Encore merci à ceux qui prennent le temps de poster un commentaire, je peux paraître chiante mais moi, je prends le temps d'écrire pour vous, je n'attends pas beaucoup de votre part, vous, lecteurs. Juste un petit commentaire, je n'ai pas besoin d'un commentaire d'un paragraphe, même deux, trois mots me suffisent. Alors, s'il vous plaît, prenez un peu de votre temps pour poster un commentaire, ça rendra heureux/se, un ou une auteur.
Donc un grand merci à Ptitepointe2, Nekozuni et saitera qui prennent leur temps pour poster un commentaire, ne changez pas !
Voilà le chapitre 19, on retrouve Luna dedans ainsi que Remus et bonus ! Le point de vue d'un autre personnage, je suis sûre que celui-ci, vous vous y attendiez pas.
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.
19 septembre 1994
Chère Hermione,
Joyeux anniversaire ma chérie ! Tu as maintenant quinze ans, tu es maintenant une femme, même si tu restes toujours notre petite fille. Nous avons bien reçus ta lettre, Athéna est un prénom magnifique que tu as donnée à ta chouette. Nous espérons que tu travailles bien et que tu t'entendes bien avec tes amis, tante Helen te passe le bonjour et le petit David est encore fâché de ne pas avoir passer les vacances avec toi.
Cette année, nous t'offrons un flacon de parfum, même si j'ai du mal à le dire, je pense qu'il est temps pour toi de devenir une vraie femme, tu pourras porter ce parfum quand tu porteras ta robe mais n'en n'abuse pas. Et pas de garçon avant tes trente ans. Thomas ! Désole, Hermione, ton père m'en encore prit le stylo des mains.
Ta grand-mère Magdalène te passe le bonjour, je ne sais pas comment, je soupçonne ton père, mais elle a découvert que ton école demandait une robe de soirée, elle t'offre donc ce collier et cette paire de boucles d'oreilles, elles sont magnifiques et iront très bien avec ta robe et tes chaussures.
N'oublie pas de te brosser trois fois les dents par jour, évite les sucreries, nous devons aussi reparler pour toi de porter un appareil dentaire. Passe le bonjour à tes amis pour nous, nous sommes très fières de toi, ma chérie.
Tes parents qui t'aiment.
J'avais reçue une lettre de mes parents et une autre de Remus pour mon anniversaire, je rangeais avec précaution les cadeaux offerts dans mon sac de cours.
Chère H,
Joyeux anniversaire, je me sens un peu honteux car je n'ai pas de cadeau à t'offrir, j'ai donc décidé de t'envoyer un livre de ma bibliothèque, c'est un livre sur des Sortilèges avancés, j'espère qu'il te servira autant qu'à moi. Passe une bonne journée avec tes amis.
Le tien,
R.
C'était un peu étrange que Remus signe ses lettres avec la formule « Le tien », ça ne devrait pas me faire quelque chose, mais d'une certaine manière, ça me réconfortait de savoir qu'il tenait à moi. Il n'avait pas à se sentir honteux de ne pas pouvoir m'offrir un cadeau, seul le geste comptait, je me demandais quel jour était son anniversaire ? Je lui demanderais dans une prochaine lettre.
20 septembre 1994
Lunard était déchaîné, sa compagne était bien trop éloigner de lui, elle était seule et demandait pour lui, il le savait. Même si son esprit était focalisé sur autre chose, son âme et son corps demandait à lui. N'ayant plus les moyens pour acheter de la potion tue-loup, Remus était obligé de sécuriser de toutes les manières possible sa cave, car il y passait la nuit, et ainsi sa maison. Cela était étrange pour Remus, Lunard contrôlait son corps et son esprit mais une partie de lui était encore ici, comme si Lunard, le laissait enfin voir ce qu'il voyait quand il n'était plus en contrôle de lui-même après sa transformation.
Lunard avait, bien évidemment, tenter de sortir de la cave mais les sortilèges de protection de Remus étaient assez puissants et complexes pour l'en empêcher, mais il avait tout de même saccager la pièce. Celle-ci était pratiquement en lambeau et avait des marques de griffures sur les murs mais par miracle, aucune tâche de sang. Au moins, Lunard ne voulait pas sortir pour mordre dans quelqu'un, pas précisément, mais seulement pour retrouver Hermione et la mordre, elle, pour commencer le rituel.
POV Hermione :
Je passais la plus grande partie de mon temps à la bibliothèque, je ne me plaignais pas, j'adorais rester des heures à la bibliothèque à regarder à travers plusieurs livres, sans jamais me soucier de l'heure qui passait, à par quand je faisais des recherches entre deux cours. Mais maintenant, après des heures et des heures de recherches, j'étais frustrée, peu de gens voulaient entendre parler des droits des elfes et de mon association, la S.A.L.E. La Société d'Aide à la Libération des Elfes, quelque chose qui me tenait très à cœur, il n'y avait que Harry, Ron et Parvati qui avait adhérer à celle-ci, bien sur je n'étais pas stupide, je savais qu'ils l'avaient fais pour ne plus pouvoir m'en entendre parler, mais cela avait simplement augmenter ma détermination à voir un jour les elfes libres.
J'essayais de rallier le plus de gens à ma cause, ça pouvait paraître répétitif et incessant mais je continuais avec la devise de mon père en tête : « Ne fais pas aux autres, ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse. ». Je n'aimerais certainement pas me faire dicter ce que je devais faire et subvenir aux moindres besoins d'une tierce personne qui me traiterait simplement comme un chiffon sale et inutile. J'avais trouver cela étrange l'histoire de Dobby que nous avait raconter Harry mais là était la preuve ! Les elfes de maison étaient réduits à l'esclavage et cela depuis des siècles ! Eux-mêmes ne savent plus comment être libre ! Ils pensaient devoir s'occuper d'une famille de Sang-Purs, en se taisant, ne demandant jamais rien en retour !
-Bonjour Hermione Granger !
C'était une voix douce et rêveuse que je reconnaissais rapidement comme étant celle de Luna qui me fît sortir de mes pensées, je ne l'avais pas revue depuis la Coupe du Monde de Quidditch, bien que je l'avais cherchée du regard à la table des Poufsouffle et celle des Serdaigle pendant l'un des repas. Elle portait son uniforme et des étranges boucles d'oreilles en forme de courgettes.
-Bonjour Luna, dis-je. Comment vas-tu ? Continuais-je.
-Mes camarades de chambre ont cachés l'un de mes bracelets mais j'ai réussie à le retrouver, répondit-elle avec un sourire.
-Ils t'embêtent ? Demandais-je en fronçant des sourcils.
-Oh non, ils aiment juste cachés certaines de mes affaires.
Se rendait-elle compte qu'elle se faisait presque persécutée ? Ce n'était pas mon problème mais d'une certaine manière elle me faisait de la peine et je ne voulais pas la voir en difficultés, elle me faisait vraiment penser à ma grand-mère Magdalène. Au lieu d'affronter ou d'ignorer les gens qui l'embêtait, elle choisissait de continuer à marcher avec un sourire, était-ce par qu'elle était triste ou bien parce qu'elle n'y faisait pas vraiment attention ? Luna était vraiment étrange, je soupirais, je sentais que je finirais par le regretter mais je sentais que je devais le faire.
-Tu sais, si quelqu'un t'embête, tu peux venir me voir, dis-je avec un peu de mal.
-Tu es vraiment une personne très gentille, Hermione. Le professeur Lupin a beaucoup de chance de t'avoir, dit-elle.
Je me figeais, je n'avais définitivement pas rêver, elle venait de mentionner le professeur Lupin. Mais... Comment ?
-Le professeur Lupin ? De quoi parles-tu ?
-La première fois que je vous ai vu ensemble, j'ai tout de suite vu votre lien, continua-t-elle.
-Je... Je pense que tu te trompes, dis-je surprise et horrifiée.
-N'aie pas peur, je ne dirai rien à personne, dit-elle en me regardant dans les yeux avec un sourire aimable.
Je soufflais fébrile, mais... Comment a-t-elle pu le savoir ? Comment sait-elle pour le lien ? Lien qui tirait en ce moment, je pouvais sentir quelque chose tiré dans mon cœur, comme un manque, ce n'était pas plaisant.
-C-comment sais-tu ?
-Vos auras, me dit-elle comme si cela était évident.
-Nos auras ? Répétais-je.
-Oui, ton aura est rose et douce, un peu comme un cocon chaud et familier et l'aura du professeur Lupin est violette et puissante, quand vous êtes ensemble, son aura englobe la tienne, comme pour la protéger et vous brillez de mille feux, soupira-t-elle rêveuse.
Je la regardais éberluée, nos... auras ? Luna était vraiment spirituelle, une partie de moi trouait cela absurde mais une autre partie trouvait cela... rationnelle. Lors de la Coupe du Monde de Quidditch, Luna m'avait assurer que le petit garçon reviendrait sain et sauf à sa famille, sur le coup je n'y avais pas penser tellement, je voulais juste croire en ses paroles, mais le petit garçon avait effectivement retrouver sa famille, je n'avais pas de preuve concrète mais ne pas croire en Luna serait quelque chose que je viendrais à regretter, c'est ce que je me disais.
-Donc... Tu peux voir les auras des gens ? Demandais-je un peu curieuse.
-Oh oui.
-Et tu peux voir la tienne ?
-Oh non, c'est impossible pour moi de voir mon aura.
-Toutes les auras sont pareils ? L'interrogeais-je.
-Non, pas toutes, Luna s'assit sur la chaise à ma droite et se tourna vers moi. Certaines sont petites, d'autres imposantes. J'ai vus des auras transparentes et des auras opaques, aucune aura ne se ressemble, il y a des exceptions, m'expliqua-t-elle.
-Des exceptions ?
-Comme toi et le professeur Lupin, ton aura n'est ni transparente et ni opaque, elle est belle et brumeuse, et celle du professeur Lupin est opaque et imposante mais ensemble, elles s'imbriquent parfaitement et deviennent dorées.
Cela pourrait intéresser Remus, mon aura était rose, douce et brumeuse, c'était quelque d'extraordinaire pour moi, ce n'était pas les mensonges que pouvait dire le professeur Trelawney, c'était quelque chose de farfelue mais quelque chose de vrai pour Luna et je ne pouvais que la croire.
-As-tu déjà vus quelque chose comme ça, auparavant ? La questionnais-je par rapport à mon lien à Remus.
-Une fois, dit-elle en baissant les yeux. Pas aussi puissant mais très soudé. Avant la mort de ma mère, je pouvais voir les auras de mes parents, quand ils étaient ensemble, l'aura qui les englobait devenait blanche, c'était si beau, dit-elle avec un regard lointain.
-Oh... Euh, je suis désolé Luna, bredouillais-je.
Elle me sourit mais ne me dit rien avant de regarder devant elle.
-Mais certaines auras sont plus tristes et seules que d'autres, mais personne ne peut les voir.
Je regardais sa trajectoire pour voir Malefoy assis plus loin à une table avec un livre devant lui, je m'étonnais moi-même de ne pas l'avoir remarquée, il ne portait pas ce sourire arrogant qu'il arborait souvent, il avait l'air plus calme mais un peu nerveux, ses yeux vinrent regardés rapidement dans notre direction avant qu'il ne retourne brusquement à sa lecture. Je plissais les yeux, j'espérais qu'il n'avait pas l'intention de venir m'insulter. Certaines auras sont plus tristes et seules que d'autres... Je me demandais si Luna parlait de Malefoy, pourquoi se sentirait-il seul et triste ? Comme s'il pouvait sentir la tristesse.
-Ton aura est si belle qu'elle attire beaucoup de personnes autour de toi, continua Luna en tournant son regard vers moi.
Je la regardais avec la tête penchée sur le côté.
-Tu dois simplement regarder ton environnement.
Je ne comprenais plus ce qu'elle me disait, regarder mon environnement ? Je regardais toujours ou j'allais, je regardais mes amis et je remarquais toujours ce qu'il y avait autour de moi, peut-être Luna était complètement folle. Je regardais les yeux de Luna, oui, elle était folle, mais elle était authentique. Je sentais que l'avoir à mes côtés serait gratifiant.
-Que lis-tu ? Me demanda-t-elle.
-Je fais des recherches. Sur les droits des elfes, savais-tu que des elfes travaillaient dans la cuisine de l'école ? Sans paye, ni jours de congés ou bien de retraites ! Il doit y avoir des centaines d'elfes dans la cuisine ! M'emportais-je en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas me faire réprimander par Mrs Pince.
-En quoi consiste tes recherches ? Me demanda Luna visiblement curieuse.
-J'ai crée une association, la S.A.L.E, la Société d'Aide à la Libération des Elfes, notre objectif consiste à obtenir que les elfes bénéficient de salaires et de conditions de travail convenables, cela est à court terme. A long terme, ce sera la modification de la loi sur l'interdiction des baguettes magiques et la nomination d'un elfe au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques.
-Et qu'en pense les elfes ?
-Qu'en pense... les elfes ? Demandais-je légèrement choquée.
-As-tu demander aux elfes ce qu'ils voulaient ?
-Et bien... pas vraiment mais Harry connaît l'un d'eux, il était un elfe de maison abusé mais maintenant il est libre et est très content de sa nouvelle condition, dis-je surprise de moi-même de ne pas avoir demander aux elfes ce qu'ils en pensaient.
Luna me regardait avec un regard peiné.
-Qui y a-t-il ? Demandais-je.
-Je ne dis pas que ton idée est absurde, au contraire, tu penses aux conditions de vie des elfes de maison, mais ne penses-tu pas d'abord qu'il vaudrait mieux que tu leur poses la question ? C'est après tout leur vie, même si cela fais des années qu'ils vivent ainsi, ils ont le droit d'avoir un avis dessus.
J'étais vraiment sous le choc, je n'y avais pas pensé, encore une fois j'en avais simplement fais à ma tête. Je voulais vraiment que les elfes puissent avoir une vie meilleure, depuis de nombreuses années ils vivaient ainsi, mais qui étais-je pour dicter ce qu'ils devaient faire, étais-je pareille que les familles de Sang-Purs ? Je baissais la tête, je me sentais mal maintenant.
-Mais, n'abandonne pas, Hermione, m'encouragea Luna. Les auras des elfes sont petites mais elles tiennent toutes une mélancolie, ils ont besoin que quelqu'un leur donne un coup de pouce pour pouvoir les aidés, et je sais que toi seule peut le faire.
POV Remus :
Lunard,
Je me dirige vers le nord, je veux être le plus proche de Harry si quelque chose arrive. Essaye de garder l'œil et reste proche de Harry. Je sais que tu as déjà Hermione à ta charge mais occupe toi de Harry, s'il te plaît.
Je te tiendrais au courant, en attendant, change de hibou pour ne pas faire suivre nos lettres.
Ton ami,
Patmol.
Je bus une gorgée de mon thé, j'avais réussi à trouver un moyen pour pouvoir communiquer avec Hermione sans m'inquiéter que nos écrits soient interceptés, j'avais acheté deux cahiers identiques et vierges et les avaient ensorcelés pour que quand j'écrivais une ligne dans le cahier, celle-ci soit directement envoyer dans le cahier de Hermione. J'avais aussi mis un sortilège pour que seule Hermione puisse ouvrir le cahier. Je lui écris une lettre, le lien tirait fortement sur moi, trop de jours s'étaient passés depuis la dernière fois que l'on s'est vus, peu avant la rentrée et déjà plus d'un mois s'était écoulé, je ne savais pas pendant combien de temps je pouvais encore le supporter.
Remus, nous ne tiendrons pas une semaine de plus, grogna Lunard.
Et bien nous devons, Hermione viendra bientôt à Pré-Au-Lard, en espérant qu'elle vienne à la Tête de Sanglier.
La dernière lettre d'Hermione remontait à deux jours pour me prévenir de l'arrivée imminente des écoles Beauxbâtons et Durmstrang, elle m'a ainsi parler de la Société d'Aide de la Libération des Elfes, chose que je trouvais très honorable et généreux de sa part, mais je trouvais aussi qu'elle s'investissait trop dedans, son inquiétude se peignait dans sa lettre ainsi que dans mon esprit. Quand elle faisait quelque chose qui comptait beaucoup pour elle, Hermione s'y mettait totalement, corps et âme, c'était quelque chose que j'avais appris et que j'admirais chez elle.
Elle m'avait aussi parler de ses premiers cours de Défense contre les forces du Mal, ils avaient appris les sorts Impardonnables, une méthode directe que je n'aurais évidemment pas enseigner mais cela ne m'étonnait pas totalement d'Alastor, mais utiliser le sort d'Imperio sur les enfants était totalement contre éthique, j'étais très inquiet pour Hermione, elle avait échappée au sort mais pas Harry, mais rien ne disait que cela ne se produirait pas, la compagne d'un loup-garou ensorcelé serait catastrophique. Avec le Tournoi des Trois Sorciers au tournant, j'espérais que rien n'arrive à Harry et Hermione. Parce qu'encore une fois, Lunard sentait que quelque chose venait.
31 octobre 1994
POV Hermione :
J'applaudissais après que le nom de Cedric Diggory fût appeler pour être le champion de Poudlard, bien que j'aurais voulu que ce soit Angelina Johnson, au moins ce ne fût pas Warrington, un septième année de Serpentard. Il n'y avait que Ron qui était mécontent du résultat. Avec un air joyeux, Dumbledore continua à parler du Tournoi mais il s'arrêta quand la Coupe de feu redevint rouge, avec des étincelles et une longue flamme, un autre bout de papier en sortit. Quoi ? Pourquoi ? Je commençais à m'inquiéter, quelque chose n'allait pas. Dumbledore prit le bout de papier et lu à voix haute ce qu'il y avait écrit dessus.
-Harry Potter.
Je me figeais, c'était bien le nom d'Harry qu'il avait prononcé, un creux s'installa dans mon ventre, ce n'était pas possible, il n'avait encore que quatorze ans, il ne pouvait pas participer au Tournoi... C'était impossible.
-Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe, dit Harry en se tournant vers Ron et moi, il avait l'air autant étonné et choqué que moi. Je n'ai rien fait, vous le savez bien.
Je ne pouvais rien dire tellement j'étais choquée, je savais qu'il n'avait rien à voir, mais tout ça était incompréhensible pour moi.
A la Grande Table, Dumbledore criait le nom de Harry, je le poussais pour qu'il y aille, il pourrait parler avec Dumbledore et comprendre ce qui se passait. Quand Harry s'en alla, je pouvais toujours voir le regard éberlué mais aussi jaloux de Ron, oh non, il ne croyait définitivement pas Harry ! C'est de pire en pire ! Je ne pouvais pas rester sans rien faire ! Le professeur McGonagall demanda à notre maison de revenir à nos dortoirs, je jetais un dernier regard à Ron avant de remonter précipitamment jusqu'à mon dortoir. Depuis que Remus m'avait envoyer ce cahier, je n'avais pas osée écrire plus de deux lignes mais j'étais dans une situation d'urgence en ce moment et Remus devait le sentir puisque quand j'ouvris le cahier, une ligne apparaissait déjà.
« Tu paniques Hermione, que ce passe-t-il ? »
« C'est une catastrophe Remus ! Harry a été choisi par la Coupe pour participer au Tournoi des Trois Sorciers! »
Sa réponse ne tarda pas à venir. Je fermais les rideaux autour de mon lit, je ne voulais pas être dérangée par les autres filles de ma chambre.
« Comment ça son nom est sorti de la Coupe ? C'est impossible ! »
« C'est ce que je pensais aussi ! Mais le professeur Dumbledore a lui-même lu le morceau de papier ou il y avait écrit son nom ! »
« Hermione, d'abord commence par te calmer, n'oublie pas que je peux sentir tes émotions. Albus avait pourtant mit une limite d'âge autour de la Coupe, n'est-ce pas ? »
« Oui ! »
« Mais la Coupe a quand même sorti son nom, Harry n'a pas mit son nom dans la Coupe ? »
« Non ! »
Je savais qu'il ne l'avait pas mit, certains pouvaient avoir des doutes mais je savais avec certitude qu'Harry ne l'a pas mit.
« Alors quelqu'un a ensorcelé la Coupe pour que celle-ci donne le nom de Harry, ce qui fait de lui le champion de Poudlard. »
« Non ! Enfin si ! Le nom de Cedric Diggory a été choisi par la Coupe pour représenter Poudlard et puis ensuite celui de Harry. »
« Cela fera sûrement la une des journaux. Sirius ne va pas du tout aimer ça. »
Les jours continuaient à passer et la tension continuait à monter, Ron pensait vraiment que Harry avait mit son nom dans la Coupe de Feu et refusait de lui parler et moi pendant ce temps-là je faisais office de hibou voyageur entre les deux, ils agissaient vraiment comme des enfants et ça me fatiguait. Harry avait envoyer une lettre à Sirius pour l'informer de ce qu'il s'était passer, pour ne pas éveiller les soupçons il avait envoyer une autre chouette et j'avais proposée Athéna qui n'avait qu'une envie, celle de voyager, c'était avec plaisir qu'elle avait prit la lettre dans son bec et s'était envoler pour trouver Sirius.
Mes camarades de chambre m'avaient déjà posés plusieurs fois la question, comment Harry avait fait pour mettre son nom dans la Coupe ? Il n'y avait que Parvati qui m'avait demander si c'était vraiment lui qui avait mit son nom, même si elle ne me croyait pas totalement, elle ne cherchait pas à en savoir plus ou à demander directement à Harry et je lui en étais reconnaissante. Je continuais encore à revendiquer les droits des elfes mais je continuais à repenser à ce que m'avait dit Luna, je devais parler à des elfes pour pouvoir avancer.
POV Draco Malefoy :
-Ça te plaît, Potter ? Lança Draco Malefoy d'une voix sonore en voyant Harry Potter. Et ce n'est pas tout, regarde !
Draco montrait à Harry son badge « Vive CEDRIC DIGGORY le VRAI champion de Poudlard ! », il appuya sur son badge et le message qu'il portait s'effaça, remplacé par un autre qui scintillait en lettres vertes : A BAS POTTER. Et cela faisait énormément rire Draco et ses amis, ridiculiser Potter était l'une des choses les plus drôles pour Draco. Draco n'avait pas aimer que sa demande d'amitié en première année eut été ignorer, mais le pire fût quand Potter rejoint l'équipe de Quidditch de sa maison ! Son père avait été déçu de lui en l'apprenant, battre un Malefoy, quelle déception !
Mais ce qui avait déclencher le dégoût et la colère de Lucius Malefoy était le fait que son fils soit second et que la première de classe soit Hermione Granger, une Sang-de-Bourbe, sur le coup, Draco avait tant haït Granger pour la ridiculiser devant son père, elle et son autorité, elle et son esprit si intelligent, elle et ses dents bien plus grande que la moyenne, elle et ses cheveux broussailleux.
-Oh, mais c'est très drôle, ça, dit ladite fille d'un ton sarcastique. Vraiment très spirituel.
Elle et ses yeux grands yeux bruns, elle et ses remarques acerbes, elle et... elle, seulement elle. Draco ne savait pas pourquoi il était si intriguer par elle, il continuait à la détester, enfin c'est ce qu'il pensait, il savait simplement que quand elle était dans son objectif visuel, il était obligé de lui jeter plusieurs coups d'œil discrets. Honnêtement, qu'a-t-elle de plus que les autres ? Se demandait Draco. Elle était bruyante, autoritaire, exaspérante, miss-je-sais-tout, elle n'avait aucun charme...
-Tu en veux un, Granger ? Demanda Draco Malefoy en tendant un badge à Hermione. J'en ai plein. Mais ne me touche pas la main, je viens de la laver et je ne voudrais pas me salir au contact d'une Sang-de-Bourbe.
… Alors, pourquoi il se trouvait autant intéresser par elle ? C'était incompréhensible pour lui, elle ne méritait pas son attention, elle ne méritait pas ses pensées, elle ne méritait pas ses regards, elle ne méritait pas... sa magie, c'est qu'il croyait avec ferveur depuis sa plus tendre enfance, mais sans qu'il sans rende compte, son opinion commençait à changer, trop peu pour changer directement sa perception d'Hermione mais assez pour y planter une graine dans son cerveau.
-Harry ! S'écria Hermione en essayant de retenir celui-ci alors qu'il pointait sa baguette magique sur Draco.
-Vas-y Potter, dit tranquillement Draco avec sa propre baguette en main. Maugrey n'est pas là pour te protéger, cette fois-ci. Alors, fais-le si tu as quelque chose dans le ventre...
Un Malefoy ne laissait jamais ses réelles émotions transparaitres, alors personne ne voyait que Draco était irrité. Pourquoi Potter devait avoir l'attention de Granger ? Se demandait-il agacé. Cela revenait toujours à Granger, toujours elle ! Draco était énervé, elle était dans son esprit et Potter était encore là pour tout gâcher ! Gâcher quoi ? Lui-même ne savait pas mais voir le visage de Potter alors qu'Hermione le retenait, le hérissait au plus haut point.
-Furunculus ! S'exclama Harry.
-Dentesaugmento ! S'écria Malefoy.
Les deux sorts se percutèrent en plein vol et ricochèrent en déviant de leur trajectoire, celui de Harry toucha Goyle mais Draco était focaliser sur son sort, qui avait toucher Hermione. Elle poussait des gémissements terrifiés et se cachait le bas du visage, le spectacle que montrait Hermione Granger faisait rire les autres Serpentard qui accompagnaient Draco, mais pas lui, il se sentait mal à l'aise. Ses dents s'allongeaient d'une vitesse anormale. Soudainement, le professeur Rogue entrait en scène.
-Expliquez-moi, dit Rogue à l'attention de Draco.
-Potter m'a attaqué, monsieur...
Tout ça était la faute de Potter ! Toujours lui ! C'était sa faute si Granger avait été touché ! Draco s'arrêta soudainement dans ses pensées, pourquoi s'inquiétait-il autant du sort de Granger ? Ça n'avait aucun sens ! Le professeur Rogue envoya Goyle à l'infirmerie, mais Draco s'en fichait, il n'entendait que les gémissements plaintifs d'Hermione.
-Malefoy a frappé Hermione, dit Weasley qui était venu de nul part. Regardez !
Les dents de Granger continuaient à s'allongés et les rires des autres filles augmentaient.
-Je ne vois pas grande différence, dit le professeur Rogue en jetant un regard glacial à Hermione.
Avec les larmes aux yeux, elle laissa échapper un gémissement et courut dans le couloir, disparaissant au loin. Draco marcha instinctivement d'un pas, rien ne comptait vraiment, il ne voulait juste... pas voir des larmes, sur son visage.
POV Remus :
Encore une fois, je sentais que quelque chose n'allait pas, ce qui était pire était que je pouvais sentir les larmes d'Hermione, littéralement. J'avais oublier de prendre avec moi le cahier pour pouvoir communiquer avec Hermione, mais ça n'avait plus d'importance, je courais déjà dans les couloirs déserts de Poudlard. J'avais laisser Aberforth derrière moi avec des questions en tête et m'était précipité pour rejoindre Hermione. Le lien était à sa limite, c'était encore trop tôt pour que nous puissions restés éloignés l'un de l'autre pendant des mois, Hermione devait probablement souffrir autant que moi en ce moment, mais elle au moins, n'avait pas Lunard qui le maudissait dans sa tête pour ne pas déjà être auprès d'Hermione.
Par miracle, Albus me laissait la chance de pouvoir entrer à sa guise dans le château, mais seulement pour voir Hermione en cas de nécessité. Comme maintenant.
Je peux la sentir ! Elle est dans l'infirmerie ! S'écria Lunard.
J'entrais presque en trombe dans l'infirmerie, Pompom sursauta presque à mon apparition soudaine, mais je m'en fichais, Hermione était assise sur une chaise et reniflait, ses joues étaient rouges, j'avais raison, elle avait effectivement pleurée.
Qui ose faire pleurer notre compagne ! S'empoumonna Lunard.
-Remus ?! Que faites-vous ici ! S'écria Pompom.
Hermione tourna soudainement sa tête vers moi et me regardait avec ses grands yeux innocents.
-C'est moi qui l'ai appeler, Pompom. Pouvez-vous nous laissés un moment ? Dit Albus qui venait d'arriver.
Ça m'étonnait toujours de voir qu'Albus savait toujours quand une situation était urgente dans l'école. Avec un soupir exaspérée, Pompom s'en alla dans son bureau, j'entendais à peine la sortie discrète d'Albus, rien ne comptait, seule Hermione comptait.
Remus ? Qu'est-ce qu'il faisait là ?
-J'ai senti ta détresse, lui expliquais-je en entendant sa voix dans ma tête.
Je m'approchais d'elle prudemment pour ne pas la brusquer, mais je m'attendais visiblement pas qu'elle puisse se relever et courir dans mes bras, j'eus le souffle court pendant deux secondes, elle était définitivement plus forte qu'avant. Mais elle était enfin dans mes bras et c'était tout ce qui comptait.
Prochain chapitre : Visite à Pré-Au-Lard, Harry et Hermione vont voir Remus.
