Tada! Je mets à jour à l'avance, car, aujourd'hui est mon anniversaire, donc je n'ai pas pu trouver meilleur occasion de le célébrer avec vous en postant le chapitre en avance. Encore merci tout vos commentaires, ça me fait vraiment plaisir.
Leslie: Je suis contente que le dernier chapitre t'ai plu.
Sur ce, bonne lecture!
Disclaimer: L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas. Sinon Cedric serait encore en vie.
POV Hermione :
Trouver la cachette était facile, trouver la cape l'était moins, Harry avait omis de me dire qu'il avait laisser sa cape du côté invisible, à l'œil nu il était impossible pour moi de la trouver, je me repérais grâce à un « Lumos », mais je devais m'accroupir et chercher la cape en tapotant le sol, quand je la trouvais, je me pressais pour revenir à ma salle commune en veillant à ce que personne ne me remarque.
Le dîner dans la Grande Salle était une tout autre affaire, j'avais l'impression que tout le monde savait ce que Harry, Ron et moi nous prévoyons, j'étais sure de sentir le regard de quelqu'un sur moi, j'étais si agitée. Nous sortîmes en vitesse avec autant de discrétion, la Grande Salle, nous nous étions cachés dans une salle vide, j'entendais des pas lourds et un claquement de portes avant d'entendre le silence, je jetais un coup d'œil dehors pour vérifier s'il n'y avait personne.
-Ça va, dis-je, on peut y aller.
Quand nous sortîmes du château avec la cape d'invisibilité sur nous, le soleil se couchait déjà, créant des tons d'or et de rouge derrière la forêt interdite, lorsque nous frappâmes à la porte de la cabane, Hagrid mit du temps à nous ouvrir, quand il le fit je fus soudainement encore plus inquiète pour lui, il avait le teint pale et avait la tremblote. Il nous réprimanda pour être venu jusqu'ici, sans précaution. Je ne voyais Buck nul part. Hagrid nous proposa du thé, ses mains tremblaient lorsque qu'il prit la bouilloire.
-Ou est Buck ? Demandais-je hésitante.
-Je... Je l'ai sorti, répondit Hagrid en reversant du lait sur la table. Il est attaché dans le potager. J'ai pensé qu'il aimerait bien voir les arbres et respirer un peu d'air frais avant...
Il ne put finir sa phrase, il était si bouleversé et désemparé, le pot au lait lui échappa des mains et se brisa sur le sol.
-Je vais arranger ça, Hagrid, dis-je en me dépêchant d'essuyer par terre.
J'écoutais la conversation des garçons avec Hagrid, je ne pus m'empêcher d'échapper un sanglot étouffé, oh Hagrid. Nous ne pouvions pas le laisser seul.
-Nous aussi, on va rester avec vous, dis-je.
-Il faut que vous retourniez au château, répliqua-t-il. Je vous l'ai dit, je ne veux pas que vous regardiez ça. Et de toute façon, vous ne devriez pas être ici... Si Fudge et Dumbledore te voient dehors sans autorisation, Harry, tu auras de gros ennuis.
Désormais je pleurais librement, je ne voulais pas que Hagrid me voit comme ça, ça le ferait encore plus souffrir, je m'afferais à la préparation du thé pour cacher mon visage d'Hagrid. Je pris la bouteille de lait pour remplir le pot, mais j'entendais un petit bruit aigu, je jetais un coup d'oeil à l'intérieur de celui-ci. Croutard ! Je poussais un cri de surprise.
-Ron ! C'est... C'est incroyable ! Croûtard !
Finalement, Pattenrond n'avait pas manger Croûtard, je n'avais donc rien n'a me reprocher, je n'avais pas à me sentir coupable !
-Qu'est-ce que tu racontes ? Demanda celui-ci.
Je me précipitais vers la table et retournais le pot au lait, Croûtard tomba de celui-ci en se débattant et en poussant des cris aigu.
-Croûtard ! Dit Ron d'une voix blanche. Croûtard, qu'est-ce que tu fabriques ici ?
Croûtard se débattait dans les mains de Ron, il était encore plus maigre qu'avant, sa peau avait pelé par endroits, il cherchait à tout prix de s'enfuir de la prise de Ron, il était si effrayé que ça de Pattenrond ?
-Ils arrivent... dit Hagrid.
Nous nous retournâmes pour voir arriver au loin un groupe d'hommes qui descendaient les marches du château, parmi eux se trouvaient le professeur Dumbledore, le ministre Fudge trottinait à côté de lui, le vieil homme de la Commission et le bourreau les suivaient.
-Il faut que vous partiez, dit Hagrid en tremblant des pieds à la tête. Il ne faut pas qu'ils vous trouvent ici... Filez vite...
Je pris la cape, Hagrid nous fis sortir par derrière, à la porte qui donnait sur le potager, Buck était attaché derrière les plants de citrouilles, il agissait nerveusement, savait-il que quelque chose n'allait pas ? Hagrid essayait de le rassurer, une dernière fois nous essayames de faire changer d'avis Hagrid pour qu'il nous laisser rester avec lui plaider la cause de Buck, mais rien n'y faisait, nous ne pouvions rien changer. Nous remontâmes la pente qui menait au château, maintenant le ciel était gris et pourpre, tandis que plus loin se profilait un halo rouge rubis.
Nous continuâmes à marcher, mais Ron s'arrêtait à chaque fois à cause de Croûtard qui ne voulait pas rester tranquille. Il poussait des petits cris féroces, j'essayais d'écouter les bruits qui venait de la cabane d'Hagrid, il y avait un mélange de voix indistinctes, le silence, puis, le sifflement distinct d'une hache qui s'abattait dans un choc sourd. Je vacillais... Non, même après tout cela j'avais encore un peu d'espoir, j'espérais de tout cœur que Buck soit innocenté. Maudit sois-tu, Malfoy !
-Ils l'ont fait ! Murmurais-je sidérée... Je n'arrive pas à y croire... Ils l'ont fait !
Nous étions tous désemparés, Harry essayait de rejoindre la cabane d'Hagrid, mais nous l'arrêtions et Ron était aussi blanc qu'un linge, tandis que je ne pouvais m'empêcher de sangloter encore plus qu'avant, Buck ne méritait pas cela, Hagrid ne méritait pas ça. Encore sous le choc, nous reprimes notre marche jusqu'au château avec la nuit qui commencait à se profiler, mais Croûtard ne voulait pas rester tranquille. La raison, Pattenrond qui venait de nul part et commençait à pourchasser Croûtard, bon sang ! Pour une fois, ne pouvait-il pas agir comme il le faisait toujours, s'allonger sur mon lit et dormir paresseusement ?
-Ron... Revins sous... la cape... haletais-je après notre course avec Harry pour rattraper Ron. Dumbledore... le ministre... ils peuvent arriver à tout moment...
Mais avant que nous pouvions nous couvrir sous la cape, nous entendions un bruit de galop, un énorme chien d'un noir de jais, avec des dents pointus, surgit de l'obscurité. Merlin ! J'essayais de sortir ma baguette mais je m'empêtrais avec la cape. Le chien fît un bond et s'abbatit sur Harry, je ne pus lâcher un cri parce que je m'étais presque étouffé avec ma salive, Harry tomba par terre, mais que ce passait-il ?! Le chien roula sur plusieurs mètres, il grogna et fit demi tour, mes jambes tremblaient, le chien bondit une fois de plus et attrapa dans sa mâchoire le bras de Ron.
-Ron ! Criais-je sur le coup.
Harry essaya d'attraper le chien mais celui-ci traînait déjà Ron plus loin, je rejoignis Harry mais aussi soudainement que j'étais venue, je fus projeter plus loin, je criais de douleur, c'était quoi ?! Je ne voyais rien ! Je pouvais sentir quelque chose d'humide coulé de mon épaule, quelque chose de chaud, et mon épaule souffrait, je saignais. J'entendis la voix de Harry qui récitait un sort, sa baguette allumée, je voyais Harry secoué, avec du sang sur le visage, mon dieu ! Je regardais la direction vers laquelle Harry pointait sa baguette, le chien traînait Ron dans un grand trou qui s'ouvrait entre les racines du Saule Cogneur, en une seconde, horrifiée, je voyais son corps commencer à disparaître, laissant sa jambe qui était retenue à une racine, un craquement retenti et sa jambe disparu avec le reste de son corps, il avait casser sa jambe.
-Harry, il faut chercher du secours ! M'exclamais-je.
Il fallait un adulte pour nous aider ! Je ne comprenais en rien à ce qu'il s'était passer, ce chien aussi noir que la nuit était sorti de nulle part avait prit Ron avec lui, et je ne sais ou ! Nous n'étions que des enfants, pour l'amour de Dieu !
-Non ! On n'a pas le temps, ce monstre est suffisamment grand pour le dévorer...
-On n'arrivera jamais sans aide...
J'étais d'accord avec Harry, je voulais tout autant que lui foncer sauver Ron, mais le Saule Cogneur ne nous laissera pas passer, une branche s'abattit sur nous, ses rameaux serrés comme un poing, je sentais le picotement de ma blessure à l'épaule, il n'était pas aller de main morte.
-Si le chien a pu passer, nous aussi, on devrait y arriver, dit Harry, le souffle court, en essayant de se faufiler entre les branches déchaînées qui s'agitaient en tous sens.
-Au secours, au secours... murmurais-je précipitamment en essayant d'éviter les branches, mais j'avais la net impression de faire du surplace. S'il vous plaît...
Pattenrond se précipita vers l'arbre, oui ! Il pourrait probablement aller chercher un professeur pour nous aider ! Mais ma joie se changea vite en incompréhension quand mon chat posa ses pattes avant sur le nœud d'une racine à la base du tronc. Soudain l'arbre s'immobilisa, comme pétrifié, mais comment …
-Comment savait-il... ?
-Il est ami avec ce chien, répondit Harry avec le visage fermé. Je les ai vus ensemble. Viens... Et sors ta baguette magique...
Je me sentais si mal, Ron m'avait mit en garde contre Pattenrond mais je n'avais rien écoutée et il avait raison depuis le début, je suivais Harry, Pattenrond était un peu plus loin. J'étais obligée de me pencher légèrement dans le tunnel.
-Ou est Ron ? Murmurais-je terrifiée.
-Par ici, répondit Harry en s'avançant dans le tunnel.
-Ou mène ce passage ?
-Je n'en sais rien... Il est indiqué sur la carte du Maraudeur, mais Fred et George disent que personne ne s'y est jamais aventuré. La carte ne montre pas ou il débouche mais il doit sûrement aller jusqu'à Pré-au-lard... me répondit Harry.
Nous progressions aussi vite que nous le pouvions, je ne lâchais pas Harry et serrait son bras, j'avais peur d'être séparé de mon ami et de faire face seule à ce chien noir, qui était peut-être le Sinistros, j'espérais encore de tout cœur que le professeur Trelawney avait tort. J'avais mal au dos à force de rester courbé, faites que rien n'arrive à Ron, je vous en prie ! Ma baguette tremblait dans mes mains, nous étions arrivés à la fin du tunnel, nous découvrions une pièce poussiéreuse dans laquelle régnait un désordre monstre. Le sol était couvert de taches brunes, les meubles étaient cassés et les fenêtres étaient obstruées par des planches. Je pensais savoir ou nous étions.
-Harry, je crois que nous sommes dans la cabane hurlante, murmurais-je, peur que le chien noir nous entende et nous saute dessus, gueule grande ouverte.
-Les fantômes ne cassent pas les chaises, Hermione, me dit Harry en désignant du doigt une chaise qui avait souffert.
Je hochais la tête sous son regard, le Baron Sanglant ou bien Peeves n'avaient jamais casser d'objets dans le château, instinctivement nos têtes regardèrent le plafond, il y avait quelque chose à l'étage au dessus, Ron ! Je ne quittais pas d'une semelle Harry, nous montâmes un escalier délabré, il y avait de la poussière partout, je pouvais la sentir dans ma gorge, la poussière au sol était séparée en deux, comme si quelqu'un avait traîner quelque chose. Avec deux « Nox » nos baguettes n'émettaient plus aucunes lumières, nous entendions un bruit derrière une porte entrouverte, c'était un faible gémissement de douleur, avec Harry nous nous jetions un coup d'œil complice avant de brandir nos baguettes devant nous et Harry ouvrit la porte avec un coup de pied, provoquant un grand bruit.
Dans la salle, Pattenrond était assis paresseusement sur un magnifique lit poussiéreux, il se mit à ronronner en nous voyant au pas de la porte, je n'arrivais toujours pas à comprendre comment et pourquoi il était avec le chien, je n'avais pas de preuve concrète mais je croyais Harry. Ron était à côté de lui, recroquevillé sur le sol et tenait sa jambe qui formait un angle horrible. Nous nous précipitâmes sur lui, sa jambe était cassée ! Heureusement, il n'avait aucune autre blessure apparente, nous devions vite l'emmener à Madame Pomfresh !
-Ron... Comment tu te sens ? Demandais-je.
-Ou est le chien ? Questionna Harry.
-Ce n'est pas un chien, gémit Ron avec douleur. Harry, c'est un piège...
-Quoi ? Dit celui-ci.
-Le chien, c'est lui... C'est un Animagus...
Ron regardait derrière nous un point fixe, nous nous retournâmes pour trouver un homme, il claqua la porte derrière lui, je le regardais horrifiée. Ses cheveux étaient longs, sales et emmêlés, sur ses épaules, ses yeux étaient presque rentrés dans son crâne, il avait des cernes énormes et sombres, ses joues étaient creusées et son teint, cadavérique, il ressemblait à un cadavre. Sirius Black nous regardait avec ces yeux vides et ses dents jaunes. J'avais toujours ma baguette tendu devant moi, discrètement je fis un pas en avant pour essayer de me mettre devant Harry, je savais ce que voulait Sirius Black, Harry, s'il le voulait il devra passer sur mon corps mort !
-Expelliarmus ! Lança-t-il d'une voix rauque en pointant vers nous la baguette magique de Ron.
Celles-ci sautèrent de nos mains pour rejoindre celles de Sirius Black en plein vol, nous étions désarmés, sans aucun moyen de nous défendre ou de nous protégés, nous étions trop jeunes et avions trop peu de pouvoir magiques pour exercer sans nos baguettes, Sirius Black commença à s'avancer tout en fixant Harry.
-Je pensais bien que tu viendrais aider ton ami, dit Sirius Black de sa voix râpeuse. Ton père aurait fait la même chose pour moi. Très courageux de ta part de ne pas être allé chercher un professeur. Je t'en suis reconnaissant... Ça va rendre les choses beaucoup plus faciles...
Harry s'avança d'un pas, non ! Je lui retins un bras, et Ron l'autre, Sirius Black essayait de le provoquer pour avoir une réaction de sa part. Je pouvais à peine sortir un « Non » pour qu'il n'avance pas, nous étions en face d'un prisonnier dangereux, le seul qui a jamais réussi à sortir d'Azkaban, nous allons mourir.
-Si vous voulez tuer Harry, il faudra nous tuer aussi, dit Ron, je hochais de la tête en réponse.
-Allonge-toi, dit-il à Ron avec une voix plus douce. Tu vas te faire encore plus mal à la jambe.
J'étais perplexe par ce geste verbal soucieux, c'était comme si, Sirius Black se souciait de la jambe cassée de Ron, or c'est lui qui lui a fait ça, je ne pouvais pas me laisser embobiner par ce geste et surtout je ne devais pas baisser ma garde, un seul moment d'égarement et je pouvais me retrouver à terre, frapper par un sort Impardonnable.
-Vous m'avez entendu ? Insista Ron. Vous devrez nous tuer tous les trois.
-Il n'y aura qu'un seul meurtre, ce soir, sourit Sirius Black.
-Et pourquoi ça ? Lança soudainement Harry en essayant de se détacher de nous, je ne le lâchais pas, s'il le fallait je creuserais mes ongles dans son bras pour qu'il reste entre nous. Vous n'avez pas eu ce genre de scrupule, la dernière fois. Vous n'avez pas hésité à tuer ces Moldus pour assassiner Pettigrow... Qu'est-ce qui se passe, vous vous êtes ramolli, à Azkaban ?
-Harry ! Gémis-je. Tais-toi !
-IL A TUE MON PERE ET MA MERE ! Rugit Harry.
Était-ce une raison pour que nous aussi, on meurt ?! Il ne fallait pas le provoquer ! C'est un prisonnier d'Azkaban ! Il est fou et dangereux ! J'aimais Harry mais des fois il fonçait tête baissée dans le danger, nous causant beaucoup d'ennuis, s'il continuait comme ça, mon plan d'attendre un professeur pour nous sortir de là partirait à l'eau ! Harry parvint à s'échapper de notre poigne, me cassant un ongle par la même manière, et bondit sur Sirius Black.
-Harry ! Criâmes Ron et moi.
-Hermione ! On doit faire quelque chose ! Cria Ron.
-Mais quoi ?! Criais-je hystérique.
Soudain, Sirius Black agrippa le cou de Harry, alors qu'ils étaient tous les deux par terre, pas question ! Je bondis sur eux et mis un coup de pied à Sirius Black, avec un grognement de douleur, Sirius Black lâcha Harry, Ron s'était jeté dans la mêlée pour attraper les baguettes magiques encore présentes dans la main de Sirius Black. Je reçus un coup au visage, fendant ma lèvre en deux, j'avais mal de ça et du coup déchirant sur mon épaule mais je tenais bon, j'essayais de donner le plus de coup possible !
-Ecartez-vous ! Exigea Harry alors qu'il était relevé avec sa baguette en main.
Je me relevais et attrapait ma baguette magique ainsi que celle de Ron, j'essayais de l'aider à revenir jusqu'au lit, mais il était vraiment lourd et mes muscles commençaient à fatigués.
-Tu va me tuer, Harry ? Murmura Sirius Black alors qu'il était à terre, au pied du mur, les bras en croix et le souffle saccadé.
-Vous avez tué mes parents, dit Harry avec la voix tremblante, s'il te plaît Harry ne fait rien de stupide.
-Je ne le nie pas, dit Sirius Black très calmement. Mais si tu connaissais toute l'histoire...
-Toute l'histoire ? Répéta Harry. Vous les avez vendus à Voldemort, c'est tout ce que je sais !
-Il faut que tu m'écoutes, dit Sirius Black d'une voix tendue. Tu le regretteras si tu ne le fais pas... Tu ne comprends pas...
-Je comprends beaucoup mieux que vous ne le croyez, dit Harry avec sa voix tremblante. Vous, vous ne l'avez jamais entendue, ma mère... ma mère qui essayait d'empêcher Voldemort de me tuer... Et c'est vous qui avez fait ça... C'est vous...
Pattenrond sauta du lit pour aller s'allonger sur la poitrine de Sirius Black, pendant une seconde ma foi en lui revenu à la vie, pensant qu'il allait attaquer Sirius Black, mais non, il se blottit près du cœur du prisonnier, comme pour le protéger, il regardait Harry comme pour lui dire qu'il n'allait pas bouger d'ici et qu'il devrait l'enlever de force pour s'en prendre à Sirius Black, ce chat était fou ! Il n'en faisait qu'à sa tête, à croire qu'il aimait me tourmenter ! Harry lui dit de s'en aller, mais Pattenrond n'en fît rien, j'étouffais un autre sanglot, je voyais que Harry réfléchissait durement, si Pattenrond ne s'en allait pas de Sirius Black, il en paierait les frais, Harry ne fais pas quelque chose que tu regr... J'entendais du bruit, des bruits de pas venant d'en dessous !
-ON EST ICI ! Hurlais-je. ON EST ICI AVEC SIRIUS BLACK ! VITE !
Oui ! Enfin ! Quelqu'un était là pour nous sauver !
POV Remus :
-Pauvre Hagrid, soupira Albus à ma droite pendant le dîner.
-Y a-t-il quelque chose de mal avec Hagrid ? Demandais-je en détournant mon regard du trio.
-J'ai bien peur que la sentence de Buck soit irrévocable, il sera exécuté dans quelques heures, avoua Albus triste.
Je regardais Hermione, et ses deux amis, depuis le début du dîner ils semblaient agités et anxieux, Hermione était inquiète et stresser, mais un tout autre genre de stress, je pouvais sentir les effluves de son odeur dans mes narines, m'obligeant à manger en respirant par la bouche, pas très pratique. L'Hippogriffe, Buck, allait donc être exécuté, c'était donc pour cela que Hagrid avait l'air si triste, et Hermione si découragé. Mais au lieu d'être accablé par la futur mort de Buck, les trois amis étaient anxieux, et regardaient paranoïaque les alentours. Ils préparaient quelque chose, je n'avais pas besoin de lire les émotions de Hermione pour le savoir.
Nous devons savoir ce qui ce passe, dit Lunard.
Penses-tu qu'ils iront voir Hagrid ?
J'en suis certain, confirma Lunard.
C'est trop dangereux pour eux.
Je peux le sentir, le vent commence à changer, quelque chose se prépare, grogna Lunard.
Je ne vis que trop tard, les trois amis sortirent en vitesse de la Grande Salle, je sortais de celle-ci, mais ne les voyait nul part, ils avaient du se cacher quelque part, j'essayais de renifler l'air, je pouvais sentir l'odeur de Harry ou celle de Ronald, mais l'odeur de Hermione était celle qui m'accablait le plus.
Notre compagne, son odeur nous appelle, ronronnait Lunard.
Je couvrais mon nez avec ma main, j'étais sur d'avoir les yeux ambres en ce moment, je ne pouvais pas laisser Lunard prendre le contrôle alors qu'il restait peu de temps avant la pleine lune, je m'aventurais dans une salle au hasard mais ne trouvait rien, merde ! Ce n'est pas comme ça que j'allais les trouvés, et je devais recevoir ma dernière dose de potion Tue-Loup. Je revenais dans mon bureau pour attendre Severus, en regardant dans un tiroir je vis que la Carte du Maraudeur était encore posée là ou elle devait être.
-Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Je vérifiais la carte, Minerva était dans son bureau, les élèves dans leurs dortoirs, je cherchais les noms de Hermione et Harry. Ils s'éloignaient peu à peu de la cabane de Hagrid, je le savais ! Albus était avec le ministre, Hagrid et Walden Macnair, mais ce qui me sautait à l'œil était le fait qu'il y avait quatre personnes qui s'éloignaient de la cabane d'Hagrid, pas trois, et la quatrième personne se nommait... Impossible... Peter Pettigrow !
Mais il était mort ! Les morts ne pouvaient pas venir à la vie après toutes ses années ! Il était mort ! Mon cerveau commençait à tourner dans tous les sens, si Peter était vivant pendant toutes ces années, alors pourquoi Sirius était en prison ?! Putain ! Peter était vivant et Sirius innocent ! Un peu plus loin je voyais le nom Sirius Black arrivé en vitesse vers le groupe, si ma conclusion était bonne alors tout changeait ! Je sortais en rafale, oubliant Severus, et en oubliant de faire attention aux deux autres noms que j'avais vus au bord de la forêt interdite, Hermione Granger et Harry Potter.
Je descendais des escaliers quand je sentis une douleur sourde à mon épaule gauche, Hermione !
Notre compagne est blessé ! Remus ! Hurla Lunard.
C'était la première fois que j'entendais Lunard dire mon prénom, j'étais soit, « Nous », « Toi » ou « Humain », pour lui. J'avais senti la douleur de Hermione, juste l'impact de celui-ci car la douleur s'évapora en quelques secondes, mais ces émotions me donnaient envie de vomir, elle était si terrifié, si accablée.
Arrivé au Saule Cogneur, je pouvais enfin sentir l'odeur des trois amis, une odeur de chien qui appartenait à Sirius, une odeur de chat et une odeur infecte de rat, Peter, je grognais. J'immobilisais les branches de l'arbre et m'aventurais dans le tunnel familier de la Cabane Hurlante. Leurs odeurs étaient plus fortes, et je pouvais sentir le sang, je pouvais sentir le sang de Hermione, si sucré et si riche, mais elle saignait parce qu'elle était blessée, j'ai échoué à protéger mon âme-sœur.
-ON EST ICI ! ON EST ICI AVEC SIRIUS BLACK ! VITE !
Hermione ! Je montais aussi vite les escaliers et ouvrait si vite la porte, qu'elle frappait le mur, des étincelles rouges sortaient de ma baguette, d'un rapide regard, je voyais Ronald allongé sur le lit en baldaquin avec ses mains autour d'une jambe qui avait un angle anormal, Hermione recroquevillée près de la porte, elle avait une lèvre fendue et son épaule gauche qui saignait, je grognais, qui avait osé faire du mal à ma compagne ?! Du coin de l'œil je vis Harry qui pointait sa baguette, d'un air menaçant, sur Sirius, présumais-je, il avait l'air d'un cadavre mort.
-Expelliarmus ! Criais-je.
J'attrapais les baguettes de Hermione, Ronald et Harry d'un geste vif, après les avoir désarmés. Ils n'étaient que quatre dans la salle, mais je pouvais toujours sentir l'odeur de Peter.
-Ou est-il, Sirius ? Demandais-je, en essayant de garder calme Lunard qui voulait prendre Hermione dans ses bras et l'emmener pronto à l'infirmerie.
Celui-ci me regarda hébété avant de lever la main et de montra Ronald.
-Mais, dans ce cas... murmurais-je à Sirius pour avoir une certaine confirmation. Pourquoi ne s'est-il pas montré avant ? A moins que...
A moins que ce soit lui, qui avait été le Gardien du secret.
-A moins que ce soit lui qui... A moins que vous ayez changé de... sans me le dire ?
Sirius confirma ce que j'essayais de dire, par un hochement de la tête. Par Merlin, c'était à cause de Peter que...
-Professeur Lupin, entendis-je de la part de Harry. Qu'est-ce qui...
Sirius était innocent, depuis le début ! Comment aurais-je pu croire une seule seconde que mon meilleur ami était le responsable de la mort de James et Lily ?! Bon sang ! James était comme un frère pour Sirius ! J'abaissais ma baguette magique et aidait Sirius à se relever, il ne pesait presque rien, ensuite nous étreignons, puis une grande vague de trahison et de colère me submergèrent.
-CE N'EST PAS VRAI ! Hurla Hermione.
Je lâchais Sirius et me tournais vers Hermione, ces émotions étaient en train de me faire perdre la tête, elle se sentait trahie, elle se sentait trahie par moi, j'étouffais un sanglot, c'était moi qui lui faisait ressentir cette émotion.
-Vous... Vous... balbutiait Hermione en me pointant du doigt.
-Hermione... commençais-je.
-Vous et lui ! Dit-elle avec colère.
-Hermione, calmez-vous... essayais-je de dire sa colère était en train de me couper le souffle.
-Je n'ai rien dit à personne ! S'écria-t-elle. J'ai gardé le secret...
-Hermione ! Écoute moi, je t'en prie, la suppliais-je, elle devait me croire. Laisse moi t'expliquer...
Elle devait m'écouter pour me croire, je me sentais si... mal, qu'elle puisse se sentir trahi par moi alors que jamais, jamais je ne l'a trahirais.
-Je vous ai fait confiance ! Hurla d'un coup Harry. Et en fait, vous étiez son ami !
-Vous vous trompez, essayais-je de m'exprimer. Pendant douze ans, je n'ai pas été l'ami de Sirius, mais maintenant, je le suis... Laissez moi vous expliquer...
-NON ! S'exclama Hermione, le ton de sa voix et l'émotion qui l'accompagnait m'ont fit légèrement tressaillir. Harry, ne crois pas à ce qu'il te dit, c'est lui qui a aidé Black à s'introduire dans le château, lui aussi veut te tuer... C'est un loup-garou !
Et mon cœur se fissura. Elle savait que j'étais un loup-garou, bien sur elle était plus qu'intelligente, elle était brillante et bien plus encore, à l'intérieur mon esprit était tumultueux mais à l'extérieur j'étais pale et figé.
-D'habitude, vous êtes plus brillante que ça, Hermione. Là, vous n'avez qu'une seule bonne réponse sur trois. Je n'ai pas aidé Sirius à pénétrer dans le château et je n'ai pas la moindre intention de tuer Harry... dis-je en imaginant cela, juste horrible. En revanche, je reconnais que je suis un loup-garou.
Ronald essaya de de relever, mais il retomba sec sur le lit avec un gémissement de douleur, sa jambe devait être cassée, je m'avançais vers lui pour l'aider.
-Arrière, loup-garou ! Balbutia Ronald.
Je me figeais sur mes pas, je devais avoir l'habitude, depuis le temps. Je n'en voulais pas à Ronald, c'est comme ça qu'il a du être éduqué, il avait de la chance, pas tous les Sang-Pur étaient éduqués avec autant de liberté et d'insouciance. Avec les épaules lourdes, je me tournais vers Hermione, je voulais voir ces yeux et lui dire en face que jamais, je ne lui ferais de mal.
-Depuis quand savez-vous ? Demandais-je.
-Depuis longtemps, murmura t-elle. Depuis que le professeur Rogue nous a donné ce devoir à faire...
-Il en serait ravi, dis-je froidement, cet enfoiré, il essayait toujours de me décrédibilisé devant mes élèves. Il l'a donné en espérant que quelqu'un comprendrait la signification de mes symptômes. Avez-vous consulté le calendrier lunaire et constaté que j'étais toujours malade au moment de la pleine lune ? Ou avez-vous compris que l'épouvantard se changeait en lune à chaque fois qu'il me voyait ?
-Les deux, répondit-elle tout bas.
Merde ! Maintenant je l'avais intimidé ! Au lieu d'essayer de la réconforté, j'avais baissé son humeur au plus bas, bravo Remus !
Laisse moi lui parler, humain ! Exigea Lunard.
Non.
-Je n'ai jamais rencontré une sorcière de votre âge aussi intelligente que vous, Hermione, tentais-je.
-Ce n'est pas vrai. Si j'avais été un peu plus intelligente, j'aurais raconté à tout le monde qui vous étiez !
Aie, ça fait mal.
-Mais ils le savent déjà. Les professeurs en tout cas.
-Dumbledore vous a engagé en sachant que vous étiez un loup-garou ? Il est fou ? Dit Ron.
-Certains professeurs l'ont pensé, dis-je. Il a eu beaucoup de mal à convaincre certains de mes collègues qu'on pouvait me faire confiance...
Il n'y avait probablement que Minerva, Filius et Hagrid qui me faisait confiance pour faire classe aux élèves.
-ET IL AVAIT TORT ! S'écria Harry. VOUS L'AVEZ AIDE DES LE DEBUT ! ajouta-t-il en montrant du doigt, Sirius.
-Je n'ai pas aidé Sirius. Si vous voulez bien me laisser une chance de m'expliquer... Tenez... dis-je en leur lançant leur baguettes. Voilà, poursuivis-je en glissant ma propre baguette dans ma ceinture. Vous êtes armés, nous ne le sommes pas. Vous allez m'écouter, maintenant ?
Je t'en prie, Hermione, laisse moi une chance de t'expliquer.
-Si ce n'est pas vous qui l'avez aidé, dit Harry en lançant un regard furieux à Sirius, comment saviez-vous qu'il était ici ?
-La carte, répondis-je. La carte du Maraudeur, j'étais en train de l'étudier dans mon bureau...
-Vous savez vous en servir ? Me demanda suspicieux Harry.
-Bien sur que je sais m'en servir, répliquais-je impatient, s'il pouvait arrêter de me couper la parole, je pourrais leur dire que j'étais innocent sur l'invasion de Sirius dans l'école. J'en suis un des auteurs, Lunard, c'est moi, c'est comme ça que mes amis me surnommaient quand j'étais élève à Poudlard.
-Vous êtes un des auteurs de...
-Ce soir, je l'ai observée attentivement car j'étais sur que vous tenteriez de sortir du château avec Ron et Hermione pour aller voir Hagrid avant l'exécution de l'hippogriffe. Et j'avais raison, n'est-ce pas ?
Je commençais à faire les cents pas dans la pièce, impatient de tout relever pour soulager ma conscience et l'esprit d'Hermione et de ces amis.
-Je pensais que vous aviez du vous cacher sous la cape de votre père, Harry...
-Comment se fait-il que vous connaissiez l'existence de cette cape ?
-Si vous saviez combien de fois j'ai vu James disparaître dessous... Mais même dissimulés sous une cape d'invisibilité, vous apparaissiez sur la carte du Maraudeur. Je vous ai vus traverser le parc et entrer dans la cabane de Hagrid et vous êtes revenus vers le château. Mais quelqu'un d'autre vous accompagnait à ce moment-là.
-Quoi ? Dit Harry. Pas du tout !
-Je n'en croyais pas mes yeux, j'ai cru que la carte se trompait. Comment pouvait-il se trouver avec vous ?
-Il n'y avait personne avec nous ! S'exclama Harry.
-Et puis j'ai vu un autre point noir qui se précipitait vers vous. La petite étiquette indiquait Sirius Black... Je l'ai vu qui vous heurtait de plein fouet. Je l'ai vu traîner deux d'entre vous sous le Saule Cogneur...
-Un seulement ! S'écria Ronald avec colère.
-Non, Ron, dis-je en me tournant vers lui. Deux, est-ce que je pourrais voir le rat ?
-Quoi ? Qu'est-ce que Croûtard vient faire là-dedans ?
-Tout, est-ce que je pourrais le voir ?
Ron hésita, avant de plonger la main dans sa poche, Croûtard apparut en se débattant férocement, son « propriétaire » l'attrapa par la queue pour l'empêcher de fuir, le chat de Hermione, Pattenrond, se redressa sur les genoux de Sirius en lançant un sifflement. Je m'approchais de Ron et de Croûtard tout en retenant ma respiration, j'étais ahuri.
-Quoi ? Répéta Ron en serrant Croûtard contre lui. Qu'est-ce que mon rat vient faire là-dedans ?
-Ce n'est pas un rat, dit Sirius.
-Bien sur que si, c'est un rat.
-Non, dis-je à voix basse. C'est sorcier.
-Un Animagus, ajouta Sirius. Il s'appelle Peter Pettigrow.
Prochain Chapitre: La vérité sur Sirius Black.
