Encore un énorme merci pour vos commentaires et votre soutien, j'espère ne pas vous avoir fais attendre longtemps, et je vous présente dés maintenant le chapitre que vous attendiez tous ! N'hésitez pas à poster un commentaire, ça fait toujours plaisir ! Ah oui! Mon père m'a acheté le tome 4 de Harry Potter donc je me suis déjà mise à la lecture de celui-ci, ça va prendre du temps pour les prochains chapitres quand le trio sera à Poudlard mais je ferais de mon mieux, promis!
Nekozuni : Merci pour ton commentaire, voici la suite que tu attendais !
Annie : Merci pour ton commentaire, je suis contente que l'histoire t'ait plus et que tu ai lu d'une traire les 13 chapitres ! Voici la suite que tu attendais !
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.
POV Hermione :
-Hermione !
-Maman ! Papa !
Je sentais l'étau de mon père autour de mes épaules et les lèvres de ma mère sur ma tête, j'étais enfin à la maison, je me sentais enfin mieux. Après le départ du professeur Lupin, j'avais ressenti quelque chose s'en aller, comme si une partie de moi n'était plus là, j'avais un certain vide en moi et ce n'était pas plaisant, s'en était presque douloureux, mais j'arrivais à mettre de côté ce sentiment, sinon je sais que j'inquiéterais davantage Ron et Harry.
-Tu as tellement grandie ma chérie ! S'enthousiasma maman.
-Vous m'avez manqué ! Dis-je en gardant mes bras autour de mon père.
-Allez, rentrons ! Je suppose que tu as pleins de choses à nous dire ? Me dit papa en prenant ma malle.
Si tu savais, papa. Je regardais les visages souriants de mes parents, oui, j'étais heureuse d'être à la maison.
-Oh ! Thomas, Jean ! Vous allez rentrer chez vous en, comment cela s'appelle-t-il déjà ?
-En voiture, Arthur, soupira joyeusement papa.
Mr Weasley venait de nous rejoindre et parlait avec papa, il était vraiment fasciné par tout ce qui touchait le monde moldu, au moins certains sorciers semblaient s'intéressés positivement à la culture que mes parents ont toujours connus. Un peu plus loin, je voyais Harry s'en aller avec son oncle et sa tante, il avait le sourire aux lèvres, choses qui n'arrivait jamais en leurs présences. Je sentais Ron se tenir à côté de moi.
-Au moins, cette fois-ci, il a le sourire, soupirais-je.
-J'espère que Sirius pourra lui envoyer des lettres, dit-il.
-Je l'espère aussi,et j'espérais aussi que ses deux-là m'enverraient des lettres, je ne voulais pas être encore mise de côté et me sentir comme une troisième roue dans notre amitié.
Revoir ma maison était un grand soulagement pour moi, comme toujours rien n'a changer, j'aidais papa a remettre ma malle dans ma chambre, je voulais directement la ranger pour qu'elle soit prête dés la rentrée, je sais, c'était trop tôt mais je voulais être prévenante et j'avais énormément de livres à lire pour la prochaine année scolaire, je m'étais un peu avancée avec le retourneur de temps mais je ne voulais pas flemmarder juste parce que c'était les vacances.
-Hermione ! Descends, ta mère a préparer du thé ! Cria mon père en bas des escaliers.
-J'arrive ! Criais-je à mon tour.
Je descendais les escaliers pour voir la table préparée pour un léger goûter, nous avions le même rituel quand je revenais de Poudlard, nous prenions un thé et des gâteaux sur la table à manger tandis que je leur racontais ce qui m'était arriver durant l'année. J'avais de la chance, après ma première année à Poudlard mes parents avaient essayés de me faire abandonner parce que j'avais faillie mourir, d'après eux. Nous avions fais un compromis, si j'avais des bonnes notes et que je me socialisais, et que je ne leur mentais pas à propos de mes années scolaires, alors ils me laisseraient continuer à rester à Poudlard. Donc, oui, j'avais de la chance de les avoir car ils comprenaient que j'étais une moldue mais aussi une sorcière, j'étais les deux à la fois et mes parents étaient très fascinés par le monde magique, j'avais donc tout leur soutien.
-Alors, commença maman avec un sourire reposant. Raconte nous ce qui s'est passer cette année.
Et je leur racontais ce que j'avais vécu, je dus faire des pauses de temps en temps pour boire une gorgée de mon thé, comme maman le faisait, avec un peu de miel pour apaiser ma gorge. Bien que leurs visages montraient plusieurs expressions, choc, peur et stupéfaction, ils restaient silencieux jusqu'à la fin de mon récit. Je leur racontais à propos du Retourneur de temps, de Sirius Black de la quasi exécution de Buck, du professeur Lupin et de la fuite de Sirius sur Buck grâce à Harry et moi. Quelques minutes passèrent dans le silence, c'était un bon silence, papa et maman réfléchissaient sur les questions qu'ils allaient me posés et moi je profitais de la paix, je me sentais moins mal que quand j'étais dans le Poudlard Express mais j'avais encore ce sentiment de malaise dans le ventre. Et cela fait depuis quelques jours que je ressentais une assez forte douleur à l'estomac.
-Nous qui espérions que rien d'anormal ne t'arriverait cette année, soupira maman en posant sa tasse vide.
-Vous êtes fâchés ? Demandais-je inquiète.
-Fâchés ? Jamais mon papillon, dit papa en me caressant les cheveux, juste très inquiets. Quand quelque chose t'arrive nous ne sommes jamais prévenus dans l'immédiat, on doit toujours entendre la révélation de ta bouche. Nous savons que le monde magique n'est pas pareil qu'ici, mais nous voulons au moins savoir que notre fille est en sécurité dans ce château.
-Un Retourneur de temps, qui l'aurait cru ! S'exclama maman. Le monde magique regorge vraiment de merveilles.
-J'ai des doutes sur le système pénal magique, ce Sirius Black est innocent mais il a pourtant été mit en prison pour un crime qu'il n'a pas commis et en plus sans procès, dit papa avec les yeux légèrement plissés. Pourtant, même si il y avait une preuve irréfutable qu'un homme était coupable, ici, il aurait quand même reçut un procès équitable. Et cette prison, Azkaban, qui est réputée infranchissable, s'est quand même vu ridiculiser après que cet homme se soit échappé.
-Et ton pauvre professeur, Lupin c'est ça ? Si ne dis que du bien de lui, c'est qu'il devait être un très bon professeur, ce faire virer de la sorte, c'est une honte, rajouta maman.
-Tu es sûre que le monde magique est bon pour toi, papillon ? S'inquiéta papa en me posant la question.
Je soupirais intérieurement, ils ne changeraient jamais, mais ça me faisait chaud au cœur qu'ils puissent s'inquiétés autant pour moi, ce que Harry et Ron n'avaient pas vraiment fais cette année. Encore ce sentiment de béatitude et de satisfaction, ses émotions me suivaient même jusqu'à chez moi, je n'avais rien trouver dans les livres et je n'avais pas pu en parler au professeur Lupin car il démissionnait, en y repensant, j'avais ressentie une grande détresse et une immense tristesse de le voir partir, il avait été le meilleur professeur que j'avais pu avoir, il dépassait même le professeur McGonagall, encore une fois, un autre professeur prendrait la place vacante à la Défense contre les forces du Mal, l'année prochaine ne serait pas de tout repos, encore une fois.
POV Remus :
Je soupirais, la Gazette du sorcier parlait encore de la législation anti-loup qu'avait crée Dolores Ombrage, cela faisait déjà plusieurs mois que la législation avait été mis en place, mais elle faisait encore parlée d'elle, moins que la disparition de Sirius mais elle était toujours là. J'avais eu de la chance que Albus eut été de mon côté et m'avait offert le poste à la Défense des forces du mal, l'année scolaire qui venait de s'écouler, et même de m'avoir offert un autre travail à la Tête du Sanglier, qui n'était autre que Abelforth Dumbledore, le frère de Albus Dumbledore.
Cela faisait depuis à peu près trois jours que je travaillais chez Abelforth, le boulot était mieux que celui de concierge que j'avais occupé avant d'être professeur, j'avais du le quitter après seulement un mois de travail parce que je ne pouvais pas dire à mon patron moldu que j'avais besoin d'un jour de congé tous les mois à cause de ma lycanthropie. Au moins, Abelforth comprenait mon problème, même s'il s'en fichait. C'était étrange de voir comment lui et Albus étaient différents, mais je restais quand même reconnaissant de pouvoir travailler même si le salaire n'était pas fameux. Et que le bar sentait la chèvre et le moisi.
Je regardais autour de moi, je n'avais pas grand chose dans mon ancien boui-boui de Yorkshire donc ma nouvelle maison était encore rempli d'endroit dépourvu d'objets, mais j'avais enfin mon petit chez moi, chaud, avec un toit stable sur ma tête. Et Hermione habitait non loin de là, ce qui était un énorme plus. Je fixais du regard la lettre vierge posée devant moi, j'allais écrire une lettre pour mon successeur au poste de Défense contre les forces du Mal., je voulais qu'il puisse savoir ce que les élèves avaient appris cette année. Je ressentais soudainement les émotions de Hermione, l'inquiétude, l'incompréhension puis la panique.
Hermione ! S'inquiéta Lunard.
Ni une, ni deux, je me précipitais en dehors de chez moi et courait sur la rue pavé du quartier, il faisait nuit donc je me fondais dans la masse, il n'y avait personne dehors à par moi, en moins de trente secondes j'étais en face de la maison de Hermione, qu'avait-elle ?
-Maman ! Criait Hermione au second étage de la maison.
-Hermione ? Cria une voix de femme à son tour.
Je pouvais entendre tout ça avec mon ouïe. Je respirais profondément, grossière erreur, une odeur forte et sucré vint titiller mes narines, cette odeur agressait tout mes sens.
-Je... je saigne ! Balbutia Hermione.
-Saigner ? Oh ! Ma petite fille est devenue une femme ! Attend, je vais te chercher des serviettes, j'arrive !
Notre compagne est prête pour nous, ronronna Lunard.
Je dois partir, maintenant !
Humain ! Notre compagne nous réclame ! Rugit Lunard.
Jamais ! Elle n'a que quatorze ans !
Je courais jusqu'à chez moi avec une main sur mon nez, ce que j'avais senti était le sang d'Hermione mais pas le même que celui que j'avais senti dans la Cabane Hurlante, non c'était ses règles. Mon dieu ! Il ne me manquait plus que ça, j'étais un monstre, j'étais attirée par son sang menstruel, j'étais affreux, je me sentais comme un pédophile, je devais impérativement rester loin d'elle, pour le moment.
POV Hermione :
Je lisais le livre que m'avait offert maman pour mon anniversaire, j'étais assez avancée dans l'histoire, j'aimais énormément le caractère d'Elizabeth, j'arrivais à m'identifier à elle mais je ne comprenais pas comment elle pouvait croire ce que disait Wickham. Darcy était un personnage difficile et vraiment arrogant, mais je ne jugeais pas les gens sans avoir de preuve concrète et ce personnage, Wickham, me donnait un mauvais sentiment. J'étais assise sur l'herbe avec le dos appuyer à un petit arbre qui était planté dans mon jardin, il faisait beau dehors et maman ne voulait pas que je reste dans ma chambre à lire, elle voulait que je prenne l'air. Pattenrond dormait doucement à mes pieds, je lui frottais l'arrière des oreilles, je l'entendais ronronner, je souris, il était vraiment mignon.
-Hermione ! Cria maman à la porte de la maison. Je vais faire les courses, tu m'accompagnes ? Me demanda-t-elle.
-Oui, maman ! Dis-je en me levant, Pattenrond n'était pas content que son support se soit levé, à l'occurrence, moi.
Je pouvais faire une pause dans ma lecture, ça me donnerait le temps de réfléchie à la fin de l'histoire. Maman m'avait décrite le livre comme étant l'histoire la plus romantique qui puisse exister au monde, ses propres mots, donc j'en déduisais que Elizabeth finirait marier avec un homme qu'elle aimait profondément et qui partageait ses opinions. Certainement pas Collins et Darcy, probablement Wickham. Ou bien un autre homme qui rentrait soudainement dans sa vie. Bien que je ne pensais pas qu'une femme devait forcément se marier pour être heureuse. Le voyage jusqu'au magasin ne fût pas long, nous habitions près du centre-ville. Je regardais par la vitre, avec l'année que j'avais vécu, papa et maman ont préférés annulés nos vacances à la mer pour que je puisse me reposer calmement à la maison, ce ne fût qu'en huit jours que je pus reprendre un rythme de sommeil normal.
Je suivais maman dans l'allée des céréales et féculents, elle me demandait mon avis sur deux sortes de pâtes différentes, pour moi elles étaient à peu près pareils, il n'y avait que leur apparence qui changeait. Elle poussa le chariot tout en me regardant, ce qui fait qu'elle rentrait dans quelqu'un. Instinctivement, je me sentais mieux, comme si j'étais enfin complète.
-Humpf ! Fît la personne.
-Oh ! Excusez-moi, je ne regardais pas ou j'allais ! S'excusa maman.
-Ça ne fait rien, moi-même je ne regardais pas non... Hermione ?
-Professeur Lupin ?
Que faisait le professeur Lupin ici ? Maman venait de rentrer dans le professeur Lupin, c'était étrange de le voir sans sa robe de sorcier, il portait un costume terne et légèrement décousu, et portait un panier à la main.
-C'est ton professeur, ma chérie ? Me demanda maman.
-Euh.. Oui ! Oui, maman c'est mon professeur de Défense contre les forces du mal, le professeur Lupin, les présentais-je.
-Oh, je ne suis plus votre professeur, Hermione, il n'y a pas besoin de cette formalité.
-Vous êtes donc le professeur dont n'arrête pas de nous parler Hermione, dit maman avec un ton taquin.
-Maman ! Elle m'ignora et continua à parler.
-Jean Granger, enchanté de vous rencontrer, dit-elle en donnant sa main au professeur Lupin.
-Remus Lupin, moi de même, dit-il en serrant sa main.
-Que faites-vous ici, professeur ? Demandais-je.
-J'ai récemment déménagé en ville, dit-il maladroitement.
Déménager ? Cela me paraissait douteux, mais j'avais enfin pu revoir le professeur Lupin et lui demander quelles étaient les émotions que je ressentais et ce qu'avait dit le professeur Trelawney, c'était une chance que je ne devais pas laisser aller. Je voulais à tout prix savoir.
-Vraiment ? Que diriez-vous de dîner chez nous cette nuit ?
-Euh... Je ne veux pas m'imposer.
-Balivernes ! Mon mari sera content de parler avec vous, nous avons entendu tellement parlé de vous !
-Vraiment ? Dit le professeur en me jetant un coup d'œil. J'espère en bien alors.
Je détournais les yeux légèrement rougissante, j'avais un peu honte de ce que disait maman, je ne voulais pas que le professeur Lupin sache que j'avais parler de lui à mes parents. Mais le dîner serait une très bonne occasion pour moi de lui parler.
-D'accord, j'accepte.
POV Remus :
-Donc, d'après Hermione, vous avez démissionné de votre emploi de professeur, c'est si dommage, dit madame Granger.
-Mmh, fis-je mal à l'aise, je n'avais aucun doute sur le fait que Hermione avait expliquer à ses parents ma... lycanthropie. Et bien... Je ne pouvais pas rester à l'école en vu de... ce que je suis.
-Foutaises ! Juger une personne par son patrimoine génétique, pff ! Fît le père de Hermione. Hermione n'a fait que couvrir de louanges vous et vos cours.
-Je vous remercie, Thomas, peu de personnes pensent comme vous, dis-je timide.
-Si ma fille me dit que vous êtes un professeur exceptionnelle, je la crois et je n'ai besoin que de cela.
Je pouvais sentir qu'Hermione était contente de ce que lui disait son père, je ne voulais pas entendre ses pensées et m'immiscer dans sa vie privée, mais près d'elle je n'arrivais pas, j'entendais soudainement sa voix dans ma tête et Lunard m'obligeait à l'écouter. Je l'avais entendu quand je suis tomber sur elle et sa mère, à l'épicerie, elle savait que je cachais quelque chose et elle voulait m'en parler. Et elle ne laissera pas tomber jusqu'à qu'elle sache, je soupirais intérieurement. Voilà pourquoi j'avais accepter ce dîner, je voulais connaître son environnement et en même temps m'échapper d'elle pour ne pas qu'elle sache qu'elle et moi sommes... âme-sœur. J'en apprenais beaucoup sur les parents d'Hermione et sur elle-même aussi, ses parents tenaient un cabinet dentaire et s'étaient rencontrés à l'université.
-Et que faisiez-vous avant, Remus ? Me questionna Madame Granger après avoir prit une bouchée de brocolis.
-J'étais... hum... concierge, dis-je embarrassé.
-Ah ! Comme ma cousine, Mathilda ! Dit enthousiaste Mr Granger. Etiez-vous en service de nuit ou de jour ?
-De nuit, dis-je légèrement déconcerté.
-Avez-vous trouver un nouveau travail, Remus ? Me demanda la mère de Hermione.
-Oui, euh... A la Tête de Sanglier.
-Tête de Sanglier ? Et qu'est-ce que s'est ? Demandèrent les parents intrigués.
-Hum... C'est une auberge et un pub, dis-je plus embarrassé qu'avant.
Je ne voulais définitivement pas qu'ils sachent que je travaille dans un pub miteux et malodorant, mes chances d'être avec Hermione étaient déjà minces avec notre différence d'âge mais maintenant avec le boulot que j'avais c'était bien pire. Ils verraient que je ne pourrais pas subvenir aux besoins d'Hermione, déjà qu'il faudrait que je reste pas loin d'elle, mon dieu, je pensais presque comme un pédophile.
Il n'y a rien de pédophile la-dedans, dit Lunard pas très heureux du mot que je venais d'employer pour me décrire.
-Vous savez, Remus, c'était la mère d'Hermione qui me parlait en posant ses couverts sur la table. Mon mari et moi, elle échangea un regard avec celui-ci, nous pensons que toutes les professions sont gratifiantes et qu'il n'y a aucune honte pour vous, d'être Barman. Surtout que cela doit être très difficile pour vous de trouver un travail avec votre problème.
J'avalais difficilement un morceau de carotte cuit, les parents d'Hermione étaient très compréhensibles, pas quelque chose à laquelle je m'y attendais, je pensais plutôt qu'ils jugeraient mon mode de vie et ma personne, mais ils étaient au-delà de la tolérance, comme leur fille. Elle avait été élevée par de très bons parents et je pouvais voir qu'ils aimaient leur fille plus que tout, ça me réchauffait le cœur de savoir qu'Hermione était née entre de bonnes mains.
POV Hermione :
Je regardais par la fenêtre la silhouette du professeur Lupin s'éloigner de chez moi, j'espérais qu'il n'habitait pas loin pour que je puisse aller le voir demain pour discuter, je voulais à tout prix savoir quel lien nous avions. Contre toute attente je le vis s'arrêter devant une maison qui était au bout de ma rue, alors c'était là qu'il habitait, il n'y avait aucune coïncidence la dedans.
-Hermione ton professeur est très charmant, je me demande bien pourquoi il n'est pas encore marié, soupira tristement maman.
-Maman ! Protestais-je en rougissant, je n'avais pas vraiment envie de penser à la vie amoureuse du professeur Lupin.
Cette nuit je m'étais endormie impatiente du jour suivant qui arrivait bien trop lentement à mon goût, je mangeais même mon petit déjeuner avec urgence, tout ça sous l'œil inquiet et incompréhensible de mes parents.
-Je sors ! Dis-je en ouvrant la porte de chez nous.
-D'accord ma chérie ! Rentre avant le déjeuner, cette fois-ci c'est moi qui le fait ! Dit papa.
-D'accord ! Bye ! Je vous aime !
C'est ce que j'aimais dans la relation de mes parents, ils ne faisaient pas chacun leur tâche respectif, ils pouvaient mélangés tout, quand maman faisait le dîner, papa faisait la vaisselle, et quand papa cuisinait c'était maman qui lavait les plats. Pareil pour les autres tâches ménagères, quand maman était en charge du repassage, papa lui était en train de passer l'aspirateur et ainsi de suite. Leur relation était équilibrée et ils s'aimaient, j'espérais pouvoir avoir ce genre de relation plus tard, je ne voulais pas être celle qui s'occupe des tâches ménagères et des besoins de la famille à la maison, je voulais comme maman, une femme moderne et indépendante.
Plus je m'approchais de la maison du professeur Lupin, plus j'appréhendais le moment ou nous parlerions et plus j'angoissais, je me mettais à penser tout et n'importe quoi, j'espérais que le professeur Lupin était chez lui et non à la Tête de Sanglier, nous étions dimanche donc j'avais des doutes. Je regardais aux alentours pour voir si je ne m'étais pas tromper de maison avant de sonner, je dus le faire deux fois avant de voir la porte s'ouvrir.
-Hermione ?
-Professeur Lupin, puis-je vous parler ?
-Euh... Oui, oui bien sur, entre je te prie.
L'intérieur de la maison était assez vide, par rapport à la mienne, il y avait une énorme cheminée dans le salon, chose que je n'avais pas. Mais la maison dégageait une bonne atmosphère, et me voilà en train de parler comme Trelawney. C'était comme chez mes parents, je m'y sentais bien.
-Veux-tu du thé ? Me demanda le professeur Lupin.
-Oui, s'il vous plaît.
-Assieds-toi, je reviens vite, dit-il avant de partir dans je présumais, la cuisine.
Je m'assieds sagement sur le canapé et attendait que le professeur Lupin revienne, je repensais à tout ce que je voulais lui dire. Donc, la prédiction du professeur Trelawney, des émotions qui venaient et partaient à leurs guises et ce qu'il s'était passer dans la Forêt Interdite. Le professeur revint rapidement avec deux tasses de thé qu'il faisait léviter avec sa baguette magique. Il s'essaya sur une chaise et me regarda avant de se frotter les mains, j'étais un peu mal à l'aise, ou bien ce n'était pas moi.
-Alors, Hermione, de quoi voulais-tu me parler ? Me demanda le professeur Lupin après un moment de silence.
Je devais probablement commencer par la prédiction du professeur Trelawney.
-Et bien, en début d'année, le professeur Trelawney a dit une prédiction qui me concernait, bien sur au début je ne croyais pas un mot de ce qu'elle disait mais plus les mois passaient et plus je commençais à douter. Ensuite, j'ai découverts que vous étiez un loup-garou et donc mes doutes se sont intensifiés, mais ce qui m'a vraiment mise la puce à l'oreille était quand vous m'avez approchés dans la Forêt Interdite, cette nuit-là, dis-je d'une traite.
Le professeur Lupin me regarda les yeux grands ouverts avant de laisser tomber sa tête en défaite, je l'entendis soupirer, je sentis un sentiment de résignation, alors j'avais raison, tout était lié au professeur Lupin.
-Professeur Lupin, dis-je délicatement, les émotions que je ressens et qui ne sont pas à moi, elles sont à vous, n'est-ce pas ?
Il me regardait droit dans les yeux pendant un moment avant de hocher de la tête silencieux, j'échappais un souffle fébrile, j'avais attendu depuis si longtemps, j'avais enfin une réponse à une question mais il m'en restait d'autres, pourquoi je ressentais ses émotions ? Quel était le lien ? Ressentait-il aussi mes émotions ? Pourquoi son loup-garou ne m'avait pas attaqué pendant la pleine lune ?
-Une question à la fois, Hermione, souffla le professeur Lupin.
-V-vous pouvez lire mes pensées ? Demandais-je surprise.
-Malheureusement, dit-il.
Je rougissais honteuse et légèrement en colère, il avait entendu mes pensées, depuis quand pouvait-il entendre mes pensées ? Était-il un Légilimens ?
-Non, je ne suis pas un Légilimens, mais j'aimerais que tu écoutes tout ce que j'ai à dire avant de pouvoir prendre une décision, dit gravement le professeur Lupin.
Je déglutis et hochait de la tête, ne trouvant pas la voix pour parler, j'appréhendais ce que le professeur Lupin allait me dire. J'allais enfin savoir, après toutes ses heures à chercher des indices dans des livres, j'allais enfin connaître la vérité.
-J'aimerais tout d'abord que tu comprennes, Hermione, tout ça était hors de ma portée et je n'ai rien pu faire pour éviter l'inévitable. Tout a commencer le 1er septembre dernier, quand je vous ai rencontré dans le Poudlard Express. Te rappelles-tu, quand nos mains se sont touchées ?
-Oui, je m'en rappelle, mais pourquoi...
-Te souviens-tu de ce que tu as ressenti, à ce moment-là ? Me demanda avec sérieux le professeur Lupin.
-Je me souviens avoir ressenti un courant électrique, mais c'était sûrement statique, fîs-je encore plus embrouillée qu'avant.
-Sais-tu, que les loups-garous qui ont la chance d'avoir une âme-sœur et de la rencontrer, ressente un violent courant électrique et voit une partie de la vie de celle-ci, la première fois qu'ils se touchent ?
Je le regardais confuse, ne comprenant pas tout de suite ce que le professeur Lupin voulait dire. Attendez, courant électrique ? Âme-sœur ? Mes yeux s'écarquillaient comprenant enfin ce que disait le professeur Lupin. Alors... c'était ça ce courant électrique... le professeur Lupin avait vu une partie de ma vie... et j'étais son âme-sœur. Je ne m'attendais pas du tout à ça.
POV Remus :
Je me massais le cuir chevelu en sentant les émotions d'Hermione ravagés son esprit comme des vagues déferlantes sur une falaise, chaque émotion prenaient le dessus, allant de la compréhension, à la peur, ensuite à la honte, à la détermination pour revenir à la peur. Et ses pensées n'étaient pas mieux. Elles se bousculaient entre elles, j'avais l'impression d'être face à Lily quand les examens approchaient.
J'étais son âme-sœur.
Il le sait depuis septembre.
Allons-nous nous mariés ?
Oh mon dieu, je suis trop jeune !
Allions-nous avoir des... oh mon dieu ! Je ne peux pas y penser.
Je déglutis inconsciemment sachant de quoi elle voulait parler, elle était encore innocente et jeune pour cela mais elle pensait à avoir des... relations sexuelles avec moi, et ça excitait énormément Lunard, mais pas moi, je mentirais si je disais que si Hermione voulait avoir une relation charnelle avec moi, maintenant, je n'y penserais pas. Mais j'étais un homme mieux élevé que ça, je chassais cette pensée de ma tête et attendait qu'Hermione se calme, mentalement pour que je puisse lui raconter la suite, peut-être devrais-je lui prêter le livre que m'avait donner Albus ? Ça l'aiderait à mieux comprendre, j'avais la gorge sèche, je bus mon thé.
Puis je sentis une autre vague de peur, je ne pouvais rester les bras ballants alors que Hermione passait un moment aussi difficile. Je m'agenouillais devant elle, sans la toucher, elle avait déjà peur de tout cela, je ne voulais pas lui donner une raison d'être dégoûté par moi.
-Hermione, je comprends que tout cela puisse te faire peur, ça me dépasse tout autant mais je veux que tu comprennes que jamais, jamais je ne ferais quelque chose qui serait à l'encontre de mes principes et qui te rendrait mal à l'aise.
-Alors... nous n'aurons pas...chuchota-t-elle.
-Non, dis-je fermement, nous ne ferons rien tant que tu n'auras pas dix-sept ans et que tu sois majeur dans le monde magique.
-Donc, il n'y aura pas de mariage, pour le moment ?...
-Non, je ne veux pas que tu t'inquiètes pour cela.
Hermione se détendit visiblement, elle craignait vraiment d'avoir des relations physiques avec moi, je pouvais comprendre, elle était... vierge. J'avalais difficilement, je devais vraiment arrêter d'y penser.
-Et que fait le lien ? A par lire mes émotions et mes pensées.
-J'ai un livre sur ça, tu pourras l'emprunter, il relaie à peu près tout sur les loups-garous et leur compagne. Mais à par ça, je dois te dire qu'il se peut que... maintenant, tu ne pourras pas avoir de relation avec d'autres hommes que moi, lui dis-je en lui tendant ledit livre, je l'avais pris avec moi quand je lui ramenais sa tasse de thé.
-Pourquoi ? Me demanda-t-elle en prenant celui-ci avant de le poser sur ses genoux.
-As-tu déjà essayer de toucher intimement un garçon ? Demandais-je en essayant de garder ma colère en moi.
-Vous êtes en colère, professeur, constata-t-elle.
-Désole, c'est l'instinct de loup.
-Et bien, une fois j'ai pris la main de Ron mais je me sentais malade et très mal à l'aise, je l'ai donc vite relâcher, c'était pour ça ! Dit-elle contente de sa découverte.
-Tu n'es pas... fâchée ? Demandais-je prudemment.
-Pourquoi le serais-je ?
-Hermione, je suis un vieil homme qui traîne avec un bagage poilu et qui n'arrive pas à joindre les deux bouts, je ne suis pas fait pour toi !
-Vous pensez vraiment cela, professeur ? Demanda-t-elle tristement, ce qui me prit fortement à dépourvu. C'est vrai que je ne pourrais pas vivre comme une adolescente normale et sortir avec des garçons de mon âge, mais j'ai appris depuis bien longtemps que mon cerveau était bien trop âgé pour pouvoir être avec quelqu'un de mon âge, dit-elle amèrement.
-Je suis désolé, Hermione, dis-je sincèrement désolé qu'elle ne pourrait pas vivre « normalement » avec moi derrière.
-Et que fait-il d'autre ? Demanda-t-elle en essayant de me cacher ses émotions, en vain.
-Et bien, il est impossible pour nous de rester trop longtemps loin l'un de l'autre, dis-je maladroitement.
-C'est pour ça que je ne me sentais pas bien ! Et vous professeur ?
-Et bien, j'essaye de minimiser les dégâts, dis-je avec un petit sourire rassurant.
-Souffrez-vous plus que moi ? Me demanda-t-elle avec inquiétude.
Je ne pouvais pas lui mentir, pas avec ses yeux qui me regardaient et qui fixaient mon âme, je ne me rendis pas compte que je m'approchais trop de son visage, jusqu'à qu'elle recule avec le visage rouge, j'ouvris en grand les yeux, voyant mon geste.
-Je-je-je suis désolé, Hermione, je n'ai pas réfléchi et j'ai laisser mes instincts me guidés, pardonne moi, dis-je terriblement gêné et horrifié.
-Cela aide-t-il ? Toussa-t-elle, que je sois proche de vous.
-Énormément, soufflais-je.
Elle regarda sur le côté puis mes yeux, elle le fît trois fois avant de soulever sa main, je savais à quoi elle pensait mais elle était très gênée de ce qu'elle voulait faire, je pris délicatement sa main et la posait sur ma joue rêche. Sa petite main était si frêle et si douce contre ma joue meurtri par des griffures. Je voulais que ce moment reste ainsi pendant longtemps, même Lunard ne disait mot et profitait de cet instant de bonheur et de paix.
-Professeur Lupin...
-Appelle-moi Remus, Hermione, dis-je avec la voix rauque, j'avais probablement les yeux ambres ou bien noir en ce moment, je n'espérais pas effrayer Hermione avec, mais ses émotions n'étaient plus aussi tumultueuses qu'avant.
-R-Remus... Cette nuit, dans la Forêt Interdite, c'est pour cela que vous ne m'avez pas attaqué ? Elle avait un peu de mal à dire mon prénom, quelque chose que je trouvais très mignon et beau venant de sa bouche, et plus pour me tutoyer.
-Lunard, t'a tout de suite reconnu comme étant notre compagne, jamais il ne te fera du mal, dis-je en fermant les yeux et en pressant un peu plus sa main contre ma joue, je commençais presque à renifler celle-ci.
Ah, quelle magnifique odeur a notre compagne, sourit Lunard.
… Il ne vous fera aucun mal, il vous protégera... Voilà ce que disait le professeur Trelawney !
-Oui c'est ça, dis-je en accord avec ses pensées.
-Mmh, pro-Remus, j'aimerais, si c'est possible avoir un certain contrôle sur mes pensées, dit-elle gênée.
-Désolé, soupirais-je déçu quand elle retira sa main. Tu devrais boire ton thé, avant qu'il ne refroidisse complètement, dis-je en me repositionnant sur ma chaise.
Elle prit sa tasse et but une longue gorgée, elle regarda le verre avec un sourire aux lèvres, je n'avais pas oublier de mettre le miel au fond de sa tasse. Hermione toussa légèrement avant de me demander :
-Est-ce que vous aussi... vous ne pourrez pas sortir avec quelqu'un ? Demanda-t-elle en refusant de me regarder.
-Non plus, bien que je ne suis jamais sorti, proprement avec quelqu'un, cela serait tout aussi mauvais pour moi d'essayer quelque chose avec une autre femme et l'idée ne me plaît pas autant, lui avouais-je. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, Hermione, j'attendrais que tu sois en âge pour ça.
Elle tripota sa tasse, elle avait une autre question en tête mais évitait de penser à elle pour que je ne puisse pas savoir, je ne cherchais pas aller plus loin, des fois ça allait au-delà de mes moyens de contrôler le flux de pensée d'Hermione dans ma tête, heureusement, pour l'instant je ne pouvais lire son esprit seulement quand nous étions proche.
-Donc... plus tard nous nous marierons...
-Quand tu seras en âge, oui, si c'est ce que tu veux, la rassurais-je.
-Et... nous aurons des enfants ?
-Des enfants ? M'étranglais-je. Tu-tu veux des enfants... avec moi ? Demandais-je incrédule.
-Pas maintenant, mais plus tard, oui. Pourquoi ? Vous... n'en voulez pas ? Demanda-t-elle blessée.
-... non, déglutis-je, ce n'est pas que je n'en veux pas, c'est que je ne pourrais pas subvenir à leurs besoins et... je suis un monstre et je pourrais transmettre ma lycanthropie.
-Vous n'êtes pas un monstre Remus.
-Nous en reparlerons quand ce sera le moment, marmonnais-je, ne voulant pas blesser plus que cela ma compagne.
-Et maintenant ? Qu'est-ce qui ce passe ? Me demanda-t-elle maladroite.
-Hermione, pour le moment je ne peux te donner que mon amitié, tu es encore jeune et cela serait mal vu dans le monde magique, le lien que nous partageons nous oblige à rester presque en permanence en contact. Mais je te promets une chose, je te protégerais, une guerre arrive, je peux le sentir, mais je te protégerais de ma vie, Hermione. Si tu meurs, il ne me restera plus qu'à te rejoindre dans le cercueil, fis-je gravement, je ne voulais pas lui faire peur, je voulais juste qu'elle se rende compte de mes paroles.
-Je peux me défendre toute seule, Remus ! Je peux aussi vous protéger ! Fit-elle hargneusement.
Le feu se voyait dans son regard, elle ressemblait à une lionne en ce moment, je soupirais résigné, nous étions deux tête de mules qui se protégeront l'un l'autre, bien que je serais toujours aux aguets pour une quelconque attaque, voilà ce que faisait une guerre sur un jeune adulte naïf.
-Mes parents ! Haleta Hermione.
Et merde.
Prochain chapitre : Hermione sait maintenant qu'elle est l'âme-sœur de Remus... Que va t-elle faire ?
