Encore merci pour tout vos commentaires, vous êtes adorables. Alors je commence dés à présent à vous informer que je prends une pause pour cette fiction, j'ai deux autres histoires que je dois mettre à jour et maintenant que j'ai terminé le troisième tome je vais commencer le quatrième qui est très long et charger, donc il n'y aura pas de mise à jour la semaine prochaine, je vais essayer de mon mieux pour être rapide. Dans tous les cas, encore merci pour vos commentaires et votre soutien!
Sur ce, bonne lecture!
Disclaimer: L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas. Sinon Hermione n'aurait pas finit avec Ron.
POV Remus :
Chaque os de mon corps se craquait et se brisait pour former un autre corps, celui d'un loup. Je ressentais la douleur de chaque os déplacer, et la fourrure qui commençait à parsemer mon corps, puis j'étais un loup-garou. Bizarrement je continuais à penser pareil, mais j'entendais toujours ce que disait Lunard, c'était comme si nos pensées se mélangeaient, mais je n'avais plus le contrôle de mon corps, je ne reconnaissais plus mon meilleur ami, je ne reconnaissais plus mes élèves, seulement ma compagne, elle seule m'était familière. Je n'étais plus moi, j'étais Lunard.
POV Hermione :
-Prête ? Me demanda Harry. Tu ferais bien de te tenir à moi... me conseilla-t-il avant que nous volions dans les airs.
-Oh, non... Je n'aime pas ça... Pas du tout...
Tellement de choses sont arrivés cette nuit, Harry avait réussi à faire face à une centaine de Détraqueurs avec un seul Patronus, seul un grand sorcier pouvait faire ça et je savais que Harry en deviendrait un. Le professeur Lupin ne m'avait pas attaqué cette nuit, et ça je ne comprenais pas, pourquoi avais-je entendue sa voix dans ma tête ? Et comment cela était-il possible ? Pratiquait-il l'Occlumencie ? Mais pour le moment je ne pensais à rien, à par le fait que je volais sur le dos d'un Hippogriffe et que j'étais très haut dans le ciel, oh, dieu, je ne veux pas tombée !
Rapidement nous arrivions devant la fenêtre de la « cellule » de Sirius, Harry parvint à taper contre le carreau de la fenêtre. Sirius Black leva la tête et il ouvrit en grand les yeux quand il nous vit, il se leva d'un bond, se précipita à la fenêtre et essaya de l'ouvrir, mais elle verrouillée. Je sortis ma baguette magique, en essayant de tout mon cœur de ne pas tomber.
-Alohomora !
-Comment ?... Comment... balbutia Sirius en regardant Buck.
-Vite, montez ! On n'a pas beaucoup de temps, dit Harry. Il faut sortir d'ici, les Détraqueurs arrivent. Macnair est allé les chercher.
Hochant la tête dans la compréhension, Sirius Black se hissa sur les rebords de la fenêtre, suffisamment mince, il réussit à se glisser à travers l'ouverture, il monta à son tour sur Buck et vint s'asseoir derrière moi. Je le sentis serrer ses bras autour de ma taille avant que Buck ne reprennent sa route. Je m'accrochais à la taille de Harry, je ne veux pas tomber, je ne veux pas tomber, je ne veux pas tomber. Harry et moi nous descendîmes de Buck à la tour ouest.
-Il faut partir, maintenant, Sirius. Vite ! Dit Harry. Ils vont arriver dans le bureau de Flitwick d'un moment à l'autre.
-Qu'est-ce qui est arrivé à l'autre garçon ? Ron ? Demanda Sirius.
-Il va guérir. Il n'a pas encore repris connaissance, mais Madame Pomfresh dit qu'elle parviendra à le remettre sur pied. Vite, allez-y !
-Comment pourrai-je jamais vous remercier ?...
-Allez-y ! nous criâmes, nous n'avions pas le temps !
-Nous nous reverrons un jour, dit Sirius. Tu es... Tu es le digne fils de ton père, Harry...
Sirius Black serra les flancs de Buck entre ses talons, nous reculâmes d'un pas et Buck s'envola dans les airs avec Sirius sur son dos, Harry avait l'air triste de les voir partir au loin, mais j'avais des choses plus importantes à l'esprit. Il était exactement 23h45 sur l'horloge, nous n'avions plus que dix minutes pour revenir à l'infirmerie !
-Harry ! M'exclamais-je en tirant sa manche. On a exactement dix minutes pour revenir à l'infirmerie sans qu'on nous voie... avant que Dumbledore ne verrouille la porte...
-D'accord, dit-il en me regardant enfin. Allons-y...
Nous descendions le petit escalier en colimaçon de la tour, j'étais si nerveuse, si nous n'arrivions pas à l'heure sans nous faire remarquer, nous serons dans de gros ennuis ! Arrivés en bas des marches, nous nous stoppions, instinctivement je pris la main de Harry, il y avait des voix à proximité de nous, plaqués contre un mur, nous écoutions la discussion de Rogue et du Ministre, ils avancèrent à grands pas le long du couloir.
-J'espère simplement que Dumbledore ne va pas faire de difficultés. Le baiser va être donné tout de suite ? Fît la voix de Rogue. Je sentis Harry serrer mon poignet dans sa main.
-Dès que Macnair sera de retour avec les Détraqueurs. L'affaire Black a été extrêmement embarrassante. Inutile de vous dire que j'attends avec impatience de pouvoir annoncer à La Gazette du sorcier que nous l'avons enfin capturé... Je ne serais pas étonné qu'ils souhaitent vous interviewer, mon cher Rogue... Et dès que le jeune Potter aura retrouvé ses esprits, je pense qu'il aura hâte de raconter à La Gazette comment vous lui avez sauvé la vie...
Ils pensaient toujours que nous avions été mis sous un charme de Confusion, je commençais à douter de l'incompétence du Ministre actuel, Harry resserra encore plus mon poignet quand le Ministre et Rogue passèrent devant notre cachette, le Ministre se dandinait tandis que Rogue lui donnait un sourire satisfait. Nous attendions quelques secondes, le temps que leurs pas s'évanouissent plus loin.
-Allons-y ! murmurais-je.
Nous nous précipitâmes dans la direction opposé, j'avais le souffle court quand nous entendîmes les caquètements de Peeves. Harry me saisit vite le poignet et nous nous engouffrâmes à temps dans une classe déserte, il ne restait plus que trois minutes ! Nous courions encore plus vite après être sorti de la salle de classe, la voie était libre.
-Hermione, qu'est-ce qui se passera si on n'est pas de retour avant que Dumbledore verrouille la porte ? Me demanda Harry, essoufflé.
-Je préfère ne pas y penser ! Gémis-je, je regardais mon montre, apeuré. Plus qu'une minute !
Nous arrivâmes enfin dans le couloir qui menait à l'infirmerie, nous pouvions entendre la voix de Dumbledore, avec appréhension, nous nous avançâmes silencieusement dans le couloir, la porte de l'infirmerie s'ouvrit pour laisser sortir Dumbledore.
-Je vais verrouiller la porte. Il est minuit moins cinq, dit-il en consultant sa montre. Miss Granger, trois tours devraient suffire. Bonne chance.
Il sortir de l'infirmerie et ferma la porte et s'apprêtait à la verrouiller à l'aide de sa baguette magique, c'était notre seule chance ! Nous nous précipitions vers Dumbledore, il se tourna vers nous avec un large sourire.
-Alors ? Demanda-t-il à voix basse.
-On a réussi ! Répondit Harry à bout de souffle. Sirius s'est enfui en s'envolant avec Buck.
-Bravo. Je crois que... oui, je crois que vous êtes déjà partis. Allez vous recoucher, je vais vous enfermer.
Nous nous glissâmes de nouveau dans l'infirmerie, effectivement nous n'étions plus là, il n'y avait que Ron qui était encore endormi sur son lit, lorsque que j'entendis la serrure cliqueté, je me précipitais dans mon lit, Harry en fît de même. Je cachais en vitesse mon Retourneur de temps, juste avant que Madame Pomfresh ne sorte de son bureau.
-Le directeur est parti ? Je vais enfin pouvoir m'occuper de mes patients, maintenant ?
Il était clair sur son visage qu'elle n'était pas dans la meilleure des humeurs, nous avons donc pris docilement notre chocolat, chacun. Bien que maintenant nous n'en n'avions plus vraiment besoin, mais mon ventre était un peu vide avec tout ce que nous avions fais cette nuit. Je mangeais mon troisième morceau de chocolat en attendant que quelque chose, ou quelqu'un vienne en travers de la porte de l'infirmerie. Ce n'est qu'à mon quatrième morceau que nous entendîmes des hurlements de colère quelque part, au dessus de notre tête, dans le bureau de Flitwick, nous nous jetâmes un regard complice avec Harry.
-Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda inquiète Madame Pomfresh.
Maintenant les voix se faisaient de plus en plus entendre à mesure que celles-ci approchaient de la porte de l'infirmerie, la porte verrouillée étouffait un peu les bruits furieuses, m'empêchant de comprendre ce que disait exactement ses voix..
-Ils vont réveiller tout le monde ! Ou est-ce qu'ils se croient ? Dit scandaleusement Madame Pomfresh en se tournant vers la porte.
Les voix furieuses arrivèrent assez près de la porte pour je puisse comprendre le sujet de la conversation.
-Il a dû transplaner, Severus. Il aurait fallu laisser quelqu'un avec lui dans la pièce. Quand ça va se savoir...
Étais-je vraiment la seule dans le monde magique à avoir lu l'Histoire de Poudlard ?!
-IL N'A PAS TRANSPLANE ! Fît la voix de Rogue, la seule qui était furieuse. IL EST IMPOSSIBLE DE TRANSPLANER A L'INTÉRIEUR DE CE CHATEAU ! JE SUIS SUR QUE POTTER EST DANS LE COUP !
Apparemment Rogue a aussi lu l'Histoire de Poudlard, je frissonnais en pensant que nous avions une chose en commun.
La porte de l'infirmerie s'ouvrit en fracas, je sursautais légèrement à l'intrusion, le Ministre, Rogue et Dumbledore firent irruption dans la salle, seul Dumbledore avait l'air calme et serein, je ne pouvais pas en dire autant pour Fudge et Rogue, le premier était en colère et le second avait l'air de vouloir exploser tant sa colère était palpable.
-CA SUFFIT, MAINTENANT, POTTER ! Cria Rogue en s'avançant vers Harry. QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FABRIQUE ?
-Professeur Rogue ! S'indigna Madame Pomfresh. Contrôlez-vous, je vous pris !
-Allons, Rogue, soyez raisonnable, dit Fudge. Cette porte était verrouillée, nous l'avons bien vu...
-ILS L'ONT AIDE A S'ENFUIR, JE LE SAIS ! Hurla Rogue en pointant Harry et moi du doigt.
-Allons, calmez-vous ! Lança Fudge. Ce que vous dites n'a pas de sens !
-VOUS NE CONNAISSEZ PAS POTTER ! S'écria Rogue. C'EST LUI QUI A FAIT CA, JE SAIS QUE C'EST LUI !
-Ça suffit, Severus, dit tranquillement Dumbledore. Réfléchissez un peu. Cette porte a été verrouillée depuis que j'ai quitté l'infirmerie il y a dix minutes. Madame Pomfresh, avez-vous vu ces élèves quitter leurs lits ?
-Bien sur que non, répliqua celle-ci à bout de nerf. Je ne les ai pas quittés depuis que vous êtes parti !
-Vous voyez bien, Severus, dit Dumbledore. A moins que vous ne vouliez nous faire croire que Harry et Hermione ont la faculté de se trouver en même temps dans deux endroits différents, je ne vois pas de raison de les importuner davantage.
Rogue dévisagea Dumbledore pour ensuite poser son regard sur Fudge, il se tourna avec rage pour sortir rapidement de l'infirmerie, sa robe volait derrière lui.
-Ce bonhomme ne me semble pas très équilibré, dit Fudge en regardant la sortie de Rogue. Si j'étais vous, Dumbledore, je le surveillerais de près.
-Oh, il n'est pas déséquilibré, répondit Dumbledore. Je crois simplement qu'il a subi une très profonde contrariété...
-Il n'est pas le seul ! Soupira le Ministre. La Gazette du sorcier va s'en donner à cœur joie ! Nous avions capturé Black et il a réussi à nous filer entre les doigts, une fois de plus ! Il ne manquerait plus qu'on apprenne la fuite de cet hippogriffe et je serai la risée de tout le monde ! Enfin... Je ferais bien de retourner au ministère pour expliquer ce qui s'est passée...
-Et les Détraqueurs ? Demanda Dumbledore. J'imagine que vous n'allez pas les laissez aux abords de l'école ?
-En effet, ils n'ont plus rien à faire ici, désormais. Jamais je n'aurais pensé qu'ils essaieraient de donner un baiser à un garçon innocent... Impossible de les contrôler... Je vais les renvoyer à Azkaban dès ce soir. Nous pourrions peut-être poster des dragons aux entrés de l'école...
-Hagrid en serait enchanté, dit Dumbledore en nous jetant un coup d'œil.
Quand ils sortirent de la salle et que Madame Pomfresh ferma derrière eux et retourna dans son bureau, nous respirions enfin, tout ça était terminer, j'étais fatiguée et j'avais mal partout, je n'avais envie que d'une seule chose, dormir. Soudainement j'entendis un gémissement à l'autre bout de la salle, avec Harry nous nous regardâmes avant de regarder Ron qui se redressait sur son lit et se massait la tête.
-Qu'est-ce qui... Qu'est-ce qui s'est passé ? Grogna-t-il. Harry ? Qu'est-ce qu'on fait là ? Ou est Sirius ? Et Lupin ?
Et bien beaucoup de choses se sont passées, j'échangeais un regard avec Harry, je soupirais comprenant qu'il voulait que je raconte tout à Ron.
-C'est toi qui racontes, dit Harry alors qu'il se rassit sur son lit et reprit du chocolat.
J'avais déjà cassée toutes les règles que m'avait imposé le professeur McGonagall, raconter tout à Ron ne changerait pas grand choses, bien qu'il valait mieux que je taise concernant ce qu'il s'est passé de ma rencontre avec Lupin, je voulais garder ça pour moi, pour le moment. Je m'asseyais sur une chaise à proximité du lit de Ron.
-Ron, sais-tu ce que s'est ? Lui demandais-je en sortant le Retourneur de temps, Harry avait l'air assez impressionné que je commence directement par ça tandis que Ron me regardait confus. C'est un Retourneur de Temps...
-Comment est-il ?
-Assez mal en point.
-Pauvre Remus.
C'est en entendant le prénom du professeur Lupin que je repris un peu conscience, après avoir expliquer ce que nous avions vécu durant cette nuit, deux fois car il n'en n'avait pas cru un mot au début, j'avais bu toute une carafe d'eau avant de m'effondrer d'épuisement sur le lit d'infirmerie. J'avais l'esprit embrumée et j'étais incapable d'ouvrir les yeux, c'était peut-être le matin, puisque les deux voix que j'entendais chuchotaient, celles-ci ressemblaient vaguement à celles de Dumbledore et Madame Pomfresh, et je pouvais entendre la respiration lente de Harry sur le lit d'à côté.
-Mettons-le là, Pompom, dit la voix de Dumbledore.
-Mais le lit est trop proche des enfants, fît la voix de Madame Pomfresh.
-Faites-moi confiance, ceci est pour le mieux.
J'entendis les bruissements de drap dans le lit à ma droite, ainsi qu'un gémissement de douleur puis un soupir, j'étais trop fatiguée pour pouvoir ouvrir mes yeux ou essayer de comprendre quoi que ce soit, avec un sentiment de contentement nouveau, je m'endormis doucement.
POV Remus :
-Je ne peux pas rester plus longtemps, Albus, soupirais-je.
-Je suis navré de vous voir partir, Remus.
Je devais m'en aller, Severus avait rendu public mon « secret poilu », Dumbledore ne tarderait pas à recevoir plusieurs lettres d'indignations de la part des parents d'élèves. Je savais que cela était bien trop beau pour pouvoir durer, j'avais passé une excellente année en tant que professeur à Poudlard, mais maintenant je devais retourner à ma misérable vie, sans Hermione.
-C'est pour le mieux, je suis toujours soulagé de savoir que je n'ai mordu personne, la nuit dernière, ce qui était assez miraculeux, avouais-je.
-Pas si miraculeux que cela, en fait, dit-il mystérieusement.
-Que voulez-vous dire, Albus ? Demandais-je.
-J'ai appris, qu'hier soir, votre homologue loup-garou a eu une rencontre avec Miss Granger, face à face et qu'elle vous a expressément demandée de rester dans la forêt...
-Et ?...
-Et qu'effectivement, vous êtes resté là ou vous étiez, toute la nuit, finit-il.
-Mais... Mais c'est impossible !
-Pas tant que ça, Remus. Comme je vous l'ai déjà dis, Remus, votre lien est très rare, il se pourrait même que celui-ci soit unique, si cela vous plaît je peux vous prêter quelques ouvrages qui pourrait répondre à vos questions.
-Cela... m'aiderait énormément, merci, Albus.
-Par ailleurs, votre lien est encore frais et fragile, il serait très préjudicieux pour vous si vous veniez à être séparés pendant un certain temps.
-Que devrais-je faire ? Dis-je en me frottant le front, j'étais fatigué après la nuit que j'avais passé.
-J'ai déjà une solution à ce problème, vous n'avez pas à vous inquiétez. D'ailleurs, je peux aussi vous trouver un travail à Pré-au-Lard, Rosmerta ne recrute pas mais le propriétaire de la Tête de Sanglier aurait besoin d'un coup de main.
-Et mon problème à fourrures ?...
-Il est prêt à voir au delà de ça.
-Merci encore pour tout, Albus.
Il me répondit avec un sourire, je n'allais probablement pas revenir à la situation dans laquelle j'étais avant de revenir à Poudlard, mais je n'allais plus vivre confortablement dans mes quartiers dans l'école. Je soupirais, tout ça allait me manquer, c'était une chance pour moi d'avoir pu vivre gratuitement dans l'école, avec le salaire que j'avais accumulé cette année et les quelques économies qu'il me restait, je pouvais rester à l'abri du froid et de la faim pendant un moment.
Je ne veux pas quitter Hermione, se plaignit Lunard.
Moi non plus, mais je ne peux rien faire pour changer la situation.
-Avant que vous ne partiez, dit Dumbledore, voici votre nouvelle adresse, il me tendit un morceau de feuille et une clé.
-Ma nouvelle adresse ? Je pris le morceau de papier et lut une adresse londonienne.
-Pour votre sécurité ainsi que celle de Miss Granger, j'ai pris l'initiative de vous faire emménager dans son quartier, toutes vos affaires ont déjà été envoyées dans votre nouvelle maison.
Dans son... quartier ? J'allais vivre dans la même rue que Hermione ? Je ne m'attendais pas vraiment à cela, mais Lunard était assez satisfait de cet arrangement, je l'étais donc aussi, d'une certaine manière. J'étais vraiment reconnaissant pour ce que faisait Dumbledore pour moi, je ne savais pas encore s'il avait l'intention de me renvoyer loin pour m'infiltrer dans d'autres groupes de loups-garous, j'espérais qu'il n'en ferait rien, deux semaines loin de ma compagne était assez chiant, plusieurs semaines voir loin d'elle serait une torture.
-Merci encore pour tout, Albus, dis-je en me levant de ma chaise.
-Tout le plaisir était pour moi, Remus.
C'était bien que les élèves étaient à Pré-au-Lard en ce moment, je n'en rencontrais aucun quand je revenais à mon bureau. Tout était encore en place, mais maintenant je devais ramasser toutes mes affaires, et partir. En rangeant un à un mes articles dans ma valise, je repensais à ce qui s'était passer hier soir, Peter était coupable de la mort de Lily et James, il avait disparu. Sirius était innocent et avait été condamné à Azkaban, il était libre, enfin, il n'était plus enchaîné dans cette prison, je me demandais ou il était allé. J'espérais qu'il était assez loin, il y avait encore un avis de recherche sur sa tête.
Humain, tu es content que cet autre humain soit libre, dit Lunard.
Bien sur, c'est mon meilleur ami, et toi, pourquoi es-tu de bonne humeur ?
Elle nous a enfin entendu, ronronna Lunard.
Elle ?
Notre compagne, répondit Lunard.
Que voulait-il dire par là ? Je jetais un coup d'œil à la Carte du Marauder, Sirius serait fier de savoir que maintenant elle appartenait à Harry. Trois points distincts venaient en direction de mon bureau, Harry Potter, Ronald Weasley et Hermione Granger. Ils avaient du être informés de mon départ, d'où la colère que ressentait Hermione. Ils toquèrent à la porte de mon bureau.
-Je vous ai vu arriver, dis-je avec un sourire en leur montrant la carte.
-Nous venons de voir Hagrid, dit Harry. Il nous a dit que vous aviez démissionné. C'est vrai?
-J'ai bien peur que oui... répondis-je.
Je sortais tout ce que j'avais mis dans mes tiroirs, entre autre un mouchoir en tissu qui avait pu sécher les larmes de Hermione, je le gardais près de moi, il avait un charme de stase sur lui pour garder l'odeur de Hermione intact dessus. Ce que je faisais n'était pas pervers, l'odeur d'Hermione m'apaisait et me calmait, garder une petite part d'elle le temps de la fin de l'année scolaire serait un bon réconfort pour moi et Lunard surtout.
-Mais pourquoi ? Demanda Ron. Le ministère de la Magie n'a pas cru que vous avez aidé Sirius, n'est-ce pas ?
Je fermais la porte de mon bureau en vérifiant qu'il n'y avait personne aux alentours, cette conversation ne devait pas venir aux oreilles d'autrui.
-Non, répondis-je. Le professeur Dumbledore a réussi à convaincre Fudge que j'ai essayé de vous sauvé la vie. C'était le comble pour Severus. Je crois qu'il a reçu un rude coup en voyant qu'il allait perdre l'Ordre de Merlin. Et donc, ce matin, au petit déjeuner, il a... heu... accidentellement révélé que je suis un loup-garou.
-Vous n'allez quand même pas partir simplement à cause de ça ! S'exclama Hermione.
Je souriais lacement à ma compagne, j'avais appris à la connaître durant cette année, j'acceptais le fait qu'elle et moi pourrions devenir un élément, plus tard dans l'avenir, il n'y avait encore aucun sentiment amoureux, juste de l'acceptation et du confort, mais elle était mon âme-sœur il n'y avait donc aucun moyen que elle et moi ne devenions pas un dans le futur.
-Demain matin à cette heure-ci, les hiboux envoyés par les parents vont commencer à arriver. Ils ne voudront jamais que leurs enfants aient un loup-garou comme professeur. Et après ce qui s'est passé hier soir, je les comprends. J'aurais pu mordre n'importe lequel d'entre vous... Il ne faut pas que cela puisse se reproduire.
-Vous êtes le meilleur professeur de Défense contre les forces du Mal qu'on ait jamais eu ! Dit Harry, ses deux amis hochèrent activement de la tête.
-Mieux que Lockhart ! Continua Ron.
-Ne partez pas ! Finit Hermione.
Je hochais de la tête en silence, Hermione était si triste, pourquoi ? Je n'étais qu'un professeur parmi tant d'entre.
Écoute là, dit Lunard.
Je l'écoute, Lunard.
Non, écoute-là, répéta Lunard.
-D'après ce que m'a dit le directeur ce matin, repris-je, vous avez sauvé la vie de plusieurs personnes, hier soir, Harry. S'il y a une chose dont je suis fier, c'est des progrès que vous avez faits. Parlez-moi un peu de votre Patronus.
-Comment savez-vous que j'en ai créé un ? S'étonna Harry.
-Sinon, comment auriez-vous fait reculer les Détraqueurs ?
Harry me raconta ce qu'il s'était passé, bien sur j'avais déjà vu la forme très flou du Patronus de Harry lors du match de Quidditch mais cette fois-ci son Patronus était entièrement corporel et extrêmement puissant pour tenir contre les Détraqueurs.
-Oui, votre père se transformait toujours en cerf, dis-je. Vous avez bien deviné... C'est pour ça qu'on l'appelait Cornedrue.
Je jetais mes derniers livres dans ma valise et fermais les tiroirs de mon bureau.
-Tenez... J'ai rapporté ça de la Cabane hurlante hier soir, dis-je en tendant la cape d'invisibilité à Harry.
Je regardais hésitant la carte du Maraudeur, elle ne me sera d'aucune utilité, puisque je partirais de Poudlard, je me tournais vers Ron et l'à lui tendit, ses frères étaient les anciens détenteurs de celle-ci, il serait naturel pour lui de l'avoir.
-Je ne suis plus votre professeur, je peux donc également vous rendre ceci sans me sentir coupable... Je n'en ai pas l'usage, mais j'imagine qu'elle vous sera utile... A vous trois.
Ron prit la carte avec un sourire maladroit et les oreilles rouges.
-Vous m'avez dit que Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue voulaient m'attirer à l'extérieur de l'école... Vous disiez qu'ils trouveraient ça drôle.
-C'est vrai, répondis-je en fermant ma valise. Je n'hésite pas à affirmer que James aurait été singulièrement déçu si son fils n'avait jamais découvert aucun des passages secrets qui permettent de sortir du château.
-Qu'allez-vous faire à présent, professeur ? Demanda Hermione.
Quelqu'un frappa à la porte avant que je ne puisse répondre à sa question, Harry fourra précipitamment sa cape d'invisibilité dans sa poche, Ron en fît de même avec la carte. La porte s'ouvrit sur Albus.
-Votre fiacre est à la porte, Remus, dit-il.
-Merci, Monsieur le Directeur.
Je pris mes affaires et me tournait vers mes anciens élèves.
-Bon, eh bien... au revoir, Harry, Ron, Hermione. C'était vraiment un plaisir de vous avoir comme élève. Je suis sûr que nous nous reverrons un jour. Monsieur le Directeur, inutile de m'accompagner, je trouverai le chemin...
Je ne pouvais pas rester, si je restais une minute de plus ici je ne pourrais plus jamais quitter Hermione, elle était bouleversée par mon départ. Je quittais derrière moi la femme qui m'était destinée.
Ne partez pas !
Lunard ?
Ne partez pas ! Professeur Lupin !
Non... Ce n'était pas Lunard.
Écoute-là, m'avait-il dit.
-Alors, au revoir, Remus, répondit Albus.
Avec l'aquarium sous le bras, je serrais la main de directeur et jetais un dernier coup d'oeil à Hermione avant de partir, le cœur serrer.
Je l'ai entendu, Lunard.
Prochain chapitre: Hermione retourne chez elle, que trouvera-t-elle là-bas?
