Leslie: Yo! C'était donc une bonne surprise pour toi. Aw, c'est trop chou de ta part! Malheureusement, oui, Hermione est encore trop jeune pour entrer dans une relation avec Remus, mais ne t'en fais pas, tout sera fait en temps et en heure. Ce que je peux dire c'est qu'ils auront plus d'interaction dans le futur, et je pense que ce chapitre apportera quelques réponses au lien qu'entretiennent Hermione et Remus.

Saitera: Lis Harry Potter, tout de suite! Non, je rigole! J'ai vus les films avant d'avoir lu les livres, donc je comprends, mais en tout cas je reprends ce qu'il y écrit dans les livres, je fais aussi des recherches, parce que je trouve qu'il y a énormément de choses dans les livres qui ne sont pas dîtes dans les films. Par exemple, l'histoire des Animagus, dans le troisième film, ils en parlent à peine alors que dans le livre c'est plus détaillé. Awww, je t'aime tu sais? Excuse moi de ne pas mettre à jour mes deux autres histoires mais j'avais vraiment envie d'écrire celle-ci mais ne t'en fais pas je n'ai pas abandonnée les deux autres, au contraire, je veux juste terminer le troisième livre pour faire une pause sur cette fiction et continuer à taper Connexion. J'aime tout autant que toi ce genre d'histoires, alors en ce moment Hermione a quatorze ans et effectivement le Retourneur de Temps l'a fait vieillir aux yeux du monde magique, mais tout sera dit plus tard ;). Et oui, un Retourneur de Temps peut être utiliser par n'importe qui qui sait s'en servir. J'aime beaucoup Lunard.

Merci encore pour tout vos commentaires qui m'ont réchauffés le cœur et encore un grand merci à projectrunwayluver qui m'a permise de copier le concept de sa fiction, sans son accord, je n'aurais probablement jamais écris la fiction.

Sur ce, bonne lecture!

Disclaimer: L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.


POV Hermione :

J'étais pétrifiée, peur que le Ministre et le professeur Rogue sache que j'étais réveillée et que j'avais entendue leur conversation, bon sang ! Comment le Ministre pouvait croire en tout ce que disait le professeur Rogue, Sirius était innocent ! Il n'était pas un assassin ! Du coin de l'œil je vis que Harry s'était réveillée, je lui fis signe de se taire en pointant la porte entre ouverte de l'infirmerie. Madame Pomfresh s'avança d'un pas décidé vers le lit de Harry.

-Ah, vous êtes réveillés, tous les deux ! Lança-t-elle d'un ton brusque.

-Comment va Ron ? Dis-je en même temps que Harry.

-Il survivra, répondit sombrement Madame Pomfresh. Et vous deux, vous allez rester ici jusqu'à ce que... Potter, qu'est-ce que vous faites ?

Harry s'était redressé, il avait remit ses lunettes et prit sa baguette magique, je me levais à sa suite, je tenais droite sur mon lit même si j'avais encore le vertige et une immense fatigue dans les yeux.

-Je dois absolument voir le directeur, dit-il.

-Potter, dit Madame Pomfresh d'une voix apaisante, tout va bien, ils ont capturé Black. Il est enfermé là-haut. Les Détraqueurs vont lui donner un baiser d'un moment à l'autre...

-QUOI ?

Non ! Je sautais du lit en même temps que Harry, doublant mon vertige, un instant plus tard le Ministre et Rogue firent irruption dans la salle.

-Harry, Harry, qu'y a-t-il ? Dit le Ministre, inquiet. Tu dois rester au lit. Est-ce qu'il a pris son chocolat ? Demanda-t-il à Madame Pomfresh d'un ton anxieux.

Je notais le comportement du Ministre avec Harry, il avait l'air d'être au petit soin pour lui, m'ignorant complètement, je me demandais comment avait-il pu faire pour être ministre ?

-Monsieur le Ministre, écoutez-moi ! S'exclama Harry. Sirius Black est innocent ! Peter Pettigrow a fait croire à sa propre mort ! On l'a vu ce soir ! Il ne faut pas laisser les Détraqueurs faire ça à Sirius, il est...

-Harry, Harry tu as l'esprit un peu embrouillé, tu as subi une terrible épreuve. Allonge-toi et repose-toi, nous avons la situation bien en main...

-VOUS NE L'AVEZ PAS DU TOUT EN MAIN ! Hurla Harry. VOUS AVEZ ARRETE UN INNOCENT !

-Monsieur le Ministre, écoutez-moi, s'il vous plaît, dis-je en regardant le Ministre d'un air implorant, si Sirius mourrait, Harry en serait bouleversé, et le professeur Lupin d'autant plus, je devais arranger la situation d'une quelconque manière. Moi aussi, je l'ai vu. C'était le rat de Ron, c'est un Animagus, Pettigrow, je veux dire, et...

-Vous voyez, Monsieur le Ministre ? Intervint Rogue. Ils ne savent plus ou ils en sont, ni l'un ni l'autre... Black a fait du bon travail avec son sortilège...

-VOUS AVEZ MIS EN PRISON UN HOMME INNOCENT ! Criais-je d'autant plus énervée par la coupure de Rogue. A-T-IL MEME EU UN PROCES AVANT D'ÊTRE JETER LA OU IL N'AURAI JAMAIS DU ETRE ?!

J'eus ma réponse en voyant le Ministre pâlir soudainement, alors c'était ça, Sirius n'a jamais eu de procès pour le crime qu'il n'avait pas commis.

-VOUS ! PETITE FILLE INSOLENTE ! REGARDEZ A QUI VOUS PARLEZ ! PETITE SOTTE ! Hurla avec force Rogue.

-VOUS AVEZ TOUJOURS DETESTER SIRIUS BLACK ET LE PROFESSEUR LUPIN A CAUSE D'UNE FARCE D'ENFANTS ! Criais-je.

-VOUS ETES PATHETIQUE ! Cria Harry à son tour.

-Monsieur le Ministre ! Professeur ! S'écria Madame Pomfresh avec colère. Je dois vous demander de sortir. Potter et Granger sont mes malades, et il ne faut pas les brusqués !

-Je ne suis pas brusqué du tout, j'essaye de leur dire ce qui s'est passée ! Répliqua Harry furieux. Si seulement ils voulaient bien m'écouter...

Mais Madame Pomfresh lui fourra soudainement dans la bouche un gros morceau de chocolat qui l'étouffa à moitié et elle en profita pour le forcer à se remettre au lit, je la vis s'approcher de moi avec la même stratégie mais je concis à prendre moi-même le chocolat, et à le manger morceau par morceau.

-S'il vous plaît, Monsieur le Ministre, ces enfants ont besoin de soins... Allez-vous-en, je vous en prie...

La porte s'ouvrit à nouveau pour laisser entrer le Directeur, Harry se releva de nouveau.

-Professeur Dumbledore, Sirius Black...

-Pour l'amour du Ciel ! S'exclama Madame Pomfresh, folle de rage. C'est une infirmerie, ici ! Monsieur le Directeur, il faut absolument...

-Toutes mes excuses, Pompom, mais j'ai besoin de dire un mot à Mr Potter et à Miss Granger, répondit Dumbledore, très calme. Je viens de parler à Sirius Black...

-J'imagine qu'il vous a raconté le même conte de fées qu'il a fourré dans la tête de Potter ? Dit sèchement Rogue, je serrais le poing. Une histoire de rat et de Pettigrow qui serait vivant...

-C'est en effet l'histoire que m'a racontée Black, admit Dumbledore en regardant attentivement Rogue à travers ses lunettes en demi-lune.

-Mon témoignage n'a donc aucune importance ? Répliqua Rogue. Peter Pettigrow ne se trouvait pas dans la Cabane hurlante, et je n'ai pas vu trace de lui dans le parc.

-C'est parce que vous étiez évanoui, professeur ! Dis-je. Vous n'êtes pas arrivé à temps pour entendre...

-Miss Granger, JE VOUS PRIE DE VOUS TAIRE ! Cria Rogue encore en colère par ce que je lui avais dis auparavant.

-Allons, Rogue, dit Fudge, surpris. Cette jeune fille a subi un choc, nous devons nous montrer indulgents...

-J'aimerais parler à Harry et à Hermione en particulier, dit Dumbledore d'un ton brusque. Cornelius, Severus, Pompom, laissez-nous, je vous prie.

-Monsieur le Directeur ! Balbutia Madame Pomfresh. Ils ont besoin de soins ! Ils ont besoin de repos !

-Désolé, mais ça ne peut pas attendre, j'insiste, répliqua Dumbledore. Madame Pomfresh s'en alla, indignée, à son bureau ou elle y ferma la porte derrière elle.

-Les Détraqueurs ont dût arriver, à présent, dit le Ministre après avoir consulter sa grosse montre en or, bien trop voyante. Je vais aller à leur rencontre. Dumbledore, je vous retrouverai là-haut.

Il traversa la salle et tint la porte ouverte à Rogue, mais celui-ci ne bougea pas et regardait le Directeur d'un œil critique.

-J'imagine que vous ne croyez pas un mot de l'histoire de Black ? Murmura Rogue.

-Je souhaite parler à Harry et à Hermione en particulier, répéta le Directeur.

-Sirius Black a montré dès l'âge de seize ans qu'il était capable de commettre un meurtre, dit Rogue dans un souffle. J'espère que vous ne l'avez pas oublié, Monsieur le Directeur ?

Pourquoi Rogue détestait autant Sirius Black ? Serait-ce seulement à cause d'une farce qui avait mal tourner ? Pouvait-on détester une personne à ce point, à en vouloir sa mort, juste pour une chose infantile ?

-Ma mémoire est toujours aussi fidèle, Severus, répondit le Directeur d'une voix paisible.

C'est à ses mots que le professeur Rogue quitta la pièce, le Directeur se tourna vers nous, aussitôt je me mise à parler en même temps que Harry.

-Professeur, Black dit la vérité, nous avons vu Pettigrow... commença Harry.

-Il s'est enfui quand le professeur Lupin s'est changé en loup-garou... continuais-je.

-C'est un rat...

Le Directeur leva la main pour nous faire taire.

-A vous d'écouter, maintenant, et je voudrais que vous me laissiez aller jusqu'au bout sans m'interrompre, car nous n'avons pas beaucoup de temps, dit-il avec calme. Il n'y a pas l'ombre d'une preuve qui puisse confirmer l'histoire de Black, à part votre témoignage, et le témoignage de deux jeunes sorciers de treize ans ne convaincra personne. Des dizaines de témoins ont juré qu'ils avaient vu Sirius tuer Pettigrow. J'ai moi-même certifié au ministère que Sirius avait été le Gardien du Secret des Potter...

-Le professeur Lupin pourra vous raconter... commença Harry.

-Le professeur Lupin se trouve actuellement en plein cœur de la forêt et il est bien incapable de raconter quoi que ce soit à quiconque. Quand il sera redevenu un être humain, il sera trop tard, Sirius sera pire que mort. J'ajoute que les loups-garous inspirent une telle méfiance à la plupart d'entre nous que sa déposition ne comptera pas beaucoup... En plus, Sirius et lui sont de vieux amis...

-Mais...

-Ecoutez-moi, Harry. Il est trop tard, tu comprends ? Tu dois admettre que la version du professeur Rogue est beaucoup plus convaincante que la tienne.

-Il déteste Sirius, dis-je désespérément. Tout ça à cause d'une farce stupide que Sirius lui a faite...

-Sirius n'a pas eu le comportement d'un innocent. Souvenez-vous de l'attaque de la grosse dame... Et puis il a pénétré dans la tour de Gryffondor armé d'un couteau... Sans Pettigrow, nous n'avons aucune chance de modifier le jugement qui condamne Sirius.

-Mais, vous, vous nous croyez !

-Oui, je vous crois, dit Dumbledore. Mais je n'ai pas le pouvoir de convaincre les autres de la vérité, ni d'annuler les décisions du ministère de la Magie...

Alors c'était ça, tout était finit pour Sirius, le désespoir se lisait sur le visage de Harry, la seule personne qui le reliait à ses parents allait mourir, je détestais le voir comme ça, je veux faire quelque chose, je devais faire quelque chose !

-Ce qu'il nous faudrait, poursuivit lentement Dumbledore, c'est un peu plus de temps... dit-il en posant son regard sur moi.

-Mais... HO ! M'exclamais-je en ouvrant en grand les yeux.

-Maintenant, écoutez-moi bien. Sirius est enfermé dans le bureau du professeur Flitwick au septième étage. La treizième fenêtre à droite de la tour ouest. Si tout se passe bien, vous pourrez sauver plus d'un innocent, ce soir. Mais rappelez-vous ceci, tous les deux : il ne faut pas que l'on vous voie. Miss Granger, vous connaissez la loi, vous connaissez l'enjeu... Il ne faut surtout pas que l'on vous voie.

Dumbledore s'approcha de la porte et se tourna une dernière fois vers nous.

-Je vais verrouiller la porte. Il est minuit moins cinq, dit-il en consultant sa montre. Miss Granger, trois tours devraient suffire. Bonne chance.

-Bonne chance ? Répéta Harry tandis que la porte se referma sur Dumbledore. Trois tours ? Qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Qu'est-ce qu'on doit faire ?

Je passais ma main dans le col de ma robe et retira le Retourneur de Temps qui était accroché autour de mon cou. Trois tours, pas un de plus, pas un de moins.

-Viens ici, Harry, dis-je précipitamment, nous n'avions pas le temps ! Vite ! Prêt ? Continuais-je après avoir passer la chaîne autour de son cou.

-Qu'est-ce qu'on va faire ? Demanda Harry.

Je fis tourner le sablier du Retourneur de Temps, trois fois. Le sentiment familier de la traction du temps était encore une chose bizarre pour moi, c'était comme si mon corps se retrouvait propulser en arrière par un vent soudain, quand le sentiment partit, je regardais en vitesse autour de moi, nous étions dans le hall, nous avions remontés trois heures dans le passé. Je regardais le hall avec incompréhension, comment se fait-il que l'on soit apparu ici ?

-Hermione, qu'est-ce que... ?

-Là !

Je pris Harry par le bras et l'entraîna jusqu'au placard à balais et referma la porte derrière tout en écoutant les bruits aux alentours.

-Hermione... Est-ce que tu vas enfin m'expliquer ?

-On a remonté le temps, murmurais-je en enlevant la chaîne du retourneur de temps autour du cou de Harry. On est revenus trois heures en arrière...

-Mais...

-Chut ! Écoute ! Quelqu'un vient ! Je crois... Je crois que c'est nous ! Chuchotais-je en collant mon oreille à la porte du placard à balais.

-Des pas dans le hall... Oui, je crois que c'est nous qui allons voir Hagrid !

-Tu veux dire que nous sommes à la fois dans ce placard et dans le hall ? Murmura Harry.

-Oui, répondis-je. Je suis sûre que c'est nous... Il n'y a pas plus de trois personnes et nous marchons très lentement parce que nous sommes sous la cape d'invisibilité... On vient de descendre l'escalier.

Je me suis assise sur un seau, et essayait de comprendre ce que nous devions faire maintenant, bien sur, Dumbledore voulait que l'on sauve Sirius, mais il avait aussi dit que trois heures suffirait, pourquoi autant de temps pour sauver Sirius ? Surtout que pour l'instant il n'était pas encore en danger imminent.

-Ou est-ce que tu as eu ce sablier ?

-Ca s'appelle un Retourneur de Temps. C'est le professeur McGonagall qui me l'a donné le premier jour de la rentrée. Je m'en suis servie toute l'année pour pouvoir assister à tous mes cours. Le professeur McGonagall m'a fait jurer de n'en parler à personne. Il a fallu qu'elle écrive plein de lettres au ministère de la Magie pour m'en obtenir un. Elle leur a dit que j'étais une élève modèle et que je ne m'en servirais que pour mes études... Chaque fois que je retournais le sablier, je revenais en arrière d'une heure et c'est comme ça que je pouvais assister à plusieurs cours en même temps, tu comprends ? Mais... Harry, je ne comprends pas ce que Dumbledore attend de nous ? Pourquoi nous a-t-il dit de revenir trois heures en arrière ? En quoi est-ce que ça peut aider Sirius ?

-Il y a sans doute quelque chose qui s'est produit à ce moment-là et qu'il veut qu'on change, dit-il lentement. Il y a trois heures, on est allés voir Hagrid dans sa cabane... Et Dumbledore a dit... il a dit qu'on pourrait sauver plus d'un innocent ce soir... Hermione, on va sauver la vie de Buck !

-Mais... en quoi cela peut-il aider Sirius ? Demandais-je encore confuse, j'avais mal au crâne, encore trois heures à tenir avant de revenir à notre temps.

-Dumbledore nous a dit ou se trouvait la fenêtre... La fenêtre du bureau de Flitwick ! La ou il est enfermé ! Il faut que nous volions jusqu'à cette fenêtre sur le dos de Buck pour sauver Sirius ! Sirius pourra s'échapper grâce à Buck... Ils pourront s'échapper tous les deux !

-Si nous arrivons à faire tout ça sans être vus, ce sera un miracle ! Murmurais-je terrifiée.

Nous devions passés inaperçus face à Hagrid, au Ministre, au bourreau et au Directeur, bien sur, tout ça était extrêmement facile, me moquais-je.

-Il faut qu'on essaye, dit Harry. Je crois qu'il n'y a personne... Viens, on y va... continua-t-il.

Harry ouvrit la porte du placard, le hall d'entrée était désert. Harry me regardait en me faisant un signe de tête pour que je le suis, nous sortîmes en vitesse de notre cachette, sans faire de bruit, puis nous descendîmes les marches qui menaient dans le parc, nous aurions été beaucoup moins stressés et anxieux si nous avions avec nous la cape d'invisibilité de Harry, mais actuellement elle se trouvait en la possession des autres nous.

-Si jamais quelqu'un regarde par la fenêtre... prévins-je en jetant des coups d'œils à la façade du château, je crois même que ma voix a montée de plusieurs octaves.

-On va courir, dit Harry d'un ton décidé, comme si cela était facile. Droit dans la forêt, d'accord ? On se cachera derrière un arbre et on regardera ce qui se passe...

-D'accord, mais on va passer derrière les serres. Il ne faut surtout pas qu'on puisse être vus depuis la cabane de Hagrid, sinon, nous nous verrons nous-mêmes ! On a dû arriver tout près de chez Hagrid maintenant !

Nous coupions par le potager jusqu'aux serres et fient une halte en se cachant derrière, rien en vu, puis nous repartîmes à toute vitesse jusqu'à la forêt, parvenu à l'abri des arbres, je rejoignis enfin Harry qui avait eu une longueur d'avance sur moi, bon sang ! Je devais sérieusement penser à courir plus souvent, les escaliers de l'école étaient un bonus pour la santé de mes jambes mais après trois années avec Harry et Ron, je savais mieux que quiconque que quelque chose allait se passer, chaque année.

-Bon, maintenant, soufflais-je avec la gorge sèche, il faut qu'on s'approche de chez Hagrid. Fais attention qu'on ne te voie pas, Harry...

Conscient que nous devions restés cachés, nous avancions silencieusement entre les arbres, en suivant la lisière de la forêt, nous étions assez proche de la cabane de Hagrid pour entendre les coups frappés à sa porte, nous nous cachâmes aussitôt derrière un grand chêne, regardant chacun d'un côté de l'arbre à ce qui se passait devant nous. On pouvait entendre d'ici ce que notre groupe de trois disait à Hagrid, c'était... surprenant.

-C'est la chose la plus étrange qu'on ait jamais faite, me dit Harry, impressionné.

Parce que se battre contre un troll et tomber nez à nez à chien à trois têtes n'était pas tout autant étrange ?

-Allons un peu plus loin, murmurais-je. Il faut se rapprocher de Buck !

Nous nous avançâmes derrière les arbres jusqu'au potager de Hagrid, ou Buck était encore attaché à la clôture.

-Maintenant ? Murmura Harry.

-Non, répondis-je en retenant son bras. Si on l'emmène tout de suite, les gens de la Commission vont croire que c'est Hagrid qui l'a libéré. Il faut qu'on attende qu'ils l'aient vu attaché.

C'est bien pour cela que j'avais dis que ça serait un miracle si nous arrivions à le faire.

-Ça va nous donner une minute pour agir, pas plus, dit Harry qui en rajoutait plus à mon anxiété.

-Je sais, Harry. C'est pour cela que l'on doit faire vite. Je m'arrêtais en entendant le bruit de vaisselle brisée à l'intérieur de la cabane. Ça, c'est Hagrid qui casse son pot au lait, chuchotais-je. Dans un instant, je vais trouver Croûtard.

-Hermione, dit soudain Harry après le cri de mon autre moi. Et si on se précipitait dans la cabane pour attraper Pettigrow...

-Non ! Répliquais-je, apeurée. Tu ne comprends donc pas ? On est en train de violer une des lois les plus importantes du monde de la sorcellerie ! Personne n'a le droit de changer le cours du temps ! Personne ! Tu as entendu Dumbledore ? Si on nous voit...

-Il n'y a que nous et Hagrid qui nous verront !

-Harry, qu'est-ce que tu ferais si tu te voyais brusquement surgir dans la cabane de Hagrid ? Demandais-je.

-Je... Je crois que je deviendrais fou, répondit-il, ou alors je penserais qu'il y a de la magie noire la-dessous...

C'était pour cela que j'évitais toujours d'être là ou je pourrais rencontrer un autre moi. Je comprendrais la situation parce que j'utilisais souvent le Retourneur de Temps, mais pas Harry ni Ron.

-Exactement ! Tu ne comprendrais pas et peut-être même que tu t'attaquerais toi-même. Le professeur McGonagall m'a raconté des choses horribles qui sont arrivés à des sorciers parce qu'ils avaient cherché à modifier le temps... Certains se sont tués eux-mêmes par erreur dans leur passé ou leur futur !

-D'accord, dit Harry. C'était simplement une idée en l'air...

Je lui donnais un coup de coude et lui montrais le château du doigt. Le groupe chargé de l'exécution de Buck était là, ils descendirent l'escalier.

-On ne va pas tarder à sortir, murmurais-je.

Je vis d'un point de vue extérieur la dernière conversation que l'on eut avec Hagrid avant l'exécution de Buck. Vite, le groupe de trois s'éloignait au loin avec la cape d'invisibilité sur eux.

-Ou est l'animal ? Demanda le bourreau d'une voix sans chaleur.

-De... dehors... répondit Hagrid.

Nous faisions attention de rester caché derrière notre arbre alors que le bourreau regardait le potager pour apercevoir Buck.

-Nous... heu... nous devons vous lire la déclaration officielle concernant l'exécution, Hagrid. Je serai bref. Ensuite, vous la signerez conjointement avec Macnair. Macnair, vous devez également écouter le texte de la déclaration, question de procédure...

Le visage du bourreau, Macnair, disparut de la fenêtre. C'était maintenant ou jamais. Notre seule chance de pouvoir sauver Buck.

-Attends-moi ici, murmura Harry. J'y vais.

J'allais protester pour y aller à sa place, mais il avait déjà sauter par dessus la cloture, même si Harry était plus rapide que moi, si le ministre le voyait ici, il aurait beaucoup d'ennuis ! Celui-ci continuait à lire son papier officiel, j'écoutais d'une oreille attentif et en même temps surveillait Harry, je serrais fort l'écorce de l'arbre, fais vite, Harry ! Bon sang ! Buck, bouge !

-Bien, nous allons procéder à l'acte, dit le membre de la Commission, à l'intérieur de la cabane. Hagrid, il serait peut-être préférable que vous restiez ici...

-Non, je... je veux être avec lui... Je ne veux pas qu'il reste tout seul...

Des bruits de pas retentirent dans la cabane. Je commençais à suer, mes membres tremblaient, nous ne devions pas être vus !

-Buck, viens ! Chuchota Harry.

-Harry ! Murmurais-je fébrilement.

Il tira encore plus fort sur la corde de Buck, et celui-ci enfin céda et s'avança en agitant ses ailes avec mauvaise humeur, par Merlin ! Nous n'avions pas le temps !

-Un instant, Macnair, dit soudainement Dumbledore, nous surprenant Harry et moi. Vous aussi, vous devez signer.

Harry faisait de son mieux et tirait de toutes ses forces pour faire avancer Buck, je ne pouvais que l'admirer pour cela mais j'étais plus apeurée qu'autre chose en ce moment.

-Dépêche-toi, Harry ! Vite ! Vite ! Gémissais-je en saisissant la corde de Buck pour venir en aide à Harry.

-Arrête ! Me dit Harry. Ils risquent de nous entendre... dit-il en désignant d'un geste de tête Buck.

Je m'arrêtais instantanément, par je ne sais quelle miracle Buck resta immobiles quand la porte de la cabane s'ouvrit laissant sortir le groupe d'exécution. Il y eut un moment de silence.

-Ou est-il ? Dit le membre de la Commission. Ou est l'animal ?

-Il était attaché ici ! Dit le bourreau avec fureur. Je l'ai vu ! Il était là !

-C'est extraordinaire, dit Dumbledore, amusé.

-Buck ! Appela Hagrid.

J'entendis le bruit d'une hache qui s'abattait, le bourreau avait jeté sa hache contre la clôture, par frustration.

-Parti ! Il est parti ! Mon petit Buck, c'est merveilleux, il est parti ! Il a dû réussir à se libérer ! Bravo, Buck, magnifique ! Pleura Hagrid.

Je sentis un mouvement sur la corde que je tenais, Buck essayait de rejoindre Hagrid, les pieds solidement plantés au sol, je tirais de toute mes forces avec Harry pour le maintenir immobile.

-Quelqu'un l'a détaché ! Grogna le bourreau. Nous devrions fouiller le parc et la forêt...

Non ! Ça serait encore pire, et cette fois-ci nous serions vraiment découverts.

-Macnair, si Buck a vraiment été emmené par quelqu'un, croyez-vous que le voleur sera parti avec lui à pied ? Dit Dumbledore d'un ton léger. Il vaudrait mieux fouiller le ciel. Hagrid, je prendrais bien une tasse de thé. Ou un grand cognac.

-B... b... bien sûr, professeur, répondit Hagrid encore secoué dans son bonheur. Venez, entrez...

Nous écoutâmes le bruit des pas que faisait le groupe alors qu'ils rentraient dans la cabane de Hagrid, puis le silence. Nous... nous l'avions fais.

-Et maintenant ? Murmura Harry en regardant autour de lui, visiblement pas encore sur de crier victoire.

-On va rester cachés ici, dis-je, encore bouleversée par ce qu'il venait de se passer. Il faut d'abord qu'ils retournent au château. Ensuite, nous attendrons le meilleur moment pour faire voler Buck jusqu'à la fenêtre de Sirius. Il ne sera là-haut que dans deux heures... Ça va être très difficile, jetais-je en regardant la forêt environnante, les grands arbres profilaient à perte de vue.

-Il faudrait aller un peu plus loin, dit Harry. Si nous voulons savoir ou nous en sommes dans le déroulement du temps, nous devons attendre dans un endroit d'ou nous pourrons nous voir entrer sous le Saule cogneur et en sortir.

-Tu as raison, approuvais-je. Mais il faut que nous restions hors de vue, souviens-toi...

Il continuait à faire de plus en plus noir tandis que nous avancions à la lisière de la forêt pour nous rapprochés du Saule cogneur, j'avais l'impression d'être épiée et surveillée par les créatures qui étaient à l'intérieur de la forêt, la première fois que j'y suis entrée m'a bien fait assez peur pour ne plus m'y approcher de trop près, j'entendais des bruits lointains tel que des brindilles brisées ou le vent sur les feuilles, même Buck avait l'air agité. Par chance nous avions trouvés un bosquet d'arbres qui pouvait aisément nous cachés.

-Voilà Ron ! Dit soudainement Harry.

Je lui lançais un regard sombre, heureusement personne n'avait l'air de l'avoir entendu, il s'excusa du regard.

-Laisse-le tranquille ! Allez, va-t'en ! Croûtard, viens ici !

J'avais peur que Harry puisse s'énerver et aller à la chasse de Pettigrow, mais il serra juste le poing et regardait ce qui se passait devant lui, notre soirée n'était pas encore terminée mais c'était déjà beaucoup pour nous, je pris la main serrée de Harry pour le réconforté, je ne pouvais faire que ça en ce moment, ça et tenir fermement la corde de Buck. Je revis d'un autre point de vue Sirius, transformé en chien tirer Ron jusqu'au Saule Cogneur, Harry desserra enfin le poing et accepta ma main comme réconfort.

-Ça, c'est Pattenrond qui appuie sur la racine, dis-je.

-Ça y est, on entre... finit Harry alors que nous nous voyons entrer dans le trou.

-Juste après qu'on est descendus dans le passage, dis-je en voyant Dumbledore et le reste du groupe retourner au château. Si seulement Dumbledore était venu avec nous...

-Macnair et Fudge seraient venus aussi, dit Harry d'un ton amer. Et je te parie ce que tu veux que Fudge aurait ordonné à Macnair de tuer Sirius sur-le-champ...

Harry avait raison, Fudge n'avait pas voulu écouter témoignages à l'infirmerie, pourquoi l'aurait-il fait avec Sirius juste en face de lui ? Amèrement je commençais à comprendre comment fonctionnait la politique des sorciers, si quelqu'un comme Malfoy avait assez de pouvoir pour faire exécuter une créature innocente comme Buck, c'était que le ministère de la Magie était assez corrompu pour que ce genre de choses arrive.

-Voilà Lupin, dit Harry me sortant de mes pensées.

La silhouette du professeur Lupin descendait les escaliers et courait vers le Saule Cogneur, il avait l'air d'être en totale panique, d'un coup de tête il regarda autour de lui avec affût, je retenais ma respiration, pouvait-il nous voir ? Je ne pouvais voir ses yeux à cause des nuages qui cachaient la lune. Le professeur Lupin ramassa une branche morte et s'en servi pour appuyer sur le nœud de la racine, au pied du tronc, l'arbre s'immobilisa alors que le professeur Lupin s'engouffra dans l'ouverture.

-Si seulement il avait pris la cape, dit Harry. Elle est là, par terre. Il se tourna vers moi. Et si je me précipitais pour la ramasser ? Suggéra-t-il. Rogue ne la trouverait pas et...

-Harry, il ne faut pas qu'on nous voie ! Dis-je au bord de l'hystérie.

-Comment peux-tu supporter ça ? Dit-il. Rester là à regarder les choses se passer sans intervenir... Je vais chercher la cape !

-Harry, non !

J'agrippais le pan de sa robe de sorcier, on ne devait pas être vu ! Et comme par miracle, nous entendions quelqu'un chanter, Hagrid se dirigeait vers le château en chantant à tue-tête, avec une grande bouteille à la main, je devinais qu'il y avait de l'alcool dans celui-ci.

-Tu vois ? Chuchotais-je. Tu vois ce qui aurait pu se passer ? Nous devons absolument rester cachés ! Non, Buck ! Pleurais-je en sentant celui-ci tirer sur la corde pour essayer de rejoindre Hagrid.

À peine deux minutes s'écoulèrent avant que Rogue ne fasse son apparition en se précipitant en dehors du château, courant en direction du Saule. Il s'arrêta devant l'arbre, regarda autour de lui et ramassa la cape d'invisibilité.

-Enlève tes sales pattes de ma cape, grogna Harry.

-Chut ! Chuchotais-je furieusement.

Rogue prit la branche que le professeur Lupin avait utilisé pour immobiliser l'arbre, il disparut à son tour dans le trou avec la cape d'invisibilité sur lui.

-Et voilà, murmurais-je, on est tous descendus... Et maintenant, il faut attendre que nous soyons ressortis...

Je nouais la corde de Buck autour de l'arbre le plus proche, je ne pensais pas que je pouvais tenir plus longtemps la corde pour l'instant, j'avais les mains rouges et tremblantes, je m'assis par terre et mise mes bras autour de mes genoux, ce n'était pas encore fini, notre mission principale était de sauver Sirius, je priais pour que nous arrivions à le faire sans nous faire remarquer. Pour ne pas tomber de fatigue, bien que j'en étais incapable pour le moment avec le stress qui accompagnait notre mésaventure, je commençais à réfléchie à ce qu'il s'était passer avant de me réveiller à l'infirmerie. La dernière chose dont je me souviens avant de m'évanouir était de voir les Détraqueurs, comment se fait-il qu'ils ne l'aient pas capturés, sur le coup ?

-Harry, il y a quelque chose que je comprends pas... commençais-je. Pourquoi les Détraqueurs n'ont-ils pas capturé Sirius ? Je me souviens de les avoir vus arriver et puis je me suis évanouie... Ils étaient si nombreux...

Je frissonnais rien qu'en y pensant, toutes mes émotions chaleureuses... parties, comme si ceux-ci s'étaient fait aspiré, le sensation d'avoir rencontrer le Détraqueur dans le train en début d'année, n'était que minime comparé à une centaine de ces choses, descendus du ciel. Harry m'expliqua ce qui s'était passer après que je m'évanouisse et avant que lui-même ne tombe inconscient.

-Qu'est-ce que c'était ? Demandais-je, stupéfaite.

-Il n'y a qu'une seule chose qui aurait pu faire fuir les Détraqueurs, dit lentement Harry. Un Patronus suffisamment puissant...

-Mais qui l'aurait fait apparaître ? Un professeur, peut-être ? Suggérais-je, c'était la seule conclusion possible, probablement Dumbledore, et c'était pour cela qu'il nous avait demander de remonter dans le temps.

-Non, ce n'était pas un professeur, répondit Harry, troublé.

-Il fallait un sorcier aux pouvoirs très puissants pour chasser tous ces Détraqueurs... Si le Patronus brillait à ce point, tu aurais dû voir qui l'a...

-Je l'ai vu, dit lentement Harry. Mais peut-être que je l'ai imaginé... Je n'avais pas l'esprit très clair... Je me suis évanoui juste après...

-C'est qui, à ton avis ? Lui demandais-je en ayant l'impression qu'il savait qui était cette personne mais ne voulait pas me le dire en cas de doute.

-Je crois... Je crois que c'était mon père, murmura-t-il.

Je le regardais avec soin, et le fixait bouche bée voyant qu'il était vraiment sérieux, et qu'il croyait ce qu'il venait de dire, oh, Harry. La conception de cette idée était bien sur, impossible, son père était mort depuis des années, Harry me regarda étrangement devant mon long silence.

-Harry, ton père est... il est mort, dis-je doucement.

-Je le sais, répondit-il trop vite.

-Tu crois que tu as vu son fantôme ? Essayais-je, ce qui n'était pas vraiment mieux.

-Je ne sais pas... Non, il avait l'air bien vivant...

-Mais alors...

-Peut-être que j'ai eu une hallucination, dit Harry. Mais, d'après ce que j'ai vu... Il lui ressemblait... J'ai des photos de lui...

Bon sang ! Je blâmais ma force physique et émotionnelle, si j'avais été plus forte, plus entraînée j'aurais rester aux côté de Harry et l'aider, mais j'étais faible, encore une fois, mais je ne pouvais m'apitoyer sur ma faiblesse, sinon je serrais encore une fois de plus derrière Harry et Ron, qui eux n'avaient peur de rien et bravaient le danger, très souvent bêtement, mais ils avaient le courage et la force, et moi seulement mon cerveau. Harry croyait vraiment avoir vu son père mort, ce n'était pas... possible, mais je ne pouvais lui dire ça aussi crûment.

-Je sais que ça semble dément, reprit Harry.

-Peut-être, mais nous le saurons plus tard, dis-je en lui serrant encore une fois sa main et cette fois-ci il ne la lâcha pas.

Nous restions assis sur le sol pendant plusieurs longues minutes à fixer l'entrée du Saule Cogneur, la lune fît son apparition avant de disparaître aussi vite qu'elle était venue, comme pour nous narguer, et ce, plusieurs fois dans la première heure. Buck creusait plusieurs trous par terre avec son bec, il avait déjà manger plusieurs vers et asticots, pas très charmant.

-Donc, ce machin de temps... dit Harry.

-Retourneur de temps, le corrigeais-je en tournant mon attention sur lui.

-Il peut ramener dans le temps et l'endroit que l'on veut ? Questionna-t-il.

-Pas exactement, il peut ramener dans le temps de quelques heures, mais quand je l'utilise je réapparais dans le même endroit.

-Alors, comment se fait-il qu'on s'est retrouver dans le hall ? Demanda Harry confus.

-Je ne suis pas sûr. Mais je pense que Dumbledore nous a jeté un sort pour que nous puissions nous retrouvés dans le hall, si Madame Pomfresh nous avait vu à l'infirmerie, dans cet état, elle aurait eu une crise de colère.

Pendant un moment, aucun de nous ne parla, seul le bruit du vent sur les arbres, et les pas de Buck filtraient la nuit.

-Est-ce que tu allais nous le dire ? A Ron et moi, pour le Retourneur de Temps ? Dit Harry qui essayait d'avoir un ton nonchalant.

-Harry... J'ai promis à McGonagall de n'en parler à personne et de l'utiliser correctement pour mes cours, j'ai déjà brisée une règle, je ne peux pas en briser une autre, dis-je doucement en essayant de m'excuser avec le ton que j'employais. Si un autre élève l'avait su, le ministère m'aurait retiré le Retourneur de Temps et j'aurai été sanctionnée, finis-je, Harry me regarda pendant un moment avec un regard compréhensif.

J'avais complètement mis de côté les autres émotions que je ressentais, les mêmes que j'avais ressentie dans la Cabane hurlante, ce n'était pas une coïncidence, et je pourrais mettre ma main au feu que tout ça était en rapport avec le professeur Lupin, le Leus Warous, le loup-garou, la prédiction, bien que stupide de Trelawney, avait mit un grain de doute dans mon esprit. « Je n'ai jamais rencontré une sorcière de votre âge aussi intelligente que vous, Hermione ». Si je l'étais j'aurai compris depuis le début que la prédiction de Trelawney était en rapport avec lui, le professeur Lupin. Je sortais de mes pensées pour voir du mouvement à l'entrée du Saule.

-On arrive ! Murmurais-je en me redressant.

Le professeur Lupin sorti du Saule avec Pettigrow et Ron, puis Rogue, Sirius Black, Harry et moi suivirent juste derrière, je remarquais Harry qui regardait, avec anticipation, le ciel, la lune allait bientôt faire son apparition.

-Harry, nous ne devons surtout pas bouger. Il ne faut pas qu'on nous voie. De toute façon, nous ne pouvons rien faire...

-Alors, on va laisser Pettigrow s'échapper une fois de plus... dit-il à voix basse.

-Comment pourrait-on retrouver un rat dans le noir ? On ne peut rien ! Nous sommes revenus pour aider Sirius, nous ne devons rien faire d'autre !

-D'accord ! Rétorqua-t-il brusquement.

Je me taisais et laissait Harry dans sa colère, je ne pouvais pas lui en vouloir même si j'étais légèrement bouleversée par son ton, je laissais de côté ça quand je vis la lueur de la lune.

-Lupin est en train de se transformer, murmurais-je prudente.

-Hermione ! Dit soudainement Harry. Nous ne pouvons pas rester ici !

-Il ne faut surtout pas bouger, je te le répète !

-Mais Lupin va se précipiter vers la forêt, droit sur nous !

Je lâchais un cri de terreur, j'avais complètement oublier cela ! Nous devons détachés Buck !

-Vite ! Dis-je en détresse. Ou peut-on se cacher ? Les Détraqueurs ne vont pas tarder à apparaître...

-On retourne chez Hagrid ! Dit Harry. Il n'est pas chez lui en ce moment...

Je jetais un coup d'œil vers le groupe, Lupin était en face de Harry et moi, enfin les autres Harry et Hermione, quand allait-il partir ?! Ou était le cri ?! Puis je compris, c'était moi qui avait imiter le cri d'un loup, je l'avais fais pour nous sauver. Avec le corde de Buck, je mis mes deux mains autour de ma bouche, j'imitais le cri d'un loup.

-Hermione ?! Qu'est-ce que tu fais ?! Dit Harry interloqué et apeuré.

-Je nous sauve la vie ! Dis-je.

-Super ! Mais maintenant Lupin se précipite droit vers nous ! Cria-t-il. Viens !

Nous tirâmes Buck avec nous alors que nous nous précipitions chez Hagrid, je pouvais entendre les hurlements du loup plus loin, je ne savais pas si c'était des hurlements de colère ou de tristesse, je ne savais pas comment je pouvais les identifiés, mais je ressentais ses deux émotions dans mon ventre. Harry se précipita en premier dans la cabane, ensuite moi et Buck, il ferma la porte derrière lui, je sursautais en entendant Crockdur aboyer bruyamment.

-Tais-toi, Crockdur, c'est nous ! Chuchotais-je en le caressant derrière les oreilles pour qu'il se calme. On l'a échappé belle... soufflais-je.

-Oui... dit Harry en regardant pas la fenêtre tandis que Buck, heureux d'avoir retrouver le confort de la maison de son maître, s'allongea devant la cheminée et replia ses ailes. Je ferais mieux de retourner dehors, continua Harry. D'ici, on ne voit rien, on risque de ne pas arriver à temps...

Je le regardais soupçonneux, j'espérais pour lui qu'il n'allait pas à la recherche de Pettigrow, c'était impossible dans le noir et plus que dangereux.

-Je te promets que je ne tenterai rien, dit-il précipitamment. Mais si nous ne voyons pas ce qui se passe, comment saurons-nous qu'il est temps d'aller chercher Sirius ?

-Bon, d'accord, j'attends ici avec Buck... Mais fais attention... Il y a un loup-garou dans le coin... Et des Détraqueurs...

Harry hocha de la tête et sortit de la cabane, je le regardais par la fenêtre, le voyant aller dans la direction du lac, je savais qu'il allait intervenir pour voir si c'était son père qui l'avait sauver des Détraqueurs. Avec un sentiment d'angoisse dans le cœur, je pris la corde Buck et l'obligeait à se lever pour que nous puissions rejoindre Harry.

-Je suis désolé Buck, je te promets que quand tout sera fini tu pourras te reposer autant que tu veux.

En sortant de la cabane, je regardais autour avec un œil vif avant de me précipiter dans la direction qu'avait prit Harry, au bout de quelques secondes, je me rendis compte qu'il n'y avait plus aucun bruit autour de moi, c'était silencieux, je n'entendais plus les hurlements du loup et ça me faisait peur, j'entendis une brindille se casser plus loin, je me retournais pour rencontrer les yeux ambres du loup-garou, professeur Lupin.

Je poussais un cri de peur, alerté par la présence de Lupin, Buck bougea nerveusement et commença à courir alors que je tenais encore sa corde, j'essayais de garder son rythme en courant, et évitais d'être essoufflé, j'entendais les pas de Lupin juste derrière moi et ses cris me perçaient les oreilles, je savais qu'il était tout près, puis d'un coup je me retrouvais au sol, j'avais bêtement trébuchée sur une racine d'arbre, me faisant lâcher la corde de Buck qui continuait à courir, ne voyant pas que j'étais à terre. Je sifflais en sentant un peu de sang se répandre sur ma joue, mais je me figeais soudainement, j'étais couchée à terre, sur le ventre et Lupin était juste derrière moi, à l'affût, près à me sauter dessus.

J'entendais les pas doux du professeur Lupin sur le sol de la forêt, puis je sentais son museau prendre contact avec ma cheville droite, je ne pouvais plus bouger, j'avais peur, mon dieu ! Faites qu'il ne me tue pas ! Bizarrement, j'entendis le loup-garou gémir, un peu comme un chien qui avait faim d'affection, encore terrifié je retournais ma tête et jetais un coup d'œil, le loup-garou avait la tête baissée et frôlait du bout de son museau ma jambe tout en gémissant, comme pour me calmer, je le regardais éberluée, et avec prudence, je redressais doucement mon corps.

Voyant mes mouvements, le loup-garou commençait à se rapprocher de moi comme avec enthousiasme, ça y est j'allais mourir, il allait me dévorer, pensais-je horrifié, mais contre toute attente, le loup-garou s'arrêta et refit la même chose que précédemment, j'avais l'impression qu'il essayait de... s'excuser. C'était étrange, tout doucement il continua à me renifler jusqu'à qu'il atteigne ma joue et se mit à lécher celle-ci, j'étais encore plus raide qu'avant, il prenait un goût de mon sang pour mieux m'apprécier plus tard, je déglutis.

Aussi soudain qu'avant, le loup-garou gémit et ses yeux rencontraient les miens, ils étaient d'or pur avec quelques touches de vert, j'avais l'impression de me perdre dedans, ils étaient... magnifiques.

« Compagne »

Je couinais, d'où cette voix venait ?! Je n'avais pas rêver, elle venait de l'intérieur de moi ?! Mais comment ? La voix ressemblait à celle du professeur Lupin, mais en plus basse, plus rauque, c'était si étrange, était-ce lui ?

-Pr... professeur Lupin ? Murmurais-je doucement.

Celui-ci poussa son museau contre ma joue avec enthousiasme et avec plainte aussi, je ne comprenais pas du tout ce qui m'arrivait, ne devait-il pas m'attaquer ?

« Jamais » répondit la voix.

Venait-il juste de répondre à ma pensée ? Aussi soudainement que cela venu je me souvins que Harry pouvait être en détresse, Harry ! Armée de mon courage de Gryffondor, je me relevais, professeur Lupin suivit mon mouvement, il voulait me suivre, s'il ne m'avait pas attaquer, rien ne pouvait me garantir qu'il ferait la même chose avec Harry. Je tentais quelque chose.

-Restez ici, d'accord ? J'essayais de faire parvenir ça comme une commande.

Le loup-garou gémit, il aplati ses oreilles comme pour m'attendrir mais avec un regard dur de ma part, il comprit et tourna sur lui-même avant de s'allonger au sol et me regarda tristement. Je lui jetais un dernier regard avant de me précipiter pour trouver Harry, j'entendais son hurlement et sentit mon cœur se serrer de tristesse, j'avais raison, il y avait quelque chose qui me connectait au professeur Lupin. Je vis Buck plus loin qui regardait autour de lui et tapait impatiemment du pied.

-Buck !

Il se tourna vers moi et se précipita à mes côtés en me voyant, je pris sa corde et sans plus tarder je courais jusqu'au lac, une lumière vif captait mon regard entre les arbres, je courais jusqu'à celle-ci, elle disparut quand je vis enfin Harry, mais j'étais sur de ce que j'avais vus et je ne pense pas que je pourrais oublier ça, c'était un véritable Patronus.

« Il vous parle, mais vous ne pouvez pas l'entendre, pas encore. Bientôt, très bientôt vous y ferez face, mais n'ayez aucune crainte, mon enfant, il ne vous fera aucun mal, il vous protégera. »

Finalement, je l'avais entendue.


Prochain chapitre: La fuite de Sirius et Buck.