rentrée de la Paris Manga et je suis morte. J'ai quand même eu le temps de terminer le chapitre, de le corriger et de le poster, au moins c'est ça de fait. J'aimerais vous dire que tous vos commentaires sont juste super et m'encouragent vivement dans la suite de l'histoire, je vous remercie très chaleureusement à tous ceux qui prennent le temps d'ajouter un petit commentaire à l'histoire, vous êtes les meilleurs.. N'oubliez pas que l'idée de mon histoire est tirée de la fiction de projectrunwayluver et que vous devez impérativement lire cette histoire, qui est juste fantastique. Et enfin, je suis super contente que quelqu'un m'est proposer le point de vue de Sirius, j'attendais que ça, donc merci Ptitepointe2 de m'avoir proposer cela.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas. Sinon Dobby serait encore en vie.


POV Hermione :

-Tiens, Hagrid, avec ça la défense de Buck sera sure, dis-je en tendant quelques papiers à Hagrid.

-Merci encore pour tout, Hermione ! J'espère de tout cœur que Buck sera innocenté.

-Hagrid, ce n'est pas de ta faute, ni celle de Buck, tout ça c'est à cause de Malfoy, dis-je pour tenter de lui apaiser le moral.

Ce qui était quand même vrai, tout ça était la faute de Malfoy, il était si arrogant, imbu de lui-même et si mauvais, j'avais une envie irrésistible de le frapper. J'avais passée beaucoup de temps sur la défense de Buck, avec toutes mes recherches sur ces parchemins, Buck avait une chance de s'en tirer. Il n'y avait que ça que je pouvais faire, entre assister aux cours, faire mes devoirs et réviser jusqu'à épuisement. Je me sentais si fatiguée, il n'y avait que les tasses de café que je buvais le matin qui arrivait à me garder éveillée.

Et puis avec tout ce qui était arriver ces derniers temps, j'avais une peur au ventre, Black qui en était après Harry, Black qui avait réussi à entrer dans le dortoir des garçons, Black qui avait essayé de tuer Ron, j'en frissonnais encore rien qu'en y pensant. J'avais eu si peur pour Ron, si peur qu'il meurt et que la dernière chose que je lui aurais dis avait été en rapport avec notre dispute. Je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer rien qu'en y pensant. Hagrid me proposa un verre de thé et un biscuit sec pour me remonter le moral.

Je buvais à moitié le thé, à cause de son amertume et m'abstenais de manger le biscuit qui était aussi dur qu'un caillou. Hagrid s'occupait très bien des animaux magiques mais quand ça venait à la nourriture, ce n'était pas pareil. Il essayait de me réconforter comme il pouvait, mais j'étais proche de ma limite, j'avais l'impression que j'allais exploser à tout moment.

-Aller, viens, Hermione, je te ramène au château,ce n'est pas sur de se promener toute seule dehors alors qu'un dangereux criminel rode, dit Hagrid en se levant de table.

Il faisait encore froid dehors, et le vent soufflait fort dans mes cheveux, il faisait déjà nuit mais j'avais encore un peu de temps avant le couvre feu, assez de temps pour aller jusqu'à ma salle commune.

-Hermione ? Hagrid ? Entendis-je.

C'était la voix du professeur Lupin qui nous avait interpeller alors que Hagrid me déposait devant la grande porte du château.

-Ah ! Remus, tu tombes bien. Justement je raccompagnais Hermione, en toute sécurité au château, je serai plus rassuré si tu pouvais l'emmener jusqu'à sa salle commune, dit joyeusement Hagrid.

-Vous n'êtes pas obligé, professeur... commençais-je.

-Bien sur, Hagrid. Venez, Mademoiselle Granger, je me sentirais tout autant rassuré si je vous accompagnais à votre dortoir, dit le professeur Lupin avec un sourire.

Je saluais une dernière fois Hagrid avant de suivre le professeur Lupin, celui-ci avait l'air d'être mieux qu'avant, ça me faisait plaisir de voir que sa peau était moins pâle qu'avant et ces joues moins creuse, il avait l'air moins malade. Je ne savais pas pourquoi j'étais si contente de le voir en bonne santé mais ça me soulageait de voir qu'il n'était par torturé comme avant, le professeur Lupin tourna rapidement sa tête vers moi, je détournais en vitesse le regard, les joues rouges, priant qu'il n'ait pas vu mon regard sur lui.

-Mh, que faisiez-vous si tard, en dehors du château ? Me demanda le professeur Lupin après avoir tousser un petit moment.

-J'étais avec Hagrid, professeur. Je l'aidais avec l'audience de Buck, avouais-je.

-Vous l'aidiez avec l'audience de Buck ? N'est-ce pas un peu trop pour vous ? Dit-il.

-Non, professeur. Hagrid est un ami, lui rendre service est quelque chose que je fais souvent.

-Ne vous fatiguez pas autant, Hermione. Votre corps ne pourra pas prendre autant.

J'étais inquiète de ce qu'il disait, ou bien non, je ne sais pas, j'étais juste inquiète pour une quelconque raison. Nous continuâmes le chemin en silence jusqu'à la Grosse Dame qui avait été restaurée, elle tenait à chaque côté d'elle était posté deux Trolls.

-C'est ici que je vous laisse, Hermione, s'il-vous-plait, prenez en compte mes avertissements, ne vous fatiguez pas autant, vous êtes encore jeune, dit-il me tenant une épaule.

Je pouvais sentir la chaleur de sa main à l'endroit ou celle-ci était posée, elle était vraiment chaude, plus chaude que la normale, j'avais l'impression d'avoir un radiateur sur l'épaule gauche. Sa main englobait mon épaule, mais c'était rassurant, le professeur Lupin était un bon professeur.

-Merci, professeur Lupin. Bonne nuit, professeur.

Il y avait encore quelques personnes dans la salle commune, mais il n'y avait pas Harry ni Ron, ils devaient probablement dormir. Je montais dans mon dortoir et allais dans la salle de bain pour me changer et brosser mes dents, alors que les autres filles du dortoir jouaient aux cartes. Ce n'est qu'en posant ma tête sur mon oreiller que je me souvins que je connaissais enfin le prénom du professeur Lupin, Remus.

POV Remus :

Je n'avais pas rêver, j'avais bien vu Hermione me fixer du regard alors que je la ramenais à sa salle commune. Elle ne ressentait aucune luxure ou aucune appréciation quand elle m'avait regarder, mais le fait était là, elle était... soulagée, quand elle m'avait regardée. Je ne sais pas pourquoi, mais elle l'était, et malgré mon étonnement, je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir satisfait, quelle m'est regardée aussi longuement. Voyons, Remus, elle n'a que quatorze ans, bien sur qu'elle ne ressent pas de luxure ou de plaisir à te regarder comme cela.

Notre compagne aime notre apparence, dit Lunard.

Elle est bien trop jeune pour comprendre cela.

Tu ne comprends pas, elle aime comment nous sommes, maintenant, rectifia Lunard.

Maintenant ? Qu'est-ce qui avait changer chez moi ? Oh, je vois. Je me regardais dans le miroir qui était dans mes quartiers, mes cicatrices étaient toujours là, elles ne s'en iront jamais, mais mes poches sous les yeux avaient presque disparus et mon teint était moins blafard, et j'avais pris un peu de poids depuis mon arrivée en tant que professeur à Poudlard. C'était donc ça, Hermione était contente que je sois en bonne santé.

Notre âme-sœur pense à nous, fredonna Lunard.

Albus avait-il raison ? Hermione était-elle née pour moi ? C'est Lunard qui me donna la réponse.

Oui.

POV Sirius :

Argh ! Pourquoi a-t-il fallu que l'enfant se réveille ?! Et pourquoi Peter n'était pas dans son lit ?! Ce petit bâtard s'était volatilisé avant que je n'ai pus le couper en deux. Cet enfoiré qui aurait du aller à ma place à Azkaban, à cause de lui Lily et... Lily et James ont étés tués ! Mais tout était de ma faute, ma faute, c'était moi qui avait supplier James de prendre Peter comme Gardien du Secret, mais il s'était trouver que c'était lui la taupe, depuis le début.

J'avais soupçonné, Remus et les autres membres de l'Ordre. Remus parce qu'il était toujours loin pour s'infiltrer dans les tribus de loups-garous d'Europe, et les autres membres car cela était logique, mais jamais Peter, jamais. Mais ce petit bâtard de rat c'était trouver être l'espion, toutes ces années d'amitié volée, tout ces moments volatilisés, plus aucun bonheur, plus aucune joie. James et Lily sont morts, et je n'ai pus rien faire pour les sauvés.

Mais ils avaient eu Harry, mon filleul, la seule chose qui restait de James et Lily. J'avais passé douze ans à Azkaban, n'ayant presque aucunes nouvelles du monde extérieur, le monde lui-même était sur que j'étais le meurtrier de James et Lily, Remus le pensait probablement et Harry... devait me haïr à l'heure qu'il est. Je l'avais vu jouer au Quidditch, il était très bon, aussi bon que James, même meilleur que lui, il lui ressemblait tellement, et il jouait comme Attrapeur dans son équipe.

Les rares moments ou j'avais pu faire face à Harry ont toujours été interrompus, une fois par le Magicobus et une autre fois par les Détraqueurs sur le terrain de Quidditch, j'avais eu si peur pour lui quand j'ai vu les Détraqueurs volés vers lui, j'étais près à aller m'interposer entre eux et mon filleul, près à recevoir le Baiser du Détraqueur s'il le fallait. Je ne voulais pas mourir comme un traître, bordel je ne voulais pas mourir du tout ! Mais Harry était la seule chose qui me restait de mes amis, j'étais son parrain, j'étais la à sa naissance, j'étais là quand il a ouvert ces yeux, j'étais là à ces premiers pas.

Mais je n'étais pas là pour toutes les autres premières fois, je n'étais pas là quand il a reçu sa lettre d'admission à Poudlard, bon sang j'aurai tant voulu être avec lui, le voir en extase avec sa lettre dans les mains. L'accompagner sur le Chemin de Traverse pour acheter ces premières fournitures scolaires, j'aurai voulu être là pour traverser avec lui le mur qui va jusqu'à la plate-forme neuf trois quarts. J'aurai voulu être là quand le train aurait démarré et que Harry m'aurait dit un dernier au revoir avant de partir débuter sa première année, j'aurai voulu être là à sa première lettre ou il m'aurait dit combien il aimait être à Poudlard, qu'il s'était fait de nouveaux amis et qu'il était dans la maison Gryffondor.

Mais je n'étais pas là, j'étais en train de croupir dans une cellule infecte avec pour seule compagnie, les Détraqueurs qui étaient postés jours et nuits devant ma porte. Voilà ou j'étais ces douze dernières années, loin de mon filleul et condamné pour un meurtre que je n'avais pas finalement commis, j'ai été jeté au trou sans procès, putain ! Même ma folle de cousine, Bellatrix, avait eu un procès avant de se faire jeter ici ! J'entendais beaucoup de choses dans ma cellule, pas seulement les hurlements ou les plaintes des autres prisonniers, mais ce qui me terrifiait le plus était le silence des Détraqueurs, je m'étais souvent retrouvé sous la forme de Patmol pour échapper aux jugements des Détraqueurs et à leur baiser mortel. Et c'était grâce à mon Animagi non enregistrer que j'avais pu m'évader de cette prison pour aller à la poursuite de Peter, et quel surprise de voir que le garçon qui avait pour animal de compagnie, Peter, était le meilleur ami de mon filleul.

Je regardais les arbres autour de moi, j'étais toujours dans ma forme de chien et je me cachais au plus profond de la Forêt Interdite, je n'osais pas m'aventurer près de la Cabane Hurlante, de peur que Remus surprenne mon odeur et vienne me chasser par lui-même dans sa forme de loup-garou, sous-alimenté et sans force pour me défendre, il n'en ferait qu'une bouchée de moi. J'étais surpris de la voir en tant que professeur dans l'école, avant nous avions toujours fais des blagues sur le futur métier de Remus, il avait toujours voulu enseigner aux enfants, depuis qu'il avait commencer sa scolarité à Pourdlard.

J'avais eu la chance de croiser le chemin de ce chat orange à la face ratatiner, bien qu'au débout il n'avait pas voulu m'aider, grâce à lui j'avais pu entrer dans Poudlard ainsi que dans la salle commune des Gryffondor, rien n'avait changer, tant de souvenirs m'étaient montés à la tête, de bons comme de mauvais, mais généralement que de bons. Mais j'avais échoué et Peter avait eu une longueur d'avance sur moi, ce sale petit bâtard, je l'aurai et je lui ferais payer pour la mort de James et Lily, et pour toute la souffrance que j'ai vécu et la solitude qu'a pu vivre Harry sans ces parents.

POV Hermione :

Je me réfugiais dans ma chambre avec Pattenrond dans mes bras, comment Ron pouvait-il être aussi cruel avec ces paroles ? Je voulais simplement protéger Harry et les règles ne devaient pas être brisées, pourquoi ne pouvaient-ils pas voir ça ? Etais-je la seule inquiète ? Etait-ce si mal que ça de vouloir protéger les gens que j'aime ? J'en avais marre de pleurer et de me vautrer sur moi-même, je ne voulais pas aller au Pré-au-Lard, de peur de croiser Ron et Harry et de faire face aux regards de rage de Ron et à l'indifférence de Harry.

Pattenrond quitta mes bras et alla je ne sais ou, il s'éloignait de plus en plus et ne venait que quand il avait faim ou voulait dormir dans un endroit chaud, c'est un chat c'était donc tout à fait normal pour lui de se promener partout dans le château, je me demandais s'il connaissait tous les passages secrets de celui-ci ? Je quittais la sécurité de mon dortoir et descendit dans la salle commune.

-Hermione ? Tu n'es pas au Pré-au-Lard ? Demanda Ginny alors qu'elle était assise sur le canapé avec une fille de son année.

-Non, je ne me sentais pas très bien, je préfère rester au château, dis-je en haussant des épaules.

-Avec Sirius Black qui court toujours, personne n'a vraiment envie de sortir seul, reste avec nous, me proposa-t-elle.

-Non, merci, Ginny. Je vais plutôt faire un tour à la bibliothèque, je dois faire certaines recherches, mentis-je à moitié.

Je n'avais pas vraiment l'esprit à travailler, je sais cela peut paraître étonnant, voir étrange mais je n'avais pas goût à réviser quoi que ce soit, je m'aventurais dans les couloirs de l'école, laissant les escaliers me guidés, je m'arrêtais de temps en temps pour parler à certains tableaux, ils avaient toujours de nouvelles chose à raconter.

-... Et là, le Baron me dit : « Mais Henriette, un vase est fait pour y déposer des fleurs, pas à le jeter sur les gens qui vous énervent ! rigola Henriette du haut de son tableau, son rire rejoignit le mien.

-Hermione ? Que faites-vous seule dans les couloirs ?

Je me retournais pour trouver le professeur Lupin qui montait les escaliers, je le voyais souvent dans les couloirs, la ou je passais, par rapport à avant, ce qui était assez étrange, comme s'il savait ou j'étais, même quand j'étais à l'opposé de son bureau. Mais je ne m'en plaignais pas, quand j'étais à bout, le professeur Lupin arrivait toujours au bon moment pour m'emmener dans son bureau et boire une tasse de thé. Et nous pouvions parlés pendant un long moment des cours, de livres ou bien du temps, ça pouvait paraître ennuyeux et redondant, mais j'aimais nos conversations.

-Professeur Lupin, saluais-je.

-N'êtes-vous pas au Pré-au-Lard ? Demanda-t-il en se postant devant moi, les mains dans les poches.

-Je n'avais pas tellement envie d'y aller, dis-je penaude.

-Ron est donc parti seul? Déduit-il.

-Non, il est avec... Fred et George, me rattrapais-je à temps.

Le professeur me regarda un moment avant de soupirer, je regardais le sol honteuse, je détestais mentir à un professeur, surtout pour couvrir Harry alors qu'il était potentiellement en danger.

-Voulez-vous prendre une tasse de thé dans mon bureau ? Proposa-t-il.

Je le suivais jusqu'à son bureau, le professeur Lupin me versa une tasse de thé et mit deux cuillères à café de miel à l'intérieur, comme le faisait maman. En y repensant j'avais reçue une lettre de mes parents, je l'avais laissée sous mon oreiller après ma lecture de celle-ci.

Hermione,

Ton père et moi nous nous inquiétons, nous avons attentivement lus la dernière lettre que tu nous as envoyés. Je peux sentir que tu es fatiguée, épuisée, n'oublie pas ce que je t'ai dis, les cours sont importants mais ne laisse pas les études détériorées ta santé, tu es bien plus précieuse pour nous qu'autre chose. Et pour l'histoire de cet homme, Sirius Black, c'est horrible, Harry doit se sentir si triste, comment cela à t-il pu arriver ? Nous savons que le monde des sorciers est plus dangereux que le monde normal mais cela est si étrange. Nous sommes très inquiets pour ta sécurité ainsi que de celle de Harry et Ron. Hermione, nous voulons que tu sois très prudente, ne t'aventure pas là ou tu ne dois pas être et ne sois pas seule. Car, si, ce que tu nous dis est vrai, ce Sirius Black pourrait nous enlever la chose la plus précieuse au monde pour nous, notre fille.

Tes parents qui t'aiment et qui veulent seulement te savoir en sécurité.

-Hermione ? Hermione ? Entendis-je.

Je revenais à la réalité en entendant mon prénom répéter plusieurs fois par le professeur Lupin, il me regardait inquiète avec sa main encore devant mon visage.

-Vous allez bien ? Me demanda-t-il.

-Désolé, professeur, je pensais à mes parents, m'excusais-je.

-Vos parents ? Il parut réfléchir un moment en se grattant le menton. Parlez moi d'eux.

C'était assez inattendu mais j'étais contente de parler de mes parents au professeur Lupin.

-Mes parents sont dentistes, ils tiennent leur propre cabinet, mh, ma famille n'est pas nombreuse mais on est très soudé, bien que seuls mes parents savent que je suis une sorcière. Ils prennent régulièrement de mes nouvelles parce qu'ils n'aiment pas quand je suis loin d'eux. Ma mère m'a dit que papa avait pleurer la première fois que le Poudlard Express est parti, moi avec. Rigolais-je.

-Ils vous aiment, c'est normal, sourit-il.

-Et vous, professeur ? Demandais-je un peu timide.

-Moi ? Demanda-t-il étonné. Vous voulez dire mes parents ? Et bien, ça fait quelques années que mes parents sont morts...

-Je suis désolé, professeur, dis-je triste pour lui.

-Ne le soyez pas, c'est du passé. Il prit une gorgée de son thé avant de continuer. Mon père était un sorcier et ma mère une moldue. Ils se sont rencontrés grâce à un épouvantard, rigola t-il.

-Vraiment ?

-Oui, ma mère avait croisée le chemin d'un épouvantard en pleine forêt, et mon père passait miraculeusement par là, ça a été le coup de foudre pour eux.

C'est comme ça que continua mon après-midi, dans le bureau du professeur Lupin avec une tasse de thé dans les mains et les soucis à l'arrière de la tête.

POV Remus :

-Lupin ! Je voudrais vous demander quelque chose.

Que me voulait Severus ? Je traversais la cheminée pour me rendre jusqu'à Severus, je dépoussiérais ma robe de sorcier en sortant de celle-ci.

-Vous m'avez appelé, Severus ? Demandais-je timidement, que faisait Harry ici ?

-En effet, je viens de demander à Potter de vider ses poches et voilà ce qu'il y cachait.

Severus me montra un parchemin, non, pas un parchemin, notre parchemin. La Carte du Maraudeur, elle était dans mes mains, cela faisait depuis si longtemps que je ne l'avais pas vus, je croyais qu'elle était perdue, dans notre dernière année à Poudlard, Rusard nous l'avait confisquée. Mais elle était toujours restée à Poudlard, de nombreux souvenirs me vinrent à l'esprit en voyant les noms, Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue, inscrit sur le parchemin, se moquant ouvertement de Severus.

Comment ce parchemin a-t-il pu arriver aux mains d'Harry ? Etait-ce un héritage de James ? Non, sinon il aurait dit si le parchemin était encore en sa possession, mais alors comment ? Etait-ce...Sirius ? Je ne voulais pas commencer à me mettre en colère, sachant que cela pourrait nuire à Hermione, le parchemin n'avait pas l'odeur de Sirius, je l'aurai reconnue, non elle avait l'odeur de Harry, un peu de Ron, de Severus, et une ancienne odeur, celle des jumeaux Weasley, c'était donc eux.

-Alors ? Dit impatient Severus. De toute évidence, ce morceau de parchemin déborde de magie noire. Vous êtes censé être un expert en la matière, Lupin. Ou pensez-vous que Potter ait pu se le procurer ?

J'essayais de faire passer un message à Harry pour ne pas qu'il interrompt mon explication, j'avais réfléchi en vitesse à ce que je pourrais dire.

-De magie noire, vous croyez vraiment, Severus ? A mon avis, c'est tout simplement un morceau de parchemin qui insulte quiconque essaye de le lire. Puéril, mais certainement pas dangereux. J'imagine que Harry a du trouver ça dans un magasin de farces et attrapes.

-Vraiment ? Dit Severus avec colère. Vous croyez qu'un magasin de farces et attrapes pourrait fournir un tel objet ? Vous ne croyez pas plutôt qu'il l'a obtenu directement de ceux qui l'ont fabriqué ?

-Vous voulez dire que Mr Queudver ou de l'un des autres ? Harry, connaissez-vous l'un de ces messieurs ?

-Non, répondit-il.

-Vous voyez bien, Severus. J'ai bien l'impression que ça vient de chez Zonko.

J'entendais de loin la respiration hachée de Ron Weasley avant que celui-ci ne fît irruption dans le bureau, essoufflé.

-C'est... moi... qui... ai... donné... ce... truc... à Harry, je... l'ai... acheté... chez... Zonko... Il y a... très... longtemps.

-Vous voyez ? Dis-je ravi que mon plan ai fonctionné. Voilà toute l'explication. Je vais m'occuper de cet objet, Severus, d'accord ? Dis-je avant de plier la carte et de la mettre dans ma poche.

-Harry et Ron, venez avec moi, ajoutais-je. J'ai quelque chose à vous dire en ce qui concerne votre devoir sur les vampires. Excusez-nous, Severus.

Je les emmenais jusqu'au hall d'entrée. J'essayais de garder calme ma colère.

-Professeur, je... commença Harry.

-Je ne veux pas entendre d'explications, dis-je sèchement.

J'étais énervé, car en parti à cause de lui, Hermione était triste et bouleversée et aussi car il aurait pu être en danger avec cette carte, elle montrait les nombreuses entrées et sorties cachées du château, entrées et sorties que Sirius connaissait par cœur, Harry n'avait visiblement pas réfléchi à sa sécurité et préfère gambader dehors alors qu'il était en danger constant avec Black. Je regardais, au cas ou, autour de moi s'il n'y avait personne pour surprendre notre conversation.

-Il se trouve que je connais l'existence de cette carte. Oui, je sais qu'il s'agit d'une carte et je sais aussi que Rusard l'a confisquée il y a de nombreuses années. Je ne veux pas savoir comment elle est entrée en votre possession. Je suis en revanche stupéfait que vous ne l'ayez pas remise à l'un de vos professeurs. Surtout après ce qui s'est passé la dernière fois qu'un élève a laissé traîner des informations confidentielles. Et je ne peux pas vous la rendre, Harry.

-Pourquoi Rogue a-t-il cru que je l'avais obtenue directement de ceux qui l'ont fabriquée ? Me demanda Harry alors que Ron regardait légèrement terrifié l'échange.

-Parce que... Parce que ceux qui ont établi cette carte auraient pu avoir pour but de vous attirer hors de l'école. Sans doute auraient-ils trouvé cela très amusant.

-Vous les connaissez ? Demanda Harry, impressionné.

-Nous nous sommes déjà rencontrés, mentis-je.

Je regardais gravement Harry, pour qu'il comprenne la responsabilité de ces faits.

-Ne vous imaginez pas que vous pourrez à nouveau compter sur moi pour vous tirer d'affaire, Harry. Je n'arriverai sans doute pas à vous faire prendre Black au sérieux, mais j'aurais pensé que ce que vous avez entendu chaque fois que vous vous être trouvé à proximité d'un Détraqueur aurait eu davantage d'effet sur vous. Vos parents ont donné leur vie pour sauver la votre, Harry, et vos amis en feraient tout autant, dis-je en pensant à Hermione. Vous avez une drôle de façon de leur exprimer votre gratitude... Prendre le risque de réduire à néant leur sacrifice pour le simple plaisir d'aller acheter un sac de farces et attrapes...

Je laissais le duo, espérant qu'ils m'éditeraient sur cela et culpabiliseraient, Harry envers ces parents, et les deux envers Hermione.

POV Hermione :

Chère Hermione,

Nous avons perdu. J'ai eu l'autorisation de le ramener à Poudlard. La date de l'exécution sera bientôt fixée. Buck a beaucoup aimé Londres. Je n'oublierai pas toute l'aide que tu m'as apportée.

Hagrid.

Finalement, je ne pouvais pas oublier tous mes problèmes, j'éclatais en sanglots, non, non, pauvre Hagrid. Il devait être dévasté, je devais aller le voir, avant je devais en informer Harry et Ron, ils ont besoin de savoir. Ils étaient dans le couloir ou patrouillait les trolls.

-Tu vas nous expliquer que c'est bien fait pour nous ? Demanda Ron avec féroce. Ou alors tu viens nous dire que tu nous as dénoncé ?

J'étais fatiguée de me disputer avec Ron, fatiguée d'argumenter pour quelque chose d'enfantin et puéril. J'étais fatiguée de l'indifférence de Harry.

-Non, je tendis, avec les lèvres tremblante, la lettre que Hagrid m'avait envoyé. Je pensais simplement que vous voudriez être au courant... Hagrid a perdu son procès. Buck va être mis à mort.


Prochain chapitre : Hermione perd ces moyens.