Je fais beaucoup de recherches sur l'univers magique, c'est pour ça que mes chapitres sont assez complet. Mon histoire s'inspire en grande partie de My Soul Mate de projectrunwayluver, des tomes de l'histoire original ainsi que d'une fiction appeler The Brightest Witch of Her qui retrace les tomes d'Harry Potter, du premier au dernier du point de vue d'Hermione et ça m'aide énormément. Pour mes recherches, par exemple, il est possible que Remus soit un Occlumens non reconnu car Severus Rogue n'a jamais su lors du troisième tome que Sirius était un Animagus, or nous savons tous que Severus est un puissant Legilimens et Occlumens, je base certaines de mes recherches sur le wiki Harry Potter, français et anglais.

Merci à Nekozuni, XxPetitPandaxX, SylvaniaSnape, TiteTyLee, Ptitepointe2, oranemul et Leslie pour leurs merveilleux commentaires ! Je suis contente que vous puissiez appréciez ma fiction et commenter celle-ci.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas, je ne fais qu'emprunter les personnages de JO.


Je regardais une dernière fois ma chambre, mon lit était fait, mon bureau était propre, mes étagères remplies de livre ranger alphabétiquement, le plaid et les oreillers sur la banquette de ma fenêtre. Je me sentais un peu triste de quitter encore une fois ma maison, j'allais passer quelques jours chez les Weasley avant de revenir à Poudlard. Ma malle ainsi que Pattenrond étaient déjà en bas avec maman et papa. Je n'avais rien oubliée, dés le début des vacances j'avais entrepris de finir mes devoirs et de lire le plus de livres sur ma quatrième année, et bien plus. Si ce que disait... Remus, était vrai, alors une guerre venait bel et bien à l'horizon et je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour éviter celle-ci, même si c'était impossible et si Harry était au centre de cette guerre alors je voulais l'aider et le protéger de toutes mes forces.

Je soupirais, j'espérais de tout cœur que cette année serait calme mais après trois années de suite ou rien n'avait été normal à l'école je n'osais franchement plus espérer. Au moins, j'espérais que mes cours d'auto-défense porteraient leur fruit, s'il y avait un danger, il était hors de question que j'utilise ce que j'avais appris à l'école !

-Hermione, descends ! Remus est là ! Cria maman en bas.

-J'arrive !

J'essayais de ne pas penser au fait que je n'avais pas parler avec Lupin depuis la dernière fois, je voulais me vider l'esprit et pouvoir y réfléchir, à tout ce qu'il m'avait dit et tout ce qui passerait, à l'avenir. J'étais effrayée, oui, j'avais eu peur parce que je ne m'étais pas attendu à ça, le livre que m'avait donner Lupin « Les Loups-garous et leur âme-sœur » m'avait permise d'en savoir plus sur le lien, mes yeux s'étaient écarquillés en voyant que ce livre avait été écrit par Newt Scamander même si le livre n'était pas officiel, il avait été écrit de la main d'un maître des Êtres Magiques, je me demandais pourquoi ce livre n'était trouvable nul part ?

-C'est bon, tu as tout ma chérie ? Dit maman.

-Oui, c'est bon. Bonjour, Mr Lupin, saluais-je timide.

-Tu peux m'appeler par mon prénom, Hermione.

Mes parents m'accompagnaient jusqu'à la maison de Remus, c'était encore difficile pour moi de penser à son prénom, encore plus si c'était pour l'appeler en vrai.

-Prenez bien soin de notre fille, Remus, dit papa alors que nous étions dans le salon de Remus.

-N'oublie pas de nous envoyer des lettres, Hermione, et à tes oncles aussi, le petit David est déçu ne pas avoir passer l'été avec toi, me dit maman en me caressant les cheveux.

David est mon cousin de cinq ans et il était le fils d'un des frères de papa, quand il venait à la maison il était toujours collé à ma hanche, partout ou j'allais il venait avec moi, au moins quand on était à Paris l'an dernier il était rester près de moi et ne s'était pas perdu dans les rues. Ca ne me dérangeait pas de le garder de temps en temps, c'était un petit garçon calme qui aimait les câlins et les livres, il me faisait penser un peu à moi à son âge.

-Vous allez me manquer, dis-je à mes parents.

-Toi aussi mon petit papillon, dit papa avant de m'embrasser le front.

Après un dernier au revoir, maman et papa s'en allèrent, ils voulaient rouvrir leu cabinet avant la fin de l'été car il y avait beaucoup de rendez-vous en cette période de l'année, les gens voulaient ressortir de leur vacances avec une dentition parfaite. Ca avait certains avantages et des inconvénients aussi d'avoir des parents dentistes qui travaillaient à leur compte. Avant d'entrer à Poudlard, souvent je ne voyais pas mes parents pendant toute une journée et je me sentais extrêmement seule, ma grand-mère venait souvent me garder et je ne me sentais plus seule quand j'étais dans ses bras. Mais quand mes parents étaient à la maison j'avais toute leur attention et tout leur amour.

Mais maintenant que je me retrouvais seule avec Remus, je me sentais un peu nerveuse avec lui juste à côté de moi, je serrais un peu plus fort dans mes bras, la cage de Pattenrond. Un sentiment apaisant et calmant s'infiltrait dans mon corps, j'avais l'impression d'être en paix avec moi-même, le sentiment était léger et me berçait presque.

-C'est une partie de ce que je ressens quand je suis avec toi, avoua Remus.

-Vraiment ? Je ne le savais pas, déclarais-je intriguée.

-Un loup-garou, auprès de sa compagne se sent toujours en paix avec lui-même.

Je me sentais rougir après son explication, il ne disait que la vérité mais ça restait tout de même déconcertant.

-Je comprends que tu sois nerveuse, je ne vais pas te demander de ne plus l'être, mais je veux que tu comprennes qu'il n'y a rien que je ferais qui te mettrait mal à l'aise, affirma Remus penaud.

Ce n'était pas seulement avec des émotions que l'on pourrait se comprendre, Remus et moi, nous devions parlés aussi.

-Oui, la compréhension passe par la parole, si tu veux me dire quelque chose, n'importe quoi, je t'écouterais, et si j'ai quelque chose à te dire, ce sera pareil.

Je me demandais si je pouvais fermer mon esprit pour que Remus arrête d'écouter mes pensées, c'était mon esprit, mon intimité.

-Désolé, des fois j'oublie de bloquer le flux de tes pensées, dit Remus en se grattant la nuque.

-Vous pouvez faire ça ? Demandais-je confuse et quelque peu impressionnée.

-Je ne me qualifierais pas d'Occlumens mais j'arrive à bloquer certaines de mes pensées.

-Pouvez-vous m'apprendre ? Demandais-je avec ferveur.

-Je ne suis encore qu'aux premiers stades, Hermione, s'excusa-t-il.

-Oh, fis-je déçue.

-Mais nous pourrions apprendre ensemble, si cela te plaît.

-Vraiment ? Dis-je surprise.

-Bien sur, mais tu ne peux pas encore faire de la magie en dehors de Poudlard, il sera donc difficile pour moi de te l'enseigner. Je pourrais te l'apprendre seulement quand tu seras en âge de pratiquer de la magie en dehors de l'école.

J'étais mécontente de cet arrangement, je voulais tout apprendre du monde magique, je savais qu'il y avait encore pleins de choses que j'ignorais et qui méritait d'être su. Mais je me rappelais que j'avais utiliser un Retourneur de temps pendant toute une année scolaire, le ministère avait du prendre ça en compte, je suis donc plus âgée que ceux de mon année.

-Molly doit nous attendre, dit Remus en soulevant facilement ma malle. Tu vas en première, je te suivrais, tu sais comment faire ?

-Oui, dis-je en m'avançant vers la cheminée avec la cage de Pattenrond dans mes bras.

J'entrais dans la cheminée et pris une poignée de poudre de cheminette, je serrais fort contre moi la cage de Pattenrond qui était maintenant réveillée et miaulait. Je regardais une dernière fois le visage de Remus avant de jeter la poudre.

-Le Terrier ! Criais-je en fermant les paupières pour éviter que la suie ne rentre dans mes yeux.

Quand je rouvrais les yeux, je me retrouvais dans le salon des Weasley. J'époussetais ma jupe pour enlever la poudre et sortis de la cheminée, je ne voulais définitivement pas que Remus me tombe dessus. De l'intérieur, la maison avait l'air d'être vraiment rustique, tout en bois et coloré, un tapis recouvrait le sol, c'était un peu étrange mais la maison avait l'air vraiment chaleureuse.

-Bonjour ? Dis-je en regardant autour ne voyant personne, j'espérais qu'ils n'avaient pas oubliés ma venue, sinon je me sentirais mal.

-Hermione ? Entendis-je.

C'était Ginny qui rentrait dans la pièce avec sa mère juste derrière elle. Avec un grand sourire maternel, la mère de Ginny vint me prendre dans ses bras et me serra fort, ses câlins n'étaient pas comme ceux de maman, quand maman m'enlaçait elle le faisait doucement et c'était chaud, mais avec Mrs Weasley c'était un peu étouffant mais assez réconfortant.

-Tu es venue un peu plus tôt que prévu, me dit Mrs Weasley.

-Désolé, mais mes parents devaient allés au travail, m'excusais-je.

-Oh ! Il n'y a aucun problème ! Je suis contente que tu sois là, ou est ta malle ? Me demanda Mrs Wealsey en regardant autour de moi.

Au même moment le cheminée revint à la vie et Remus sortit de celle-ci avec ma malle. Mrs Weasley regardait surprise Remus et Ginny hoquetait en le voyant.

-Remus, que fais-tu ici ? Demanda Mrs Wealsey en posant ses mains sur sa taille.

-Bonjour Molly, je ramène Hermione à bonne destination, dit Remus avec un petit sourire.

-Tu ne restes pas pour le dîner ?

-Et bien je ne veux pas m'imposer.

-Balivernes ! Tu es le bienvenue chez nous ! Peux-tu aider Hermione à porter sa malle jusqu'à la chambre de Ginny ? Dit Mrs Weasley avant de repartir dans la cuisine je présume, vu qu'elle portait un tablier.

-Bonjour, professeur ! Sorti nerveusement Ginny, je ne pense pas qu'elle s'attendait à voir Remus dans son salon.

-Je ne suis plus votre professeur, Miss Weasley, vous pouvez m'appeler par mon prénom.

-Ou sont les autres ? Demandais-je alors que Ginny nous accompagnaient jusqu'à sa chambre.

-Fred et George sont enfermés dans leur chambre, pareil pour Percy. Ron arrache les herbes mortes avec Bill, Charlie n'est pas encore arriver et papa est encore au travail. Oh ! Il y a plein de choses que je dois te dire, Hermione ! S'enthousiasma Ginny oubliant momentanément Remus, elle fît une légère grimace gênée et regarda Remus.

-Je vais vous laisser parler entre vous, mesdemoiselles. Je vais voir si Molly a besoin de moi, dit Remus avant de s'en aller.

Je posais la cage de Pattenrond et l'ouvrit tandis que Ginny se précipita pour fermer la porte de sa chambre, il y avait plusieurs articles de Quidditch un peu partout dans la chambre, la chambre était orange, rouge, mauve, bleu, vert, il y avait un mélange de plusieurs couleurs.

-Pourquoi le professeur Lupin t'accompagnait ? Me demanda Ginny en s'asseyant sur son lit.

-Il s'est porter volontaire pour m'emmener dans sa cheminée.

-Comment ? Me demanda-t-elle.

-Il a récemment déménager dans mon quartier, dis-je en haussant des épaules.

-C'est un drôle de hasard, quand même.

Je hochais de la tête en accord même si j'en connaissais la raison, Remus m'avait prévenu de ne dire à personne sur notre lien, pas pour l'instant, en tout cas. Pas seulement parce que nous avions plusieurs années de différence, entre nous, qui était mal vu, mais aussi parce que notre lien unique pouvait attirer de mauvaises personnes qui en profiteraient pour user de ce lien. Et je ne voulais pas que ça arrive, j'avais déjà des incertitudes, des doutes et des peurs sur le lien, je ne voulais en rajouter avec des personnes qui pouvaient me faire du mal, faire du mal à Remus, nous faire du mal.

-Alors, de quoi voulais-tu me parler ? Lui demandais-je en posant Pattenrond à terre, celui-ci en profita pour explorer la chambre.

-Mmh, est-ce que tu sais si... si Harry aime quelqu'un ? Dit Ginny timidement.

C'était donc ça, je savais que Ginny admirait beaucoup Harry mais j'étais bien trop ancrée dans mes bouquins pour comprendre qu'elle l'aimait, la chose à savoir était si elle l'aimait pour qui il était ou ce que les gens voulaient qu'il soit.

-Pas à ma connaissance, Harry ne s'est jamais vraiment intéressé à une fille, avouais-je.

En même temps avec les trois années passées à Poudlard en évitant de ce faire tuer, je ne pense pas qu'une fille puisse être dans l'esprit de Harry en ce moment.

-Mais tu es vraiment amoureuse de Harry ou bien tu es amoureuse de l'élu ? Demandais-je avec précaution.

Ce qui m'étonnait était de voir son sourire un peu triste et moqueur.

-Maman m'a demander la même chose, elle considère Harry comme son fils maintenant, elle veut que je sois heureuse mais elle veut aussi voir Harry heureux.

-J'aime beaucoup ta mère, dis-je ce qui valu un rire de Ginny.

-J'y ai beaucoup réfléchi, je suis juste Ginny Weasley et lui Harry Potter, l'élu, je ne suis pas grand chose à côté de lui, dit-elle tristement.

-Tu sais, Harry déteste vraiment son statu d'élu, ça le rend mal à l'aise quand quelqu'un le reconnaît. Mais as-tu vraiment parler avec lui, avant ?

-Je n'y arrive pas ! Je suis tellement nerveuse autour de lui, gémit t-elle en cachant son visage avec ses mains.

-Essaye d'abord de devenir son ami, c'est probablement un béguin, dis-je en posant ma main sur son épaule.

-Mais comment je peux faire pour ne plus être nerveuse autour de lui ?

Je réfléchissais à la question, je ne savais pas du tout quoi lui répondre, je n'avais aucune expérience, ce que je vivais avec Remus n'était pas du tout adapter et normal à la conversation que j'avais avec Ginny.

-Peut-être que tu devrais sortir avec d'autres garçons, pour t'entraîner et voir si tes sentiments sont vraiment forts.

Ça ne devrait pas être difficile, Ginny était très belle pour son âge et était fan de Quidditch, au moins elle aurait un bon sujet de conversation avec les garçons et c'était facile de parler avec elle.

Ginny me regardait pendant un moment avant de me sourire avec des yeux déterminés.

-Tu as raison ! Je ne peux pas toujours attendre d'avoir l'attention de Harry sur moi, je ne suis pas si désespérée que ça pour m'accrocher à lui alors qu'il ne m'aime pas.

-Peut-être dans l'avenir, dis-je.

-Peut-être, ajouta-t-elle. Alors, et toi ?

-Moi ? Demandais-je la tête sur le côté.

-Il n'y a personne que tu aimes ?

Quelqu'un qui m'intéresse ? Sans comprendre, le visage de Remus apparut dans mon esprit, c'est vrai que j'avais eu le béguin pour lui pendant la troisième année parce qu'il était un très bon professeur et j'aimais les moments ou nous buvions du thé, mais j'essayais encore de comprendre mes sentiments et pour le moment je n'avais pas de réponse à sa question. Au moins d'ouvrir la bouche, la porte de la chambre s'ouvrit et Ron rentra.

-Ron ! Frappe avant d'entrer ! S'écria furieuse Ginny qui s'était levée et essayait de fermer la porte sur Ron mais celui-ci était plus fort qu'elle et bloquait facilement la porte.

-Quand est-ce que tu allais me dire que Hermione était là ? A ma connaissance, Hermione est mon ami pas la tienne, dit Ron avec évidence.

-Hermione est aussi mon amie ! Et puis elle va dormir dans ma chambre, c'est normal pour elle d'être ici !

-Salut Ron, dis-je en me levant.

-Salut Hermione, viens je vais te faire visiter la maison.

-Ok, je te verrais plus tard, Ginny, dis-je en voyant qu'elle était déçue de ne pas pouvoir continuer notre conversation.

-Tu as déjà vus la chambre de Ginny, viens je vais te montrer la mienne, dit Ron alors que l'on sortait de la chambre.

La maison était grande et disproportionné, c'était vraiment étrange et loufoque mais pas bizarre de voir la famille de Ron vivre ici, je me demandais comment la maison était de l'extérieur.

-Viens, je vais te présenter à Charlie et Bill, me dit Ron en descendant les escaliers.

Charlie et Bill étaient les deux frères aînés de Ron que je n'avais pas encore vu, d'après ce que m'a dit Ron, Charlie travaillait en Roumanie avec les dragons et Bill à Gringotts, je trouvais cela un peu étrange, je ne savais pas que les Gobelins travaillaient avec les sorciers, jusqu'à présent. Au salon, je vis Mr Weasley parler avec Remus, tous les deux assis sur un canapé.

-Professeur Lupin ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Demanda éberlué Ron.

-Bonjour Ron, tu peux m'appeler Remus, je ne suis plus ton professeur. Je suis venue déposer Hermione chez vous, répondit-il avec un sourire.

Ron me regardait pour confirmer mais je tournais la tête en voyant deux hommes entrés dans la maison. Le premier était probablement de la même taille que Fred et George, un peu trapu et fort de corpulence, il avait plus de tâches de rousseurs que Ron. Le second était un peu comme Ron et Percy, grand et élancé, avec des cheveux longs attachés en queue de cheval basse, un crochet de serpent en guise de boucle d'oreille, un pantalon et des bottes en cuir, Bill ressemblait plus à un motard pour moi qu'à un banquier, mais il était vraiment beau, je devais l'avouer.

Je sentis un sentiment de colère et de jalousie intense serrer mon cœur, je respirais difficilement, c'était comme si une main s'était enrouler autour de mon cœur et essayait de l'écraser, ça faisait vraiment mal ! Je regardais Remus, il regardait Bill avec les yeux plissés et les lèvres plissées, je pouvais presque entendre un grognement de sa part, c'était ses émotions ?

POV Remus :

Elle est attirée par cet humain, grogna Lunard.

Je sais, je peux ressentir ses émotions.

Je sentais le grognement dans ma gorge qui voulait sortir, je n'étais pas du tout heureux, cet homme était plus proche, dans l'âge, de Hermione que moi, et bien sur il était bien plus séduisant que moi, tout homme comparé à moi était plus beau. Lunard était jaloux de l'attention que portait Hermione à cet homme.

-Hermione ? Ça va ? Entendis-je.

Derechef je tournais mon attention vers Hermione, elle avait les yeux légèrement embués et avait posé sa main sur son cœur, son souffle était court et bref. J'écarquillais les yeux, je pouvais sentir sa douleur, c'était moi qui faisait ça ?

Arrête ! Tu lui fais mal ! Grogna Lunard.

Comment ?

Contrôle ta colère et touche là ! Rugit Lunard.

Ma colère se dissipa instantanément et je me précipitais jusqu'à Hermione et lui touchait l'épaule, ce simple geste je me sentais enfin complet, et Hermione se sentait mieux, elle respirait mieux et se détendait dans mes mains, alors c'était moi qui faisait ça, ma colère avait été bien trop pour elle.

-Oui, Ron, je vais bien, souffla t-elle avec un sourire rassurant.

-Tu es sur ? Peut-être que tu devrais t'asseoir.

-Non, c'est bon, je vais bien, dit Hermione en se redressant.

Maintenant je savais que nous étions connectés plein plus profondément que je ne le pensais.


-Mr Weasley, c'est Harry. La cheminée a été condamnée. Vous n'allez pas pouvoir passer par ici.

Je soupirais, nous étions tous confinés dans la cheminée de la famille de Harry, j'avais les jumeaux collés à moi et ceux-ci n'arrêtaient pas de gigotés, c'était difficile de respirer dedans. Pourquoi la cheminée était-elle condamnée ? Je n'aimais vraiment pas ces gens et j'avais un mauvais sentiment à leurs sujets.

-Allons, allons. J'essaye de trouver un moyen... Oui... Il n'y a qu'une seule chose à faire... Recule-toi, Harry.

J'écarquillais les yeux comprenant ce que Arthur avait l'intention de faire.

-Arthur, je ne pense pas que ce soit judic...

Bang ! Le feu électrique qui avait remplacé la cheminée vola et nous pouvions enfin respirés, je sortis de l'espace confiné, je me dépoussiérais, j'entendis un hurlement de femme et regardait autour de moi pour trouver un homme de très forte corpulence tenir dans ses bras une femme très fine, les deux arboraient un visage horrifié. Alors c'était eux, l'oncle et la tante d'Harry. La femme, Pétunia, ne ressemblait en rien à Lily que ce soit dans son physique ou dans ses gestes, c'était triste d'une certaine manière.

-Ah, vous devez être l'oncle et la tante de Harry ! Dit avec enthousiasme Arthur en s'avança vers eux, il devait bien être le seul à l'être.

L'homme n'avait par l'air enchanté de nous voir, je pouvais sentir sa peur de nous voir, c'était une horrible odeur. Il regarda la main tendue d'Arthur sans avoir l'intention de la prendre, Arthur baissa sa main dans la défaite. Il continua a parler pour essayer de détendre l'atmosphère mais j'avais l'impression que les mots passaient dans les oreilles de l'homme pour en ressortir de l'autre, et je n'étais pas le seul à le voir. Les jumeaux montèrent à l'étage pour prendre les bagages d'Harry, je me rapprochais discrètement de lui, je n'aimais vraiment pas ces gens.

-Bonjour Harry, comment vas-tu ? Dis-je avec un sourire.

-Professeur Lupin, je vais bien et vous ? Dit-il surpris de me voir.

-Appelle moi par mon prénom, je vais très bien. Tu as reçu ma lettre ? Lui demandais-je.

-Oui, vous avez vraiment des nouvelles de... Patmol ? Me questionna Harry en regardant les autres pour voir si personne n'écoutait notre conversation.

-Il va très bien, tu sembles beaucoup lui manquer.

Je me tournais vers les deux figures parentales d'Harry, la femme haletait en voyant mon visage et se cacha derrière son mari tandis que lui me regardait avec peur, les cicatrices donnaient toujours ce genre de réactions. J'avais quelque chose à leur dire mais je ne voulais pas que ce soit en présence de Harry et d'Arthur. J'essayais de ne pas rire au discours d'Arthur sur les prises électriques et sa collection de piles, je devrais probablement en discuter avec lui pour lui faire savoir que les piles ne se faisaient pas collectionnées. Après un certain moment un autre garçon entra dans la pièce, apeuré, et vraiment grassouillet, il ressemblait à une version miniature de l'homme. J'avais un peu de peine pour Arthur qui essayait de demander au cousin de Harry si ces vacances c'était bien passées.

La torture gênante s'arrêta quand les jumeaux revinrent avec les affaires de Harry, mais leurs visages me faisaient pensés à Sirius et James sur le point de faire une farce, ses deux-là cachaient quelque chose et je ne tardais pas à le savoir en voyant la langue de Dudley s'allonger d'au moins un mètre, merde. L'homme, Vernon, perdit vite son esprit et commença à lancer des objets en porcelaine dans la pièce, Arthur essayait de contrôler la situation mais je ne pensais pas que cela s'arrangerait avec eux. Heureusement que les garçons n'étaient pas là pour voir la suite, Arthur arriva à s'arranger avec les parents et il réussit sans problèmes à guérir l'enfant. Maintenant nous devions retournés au Terrier.

-Vous venez Remus ? Me dit Arthur.

-Allez-y, je vous suis.

Quand les flammes emportèrent Arthur, je me retournais pour faire face aux Dursley.

-Je m'appelle Remus Lupin, je connaissais très bien les parents de Harry et je suis un très bon ami de son parrain, si quelque chose arrive à ce petit, lui et moi viendront directement ici, dis-je avant de me retourner et de sauter dans les flammes emportant avec moi la magie.

Quand je revenais aux Terrier, je rencontrais Molly qui criait sur les jumeaux et Arthur derrière qui me regardait penaud. Harry devait déjà être avec Hermione et Ron.

-J'espère que tu restes pour le dîner Remus, me dit Molly après avoir envoyer ses deux deux fils au loin.

-Bien sur Molly.

En passant par la chambre de Ronald, j'entendis une petite partie de la conversation des enfants.

-Tu as passé de bonnes vacances, Harry ? Fît la voix d'Hermione. Tu as reçu les colis de nourriture ?

-Oui, merci beaucoup. Ces gâteaux m'ont sauvé la vie, surtout ceux que m'a envoyé ton père, il n'est pas dentiste, normalement ?

-Oui, mais mon père ne veut pas me priver de bonbons à cause de sa profession. Maman déteste quand il fait ça.

-Est-ce que tu as eu des nouvelles de...

Je m'arrêtais là et préférais passer mon chemin, je ne voulais que quelqu'un me prenne en train d'espionner les enfants. Je restais avec Arthur avant le dîner, nous parlions du Ministère, enfin Arthur me parlait du Ministère et je ne faisais qu'argumenter avec lui. Quand le dîner arriva, je me retrouvais heureusement à côté d'Hermione.

-Nous avons suffisamment de pain sur la planche au Département de la coopération magique internationale pour ne pas nous occuper en plus de retrouver les membres des autres services. Comme tu le sais, nous avons un autre grand événement à organiser, juste après la Coupe du Monde.

Je savais clairement de quoi parlait Percy, Arthur m'avait déjà parler de son inquiétude, le Ministère avait jugé bon de remettre en place le Tournoi des Trois Sorciers, il avait été annulé en 1792 après que les trois directeurs des écoles participantes avaient été blessés par un Cocatris, la créature magique ressemble à un coq ayant le corps d'un serpent avec des ailes de chauve souris, il est l'emblème de l'équipe national de Quidditch française, qui s'était échappé dans l'une des épreuves. Les trois écoles participantes étaient Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang, les autres écoles magiques dans le monde ne voulaient pas y participer à cause de la dangerosité de l'événement. Comme Ilvermony en Amérique du Nord, Mahoutokoro au Japon, Koldovstoretz en Russie, Castelobruxo au Brésil et Uagadou en Afrique.

Je trouvais ça bien trop dangereux pour les élèves, surtout pour les plus jeunes, j'osais espérer que seul les septièmes années pouvaient y participer, je jetais un léger coup d'œil aux enfants, je savais que Hermione ne penserait aucunement à y participer, j'avais des doutes pour Harry, s'il fonçait tête baisser comme James ça causerait beaucoup de problèmes et pour Ron je ne le voyais vraiment pas dedans. Bien que je voyais parfaitement les jumeaux tentés leur chance. Quand vint le dessert, une glace à la fraise maison, des papillons de nuit volaient au dessus de nous tandis que l'air tiède s'ajoutait à l'odeur d'herbe et de chèvrefeuille. Hermione avait les yeux qui brillaient en regardant les papillons volés, elle était contenue et satisfaite, elle était encore jeune et innocente, je ne pouvais pas la voir autrement qu'une enfant, pour l'instant nous devions se contenter de ça, avec Lunard, même si l'idée de rester à une certaine distance d'elle déplaisait fortement à Lunard.

POV Hermione:

Ginny et moi nous nous regardames avant de reposer lourdement nos têtes sur nos oreillers respectifs, même si je ne m'étais pas endormie tard hier soir, je restais encore très fatiguée, moins que quand j'utilisais le Retourneur de Temps, mais j'étais toujours fatiguée. Après le dîner, Remus était directement rentré chez lui en transplanant, je ne savais pas s'il allait nous rejoindre ce matin ou nous retrouvés plus tard.

-Je ne me suis jamais réveillée aussi tôt, bailla Ginny.

Je hochais de la tête à son commentaire, nous descendîmes pour prendre le petit déjeuner, ne voyant pas Remus, j'en déduisis qu'il nous rejoindrait plus tard, bien que je voulais poser la question, par chance, quelqu'un d'autre la posa à ma place.

-Mr Lupin ne vient pas avec nous ? Demanda Ron.

-Non, il nous rejoindra plus tard, dit son père.

Dehors, il faisait encore nuit et l'air était frais par rapport à la veille, je frissonnais légèrement en sentant le vent sur mes joues, j'écoutais la conversation de Harry et de Mr Weasley, j'avais déjà lu certaines références sur le transplanage, bien que l'apprentissage de celui-ci se faisait plus tard, n'aimant pas les balais et les hauteurs, le transplanage me paraissait être un mode de transport moins dangereux et plus convenable pour moi, même si la partie ou l'on pouvait perdre des membres me faisait froid dans le dos. Étonnamment, je n'étais pas la dernière à arriver au sommet de la colline, Ginny avait une main posée sur un point de côté. J'avais l'impression d'avoir plus d'endurance qu'avant, était-ce grâce aux cours de self-défense ? Je le pensais fortement.

Je me mise à chercher comme tout le monde le portoloin, je ne savais pas à quoi il pouvait ressembler mais je cherchais attentivement au sol, mais ce fût une personne inconnue qui le trouva. Mr Weasley nous présenta Amos Diggory, un homme avec une barbe brune, il tenait dans une main une vieille botte qui avait connu de meilleurs jours, effectivement, un portoloin pouvait être n'importe quoi. Mr Diggory était accompagné de son fils, Cédric, il jouait dans l'équipe de Quidditch de Poufsouffle et j'avais pu entendre plusieurs choses sur lui, notamment de Lavande et Parvati qui complimentaient son physique avantageux.

-Vous n'aurez qu'à toucher le Portoloin, c'est tout. Avec un doigt, ça suffira... dit Mr Weasley à Harry et moi.

Je remontais un peu mon sac à dos, il était vraiment lourd, et nous nous regroupâmes tous autour de la botte, avec un léger frisson je posais un doigt sur celle-ci, avec Harry à ma gauche et Ginny à ma droite. Je croisais le regard de Harry avec une légère appréhension quand Mr Weasley fît le décompte, à la fin de celui-ci l'effet fût immédiat, j'avais l'impression d'être au milieu d'un tourbillon violent, mes épaules tapaient ceux de Harry et Ginny, j'avais l'impression que mon doigt avait fusionné avec la botte et le vent filait autour de moi, je ne pouvais même pas crier. Ça se termina aussi vite que ça a commencer, je tombais brutalement au sol avec Ginny sur moi, je pouvais sentir un vertige commencer à venir, mais je respirais profondément pour qu'il passe, je n'aimais définitivement pas ce mode de transport. L'expérience était bien plus violent que ce que j'avais pu lire dessus.

-Arrivée du cinq heures sept en provenance de la colline de Têtafouine, dit une voix tandis que Cédric aida Ginny et moi à nous relevés, elle était devenue rouge tomate en le voyant l'aider.

-Bel atterrissage Arthur, fît une autre voix amusée, je reconnaissais le ton familier de Remus.

-Ah, Remus ! Je vois que tu es déjà là. Amos laisse moi te présenter un bon ami à moi, Remus Lupin.

-Amos Diggory, enchanté de vous rencontrer, votre nom m'est familier, dit Mr Diggory.

-Papa, Mr Lupin était mon professeur de Défense contre les Forces du Mal, l'an dernier, informa Cédric.

-Ah oui ! Voilà pourquoi votre nom m'était familier ! Cédric n'arrêtait pas de me parler de vos merveilleux cours ! S'enthousiasma Mr Diggory.

-Papa... fît Cédric gêné.

Mr Weasley parlait avec un homme en kilt qui avait un ton las, tandis que Remus vint vers nous pour voir comment nous allions, je croisais son regard et le détournait aussi tôt, timide, mais je me sentais moins fatiguée et plus sereine. Finalement, nous marchâmes un peu plus dans la brume, avec Remus à mes côtés. Voir une personne se faire enchanter par le Sortilège d'Oubliette, n'était pas une chose à laquelle je m'attendais, je savais que la magie devait rester secret, mais le fait est que cela me paraissait un peu trop radical.

-Ils prennent toutes les précautions possible, me chuchota Remus.

-J'aimerais que mes pensées restent à moi, dis-je un peu trop durement.

-Désolé, fît Remus.

Je soupirais, je sentais que j'avais un long chemin à parcourir avec Remus, ce lien était un désavantage pour moi et mon esprit, heureusement que Remus savait quand j'avais besoin de vie privée. Il y avait des centaines de tentes parsemés un peu partout, j'avais déjà fais du camping avec mes parents mais aucunes d'entre elles ne ressemblaient à celles que je voyais. L'une d'entre elles ressemblait plus à un palais miniature qu'à une tente et des paons étaient attachés à l'entrée de celle-ci. A qui appartenait cette tente extravagante ?

-Aux Malfoys, répondit automatiquement Remus. Désolé, fît-il aussitôt.

Ça ne m'étonne pas que cette tente appartienne aux Malfoy, ils ne voyaient que dans la grandeur.

-Ça va, en y réfléchissant, ce n'est pas une mauvaise idée si des fois nous communiquons par pensées, dis-je.

-C'est plus prudent, ajouta Remus en hochant de la tête.

-Bien que cela soit en sens unique, dis-je penaude.

-Pour pouvoir lire mes pensées, nous devons effectuer le rituel des âmes-sœurs, dit Remus en se grattant la nuque gêné.

J'écarquillais les yeux, maintenant j'étais vraiment gênée, le rituel des âmes-sœurs étaient un peu comme un mariage sorcier mais avec des résultats un peu différent, je chassais mes pensées avant qu'elles ne deviennent trop intimes, ce n'était pas quelque chose que je pouvais imaginer de sitôt, surtout pas en présence de Remus. D'autres tentes étaient tout aussi gigantesques et extravagantes que les autres, mais aucunes d'entre elles ne possédaient des paons attachés à l'entrée. Finalement, nous arrivâmes enfin à notre emplacement.

-Bien, dit Mr Weasley avec le regard brillant d'excitation, alors, souvenez-vous, pas question d'avoir recours à la magie en terrain moldu. Nous dresserons ces tentes à la main ! Ça ne devrait pas être trop difficile... Les Moldus font ça tout le temps... Dis-moi, Harry, à ton avis, par quoi on commence ?

En vu du regard d'Harry, je voyais bien qu'il n'avait jamais fais de camping de sa vie et qu'il était bien incapables de mettre une tente seul.

-Mr Weasley, j'ai déjà fais du camping avec mes parents, c'est mon père qui a toujours mis la tente mais je peux aider avec ça, dis-je.

-Fantastique !

Avec l'aide de Remus, Harry et moi nous disposâmes les mâts et piquets au sol, à la fin, j'étais contente de mon exploit mais avec Harry nous regardâmes perplexe les deux vieilles tentes qui tenaient côté à côté, les deux tentes ne pouvaient contenir plus de deux personnes chacune, comment allions-nous tous pouvoir tenir la-dedans? J'eus ma réponse quand nous entrâmes dans l'une des tentes, à l'intérieur de la tente se trouvait un espace de trois pièces avec une cuisine et une salle de bain, l'endroit n'avait pas l'air propre et fameux mais c'était fantastique de voir combien le monde des sorciers pouvait offrir.

-J'adore la magie, murmura Harry à mes côtés.

Je ne pouvais pas dire mieux.


Prochain chapitre : La Coupe du Monde de Quidditch.