Je suis désolé du retard ! J'espère que vous pourrez m'excusez encore une fois, il y a plein de choses qui me sont arrivés, déjà je devais mettre à jour mes autres histoires, et puis j'ai fais l'énorme erreur de télécharger sur mon portable, Mystic Messenger, cet otome coréen peut vous bouffer, vos heures de sommeil, votre cerveau et même votre vie tellement vous pouvez être investi dedans. Et, malheureusement, j'ai appris le décès de mon arrière grand-mère et ça m'a fait un sacré choc donc voilà. Mais je suis de retour, mais je ne peux pas vous promettre de mettre à jour régulièrement, si je le faisais et bien je serai obliger de mettre de côté mes autres histoires et je ne peux pas me permettre de faire ça.

En tout cas merci encore pour votre soutien et vos commentaires qui me font toujours sourire, merci à Ptitepointe2, Aurore Heart, ma00333, Nekozuni, saitera, AlanaBali, Leslie et TiteTyLee pour vos commentaires !

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas.


POV Remus :

Si je pouvais, je resterais dans cette position avec Hermione dans mes bras, pour toujours. Mais malheureusement tout arrivait à une fin, je posais mes mains sur son épaule. Je la regardais dans les yeux, elle essuyait les larmes qui lui restaient.

-Tu vas mieux ? Lui demandais-je.

-Oui, renifla-t-elle. Je suis désolé de t'avoir inquiété.

-Veux-tu m'en parler ? Lui dis-je doucement.

Je savais qu'Hermione détestait dépendre de quelqu'un mais elle devait savoir que je serais là pour elle, quoi qu'il arrive, je serais son protecteur et son confident.

« C'est la faute de cet imbécile de Malefoy ! Pourquoi ne peut-il pas arrêter de provoquer Harry ? Et pourquoi Harry continue à tomber dans son piège ? »

-C'est donc Malefoy qui t'as jeter un sort, en concluais-je.

-J'aimerais pouvoir garder mes pensées pour moi, si ce n'est trop demander, dit Hermione avec un froncement de sourcils.

-Désolé, répondis-je. Je commence à m'habituer à ce mode de communication.

-Je sais, dit-elle.

Je la regardais plus attentivement, quelque chose avait changer chez elle et j'essayais de mettre le doigt dessus.

-J'ai reçue le sort Dentesaugmento, soupira Hermione en baissant les yeux.

C'était ça alors, ces dents n'étaient plus aussi grandes qu'avant, bien qu'ils n'étaient pas dérangeants avant.

-Tu as demander à Madame Pomfresh de te les raccourcirent, n'est-ce pas ?

-On s'est toujours moqué de mes grandes dents, je pensais que c'était l'occasion pour moi de les changés, dit-elle avec une légère tristesse.

-Hermione, regarde moi, lui quémandais-je.

Ses yeux chocolats vinrent regardés les miens, peut-être que mes paroles réconfortantes lui remonteront le moral, ou bien en feront qu'aggraver son humeur maussade. A certains moments quand j'essayais de réconforter Lily, soit elle prenait mes compliments avec gentillesse, soit elle me criait dessus pour ne pas comprendre les sentiments d'une femme, ses moments là j'avais compris qu'une parole de travers pouvait enrager une femme en pleine menstruation.

-Tu n'as pas besoin de changer ton apparence pour quiconque, tu es qui tu es, avec tes qualités et tes défauts et c'est ce qui définit ta beauté, dis-je en ne quittant pas ses yeux.

POV Hermione :

A force d'écouter toujours les mêmes choses, les remarques devenaient fade à mes yeux et je ne prêtais plus attention à ce que disait les gens en ce qui concernaient l'article de Rita Skeeter paru dans La Gazette du Sorcier. Mais ce n'était pour autant que cela ne m'énervait pas, il fallait vraiment être stupide pour croire les mensonges de cette journaliste. Mais ce qui m'encombrait le plus était l'attitude de Harry et Ron, aucun d'eux n'avaient l'intention de faire un pas vers l'autre, venant de Ron ça ne m'étonnait pas mais j'aurai cru mieux de la part de Harry.

Il était à cran depuis que son nom était sorti de la Coupe et les remarques acerbes des autres maisons n'aidaient en rien, il était même questionné par sa propre maison, ce qui était encore pire. Les maisons ne se réunissaient pas entre elles, il y a toujours des querelles mais si une maison entière était contre une seule personne, cela était bien pire. La rivalité entre maison, c'était quelque chose qui me laissait vraiment perplexe, il était vrai que je n'aimais pas la maison Serpentard, comme tout autre Gryffondor, mais mis à part les préjugés de sangs, que reste t-il ?

Depuis quelques temps, je me posais certaines questions auxquelles je n'aurais probablement pas prise le temps d'y penser, peut-être depuis ma rencontre avec Luna. Elle m'avait dit de regarder mon environnement, et j'avais tourner plusieurs fois sa phrase dans ma tête pour comprendre le sens de celui-ci, mais c'était simple et si facile, que je m'en étais venue à me frapper le front. Je devais regarder les gens autour de moi, quelques chose que je faisais déjà mais cette fois-ci sous un autre angle. En tout premier lieu, je fixais les gens pour anticiper leurs mouvements et leurs réactions et en fonction de cela, je répondais pour assurer ma sécurité, car j'avais encore des insécurités.

Mais en prenant le conseil de Luna en compte, je retournais la situation pour rassurer mon interlocuteur. En fixant les gens, je commençais à comprendre comment ils fonctionnaient et leurs habitudes, comme pour Ron qui prenait toujours trois saucisses, des œufs brouillés et un toast le matin, ou bien Ginny qui malgré son choix de ne plus courir derrière Harry, continuait quand même à le regarder et cela dix-sept fois dans une journée. Je devais élargir ma perception, mais j'avais déjà tant de choses à faire ! Mes cours, aider Harry avec la première tâche, essayer de démêler mes émotions qui se mélangeaient étrangement à ceux de Remus et tout ça avec les gloussements du fan club de Viktor Krum, je commençais à avoir mal à la tête à cause de tout ça.

L'amitié de Harry et Ron en avait prit un coup, les deux n'osaient plus se parler, Ron par jalousie et tristesse et Harry par fierté et par peur de se faire rejeter, les garçons agissaient vraiment comme des imbéciles de première. Et je ne voulais, en aucun cas, rentrer dans leur jeu. Surtout que ma principale préoccupation était de savoir qui avait insérer le nom d'Harry dans la Coupe de feu, et pourquoi. Je n'avais encore aucune piste et Remus non plus n'avait personne en tête, pour ma part, il était inimaginable qu'un professeur puisse faire cela, malgré tout ceux que nous avons pu avoir pour la Défense contre les forces du Mal, même si la méthode d'enseignement du professeur Maugrey me laissait très perplexe.

J'avais besoin d'une pause, et quoi de mieux qu'une sortie au Pré-au-lard ?

POV Remus :

Je la sentais, à travers le lien, avant même qu'elle n'entre dans le bar. Même sans son odeur, je savais que Harry l'accompagnait, puisque mon champ de perception s'était élargie et je pouvais entendre ces pensées alors qu'elle était à dix mètres de moi. Plus le temps passera et plus facilement je pourrais entendre ses pensées d'une longue distance. Tout en essuyant le comptoir, le pub était désert puisque les élèves étaient en sortis, donc je n'avais pas à me soucier de quelqu'un, je laissais mes oreilles écouter leur conversation.

-Qu'est-ce qu'on fait ici, Hermione ? Fit la voix de Harry.

-C'est la Tête du Sanglier. J'ai entendu dire que le propriétaire du pub avaient un amour particulier pour les chèvres, dit Hermione.

-D'accord, mais ça ne me dit pas pourquoi tu m'emmènes, là.

-Je pensais que tu aimerais voir un visage familier, aller viens.

Notre compagne est enfin venu nous voir de son plein gré ! Sonna Lunard d'un ton joyeux.

Ils entrèrent un peu incertains, qui pouvait les blâmés, l'endroit n'était définitivement pas fait pour des enfants, j'avais du mal à rendre le pub propre et Aberforth ne laissait pas la lumière filtrée entièrement dans le bar. J'accueillis Harry et Hermione avec un sourire et à leur tour m'accueillirent avec un petit sourire timide, de la part d'Hermione et d'un regard surpris de Harry.

-Lupin ?

-Bonjour Harry, Hermione, souriais-je.

-Professeur Lupin ! Que faites-vous ici ? Fit Harry en se précipitant jusqu'au bar.

-Comme tu peux le voir je travaille actuellement à la Tête de Sanglier, dis-je.

-Depuis quand ? Continua Harry en s'asseyant sur une chaise.

-Depuis les vacances d'été, vous voulez boire quelque chose ? Demandais-je.

Les deux amis se regardèrent avant de regarder autour d'eux, je pouvais sentir le malaise d'Hermione. La seule chose que je pouvais leur servir était de la Bièrreaubeurre ou peut-être un verre d'eau mais ils n'avaient pas l'air de vouloir prendre quelque chose.

-Non, merci, répondit Harry et Hermione hocha de la tête à sa réponse.

-Je ne suis plus ton professeur, Harry, tu peux m'appeler Remus, lui dis-je. Alors comment vas-tu ?

-Bien, répondit-il automatiquement.

-Me mentir ne te servira à rien, Harry, dis-je avant qu'Hermione ne puisse dire quelque chose.

Harry semblait réfléchir, je pouvais voir qu'il était en combat avec lui-même et ses pensées devaient probablement être chaotique.

-Je ne sais plus quoi penser, quelqu'un a mit mon nom dans la Coupe de Feu, et tout le monde semble penser que c'est moi, qui ai mis mon nom. Même Ron, soupira-t-il frustré.

-Ce n'est définitivement pas toi qui l'a fait, mais tu dois comprendre que les émotions sombres peuvent faire doutés le plus brave des hommes, dis-je en espérant qu'il comprenne mon raisonnement.

-Je ne comprends pas, me dit-il.

-Harry, ce que Remus veut dire, commença Hermione. C'est que si Ron ne semble pas te croire, c'est parce qu'il est aveuglé par les mauvaises émotions qu'il a.

-Et donc tout le monde est pareil ? Dit-il.

-Vous êtes encore jeunes, il est facile de croire en tout, à votre âge, dis-je.

-Et qu'est-ce que je devrais faire, alors ? Dit brusquement Harry.

-Que penses-tu que tu devrais faire ? Lui demandais-je.

Harry fit une pause avant de regarder Hermione.

-Les... ignorer ? Proposa-t-il incertain.

-Penses-tu que c'est ce que tu devrais faire ? Lui demandais-je.

-C'est la meilleure solution, dit Hermione.

-Peut-être pour certains, mais pas pour d'autres, expliquais-je à Hermione. Harry, en tout premier lieu, tu devrais discuter avec Ron, une profonde amitié ne devrait pas se terminer sur certaines suspicions ou bien une jalousie infantile, dis-je.

Hermione m'avait déjà fait part de l'état de l'amitié en cours de ses meilleurs amis et la raison derrière celle-ci, Ron était l'avant dernier enfant de la fratrie Weasley et le dernier fils de Molly et Arthur, ce genre de problèmes était courant dans une famille nombreuse, un enfant qui se sentait moins aimer par ses parents que ses autres frères et sœurs. Ron n'était peut-être pas le plus intelligent des Weasley, j'avais enseigner à sa sœur et ses frères jumeaux donc je savais à quoi m'en tenir, mais il avait ses propres qualités. Être jaloux de Harry pour sa « célébrité », ne le mènerait à rien, juste à détériorer la précieuse amitié qu'il avait avec lui.

-Tu as d'autres amis Harry, n'oublie pas Hermione, continuais-je en désignant du regard celle-ci.

Elle rougissait mais je sentais qu'elle était contente, Hermione ne parlait pas tellement de ses problèmes mais en creusant un peu dans ses pensées, ce n'était pas noble de ma part mais savoir qu'elle se sentait mal et qu'elle arrivai à cacher ces parties d'elles me donnaient une boule au ventre, j'ai su qu'à certains moments elle ne se sentait pas à sa place avec Harry et Ron, les deux entretenaient une amitié qu'elle ne pouvait pas comprendre et parfois elle se sentait exclue, ce qui ne me plaisait guère, mais je comprenais ce qu'elle ressentait. J'avais vécue pareil avec James et Sirius, inséparables comme les deux doigts de la main, ils faisaient les trois cents coups à eux seuls, je faisais parti à beaucoup de blagues de leur part mais ce n'était pas pareil.

-Je vais te dire quelque chose, Harry. Je faisais parti des Maraudeurs avec ton père, Sirius et Peter, à la mention de Peter, le visage de Harry changea pour laisser montrer la colère. Ton amitié est comparable à celle qu'avait James et Sirius, inséparable, jamais l'un sans l'autre. En vérité, il y a certains moments ou je me sentais exclu du groupe, mais il y avait toujours quelque qui retournait mes sentiments et je ne me sentais plus aussi seul, et c'était pareil pour Peter, soupirais-je mélancolique. Mais il faut croire que Peter n'était pas assez fort pour battre ses émotions noirs, dis-je d'une voix sourde.

J'avais encore cette douleur au cœur marquer au fer blanc, j'avais encore la trahison de Peter profondément ancré en moi, la douleur commencerait à partir, au bout d'un certain temps, mais je ne pourrais jamais oublier ce qu'il avait fait. Je me sentais encore mal d'avoir cru en l'accusation de Sirius, j'avais été si frustré, en colère et j'étais rempli de tristesse. J'étais trop loin pour pouvoir sauver Lily et James, et je n'avais pas été à temps pour assister à leur funérailles, et je n'avais jamais pu voir Harry grandir, tout ça à cause de ma culpabilité.

« Remus ? »

La voix venait de l'intérieur de ma tête, mais ce n'était pas la voix de Lunard, c'était celle d'Hermione.

« Je ressens ta culpabilité, pourquoi te sens-tu coupable ? »

Hermione ne pouvait pas entendre mes pensées, pas encore, mais nous n'étions pas seuls, ce n'était donc pas le moment pour parler de cela, je secouais discrètement de la tête pour lui faire comprendre qu'il fallait mieux en parler plus tard, heureusement elle le comprit vite.

-Mais qu'est-ce que je peux faire si personne ne veut me croire ? Demanda Harry coupant court à ma conversation mentale avec Hermione.

-Harry, si ces personnes que tu considères comme tes amis, ne veulent pas essayés de croire en ta parole, alors il sert à rien que tu fasses des efforts pour eux, lui dis-je.

Après cela, les deux amis préférèrent parlés de la possibilité de la première tâche, les deux amis travaillaient activement pour comprendre à quoi Harry devra faire face, sous peu de jours. Pendant ce temps-là je continuais à parler de temps en temps tout en nettoyant le bar, personnes n'étaient rentrés dans celui-ci, seule la chèvre d'Aberforth était passer avant de repartir aussi vite qu'elle était venue.

-Remus, toussa Harry. Est-ce que... tu as eu des nouvelles de... Patmol ? Me demanda incertain Harry.

-Oui, ne t'inquiète pas, il va bien, ce qu'il l'importe pour l'instant c'est ta sécurité, le rassurais-je.

POV Hermione :

-Ron est vraiment stupide de croire que Harry a mit son nom dans le Coupe de Feu, soupira bruyamment Ginny à la table des Gryffondor au petit déjeuner.

-J'espère vraiment que ses deux-là arrêteront de se disputer et qu'ils penseront sérieusement à régler leur conflit, soupirais-je fatiguée.

-L'un est stupide et l'autre têtue, ajouta Ginny.

J'étais contente que Ginny puisse penser comme moi, elle n'était plus pareil envers Harry, son béguin pour lui était toujours là, mais elle avait arrêter de lui courir après et rougir à chaque fois que leurs regard se croisait. Je beurrais mon toast, je me demandais comme s'était passer la rencontre de Harry avec Hagrid, ainsi que sa discussion avec Sirius, j'avais pensé à rester dans la salle commune pour l'attendre mais cela aurait été trop suspect et puis Sirius voulait parler avec Harry, donc je ne voulais pas empiéter la dessus. Ce que je voulais faire en ce moment était d'attraper les jumeaux Weasley pour leur demander ou était la cuisine, je voulais parler aux elfes. Je levais la tête en entendant les battements des ailes de chouettes, Athéna se posa sur la table avec une enveloppe dans le bec.

-Athéna !

Je caressais sa tête, chose qu'elle aimait beaucoup, elle cligna des yeux et appuya sa tête sur ma paume avec un hululement, je lui donnais des morceaux de toasts, elle le méritait bien, elle avait fait un voyage pour donner une lettre à Sirius et ensuite pour mes parents.

Hermione,

Ce que tu nous as dis dans ta dernière nous choque énormément, qu'un « jeu » pareil puisse exister, et encore plus, que Harry y participe. N'y a-t-il vraiment aucun moyen pour qu'Harry ne participe pas à cet événement ? C'est une honte que le Directeur d'école laisse cela arriver, il doit bien y avoir une clause qui interdise à Harry de participer à ce tournoi ! Ton père et moi nous sommes inquiet, à chaque début d'année il y a quelque chose qui survient et toi et tes amis sont toujours pris dedans, maintenant nous sommes surs que ce n'est plus une coïncidence.

Je suis sur que tu cherches déjà un moyen d'aider au mieux Harry, tu as toujours été comme ça, à vouloir trouver des réponses et des solutions. Hermione fais très attention, grand-mère Magdalène m'a dit de te prévenir de faire très attention, tu sais comment clairvoyante et prévenante elle est. Sur une autre note, ce que tu nous as dis sur les elfes de maison me paraît très médiéval et barbare, les elfes n'ont vraiment aucun jours de congés ou de retraire payée ? Cela en devient blasphématoire ! Je sais que tu évites de trop nous parlés du monde magique mais les créatures magiques ont aussi des droits, n'est-ce pas ? Donc pourquoi les elfes n'en n'ont pas ? Cela n'est pas un peu hypocrite de donner plus de droits à une espèce qu'à une autre ? Le monde magique est vraiment discriminatoire.

Nous sommes toujours fiers de toi Hermione, nous savons que tu continue à faire beaucoup d'efforts dans tes études, nous t'encourageons sur cette voie, chérie.

Il y a une autre lettre jointe dans l'enveloppe, elle est adressée à Harry, nous espérons que celle-ci puisse lui remonter le moral.

Tes parents qui t'aiment.

Une lettre pour Harry ? Je regardais étonnée ma lettre comme si elle pouvait me donner la réponse à ma question. C'est la première fois que mes parents écrivent une lettre à l'attention de mes amis, dans ma dernière lettre je leur avais raconter ce que vivait Harry, maintenant que j'avais Athéna, je n'avais plus besoin d'attendre la fin de l'année pour leur raconter d'une traite ce qui arrivait à l'école. Harry n'était pas encore dans la Grande Salle, donc je posais la lettre de côté pour manger mon porridge.

-Bonjour Hermione, Ginny ! Nous salua Parvati en s'asseyant en face de nous.

-Bonjour Parvati, tu as bien dormi ? Demandais-je.

-Bien et toi ? Tu t'es réveillée avant nous.

J'avais l'habitude de me réveiller tôt pour pouvoir aller à la bibliothèque quand elle était déserte, bien que l'année dernière avec le retourneur de temps j'avais plus l'habitude de me réveiller un peu plus tard pour m'endormir tout aussi tard.

-Je voulais passer à la bibliothèque avant le petit déjeuner et toi ?

-Les résultats de ma sœur sont presque parfait, j'essaye de mon mieux pour être à son niveau, mais ce n'est pas gagner, soupira Parvati.

-Si tu travailles souvent et que tu révises tout autant, il n'y a pas de raisons pour que tu n'y arrives pas, lui dis-je.

-Vraiment ? Me répondit-elle avec espoir.

-Seuls les vrais imbéciles ne réussissent pas, ajouta Ginny. Juste, ne deviens pas un bourreau de travail comme Hermione, taquina Ginny.

-Il n'y a aucun mal à vouloir réussir, raisonnais-je.

Je m'étais tous les moyens de mon côté pour pouvoir me donner un meilleur avenir, je voulais donner à ma vie un but, un moyen de réussite et un impact sur le monde, je voulais laisser ma trace et changer la société, y avait-il un mal à cela ? J'avais déjà bien entamée mon bol quand Harry arriva enfin. Je remarquais qu'il ne prenait rien sur la table, mon estomac se serra, je m'inquiétais énormément de ce que Hagrid lui a montrer et de ce que Sirius lui avait dit.

-Harry, tu as parlé à... Ron ? Tentais-je.

Il se raidit avant de froncer les sourcils et de regarder dans le vide, juste pendant quelque secondes avant de me regarder.

-Non, pas encore.

Je savais que c'était un sujet sensible pour lui mais j'espérais vraiment que les paroles de Remus avaient pu éclaircir ses pensées. J'entendis un raclement de gorge venant de Parvati.

-Hum... Harry, je sais que nous ne sommes pas proches, mais Hermione m'a assurer que tu n'avais pas mis ton nom dans la Coupe de Feu et Hermione ne ment jamais, donc si je crois en elle, je crois en toi, finit Parvati.

-Heu... Merci, Parvati, répondit Harry un peu abasourdi.

J'étais assez étonné de ce qu'avait dit Parvati mais j'avais remarquée depuis un moment elle passait du temps avec sa sœur jumelle. Elle était toujours avec Lavande mais quand elle n'était pas avec elle, elle était généralement avec sa sœur dans les couloirs ou dans la bibliothèque. Lavande était... gentille, quand elle le voulait mais elle pouvait avec une mauvaise influence sur le comportement d'une personne, elle devrait étudier et réviser au lieu de passer son temps à rêvasser et à chuchoter sur le dos des gens. Je jetais un coup d'œil à Ginny qui beurrait son toast, je soupirais, elle était encore en train de rougir, je ne pouvais vraiment la comprendre mais il était apparemment difficile de passer à autre chose alors que son ancien béguin était à quelque pas d'elle.

-Au fait Harry, tiens, mes parents t'ont envoyés une lettre, lui dis-je en lui tendant l'enveloppe.

-Tes parents ? Me dit-il avec les yeux écarquillés.

-Je suis tout autant surpris que toi, tu pourras la lire plus tard. Aller viens.

J'avais terminée mon porridge et je prenais deux toasts que j'enveloppais dans un tissu, Harry aurait sûrement faim plus tard dans la matinée, au moins il aura quelque chose dans le ventre avec ces toasts.

POV Remus :

« Des dragons ! Harry va devoir faire face à un dragon ! »

« Des dragons ? La première tâche consiste à affronter un dragon ? »

« Oui ! »

Je soupirais, décidément, protéger Harry était quelque chose de vraiment difficile avec ce tournoi, je n'avais toujours aucune piste sur l'identité de celui qui avait mit le nom de Harry dans la Coupe de Feu, une partie de mes contacts ne voulaient en aucune façon se mêler à ça et le peu de personnes qui m'avaient répondu ne savait rien. Je n'avais pas un réseau aussi grand et influent qu'Albus, mais les voyages que j'avais pu faire dans le passé, en m'infiltrant dans certaine tribu de loups, m'avait permis de créer un petit réseau fiable, notamment en Allemagne, en Italie et en Afrique du Nord.

Fenrir Greyback n'avait aucune influence sur ces tribus il avait été donc plus facile pour moi de les rallier à ma cause, les plus grands sceptiques étaient la Tribu Allemande, entendre parler d'une guerre de sorcier n'avait pas été une bonne nouvelle pour eux, surtout que quelque années auparavant s'était déroulée la seconde guerre mondiale et ils n'en avaient pas un très bon souvenir de celle-ci. La tribu nord africaine avait été la dernière que j'avais visité avant de devenir professeur à Poudlard, pour une seule année.

Les loups de la tribu étaient assez instables, puisqu'une grande partie de la tribu avaient des origines arabes et donc dans leur religion la sorcellerie était une chose démoniaque, quelque soit son origine. Ils n'avaient donc aucune école magique ou bien une aide en ce qui concerne leur magie, alors même qu'ils sont des loups et certains d'entre eux n'ont aucune magie en eux, ce qui m'a choqué car un moldu ne pouvait pas survivre à une morsure de loup-garou. Quand j'ai rencontré l'alpha de la tribu, j'avais été énormément étonné de me retrouver face à une jeune adolescente de dix-huit ans qui parlait couramment quatre langues.

Elle était d'origine marocaine mais était née et avait vécue en France ou elle avait passer sa scolarité à Beauxbâtons avec sa sœur jumelle, qui avait été aussi là, mais sa sœur n'était pas infectée par la lycanthropie. L'alpha passait toujours ses vacances dans son pays d'origine, mais elle avait choisie d'y vivre pour pouvoir guider les personnes atteintes de la lycanthropie dans son pays, malgré son apparence jeune et la mine renfrognée qu'elle pouvait souvent abordée, elle était à l'écoute des gens qui l'entouraient et avait une main sur le cœur, malgré les réticences de sa sœur, elle m'avait immédiatement acceptée dans la tribu.

Quand à la tribu italienne, ils avaient déjà entendus parlés de la première guerre des sorciers avec Grindelwald et avait entendu mes arguments avant d'accepter d'aider l'Ordre en cas de besoin. Donc, en résumé, je n'étais pas sans ressource.

« Et ce n'est pas tout ! Le Directeur de Durmstrang, Karkaroff, est un ancien Mangemort ! »

« Je ne savais pas qu'il était devenu Directeur d'une école, surtout avec son ancienne affiliation. »

« Tu savais que Karkaroff était un Mangemort ? »

« En vu de mon statut, je suis bien obligé de le savoir. »

« Ton statut ? Pourquoi ça n'inquiète que moi de savoir qu'un Directeur d'école était un partisan de Voldemort ?! »

« Que doit, exactement, faire Harry ? »

« De ce qu'il m'a dit, il doit passer devant eux, ce que je comprends pas vraiment. »

Passer devant eux, qu'est-ce que cela pouvait signifier ? Il me fallait plus d'information.

« Harry, a-t-il précisé quel genre de dragons devra-t-il affronter ? »

« Non, il n'y a pas vraiment attention, il m'a juste dit que les dragons étaient toutes des femelles. »

Des femelles ? Je commençais à former les pièces du puzzle, j'avais une vague idée de ce qu'avait à faire Harry, mais je ne voulais pas me tromper.

« Est-ce que ce femelles sont en pleine couvaison ? »

« Oui, je crois. Pourquoi ? »

« Si Harry doit passer devant eux, alors il devra sûrement faire face à une mère dragon qui protège ses petits, en conséquence, il devra essayer d'attraper l'un de ses œufs. »

« Mais c'est de la folie ! »

Je me frottais le front, Hermione était vraiment inquiète pour Harry et son inquiétude rajouter au mien me donnait des maux de ventre violents, était-ce normal qu'une personne aussi petite qu'elle puisse avoir autant d'inquiétude, à son âge ? J'allais avoir la tête complètement grise à ce train train là, même si en ce moment je voyais dans le miroir que mon apparence encore enchevêtrée mais plus saine qu'avant, les quelques cheveux blancs sur ma tête avaient disparus et j'étais moins fatigué qu'auparavant. Le lien avait peut-être certaines contraintes mais il avait aussi ces avantages.

« Hermione, je n'aime pas te savoir en danger, mais essaye d'aider Harry pour le tournoi, il a besoin d'être entourer. »

« J'aide déjà Harry, je n'ai besoin qu'on me le dise. »

Finalement les cheveux blancs ne tarderont pas à revenir.


Cher Harry,

Tu dois être surpris en vu de notre lettre, bonjour Harry, nous sommes les parents d'Hermione, Thomas et Jean Granger. Nous nous sommes déjà vus au chemin de traverse il y a un moment, Hermione nous a dit ce que tu traversais en ce moment, et nous trouvons cela scandaleux. D'après Hermione, seul les élèves majeurs peuvent participer à ce « Tournoi des trois sorciers », mais coïncidence, te voilà toi-même à participer au Tournoi sans raison et consentement.

Et nous trouvons cela vraiment choquant que le Directeur de l'école n'ai fait aucune plainte, une commission aurait du avoir lieu. C'est inexcusable qu'un garçon aussi jeune puisse participer à un événement qui puisse facilement le tuer. Hermione nous a aussi dit que pratiquement toute l'école était contre toi, nous faisons confiance en notre fille, quand elle nous dit que tu es innocent, nous la croyons. Tu as tout notre soutien, Harry.

Harry, je suis la mère de Hermione, s'il y a quelque chose qui te tracasse ou si l'envie de parler te vient, n'hésite pas à m'envoyer une lettre, j'y répondrais au plus vite, et si tu as envie de fuir l'endroit que tu appelles « maison », Hermione nous a aussi raconter tes mésaventures avec ton oncle et ta tante, je dois dire que je les trouve abject, tu peux venir pendant les vacances chez nous, tu seras le bienvenue.

Fiston, si tu as des questions d'hommes n'hésite surtout pas à m'en parler, je ne pense pas que ton lourdaud d'oncle te conseillera dans quoi que ce soit. Thomas ! Désolé, ma femme m'a pris le stylo des mains. J'espère que tu as aimé les gâteaux du colis que nous t'avons envoyés.

Jean et Thomas Granger.

D'abord Parvati et maintenant les parents d'Hermione, Harry avait la tête lourde, il ne s'était jamais autant senti seul que quand son nom avait été sorti de la Coupe de Feu, à cause de ça il avait perdu son meilleur ami. Mais maintenant il ne savait plus trop quoi penser, il n'avait jamais sympathiser avec Parvati mais tout d'un coup elle lui dit qu'elle croit que ce n'est pas lui qui avait mit son nom dans la Coupe et puis ce fut ensuite les parents d'Hermione. Il n'oserait jamais l'avouer à Hermione, mais il avait toujours penser qu'ils étaient un peu réservés et sévères sur la magie, mais apparemment non, ils l'avaient même invités à venir chez eux pour les vacances !

Il pouvait déjà s'imaginer, loin des Dursleys, les vacances avec Hermione ne seraient probablement pas amusant mais c'était définitivement bien mieux que de rester chez sa tante tout ce temps, mais est-ce que l'oncle Dursley accepterait de le laisser passer ses vacances chez Hermione ? Harry ne voulait pas trop espérer pour ne pas être terriblement déçu comme avec Sirius, mais la lettre lui avait donner un petit espoir, il ne l'avait pas vraiment remarquer mais il était entouré, il y avait des gens autour de lui.

Hermione, qui l'avait tout de suite cru, Ron était peut-être jaloux mais il resterait toujours son meilleur ami, Neville aussi, Parvati, les jumeaux Weasley et maintenant les parents d'Hermione. Lupin avait raison, et il y avait aussi lui, Remus Lupin, qui le croyait. Harry n'était toujours pas avancer dans le Sortilège d'Attraction, mais il avait le cerveau d'Hermione à ses côtés et sa détermination à ne pas mourir lors du Tournoi, il espérait que le jury tiendrait en compte cela.

POV Hermione :

-Tu devrais arrêter Hermione, tes ongles s'enfoncent dans ton visage.

-Quoi ? Comment ne peux-tu pas être inquiet pour Harry ?! Il risque sa vie dans ce tournoi !

-Tu crois que ça ne m'inquiète pas aussi ?

-Ce n'est pas moi qui ai abandonné mon meilleur ami au moindre signe d'un doute !

Je savais que j'avais franchie une barrière en voyant la mine triste de Ron, mais cette fois-ci, je n'allais pas reprendre mes paroles, il devait comprendre que Harry était innocent dans l'histoire, à force, il devait comprendre qu'Harry était victime dans toutes les choses dans lesquelles il était jeté. Ce n'était pas la première fois et Ron le savait.

-Ron, je m'excuse si mes paroles soient trop directes, mais c'est la seule façon pour toi de comprendre. Harry n'a jamais mis son nom dans la Coupe.

Il marmonna quelque chose mais avec le brouhaha je ne comprenais rien à ce qu'il disait.

-Tu peux répéter ? Lui demandais-je.

-Je sais que ce n'est pas Harry qui a mit son nom dans la Coupe, marmonna Ron.

-Enfin ! Il t'en a fallu du temps pour le comprendre, s'écrièrent les jumeaux derrière nous.

D'autres exclamations retentirent alors que Viktor Krum utilisait un sort de Conjonctivite pour aveugler le Boutefeu chinois. Je grimaçais, j'avais si mal au ventre, par merlin ! Ses règles me donnaient des douleurs au bas du ventre et au bas du dos, les médicaments que m'avaient envoyés maman ne faisaient plus effet après deux heures, j'espérais de tout cœur que Remus ne pouvait pas ressentir ma douleur, c'était déjà assez humiliant comme ça.

-Si tu savais qu'Harry n'avait pas mis son nom dans la Coupe, alors pourquoi lui as-tu donner une épaule froide ? Le questionnais-je.

-Je devais réfléchir ! D'accord ? Dit-il brusquement.

Il n'avait pas l'air de vouloir continuer, je soupirais, il faudrait du temps avant que Ron comprenne, mais j'osais espérer qu'il pourrait parler avec Harry et que tout s'arrangerait. Mon attention revint à l'arène, Viktor Krum avait finalement réussi à prendre l'œuf du Boutefeu chinois, mais celle-ci avait piétinée ses autres œufs dans le processus, c'était si triste. Mais cela n'était probablement pas la préoccupation des fans de Krum qui étaient en effervescence devant son « exploit », je n'arrivais toujours pas à comprendre ce qu'elles lui trouvaient, il n'était pas beau et avait l'air d'être toujours maussade.

Cédric avait probablement eu la tactique la plus judicieuse en transfigurant une pierre en un chien pour rejeter l'attention du dragon sur celui-ci, Fleur Delacour avait aussi une bonne tactique mais elle aurait du faire plus attention au dragon même s'il était somnolent. Je priais de tout cœur que la tactique de Harry fonctionnerait, nous l'avions préparés des jours durant, sacrifiant des nuits de sommeil, dont Remus qui m'avait gronder parce qu'il n'aimait pas me savoir éveiller toute une nuit au lieu de dormir, j'avais eu l'impression d'être sa fille, à ce moment-là.

-Regardez ! C'est le tour de Harry ! S'écria Ginny à ma droite.

Ça y est ! C'est le moment le plus stressant pour moi ! Mais aussi surtout pour Harry, je t'en prie, Harry, fais attention à toi ! Je le regardais entrer dans l'arène et faire face au dragon. Appelle ton balai, appelle ton balai Harry !

-Accio Éclair de feu ! Cria-t-il avec sa baguette en main.

Oui !

-Éclair de feu ? Il appelle son balai ? Dit Ron surpris et confus.

-C'est la tactique que nous avons mis en place, fis-je en serrant les dents, ne voyant toujours pas son balai arriver.

-Mais comment ? Normalement il est interdit d'entrer avec autre chose que sa baguette.

-Oui, et Harry n'est entrer qu'avec sa baguette, il a simplement invoquer son balai.

-Brillant ! S'écrièrent les jumeaux.

-Je n'aurai pas dis mieux de toi, Hermione ! Continua Fred.

-En fait, c'était l'idée de Harry, précisais-je.

-Oh, fit Fred.

Je retenais mon souffle quand la dragonne souffla du feu de sa bouche vers Harry, il l'a esquivé, oui ! Non ! La queue de la dragonne l'a toucher ! Il est blessé ! Harry est blessé !

-Harry ! Criais-je angoissée.

-Il ne t'entend pas Hermione ! Me cria Ron.

Je l'ignorais et continuais à regarder Harry, il faisait des tours de balai au dessus de la tête de la dragonne mais celle-ci restait ou elle était, je vous en prie, faites qu'Harry s'en sorte ! Puis enfin, la dragonne se déplaça assez pour que Harry puisse saisir l'œuf d'or.

-Il l'a prit ! Il l'a prit ! Cria Ron en balançant ses bras.

Je sautais avec Ginny puis nous nous primes dans nos bras, il l'a fait ! Harry l'a fait ! Je me sentais tellement soulagée, il l'a fait. Je devais impérativement le voir !

-Hermione, tu vas ou ?! S'écria Ron alors que j'essayais de sortir des tribunes.

-Je vais vérifier si Harry va bien !

-Attends-moi, j'arrive !

Je courais jusqu'à la tente des champions, je cherchais Harry du regard, il était là !

-Harry, tu as été formidable ! M'écriais-je. Tu as été extraordinaire ! Tu peux me croire !

-Harry, je ne sais pas qui a déposé ton nom dans la Coupe mais c'est quelqu'un qui veut ta peau ! Fit Ron, qui m'avait suivi, d'un ton grave.

-On dirait que tu as fini par comprendre, il t'aura fallu du temps, fît Harry d'un ton glacial.

J'étais enfin contente qu'ils aient réglés cela, bien qu'Harry avait l'air en colère et Ron gêné en ce moment, je les regardais mal à l'aise, j'espérais qu'aucune bagarre n'éclaterait entre eux. Mais à la place, ils firent la paix, enfin, et mes émotions remontèrent jusqu'à ma gorge, je pleurais.

-Il n'y aucune raison de pleurer ! S'exclama Harry.

-Vous êtes tellement bêtes ! M'écriais-je en tapant du pied.

Je crois avoir atteint ma limite, j'étais émotive à cause de mes hormones en croissance et j'avais extrêmement mal au ventre, je laissais mes deux meilleurs amis et m'enfuis en pleurs de la tente.

POV Remus :

-Un whisky pur feu à la cerise, Remus.

-Tout de suite.

Derrière le comptoir, je préparais la boisson et la posais devant Dora, même tout petite elle n'avait jamais vraiment aimée son prénom. Le bar était calme même avec les quelques ivrognes abattu sur les tables. Aujourd'hui avait été un jour très stressant pour moi, les émotions de Hermione, la première tâche qu'avait du accomplir Harry, dieu soit loué, il avait réussi sans trop de dommage. Je soupirais, je me faisais vraiment vieux.

-Alors, qu'est-ce que tu deviens ? Me demanda-t-elle.

-Comme toujours, et toi Dora ?

-Ugh, le boulot d'un Auror peut être une vraie douleur dans le cul, je te dis pas ! S'exclama-t-elle.

-J'imagine, répondis-je.

-Et toi, qu'est-ce que tu faisais avant ? Me demanda-t-elle avant de boire son whisky.

-Et bien,je travaillais dans le monde moldu pendant un certain temps, répondis-je un peu mal à l'aise.

-Vraiment ? Et tu faisais quoi ?

-Quelques petits boulots, par ci par là, répondis-je vaguement.

Je n'aime pas cette femme, grogna Lunard.

Tu n'aimes personne.

Dora sirotait sa boisson pendant un moment tandis que je servis un autre client, elle me semblait un peu bizarre, et son odeur était étrange. Elle se leva et posa l'argent sur le comptoir.

-Je dois y aller, j'espère qu'on se reverra bientôt... Remus, dit-elle avec un sourire... coquin ?

Elle me fit un clin d'œil avant de sortir du pub, elle avait flirter avec moi, c'était une certitude, je me frottais le front, je n'avais définitivement pas besoin de ça. Dora était une charmante fille, plus jeune que moi, mais plus vieille qu'Hermione et c'était ça le problème, j'avais Hermione. L'odeur de Dora était différente de celle d'Hermione, celle d'Hermione était douce et envoûtante, alors que celle de Dora était forte et étouffante, en ajoutant l'odeur de son... excitation, cela n'avait fait qu'agresser mes narines. J'espérais que son sois-disant engouement pour moi s'envolerait vite, parce qu'il n'y avait qu'une seule personne pour moi.

POV Hermione :

Je me couvris les oreilles, Harry avait ouvert l'œuf qu'il avait attrapé et le bruit qui y sortait était horrible et aigu ! J'avais l'impression que mes tympans allaient explosés, pourquoi l'œuf faisait ce bruit quand on l'ouvrait ? Comment Harry pourrait résoudre l'énigme pour la seconde tâche ?

-Qu'est-ce que c'est que ça ? Dit Seamus alors que ses mains recouvraient ses oreilles. On aurait dit le spectre de la mort... C'est peut-être lui que tu devras affronter la prochaine fois, Harry !

-On aurait dit qu'on torturait quelqu'un ! Murmura Neville à côté de moi, avec le visage blême. Ils vont te faire subir le sortilège Doloris et tu devras y résister ! Ce sera ça, ta deuxième tâche !

C'était absurde ! Personne ne ferait subir un sortilège impardonnable sur Harry ! Neville n'avait pas l'air bien, mais son idée était juste ridicule et abject, il n'y avait probablement que Maugrey qui ferait ce genre de choses, en repensant à ses cours, je me sentais encore chanceuse d'être l'une des rares à ne pas avoir subi le sortilège d'Imperio, cela aurait sûrement infecter le lien que j'avais avec Remus.

-Ne raconte pas de bêtises, Neville, c'est illégal, dit George. Ils n'utiliseraient jamais un sortilège Doloris contre les champions. Moi, ça m'a un peu rappelé la façon de chanter de Percy... Tu devras peut-être l'attaquer pendant qu'il prend sa douche, Harry.

-Tu veux une tarte à la confiture, Hermione ? Me demanda soudainement Fred.

Je jetais un regard soupçonneux à cette dite tarte, je me méfiais toujours de ce que pouvait offrir les jumeaux, Fred me jeta un petit sourire.

-Tu peux y aller, dit-il. Je ne leur ai rien fait. Ce sont les crèmes caramel dont il faut se méfier...

Neville, qui était assis à ma droite, recracha la bouchée de crème caramel qu'il venait de prendre, je lui tapotais le dos pour faire passer son étouffement.

-Une simple petite farce, Neville, rigola Fred.

Bon, au moins je savais que ce n'était pas la tarte qui était piégée, mais ce que les jumeaux avaient ramenés dans la salle commune venait forcément de quelque part, de la cuisine, je pouvais mettre ma main à couper qu'ils devaient savoir comme y accéder.

-C'est à la cuisine que tu es allé chercher tout ça ? Demandais-je à Fred.

-Ouais, me répondit-il avec un grand sourire.

D'une petite voix il imita un elfe qui le servait avec plaisir, je serrais des dents, je ne voulais définitivement pas faire une scène ou bien crier à l'abomination, comme Luna l'avait dit, je devais tout d'abord parler à des elfes.

-Comment on fait pour aller là-bas ? Demandais-je en essayant de paraître nonchalante.

-Oh, c'est facile. Il y a une porte cachée derrière un tableau qui représente une coupe de fruits. Il suffit de chatouiller la poire,elle se met à rigoler et... Fred s'interrompit et me regarda soupçonneux.

-Pourquoi tu veux savoir ça ?

-Oh, pour rien, répondis-je rapidement

-Tu as l'intention d'encourager les elfes de maison à faire grève ? Demanda George. Tu vas leur distribuer des tracts et les inciter à la rébellion ?

J'entendis des rires étouffés dans la salle mais je les ignorais et restais silencieuse, c'était mon combat, j'avais déjà essayée de les rallier à ma cause mais plutôt que de me rejoindre les gens n'avaient fais que de me rigoler en pleine face, c'était leur problème.

-Tu... Tu veux que je t'y accompagnes ? Me demanda Fred avec une grimace bizarre.

J'allais lui répondre quand soudainement, Neville se transforma en gros canari, au moins, maintenant je savais comment accéder à la cuisine. Je pourrais enfin converser avec des elfes de maison.


Prochain chapitre : Hermione continue à se battre pour les droits des elfes