Merci encore pour votre soutien, j'espère que le dernier chapitre était à votre goût, voyant qu'il y avait très peu de commentaire. Encore une fois la pleine lune du mois de Juin 1994, était le 23 et non le 9 mais pour plus de facilité J.K Rowling l'a fait comme ça. Dîtes moi si un otp vous intéresse, j'essayais de le mettre dans l'histoire, ou si vous avez envie de lire le point de vue d'un autre personnage, ça me plairait de savoir. J'ai changer le Rated de la fiction pour les chapitres à venir, plus tard il y aura quelques scènes de violences, Harry Potter n'est pas seulement pour les enfants, et beaucoup plus tard dans l'histoire il se peut que je fasse une ou deux scènes osé, mais beaucoup plus tard, donc voilà.
Sérieusement, ça vous coûte quoi de poster un commentaire? A peine deux minutes de votre temps, je demande simplement une reconnaissance de votre part à la lecture d'un chapitre, donc s'il vous plait, n'hésitez pas à poster un commentaire, j'y réponds toujours.
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas, je ne fais qu'utiliser les personnages.
POV Hermione :
Croûtard s'était transformer en homme, Peter Pettigrow était Croûtard, c'était... impossible, mais mes yeux ne me trompaient pas, Peter Pettigrow était Croûtard ! Je regardais, horrifiée la scène qui se déroulait devant moi, l'homme à l'allure horrible regardait autour de lui, la respiration saccadée, il regardait brièvement la porte, la sortie, je notais ça, un homme innocent ne serait pas en train de regarder ses amis avec peur, et la porte comme un moyen de s'échapper. Le professeur Lupin et Sirius Black, avaient-ils raisons ?
-Bonjour, Peter, dit avec dégoût le professeur Lupin, bien qu'il l'avait dit d'un faux ton joyeux. Ça fait longtemps qu'on se s'est pas vus.
-S... Sirius... R... Remus... Mes amis... Mes chers vieux amis...
Sirius Black leva sa baguette, mais le professeur Lupin lui attrapa le poignet en lui lançant un regard noir et s'adressa à nouveau à Peter Pettigrow d'on ton léger et désinvolte.
-Nous avons eu une petite conversation, Peter, au sujet de ce qui s'est passé la nuit ou James et Lily sont morts. Il est possible que quelques détails t'aient échappé pendant que tu poussais tes petits cris en essayant de t'enfuir...
-Remus, dit Pettigrow d'une voix haletante tandis que des gouttes de sueur perlaient à son front. Tu ne vas pas le croire, quand même... Il a essayé de me tuer, Remus...
-C'est ce qu'on a entendu dire, répondit le professeur Lupin d'un ton plus froid, je pouvais sentir le dégoût dans mes veines. J'aimerais que tu m'aides à éclaircir quelques points obscurs, Peter, si tu veux bien...
-Il veut encore essayer de me tuer ! Glapit Pettigrow en montrant Black du doigt.
J'haletais horrifiée, son index n'était plus là, la peau de son doigt couper avait l'air rêche, et complètement ratatiné montrant qu'il l'avait couper lui-même.
-Il a tué Lily et James, et maintenant, c'est moi qu'il veut tuer... Il faut que tu m'aides, Remus...
-Personne n'essaiera de te tuer tant que nous n'aurons pas tiré quelques petites choses au clair, dit le professeur Lupin.
-Des choses au clair ?
-Je savais qu'il me poursuivrait ! Qu'il essaierait à tout prix de me retrouver ! Ça fait douze ans que je m'y attends !
-Tu savais que Sirius arriverait à s'évader d'Azkaban ? S'étonna le professeur Lupin. Alors que personne d'autre n'y était arrivé avant lui ?
-Il connaît des procédés de magie noire dont nous n'avons aucune idée ! S'écria Peter Pettigrow de sa petite voix suraiguë. Sinon, comment aurait-il pu sortir de là ? J'imagine que Celui-Dont-On-Ne-oit-Prononcer-Le-Nom lui a enseigné quelques secrets !
-Voldemort, m'apprendre des secrets ? Dit Sirius Black. Tu as peur d'entendre le nom de ton maître ? Continua-t-il. Je ne comprends pas, Peter. Ses amis ne doivent pas être très contents de toi, j'imagine ?
-Je ne vois pas... ce que tu veux dire, Sirius... marmonna Pettigrow, la respiration de plus en plu saccadée et le visage en sueur.
-Ce n'est pas de moi que tu t'es caché pendant douze ans, Peter, dit Sirius Black. Tu t'es caché des anciens partisans de Voldemort. J'ai entendu beaucoup de choses à Azkaban... Ils pensent tous que tu es mort, sinon, ils te demanderaient des comptes... J'en ai entendu qui criaient toutes sortes de choses dans leur sommeil. A les en croire, le traître les a trahis, eux aussi. Voldemort a retrouvé les Potter grâce aux renseignements que tu lui as donnés... Mais le pouvoir de Voldemort a été détruit ce jour-là. Ses partisans n'ont pas tous fini à Azkaban. Il y en a encore beaucoup qui sont en liberté, ils attendent leur heure en faisant semblant de regretter leurs erreurs passées... Et si jamais ils apprenaient que tu es toujours vivant, Peter...
-Je ne comprends pas de quoi tu parles, répéta Pettigrow en s'essuyant le visage d'un revers de manche, il se tourna vers le professeur Lupin. Tu ne crois pas toutes... toutes ces folies, n'est-ce pas, Remus ?
-Je dois t'avouer, Peter, que j'ai du mal à comprendre pourquoi un innocent passerait volontairement douze années dans la peau d'un rat, répondit celui-ci.
-Innocent mais terrifié ! Couina Pettigrow. Si les partisans de Voldemort me cherchaient, c'est parce que j'ai envoyé un de leurs meilleurs amis à Azkaban. L'espion Sirius Black !
-Comment oses-tu ? Lança Sirius Black dans un grognement de colère. Moi, un espion de Voldemort ? Quand m'a-t-on jamais vu me mettre dans les bonnes grâces de gens plus forts et plus puissants que moi ? Mais toi, Peter... Je ne comprendrai jamais pourquoi je ne me suis pas tout de suite rendu compte que c'était toi, l'espion. Tu as toujours aimé avoir des amis plus forts que toi qui te protégaient, n'est-ce pas ? A un moment, c'était nous... Remus et moi... et James...
-Moi, un espion... Tu es fou ou quoi ? Jamais... Je me demande comment tu peux dire une chose pareille...
-Lily et James ont fait de toi leur Gardien du Secret parce que je leur ai conseillé, siffla Sirius Black. J'ai pensé que c'était le meilleur plan... Un coup de bluff... J'étais sur que Voldemort croirait que c'était moi. Il n'aurait jamais pensé qu'ils puissent confier leur secret à un être faible et sans talent comme toi... Pour toi, c'était sans doute le plus beau moment de ta misérable vie, n'est-ce pas, de pouvoir dire à Voldemort que tu savais ou se trouvaient les Potter ?
En reliant les pièces du puzzle, je commençais à croire vraiment en l'innocence de Sirius Black, mais il y avait encore des blancs à comblés pour que je sois totalement sure de son innocence, mais s'il était vraiment innocent, cela se serait su, Dumbledore l'aurait-su, Harry aussi. La vérité aurait éclatée lors de son procès... mais en avait-il eu un ?
-Professeur Lupin, murmurais-je timidement. Est-ce que... est-ce que je peux dire quelque chose ?
-Certainement, Hermione, répondit-il immédiatement.
-Et bien, Croûtard... je veux dire... ce... cet homme... Il a dormi dans le même dortoir que Harry pendant trois ans. S'il est vraiment au service de Vous-Savez-Qui, comment se fait-il qu'il ne s'en soit jamais pris à Harry jusqu'à maintenant ?
-Et voilà ! S'exclama l'homme en me montrant de sa main mutilée, m'envoyant par la même occasion des frissons de dégoût dans le dos. Merci ! Tu vois bien, Remus ? Je n'ai jamais touché à un cheveu de Harry ! Pourquoi l'aurais-je fait, d'ailleurs ?
-Je vais te dire pourquoi, répliqua Sirius Black. Parce que tu n'as jamais rien fait pour personne tant que tu n'étais pas sûr que ça te rapporterait quelque chose. Voldemort s'est caché pendant douze ans, on dit qu'il est à demi mort. Tu n'allais tout de même pas commettre un meurtre sous le nez d'Albus Dumbledore pour le compte d'un sorcier moribond qui avait perdu tous ses pouvoirs. Avant de te remettre à son service, tu voulais être sûr qu'il soit à nouveau le plus fort. Et c'est pour cette raison que tu t'es fait adopter par une famille de sorciers, comme ça, tu étais au courant des dernières nouvelles, n'est-ce pas, Peter ? Au cas ou ton ancien protecteur aurait retrouvé sa puissance et qu'il redevienne avantageux de le rejoindre...
Son histoire était plus crédible que ce que j'ai pu entendre aux Trois Balais sur Peter Pettigrow.
-Heu... Mr Black... Sirius ? Tentais-je prudente, celui-ci sursauta et me regarda stupéfait. Si je peux vous poser la question... Comment... comment avez-vous fait pour vous évader d'Azkaban si vous n'avez pas eu recours à la magie noire ?
Peter Pettigrow commença à parler mais le professeur Lupin le fît taire en un regard, Sirius Black continuait à me regarder avec un froncement de sourcils curieux, il semblait réfléchir un moment avant de me donner une réponse.
-Je ne sais pas comment j'ai fait, dit-il lentement. Je crois que la seule raison pour laquelle je ne suis pas devenu fou, c'est que je me savais innocent. Et comme ce n'était pas une pensée heureuse, les Détraqueurs n'ont pas pu la détruire en moi... Mais c'est grâce à cela que j'ai gardé la raison... Cette pensée m'a permis de conserver mes pouvoirs... Et quand les choses devenaient trop... insupportables... je me transformais dans ma cellule... je devenais un chien. Les Détraqueurs sont aveugles, comprenez-vous ? Ils se rendent compte de la présence des gens en percevant leurs émotions... Et ils sentaient que mes émotions étaient moins... moins humaines... moins complexes lorsque j'étais un chien... Alors, ils pensaient que j'étais en train de devenir fou comme les autres et n'avaient donc aucun soupçon. Mais j'étais faible, très faible... et sans baguette magique, je ne pouvais espérer les repousser. Et puis un jour, j'ai vu Peter sur cette photo... Je me suis rendu compte qu'il était à Poudlard avec Harry... Dans une excellente situation pour agir, si jamais il apprenait que le Seigneur des Ténèbres avait retrouvé sa puissance... prêt à frapper au moment ou il se sentirait soutenu... prêt à livrer aux forces du Mal le dernier des Potter. S'il donnait Harry, qui pourrait affirmer qu'il avait trahi Lord Voldemort ? Il serait accueilli avec les honneurs... Il fallait donc que je fasse quelque chose. J'étais le seul à savoir que Peter était toujours vivant...
Je me rappelle parfaitement du moment ou le Détraqueur était entré dans notre compartiment, le froid glacial sur ma peau et les pensées heureuse qui avaient quittées mon esprit, c'était horrible et Sirius Black avait enduré tout cela pendant douze années.
-C'était comme si quelqu'un avait allumé un feu dans ma tête. Un feu que les Détraqueurs n'avaient pas le pouvoir d'éteindre... Ce n'était pas un sentiment heureux... C'était une obsession... Mais elle me donnait de la force, elle rendait mon esprit plus clair. Alors, un soir, quand ils ont ouvert la porte de ma cellule pour m'apporter à manger, je me suis faufilé dans le couloir sous ma forme de chien... Il est tellement plus difficile pour eux de sentir les émotions d'un animal qu'ils ne se sont rendu compte de rien... J'étais mince, très mince... Suffisamment mince pour me glisser à travers les grilles... Toujours sous mon apparence de chien, j'ai quitté l'île et j'ai nagé jusqu'à la rive opposé... Ensuite, je suis remonté vers le nord et je me suis introduit à Poudlard sous la forme d'un chien... Depuis, je suis resté caché dans la forêt interdite... Sauf quand je suis venu assister au match de Quidditch, bien sûr... Tu voles aussi bien que ton père, Harry...
Il regarda Harry et celui-ci ne détourna pas le regard, je n'avais besoin que d'une confirmation de sa part, car mes pensées étaient déjà claires, mais c'était à Harry en tout premier lieu de croire en ce que disait Sirius Black.
-Crois-moi, reprit Sirius Black. Crois-moi, je n'ai jamais trahi James et Lily. J'aurais préféré mourir plutôt que de les trahir.
Et finalement, Harry hocha la tête en signe d'approbation, Harry croyait aux paroles de Sirius Black, et moi aussi, tout était clair maintenant.
POV Remus :
-Non !
Peter, tomba à genoux en dernier recours, il s'avança en traînant les genoux sur le plancher et se prosterna, les mains joints devant lui comme en prière.
-Sirius... C'est moi... C'est Peter... Ton ami... tu ne vas quand même pas...
-Ma robe est suffisamment sale, ne la touche pas en plus ! Siffla Sirius en faisant mine de lui donner un coup de pied.
-Remus ! Couina Peter en se tournant vers moi. Tu ne vas pas croire tout ça... Sirius te l'aurait dit s'ils avaient changé de Gardien du Secret...
-Il ne me l'aurait pas dit s'il avait pensé que c'était moi, l'espion, fis-je remarquer. C'est bien pour cette raison que tu ne m'a rien dit, Sirius ?
-Pardonne-moi, répondit celui-ci.
-Bien sûr, Patmol, mon vieil ami, dis-je en relevant mes manches, pendant toutes ses années j'ai pensé que Sirius était un meurtrier, et Peter mort comme un héros, que j'étais naïf. Et toi, tu me pardonnes d'avoir cru que c'était toi, l'espion ?
-Évidemment, répondit-il avec un léger sourire sur son visage squelettique. On le tue ensemble ?
-Oui, dis-je sombrement, il était temps que Peter paye pour la mort de James et Lily.
-Non... Vous n'allez pas faire ça... haleta Peter.
Il se traîna alors vers Ron, je ne quittais pas ma baguette de sa trajectoire.
-Ron, est-ce que je n'ai pas été fidèle ? N'ai-je pas été un bon compagnon ? Tu ne vas pas les laisser me tuer, Ron... Tu es de mon côté, n'est-ce pas ?
-Quand je pense que je t'ai laissé dormir dans mon lit ! S'écria Ron avec dégout.
-Gentil garçon... gentil maître... gémit Peter en rampant vers Ron. Tu ne vas pas les laisser faire... J'étais ton rat... Un animal fidèle...
-Si tu étais meilleur sous l'aspect d'un rat que sous celui d'un homme, il n'y a pas de quoi être fier, Peter, dit Sirius d'une voix dure.
Ron, de plus en plus pâle, ramena sa jambe cassée contre lui pour la tenir hors d'atteinte de Peter, je m'inquiétais vraiment pour l'état de sa jambe, nous devions vite en finir et aller à l'infirmerie pour que Poppy puisse prendre soin de Ron. Maintenant, Peter se traîna jusqu'à Hermione, je grognais.
Qu'il s'éloigne de notre compagne sinon je lui tranche la gorge, grogna avec anticipation Lunard.
-Douce jeune fille... brillante élève... tu ne vas pas les laisser me... Aidez-moi... supplia Peter en saisissant le bas de sa robe.
-NE LA TOUCHE PAS ! Rugissais-je.
Tout le monde parut surpris par ma soudaine explosion, mais Peter ne resta pas en reste, il s'éloigna rapidement d'Hermione pour ramper vers Harry, cette fois-ci ce fût Sirius qui cria sur Peter pour avoir oser parler à Harry. Il n'y avait que des mensonges et des conneries qui sortaient de la bouche de Peter, Sirius et moi nous saisissons Peter par les épaules et le rejetèrent en arrière, il tomba par terre et nous regarda avec terreur.
-Tu as livré Lily et James à Voldemort, dit Sirius. Tu oserais le nier ?
Celui-ci fondit en larmes, le spectacle me répugnait, il ressemblait à un gros bébé chauve qui se tortillait par terre comme un ver.
-Sirius, Sirius, pleurnicha-a-t-il, que pouvais-je faire ? Le Seigneur des Ténèbres... Tu ne te rends pas compte... Il possède des armes dont tu n'as pas idée... J'avais peur, Sirius, je n'ai jamais été courageux comme toi, ou comme Remus et James. Je ne voulais pas ça... Celui-Dont-On-Ne-oit-Prononcer-Le-Nom m'a forcé à...
-NE MENS PAS ! Hurla Sirius. TU L'AS RENSEIGNE PENDANT TOUTE UNE ANNEE AVANT QUE LILY ET JAMES NE MEURENT ! TU ETAIS SON ESPION !
-Il... Il ralliait tout le monde ! Bredouilla Peter. Qu'avait-on à gagner en s'opposant à lui?
-Qu'avait-on à gagner en combattant le sorcier le plus maléfique qui ait jamais existé ? Dit Sirius furieux. On avait à gagner des vies innocentes, Peter !
-Tu ne comprends pas ! Gémit Peter. Il m'aurait tué !
-ALORS, TU AURAIS DU MOURIR PLUTOT QUE TRAHIR TES AMIS, MOURIR COMME NOUS SERIONS MORTS POUR TOI S'IL L'AVAIT FALLU !
Voilà la triste réalité de la chose, à cet époque si Peter avait été en danger nous aurions courus têtes baissées pour aller le sauver, chacun de nous aurait pris un sort de la mort pour sauver l'autre, parce que nous étions des amis, parce que nous étions les Maraudeurs. Mais Peter n'avait pas confiance en nous, apparemment, ça faisait mal, toutes ses années ou je m'étais senti mal pour la mort de Peter parce que je n'étais pas là pour le protéger, toutes ses années ou j'avais mal jugé Sirius, et tout ce temps ou Peter nous avait lâchement rouler pour sa propre survie, ça faisait mal. Et il devait payer pour ce qu'il avait fait.
-Tu aurais du comprendre, dis-je paisiblement, que si Voldemort ne te tuait pas, c'est nous qui le ferions. Adieu, Peter.
Je vis Hermione se tourner vers le mur et caché son visage dans ses mains, c'est bien, je ne voulais qu'elle me voit tuer quelqu'un, je ne voulais pas voler une partie de son innocence, voir quelqu'un mourir en face de vous avec un sort impardonnable était horrible, après cela vous pourriez voir des êtres, des choses que vous ne voyez pas avant, et qu'on ne devrait jamais voir en vrai.
-NON ! Cria Harry.
J'avais le sort sur le bout de la langue mais maintenant Harry se trouvait en face de Peter, devant ma baguette magique ainsi que celle de Sirius.
-Vous ne pouvez pas le tuer, dit-il précipitamment. Vous ne pouvez pas !
-Harry, c'est à cause de cette vermine que tu n'as plus de parents, gronda Sirius. Ce lamentable détritus t'aurait même tué, toi aussi, sans la moindre scrupule. Tu l'as entendu sa répugnante petite personne avait beaucoup plus de valeur à ses yeux que toute ta famille.
-Je sais, dit Harry. Mais il faut l'amener au château. Nous le livrerons aux Détraqueurs. Il ira à Azkaban... ne le tuer pas...
-Harry ! Balbutia Peter en lui serrant les genoux. Merci... C'est plus que je ne mérite... Merci...
-Lâchez-moi, lança Harry qui se dégagea de l'étreinte de Peter avec une grimace de dégoût. Je ne fais pas ça pour vous. Je le fais parce que je pense que mon père n'aurait pas voulu que ses meilleurs amis se transforment en tueurs... simplement à cause de vous.
Nous nous jetâmes un coup d'œil avec Sirius, se demandant si nous devions accorder la requête d'Harry, la vengeance immédiate de Sirius n'aurait pas lieu, mais Peter méritait d'aller à Azkaban, d'y aller alors qu'il aurait du y être à la place de Sirius et de connaître toutes les atrocités qu'a connu Sirius. Je baissais ma baguette en même temps que Sirius.
-Tu es la seule personne qui ait le droit de décider, Harry, dit Sirius. Mais pense... pense à ce qu'il a fait...
-Il ira à Azkaban, répéta Harry. Si quelqu'un mérite d'être enfermé là-bas, c'est bien lui...
-Très bien, dis-je maintenant que la question était réglée. Écartez-vous, Harry. Je vais simplement le ligoter, continuais-je voyant son hésitation. Je vous promets que je ne lui ferais rien d'autre.
-Mais si jamais tu te transformes en rat, Peter, grogna Sirius après que j'eus effectuer le sort sur Peter. Cette fois, nous te tuerons. Tu es d'accord, Harry ?
Harry hésita avant d'approuver, Hermione n'était plus face au mur mais ses yeux étaient larmoyants, je serrais le poing, je pouvais sentir ses larmes.
-Très bien, dis-je. Ron, je ne peux pas soigner les fractures aussi bien que Madame Pomfresh, alors, le mieux, c'est que nous vous mettions une attelle en attendant de pouvoir vous emmener à l'infirmerie.
Je me penchais sur Ron, le pauvre était encore plus pâle qu'avant, je tapotais sa jambe avec ma baguette et murmurais « Ferula », aussitôt, des bandages s'enroulèrent autour de sa jambe en la fixant étroitement à une attelle, comme ça il pourrait se déplacer, il posa prudemment sa jambe par terre et ne semblait ressentir aucune douleur.
-C'est beaucoup mieux comme ça, dit-il. Merci.
-Et le professeur Rogue ? Dit ma compagne d'une petite voix en regardant Severus qui était toujours évanoui par terre, elle n'avait pas l'air inquiète par son état, elle avait surtout l'air inquiète sur ce qui arriverait en sachant qu'elle avait attaquer un professeur.
-Il n'y a rien de grave, dis-je en prenant son pouls. Vous avez simplement fait preuve d'un peu trop d'enthousiasme. Toujours inconscient. Il vaut peut-être mieux ne pas le ranimer avant d'être revenu au château. On va l'emmener comme ça... Mobilicorpus.
Comme ça je n'avais pas besoin de transporter Severus sur mon dos, une idée qui me répugnait assez, je pris la cape d'invisibilité d'Harry et la glissait dans ma poche de robe de sorcier.
-Il faudrait que deux d'entre nous s'enchaînent à cette chose, dit Sirius en désignant Peter. Par mesure de précaution.
-Moi, dis-je, pas question qu'il soit enchaîné aux enfants, encore moins à Hermione.
-Et moi aussi, ajouta Ron d'un ton féroce.
Je soupirais, j'aurai préféré qu'aucun d'eux ne soit mêlé à ça, Ron boitait mais parvenait à se tenir debout, d'un coup de baguette , Sirius fît apparaître deux grosses paires de menottes, Peter se trouvait maintenant entre Ron et moi. Le chat de Hermione nous ouvrait la voie jusqu'à la sortie du tunnel, c'était un cortège assez étrange, Pattenrond qui était en tête, ensuite Ron, Peter et moi qui continuait la route, avec juste derrière Severus et Sirius puis en tout dernier Hermione et Harry. Et pour ne pas en rajouter il fallait que notre groupe de trois marche de côté car nous ne pouvions pas passés en même temps, je commençais à avoir une crampe à la main à force de tenir ma baguette sur Peter.
J'écoutais d'une oreille la conversation de Sirius et Harry, je ne connaissais pas la situation de Harry avec la famille de sa mère mais vouloir autant s'en débarrasser pour aller avec Sirius était quelque chose que je devais mettre de côté pour y réfléchir plus en détail. J'étais heureux que Sirius et Harry puissent avoir un moment entre parrain et filleul, après ce qui s'est passer ce soir. Après être sorti du Saule Cogneur nous commencions notre ascension jusqu'au château, Peter continuait à gémir.
Remus, dit Lunard.
-Un geste suspect, Peter, et... le menaçais-je en pointant ma baguette magique sur sa poitrine.
Un nuage se déplaça dans le ciel, montrant le clair de lune, la pleine lune me narguait en pleine face, comme pour me dire que j'avais oublié de boire ma potion Tue-Loup aujourd'hui, merde, était la dernière chose que je pensais avant de sentir le premier os se casser.
POV Hermione :
Voir un homme se transformer en loup-garou était visuellement douloureux, le professeur Lupin souffrait, un terrible grognement sortit de sa poitrine, la tête du professeur Lupin s'allongeait, son corps également, ses épaules se voûtaient et des poils apparaissaient sur son visage et ses mains qui se recourbaient pour former des pattes dotées de griffes. Le loup-garou se cabra en faisant claquer ses longues mâchoires.
« Il vous parle, mais vous ne pouvez pas l'entendre, pas encore. Bientôt, très bientôt vous y ferez face, mais n'ayez aucune crainte, mon enfant, il ne vous fera aucun mal, il vous protégera. »
J'avais tellement envie de maudire le professeur Trelawney, me protéger était probablement la dernière chose à l'esprit du loup-garou, professeur Lupin, en ce moment. Le professeur Lupin et Sirius Black se battaient maintenant, enfin ils avaient plutôt l'air de vouloir s'entre-tuer, la scène semblait surréaliste, la peur coulait dans mes veines, je me sentais insignifiante et inutile en ce moment. Je vis Peter Pettigrow réussir à se défaire de ses liens et prendre la baguette du professeur Lupin qui était à terre.
-HARRY ! Criais-je en lui montrant du doigt la scène.
-Expelliarmus ! Cria-t-il avec sa baguette magique pointée sur Pettigrow.
La baguette du professeur Lupin sauta dans les airs pour disparaître dans l'obscurité, malgré la menace de Harry, le mal était fait, Peter Pettigrow s'enfuit dans les hautes herbe après s'être transformer en rat. Il y eut un hurlement mêlé à un grognement, le loup-garou se trouvait maintenant en face de Harry et moi, ses lèvres étaient retroussées et ses dents luisaient dans la nuit. Je regardais dans les yeux dorés du loup-garou, j'essayais de voir s'il y avait encore un semblant de son esprit avec nous, mais je ne pouvais pas parler, j'étais paralyser.
Harry essaya de reculer avec moi juste derrière lui, mais le loup-garou émit un grognement qui me fît sursauter avant de baisser la tête et de gémir, je ne comprenais pas la situation mais je n'eus pas le temps de penser à tout cela car j'entendais un hurlement semblable à celui d'un loup venir de la foret interdite, le loup-garou regarda la foret puis nous avant de se précipiter entre les arbres.
-Sirius, il s'est échappé ! Pettigrow s'est transformé ! Cria Harry.
Celui-ci était mal en point, dans sa forme de chien il saignait de plusieurs plaies sur son corps, mais il se releva et s'élança, le bruit de ses pattes qui martelaient le sol s'évanouit au loin, nous nous précipitamment sur Ron qui ne semblait pas nous reconnaître, il respirait toujours mais n'avait pas l'air totalement conscient. En entendant un aboiement de souffrance plus loin, Harry abandonna l'idée d'emmener Ron et le professeur Rogue jusqu'au château et se précipita jusqu'à son parrain, bon sang ! Je ne pouvais pas le laisser y aller seul, surtout avec le professeur Lupin, loup-garou, qui rodait pas loin. Nous nous retrouvâmes au bord du lac, mais plus on avançait plus je ressentais un froid immense sur ma peau et un vide dans mon cœur, non, pas ça !
Plus de câlin de ma mère.
-Non, gémissait Sirius dans sa forme humaine, il avait sa tête entre ses mains. Noooon... S'il vous plaît...
-Hermione, pense à un souvenir heureux ! Hurla Harry en levant sa baguette sur les Détraqueurs qui s'approchaient de nous.
Plus d'accolade de mon père.
-Expecto... murmurais-je. Expecto... Expecto...
Plus d'aventures avec Harry et Ron.
-Expecto... Expecto...
Plus de tasse de thé avec le professeur Lupin.
-Expecto...
Plus rien.
Je suis désolé, Harry.
Puis le noir m'envahit.
Prochain chapitre : On remonte dans le temps.
