Chapitre 14 – Brouillard Rempli de Sang

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Quand Mai et Naru furent de retour, les autres s'étaient retournés à la base. Takigawa était étendu sur le canapé, fatigué et blessé.

« Voilà pour toi, Bou-san, » Mai dit joyeusement en lui tendant un bloc de glace couvert par une serviette.

Son père adoptif plaça délicatement le bloc derrière sa tête, juste au dessus de la bosse de la taille d'un œuf. Naru offrit silencieusement sa trousse de soin à Ayako, d'où elle tira de l'eau oxygénée et des bandages. Elle hocha la tête pour montrer sa reconnaissance et se tourna pour nettoyer les bras de son fiancé qui saignaient.

« Très bien, » commença Madoka – avant de remarquer que Mai et Naru ne semblaient plus sur le point de se sauter à la gorge. Elle se demanda comment ils avaient réussis à se réconcilier si vite… Se mordant la lèvre pour retenir un sourire niais, Madoka visionna une pièce peu illuminé, avec Noll disant à Mai qu'il était juste aussi protecteur car il l'aimait… et les deux s'embrassant passionnément, trébuchant éventuellement sur des blocs de glace…

« 'Très bien' quoi ? » Naru demanda platement. Il reconnaissait le regard rêveur sur le visage de son mentor Martin l'appelait l'expression 'monde imaginaire' de Madoka. Elle était perdu dans son monde imaginaire quelque part, imaginant quelque chose de ridicule. Naru n'avait aucune patience pour de tels absurdités quand ils avaient une affaire à résoudre.

Son mentor revint sur Terre, juste pour observer Naru attentivement – comme si elle cherchait quelque chose chez lui. « Nan, » elle dit finalement. « Il n'y a absolument aucune chance que tu bouge si rapidement, Noll. »

« Pardon ? » Naru demanda, son cerveau tant vanté perdu.

L'esprit de Yasuhara, d'un autre côté, avait un esprit suffisamment semblable à celui de Madoka pour comprendre les pensées derrière ses mots. Il renifla. « Continue de rêver, Madoka-san, cela va prendre des années. »

Naru focalisa son regard noir vers l'étudiant transféré à lunette. Ignorant toute chose ridicule dont ils parlaient, Naru se rappela de la dernière interaction qu'il avait eu avec Yasuhara. Quelque chose à propos de la conversation sur cette 'chose brouillard' n'allait pas… d'une certaine façon. Il n'était pas certain de quoi exactement n'allait pas – et pour le moment il devait se concentrer sur l'affaire devant lui. Le deuxième fantôme était devenu violent, et l'exorciste invité du SPR était blessé. Ils devaient découvrir la vérité derrière cette affaire et la résoudre avant que le danger n'augmente encore. Naru s'éclaircit la gorge et fixa durement le duo problématique. « Je suis surpris que vous soyez tout les deux d'une si bonne humeur, sachant que l'un de nous est blessé et qu trois personnes n'ont pas réussis à exorciser l'esprit. »

« Honnêtement Noll, » dit Madoka, levant les yeux au ciel.

« Non, il a raison, » Mai dit sans penser, fixant la pièce principale de l'entrepôt du regard.

Elle ne remarqu pas les visages surpris du reste de l'équipe – Mai était ouvertement d'accord avec Naru ?

« Nous devons résoudre cette affaire aussi rapidement que possible, » Mai continua, sentant la présence sombre se rassemblant lentement derrière la porte de la base. « Le second fantôme réunit déjà ses forces pour une autre attaque. Et Jimmy se cache quelque part je peux sentir qu'il a peur. Trop peur pour nous garder enfermé ici… donc la porte est ouverts maintenant, je pense… Mais je ne veux pas partir sans être débarrassé du mauvais gars. »

« Donc tu penses qu'il s'agit de l'une des personnes qui ont torturé Jimmy ? » Madoka demanda, de nouveau concentré sur la tâche.

« Oui, » Mai répondit. « C'est ce qui a le plus de sens. Je veux dire, J'ai fait deux rêves sur eux. Le premier fantôme est définitivement Jimmy, et il a vraiment peur du second fantôme. Cela n'a vraiment du sens que si le mauvais fantôme est l'une de ces horribles personne qui l'ont blessé. »

« Mais une chose n'a pas de sens, » Naru interrompit. Si ces gars sont allés en prison, comme ton rêve le plus récent l'a suggéré, alors pourquoi Jimmy est-il ici ? »

« Que veux-tu dire Naru ? » Mai demanda, ses sourcils levés.

« Pourquoi l'esprit de Jimmy est-il toujours là ? Je pourrais comprendre si Jimmy était tué ici et restait piégé, ou si la personne responsable n'avait jamais été devant la justice et Jimmy n'avait jamais trouvé la paix. Mais il n'est pas mort et ces personnes ont été punies. Alors pourquoi est-il ici ? »

Mai se pinça les lèvres. Naru marquait un point. « Je ne suis pas sûre... » elle répondit lentement. Puis elle devint plus joyeuse. « Veux-tu que je lui demande ? »

« Le peux-tu ? » Naru se demanda. Il savait que Mai pouvait régulièrement voir les esprits maintenant, mais ils n'avaient pas encore parlé de ses capacités en tant que médium.

« Pas toujours, » elle admit. « Je suis bien plus habile quand il s'agit de parler aux esprits dans le monde des rêves. Mais je ne pense pas que de se promener dans le plan astral est une bonne idée en ce moment. L'autre esprit rassemble ses forces là-bas, et je ne veux pas être prise dans la tempête. Mais je sais que Jimmy est en haut des escaliers en ce moment. Dans les bureaux. E peux essayer de lui parler- Je prendrai Lin-san avec moi ! » Mai lança ses yeux de cocker vers Naru.

Naru pensa brièvement que les yeux de Mai étaient d'une couleur particulièrement chocolat aujourd'hui – avant de détourner les yeux avec empressement pour regarder son mentor. « C'est la décision de Madoka, » il remarqua rapidement.

Les yeux de Madoka brillèrent sous ses soucils levés. « C'est le cas, Noll. Tu te sens bien ? »

« Très bien, » Son ancien étudiant émotionnellement constipé lâcha. « Bien que je, une fois de plus, me pose des questions sur la décision de Père qui a fait de toi un chef d'équipe. »

« Arg, si défensif. En tout cas, oui, Mai-chan. Je pense que c'est une bonne idée. Prends Koujo avec toi et fais attention. Reste aussi loin du vortex malveillant que tu peux, et essaye de garder ta conversation avec Jimmy rapide. N'essaye pas de faire un jourei, parles-lui juste. La priorité est le second fantôme nous pouvons nous occuper de Jimmy après nous être occupé de la menace principale. » Madoka lança un regard sérieux vers Mai pour renforcer ses mots.

« Ouais, je sais, » Mai répondit. « Jimmy partira de lui-même une fois l'autre fantôme parti. »

« Tu veux dire 'la chose brouillard' ? » Yasuhara demanda avec un sourire.

« Tu sembles très sûre de toi, Mai. » Naru nota brusquement. Il se rappela ce qu'il avait trouvé étrange auparavant. Comment est-ce que Yasuhara avait su pour la 'chose brouillard' ? Naru était certain que Mai avait seulement informé lui et Lin sur l'aspect 'brouillard' du second fantôme pendant l'interview sur son dernier rêve. Comment Yasuhara aurait pu créer un surnom dessus ?

« Pas mes mot, Dr. Davis. » Le visage de Mai était devenu libre de toute émotion pendant uune seconde après qu'elle ait dit cela. Naru avait sauté dessus, bien sûr, mais son comportement composé suite à ça l'avait déstabilisé. Mai n'était normalement pas doué pour se couvrir. Et Yasuhara avait répondu immédiatement, semblant naturel. Ce n'est pas définitif, cependant – Yasuhara était en temps normal plutôt imperturbable et a la répartie facile. Même Naru admirait malgré lui sa capacité.

Mais – comment Yasuhara aurait-il su pour le brouillard ? Est-ce que Mai l'avait actuellement remarqué avant le rêve, et en avait parlé avec Yasuhara en privé ? C'était possible, Naru supposait. Mais en cas contraire, alors qu'est-ce que Mai essayait de cacher ?

Cacher. Ce mot se rejoua encore et toujours dans le cerveau de Naru. Son jumeau énervant jouait à cache-cache avec Naru pendant toute la durée de l'affaire. Il avait essayé de contacter Gène depuis le début de la première nuit il avait même apporté un miroir au cas où il n'y en avait pas dans l'entrepôt. Mais, mis à part un couple de moment bref pendant le deuxième jour, Naru n'avait pas été capable de voir Gène. Inutile de dire, il n'avait pas réussi à obtenir quoique ce soit d'utile du médium fantôme. Encore moins sur Mai.

Mai… il voulait savoir si elle était encore en contact avec Gène. Il assumait que si elle l'était, elle essayerait de le garder secret. Elle avait déjà essayé de cacher qu'il était le sujet de son rêve répété, après tout. Si ils se rencontraient toujours en rêve ( là un nœud d'estomac énervant), est-ce qu'elle avait été capable de rencontrer Gène lors de cette affaire ? Est-ce que Gène était la personne qui avait créé ce surnom idiot ? Cela ressemblait à quelque chose que Gène dirait. Il n'avait jamais été aussi exact dans son vocabulaire que Naru.

Donc… si Gène n'était pas disponible pour un interrogatoire, Naru devra le faire sortir de Mai. Cela devra attendre la fin de l'affaire, par contre. Cela serait difficilement juste pour Naru réprimander Madoka sur la concentration puis de dévier lui-même du chemin.

Naru fixa l'enregistrement. Il regarda Mai et Lin avançant lentement en haut des escaliers, longeant le mur. Il lança un regard sur les enregistrements des températures. Mai et Lin restaient le plus loin possible de ce que les images thermographiques révélaient être un coin étrangement chaud de la pièce. Chaleur indiquait habituellement la présence d'un poltergeist, mais la seconde présence était définitivement un esprit. Il étudia la zone- c'était le même coin vers lequel Mai avait visé une camér la nuit où elle s'était évanouie. « La position de rattachement du fantôme. » Naru déduit.

« Oui, je suis d'accord, »dit Madoka par dessus son épaule. « Mai le sait déjà probablement, vu qu'elle est très attentive de l'éviter. »

« Oui, j'en suis certain, » Bou-san grogna depuis le canapé. « Jou-chan l'a probablement déduit il y a longtemp et négligé de nous le dire. Elle partage plus d'information que dans le passé, mais parfois elle oublie toujours. »

« Bien sûr elle oublie quelque chose d'important comme ça, » Naru dit énervé.

Ayako étudia le visage tendu de son ancien chef. « Je ne serais pas trop dur à ce sujet, Naru. Si je me rappelle correctement, tu avais la mauvais habitude de ne pas partager des informations importantes sur l'affaire. » Naru fixa le mur en fronçant les sourcils, mais ne dit plus un mot. La prêtresse sourit avec satisfaction devant le silence de Oliver Davis. Elle adorait clouer le bec une fois de temps en temps. (Sans parler que Ayako lui en voulait toujours un peu pour le sujet Oliver Davis. Et les deux années de silence radio suivant son départ.)

Naru grinça des dents et ignora le regard supérieur de Matsuzaki. Il se retourna vers les écrans et regarda Lin et Mai se glisser par la porte des bureaux de l'étage.

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« Jimmy ? » Mai murmura. Ses yeux verrouillé sur la forme légère du fantôme. Des yeux argentés rencontrèrent les siens. L'argent clignotèrent – presque comme si Jimmy pleurait. L'expression de Mai s'adoucit. « Jimmy, nous n'allons pas te blesser. Nous voulons aider. »

« Je sais, » une voix fine murmura. « Je suis désolé. »

« Désolé ? » Mai demanda surprise. « Pourquoi ? »

« De vous avoir piégé ici, » Jimmy répondit. « Je pensais que vous pouviez les détruire. Je pensais qu'ils ne vous blesseraient pas, comme vous n'êtes pas comme moi. Mais ils l'ont fait. »

«Ils, Jimmy ? Donc c'est plus d'une personne, d'une manière ou d'une autre... » les yeux rouge cerise et la terrible voix des rêves de Mai se synchronisa soudainement dans sa tête. « Le chef du groupe est celui à l'intérieur du brouillard, n'est-ce pas ? La voix est la même ! »

Jimmy hocha la tête. « Il est l'homme qui les contrôle. Il l'a toujours été. Mais le reste sont toujours là. »

« Tu veux dire que les autres gars qui t'ont blessé sont là aussi ? » Mai dit volontairement à haute voix. Elle savait que le reste du SPR écoutait, et elle était presque certaine que personne d'autre pouvait entendre Jimmy parler.

Le fantôme hocha la tête.

« Mais où ? Est-ce que le gars au yeux rouge est tout le groupe en même temps ? » Mai demanda. Elle n'avait senti personne d'autre, par contre…

Comme si en réponse, un rugissement venant du rez-de-chaussée attira l'attention de tout le monde. Le second fantôme était prêt pour le deuxième round. Mai pouvait entendre Ayako hurler et Bou-san commencer à chanter.

« Allez, Lin-san ! » Mai cria, courant vers les escaliers.

Ils dévalèrent les escaliers Mai sentit les shiki de Lin s'agitant autour de l'onmyouji. Ils paraissaient… plus faible qu'à la normale, par contre. Peut-être qu'ils avaient été affaiblis quand ils avaient attaqués le fantôme plus tôt ? Cela compliquait les choses.

Mai voulait atteindre Bou-san, mais un gros nuage de brouillard se tenait entre eux-deux. Il se dirigeait vers les escaliers – Mai s'arrêta net sur l'avant-dernière marche, Lin rentrant dans son dos. Elle trébucha en avant, imaginant tout les choses désagréable qui pouvait lui arriver si son corps entrait en contact avec la fumée. Au moins je n'ai pas 'd'équipement' qui peut être écrasé, Mai pensa stupidement. Elle serra fermement la rambarde, tenant même quand le poids de son corps tombant disloquait presque son bras.

« Tout va bien ? » Lin demanda, remettant Mai sur ses pieds. Alors le bras la supportant se figea. « Noll » Lin appela, urgence dans la voix.

Mai leva les yeux. Naru se tenait directement sur le chemin de la fumée approchant.

Lin et elle coururent tous les deux vers Naru, Mai levant ses bras et Lin sifflant. Un shiki se rua à travers la fumée et la masse mouvante recula un peu. Mai entra en collision avec Naru, le poussant accidentellement un peu en avant. Il se retourna, et elle ne s'était jamais senti aussi heureuse de le voir envoyer un regard noir – Naru allait bien !

Soudainement, le brouillard s'assombrit et Mai sentit une vague de colère envahir la pièce. Un vent chaud envoya les cheveux de Naru dans son visage. Mai émit un bruit de surprise et Naru recula, la poussant plus loin du fantôme. Le contact inattendu surprit Mai qui sursauta, et ses cicatrice se mirent à bruler sous ses gants. Ayant besoin d'une distraction, les yeux de Mai cherchèrent la pièce et se verrouillèrent sur le brouillard qui s'assombrissait. Profondément à l'intérieur du brouillard, Mai pouvair voir la forme d'un homme. Elle se figea – des yeux rouge cerise empalaient ses pieds au sol.

Puis il parla. « Je vais faire de vous de la viande hachée. »

Mai reconnut instantanément la voix. Elle avait raison. « Naru ! » elle siffla dans son oreille proche (ce qui envoyait des chatouillis dans ses cicatrices). « C'est le chef ! Le gars qui a mené l'assaut sur Jimmy ! »

Des yeux rouges se concentrèrent sur Mai. « et comment sais-tu cela ? » son horrible voix tonna. « Je ne me rappelle pas de jolie petite femme présente cette nuit-là. J'aurais définitivement remarqué ces grand yeux plein de peur. »

Mai ne put empêcher un frisson. Naru le remarqua et la poussa plus en arrière.

« Oh ho, ce canon te protégera ? Peu de chance ! » Une vague traversa le brouillard et soudainement, la fumée s'élança.

« Il vise Naru ! » Mai cria, déduisant qu'elle était la seule à entendre les mots du fantôme. Et elle savait que Bou-san qui chantait furieusement ne pouvait pas le voir.

Lin répondit immédiatement. Un shiki tomb du plafond et coupa à travers la fumée. Il y eu un cri de colère et le brouillard battit en retraite. Le fantôme de Leader ne semblait pas plus faible, quoique…

« C'est pour ça que je déteste les personnes comme vous ! » Gronda hargneusement Leader. « Défier l'homme plus fort… puis dépendre des autres pour résoudre vos problèmes ! Des faibles comme vous ont besoin qu'on leur donne une leçon. » Deux flots de brouillard s'élancèrent, un vers Naru, l'autre vers Lin. Les deux furent repoussés par des shikis qui s'affaiblissaient. Mai se mordit la lèvre – les shiki arrêtaient Leader, mais ne le blessait pas.

« La fumée le protège, » Mai murmura vers Naru. Ses yeux suivirent la fumée en arrière et Mai réalisa avec un sursaut que Naru pouvait voir le fantôme. Il avait dit qu'il avait vu beaucoup d'esprit auparavant, mais cela la surprenait toujours. Il ne semblait pas entendre Leader, par contre.

Son ancien patron étudia le brouillard mouvant pendant un moment, remarquant la manière avec laquelle elle l'entourait pour empêcher le shiki de le toucher. Comme… des soldats protégeant le fore. Les yeux de Naru s'écarquillèrent. Il avait entendu Mai confirmer (sur la caméra) qu'il y avait plus d'un mauvais fantôme. « La fumée est faite d'autres esprits, Mai. Des subalternes – comme les travailleurs qui l'ont aidé à faire des choses terribles pendant sa vie. »

Leader gronda à la révélation de son secret et attaqua Naru. Le brouillard sortit à nouveau, et un autre shiki le traversa. Cette fois, par contre, Mai vit une main grise émerger du nuage de fumée. Une main grise qui n'était pas attaché au corps de Leader. Naru avait raison ! Les vagues de quelque chose précédent les attaques… c'était des ordres. Mai réalisa que les vagues devaient être des ordres pour le brouillard, à ses serviteurs.

Le fantôme lâcha un hurlement de rage à l'échec continu de ses sous-fifres et commença à faire parler sa colère une nouvelle fois. « Toujours dépendant de quelqu'un d'autre pour te sauver ! » Leader rugit à l'intention de Naru d'un air moqueur.

Mai serra les poings. « De grand mots venant de quelqu'un qui a quatre autres personnes faisant le sal boulot ! » elle hurla témérairement.

Tout le monde s'arrêta de bouger Bou-san arrêta chanter. « C'était eux qui tenaient tes victimes et les battaient jusqu'à soumission ! Tu te tenais juste là et activait le levier ! » Sans doute le travail le plus maléfique, mais pas le point de Mai.

Et le point atteignit sa cible. La masse de brouillard arrêta actuellement de bouger pendant un moment – et une partie disparu ! Mai pressa son avantage. « Même maintenant, tu dépends d'eux ! Tu dis à tes petits moutons de s'élancer à l'avant du danger et de te sauver ! À quel point est-ce faible ? »

Les yeux se tournèrent à nouveau vers Mai – elle se sentit comme frapper par la foudre. Leader hurla quelque chose d'incohérent et Mai le sentit donner l'ordre d'attaquer – mais rien n'arriva. Elle s'éloigna de Naru (qui le permit, mais restait devant elle) et continua à parler « Ils sont ceux qui prennent la douleur, et pour quoi ? Pour qu'ils puissent continuer à être tes esclaves ? Prêt à suivre tes ordres horribles pour toujours ? »

Le brouillard se dissipait plus vite maintenant – Mai vit de silhouettes de fantômes se séparer complètement et disparaître ? Leader grogna une nouvelle fois, se défoulant avec colère sur ses serviteurs restant. Ce qui était stupide… car en conséquence, un autre le quitta. Mai figura qu'il n'en restait plus qu'un maintenant, se rappelant le nombre du nombre d'origine. Elle chuchota à Naru. « Plus qu'un. » Elle le vit signaler quelque chose à Lin et Bou-san.

Leader grogna au dessus d'elle, un son totalement inhumain. « Fille intelligente, » il admit. « Mais je suis certain que je peux m'occuper de ton petit ami interférant avec juste un. »

Alors qu'un bras impérieux ordonnait au servant de fumée d'aller en avant pour attaquer Naru, Mai pensa à ce que Hardhat avait dit dans son rêve – que Gallway devrait aller en haut et s'asseoir avec les réceptionnistes.

Car les mauvais gars n feraient rien devant des filles.

Et le serviteur recouvert de fumée se lança en avant. Mai se positionna délibérément devant Naru et regarda directement la protubérance fumeuse. Elle retint sa respiration et sa position alors que le danger se ruait vers elle. Elle sentit Naru essayer de passer devant elle, mais Mai le repoussa pour le garder derrière elle. Elle avait besoin qu'il reste derrière elle…

Le brouillard s'arrêta à quelques centimètres de sa poitrine. Mai sentit une explosion de chaleur la frapper, la poussant en arrière vers Naru. Ses vêtements se déchirèrent un petit peu et elle pouvait distinctement sentir des cheveux brûlé. Ses cicatrices brûlaient, également, mais Mai ne saurait dire si c'était à cause du fantôme ou du contact renouvelé avec Naru. Elle pouvait le sentir essayer de repasser devant elle. Mais son autre sens pouvait sentir l'indécision du dernier servant fantôme. Le brouillard flottait dans les airs, sans bouger.

« Naru ! Arrête ! Il s'est arrêté ! » Lin appela. Apparemment Naru était si occupé à essayer de se placer devant Mai qu'il n'avait pas remarqué l'entretoise. Il s'arrêta immédiatement de bouger, mais Mai le sentit mette une main sur sa hanche. Naru devait prévoir de la pousser sur le côté si quelque chose se passait mal.

Mais Mai avait besoin de lui montrer qu'elle pouvait le faire. Elle le sauverait lui pour changer. Il était très important qu'elle se prouve être capable… comme Naru devra éventuellement lui faire totalement confiance.

Donc Mai se redressa et fit face à l'attaquant restant de Leader. « Tu ne dois rien à cet homme. Il t'a utilisé pendant ta vie et il t'utilise maintenant. Il n'y a rien pour toi ici – à part de la douleur éternelle et de la servitude. Vous avez fait beaucoup de mal à beaucoup de personnes – tu veux faire blesser des filles une partie de ton héritage, aussi ? »

Le brouillard commença à se dissiper et Mai relâcha sa respiration qu'elle n'avait pas remarquer qu'elle retenait.

« Attaque ! Attaque-la, misérable ! Quelle est le point d'un chien sans dents ? » Le son des moqueries de Leader résonna dans l'espace caverneux. Apparemment Leader veut sceller son propre destin, Mai pensa, secouant sa tête de dégoût.

Au mot 'chien', la figure grise dans la fumée se détourna de Mai. La fumée s'éloigna de Leader et se rétracta vers le serviteur. « Fais ton propre sale boulot, alors, » une nouvelle voix siffla. « C'est une fille, là – et elle a raison… »

Leader, sans protection mais semblant toujours bien dangereux, s'élança en avant pour attaquer son ancien esclave. Mais le fantôme serviteur (visiblement plus habitué à attaquer) le toucha à la place. Une main grise fantôme traversa le corps noirci de Leader. Un cri traversa la salle et Leader tomba à genoux. Mai pouvait sentir le dégoût dans l'aura du serviteur. « Fumier, » la figure grise hissa en disparaissant.

Mai vit le serviteur disparaître du coin de l'œil et était sur le point de dire quelque chose quand Naru appela d'à côté d'elle. « Maintenant ! »

Lin siffla et Bou-san hurla un chant. Trois shiki traversèrent le Leader et Bou-san finit avec un cri. Avec un horrible hurlement qui rivalisait celui qu'il avait forcé de la bouche d'autres, Leader disparut.

Mai sentit la place entière s'illuminer, son âme immédiatement plus à l'aise. Elle lâcha un soupir de soulagement – et remarqua la pointe brûlée de ses cheveux. « Oh, génial, » elle marmonna.

« Tu avais besoin d'une coupe, de toute façon, » Yasuhara dit de façon désinvolte.

Mai lui lança un regard noir – et frissonna. La chaleur du brouillard avait été si intense qu'elle avait vraiment froid maintenant. Elle frotta ses bras soudainement très froid et frissonna à nouveau. Naru émit un bruit à côté d'elle, et Mai leva la tête vers des yeux bleu évaluateur.

« Tu devrais savoir que tu dois porter une veste dans un bâtiment hanté, » il remarqua avec condescendance.

La bouche de Mai s'ouvrit. « Je te sauve du fantôme et c'est ce que tu me dis ? »

« Ah, Mai-chan, tu as mal compris les sentiments émis par notre Noll qui ne sait pas les exprimer. » La voix de Madoka vint depuis l'entrée de la base, caméra en main. Elle avait tout enregistré pour le professeur – Martin voulait vraiment voir Mai en action, et les caméra sur pied étaient si proche de la présence exorcisé qu'elles avaient probablement arrêté de fonctionner. Elle sourit à un Naru hostile avant de verrouiller ses yeux dans ceux de Mai. « Noll voulait vraiment dire qu'il considère que tu es une enquêtrice compétente… et qu'il n'est donc pas normale que tu ne te sois pas préparer pour des changements soudain de température. »

« Est-ce ce que tu as obtenus de mes paroles ? » Naru demanda froidement. « Ta créativité ne cessera jamais de me surprendre, Madoka. »

« Ton manque de civilité n'arrêtera jamais de me surprendre, Noll, » Son mentor répliqua. 'Tu pourrais, oh je ne sais pas, remercier Mai-chan. Elle s'est placée au devant du danger pour toi, après tout. Et a réussis à se débarrasser des autres fantômes en même temps. »

Naru lança un regard meurtrier, essayant de cacher son malaise intérieur. Mai voulait qu'il la voit en action, et il avait donné son accord… mais il n'avait pas imaginé que cela comprendrait Mai risquant sa vie pour le protéger. Oliver Davis pouvait se protéger lui-même.. ou il le pouvait auparavant. Naru serra les dents de frustration – il détestait ne pas être capable d'utiliser ses pouvoirs. Mais sa défense était le malheureux poids de Lin, pas celui de Mai. Naru ne voulait pas qu'elle se blesse pour lui.

Il savait que Mai avait fait quelque chose d'intelligent, par contre – utiliser la réticence du serviteur à frapper une femme contre lui. Mais avait rêvé de l'indic, Gallway, se cachant avec les femmes en attendant les flics : elle avait eu son idée de là.

Donc Madoka avait raison – Mai était devenu une enquêtrice compétente. Et elle avait beaucoup aidé sur cette affaire, racontant des rêves hautement riche en information et menant actuellement un exorcisme. Naru étudia silencieusement Mai et la vit frissonner à nouveau. Sans un mot, Naru retira sa veste noir, la laissa tomber sur les épaules de Mai, et retourna à la base.

Mai fixa bouche-bée le dos de Naru qui s'éloignait pour un moment avant de tourner des yeux confus vers Madoka.

Madoka sourit à Mai et lui leva le pouce. « Et c'est comme ça que Noll dit merci ! »

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Quelques moments plus tard, Mai sentit une présence non menaçante et se retourna pour rencontrer le regard argenté de Jimmy. Il était plus… flou que d'habitude. Passant de l'autre côté, Mai réalisa.

« Merci, » Jimmy dit sincèrement.

« De rien, » Mai répondit, souriant doucement. Puis elle se rappela des questions de Naru. Mais dis-moi quelque chose, Jimmy… pourquoi étais-tu en premier lieu là ? Tu n'es pas mort ici, et Leader est allé en prison pour t'avoir blessé. »

« Nous avons découvert que, er, Leader et certains de ses suivants avaient été tué dans un combat en prison, » Lin ajouta, fixant l'espace vide où il imaginait que l'esprit de Jimmy se trouvait. Il ne pouvait pas voir cet esprit, il n'était pas très fort. « L'ultime punition, l'un pourrait dire. Donc qu'est-ce qui le retenait ici ? »

Jimmy observa un moment l'onmyouji avant de répondre. « Je ne me suis jamais vraiment remis de… l'accident. Cela avait quelque chose à voir avec, mais… Des années plus tard, j'ai lu dans le journal que la production dans cet entrepôt s'est arrêté car des employés souffraient de blessures étranges. Quand je suis mort, je ne pouvais pas… partir. Je me suis senti… forcer à revenir, pour aider. »

« Il savait qu'ils étaient de retour et qu'ils blessaient des personnes. Il voulait aider. » Mai dit à Lin. Sa tête se tourna avec une vision soudaine d'un Jimmy vivant interférant entre Leader et un autre travailleur. « Comme il l'a fait de son vivant. » elle dit avec certitude, ses yeux retournant vers ceux de Jimmy. « C'est pour ça que Leader voulait se venger de toi en premier lieu, n'est-ce pas ? Tu l'as rapporté et il voulait se venger. »

Jimmy eut un sourire triste. « Au moins j'étais utile à ce moment-là. Je n'ai pas fais grand-chose de bon depuis ce moment-là. Nous étions tout les deux des hommes, mais… son fantôme était tellement plus fort. Ce groupe est juste devenu encore plus effrayant dans la mort. Et puis je vous ai tous piégé ici... »

« Ne t'inquiète pas pour ça, » Mai le rassura. « Nous allons tous bien. Tu es un homme bon, Jimmy. » Sa voix devint très calme. (Lin songea qu'elle ressemblait étrangement à celle de Masako). « Va maintenant, et trouve la paix. Je suis sûre que tu as des personnes qui t'attendent… et tu as attendu ici assez longtemps. »

Jimmy sourit et commença à disparaître. « Remercie ton propre esprit protecteur pour moi, » il dit. Apparemment Jimmy avait vu Gène l'autre nuit. Elle remerciait les cieux qu'elle était la seule à entendre le fantôme. « Je le ferais, » elle répondit, retournant à Jimmy son sourire. Il sourit et l'argent dans ses yeux fut la dernière chose à disparaître.

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Une semaine plus tard, la plupart de leur bande se détendait dans le salon des Davis. Martin avait été plus qu'excité par la vidéo de Mai chassant les fantômes avec brio et avait regardé les casssettes au moins cinq fois chacune.

Ils souffraient, aujourd'hui encore des rediffusions. Mai se regarda sur caméra – la Mai à l'écran fermait ses yeux et disait à Bou-san de ne pas menacer la présence. L'adolescente psychique grogna intérieurement, désirant vivement être avec Madoka et Luella. Elles l'avaient abandonnée pour une promenade.

La vidéo passa soudainement de leur première rencontre avec Jimmy à l'enregistrement de l'entrepôt avec les caméra à pied. Apparemment Lin avait décidé que de perdre quelques minutes de pouvoir psychique en action valait la peine d'éviter la réaction de Naru devant la conversation sur l'équipement. Mai toussa et Yasuhara gloussa.

« Il semblerait que la caméra s'est arrêtée trop tôt, » Yasuhara nota, secouant sa tête.

« Ne commence pas, » Mai dit sévèrement. Ils n'allaient pas continue cette conversation ridicule en face de leur professeur.

« Tu me gâches mon plaisir, Mai-chan. »

« Peut-être que la seconde présence a submergé les circuits, » Martin songea, sans comprendre la vrai signification des mots de Yasuhara. « Le premier fantôme était relativement faible, vous avez dit, mais le chef de bande était certainement suffisamment puissant pour court-circuité l'équipement. »

« Pas à ce moment-là, » Mai contredit. « Leader voulait juste nous observer – il n'était pas encore dans un mode violent. J'ai remarqué avec le temps que les caméras fonctionnent plutôt bien jusqu'au moment des attaques. »

Soudainement, Madoka entra en trombe dans la salle, Luella proche derrière. Cela voulait dire qu'il était presque l'heure du dîner. Dieu merci, Mai pensa. Elle adorait le paranormal, mais il était très certainement temps de faire une pause. Et ni Martin ni Naru ne comprenait le sens du mot.

« Aujourd'hui c'est la prise de la Bastille ! » Madoka chantonna alors qu'elle s'affalait sur une chaise.

Ils échangèrent tous un regard. Mai et Bou-san levèrent des sourcils interrogateurs, alors que Naru et Lin portait des expressions de souffrance.

« Quoi ? » Yasuhara demanda finalement.

« Aujourd'hui est le jour où les pauvres prisonniers de la Prison de la Bastille à Paris ont été libéré – par un groupe de révolutionnaires en colère ! » Madoka répondit joyeusement.

« C'est arrivé aujourd'hui ? » Mai demanda confuse. « Ça ne devrait pas être aux informations alors ? » Ils avaient regarder le journal de l'après-midi sur BBC entre des sessions d'interrogatoire. »

« C'est arrivé en 1789, baka, » Naru répondit maussade. Il avait recouru à appeler Mai une idiote en Japonais – pour une raison inconnue, sa mère ne le réprimandait pas aussi souvent. Cela semblait également causer une augmentation satisfaisante dans le niveau d'irritation de Mai à son égard.

« Oh, » elle dit, rougissant. Des rires se firent, et Naru sourit narquoisement. Les yeux de Mai s'étrécirent.

Espérant arrêté la dispute inévitable avant qu'elle ne commence, Madoka se lança dans une leçon d'histoiree sur la Révolution Française et l'histoire symbolique de la Bastille, qui avait apparemment été libéré le quatorze Juillet 1789.

Mais Mai n'écoutait qu'à moitié. Aujourd'hui c'est le quatorze Juillet. Elle avait été si occupé avec le suivi de l'affaire (et la lecture d'été du Professeur Davis) qu'elle avait totalement perdu le sens du temps. Demain c'était le quinze Juillet. Mai pressa ses lèvres ensemble et regarda fixement la télévision, des larmes lui piquant les yeux. Elle était un adulte, elle ne pleurerait pas devant tout le monde.

Malheureusement, son comportement étrange fut remarqué.

« Mai, chérie, qu'est-ce qui ne va pas ? » Luella demanda avec sollicitude.

L'adolescente psychique leva la tête, visage vide d'émotion, et des yeux tristes. Elle sembla se sortir de quelque chose – et réalisa que tout le groupe attendait une réponse. Mai força un sourire sur son visage et essaya de paraître penaude au lieu de déprimé. « R- Rien, Luella ! Je pensais juste que j'avais beaucoup de travail à faire ce week-end. » Puis elle se rappela que le professeur qui avait donné tout ce travail était dans la pièce. « Pas que je me plaigne ! » Mai se ravisa. « Mm… je devrais probablement le commencer, donc je serais en haut dans ma… dans la chambre d'ami. » Elle fila, trébuchant contre la table dans sa hâte.

Bou-san échangea un regard confus avec Martin. « Elle va commencer à lire juste avant le dîner ? C'est étrange.

« Sans parler du fait qu'elle n'a pas pris ses livres avec elle, » Yasuhara ajouta, pointant le hall d'entrée, là où le sac à dos noir de Mai se tenait contre une chaise.

Ayako soupira doucement. Tous les yeux se tournèrent vers elle.

« Et bien, » la presque mère adoptive de Mai dit, « Le Festival Obon se passe à Tokyo. »

« Oh, » le reste du groupe Japonais répondirent.

Martin et Luella semblèrent perdu. Lin soupira. Naru fixa un mur silencieusement.

« Obon est un festival Japonais célébré à Tokyo autour du quinze Juillet, » Bou-san expliqua dans son ton 'moine instructeur'. « J'imagine que vous pouvez le voir comme la vieille version d'Halloween pour les occidentaux. Obon est le temps pour se rappeler et célébrer vos ancêtres. Leurs esprits peuvent retourner sur Terre pendant le festival, et de la nourriture spéciale est faite pour les accueillir. C'est aussi une grande fête, complète avec danses et chars, jeux, et beaucoup de nourriture. Beaucoup de personnes s'habillent en kimono… et beaucoup visitent les cimetières, ou préparent des offrandes pour leurs être aimés partis. »

Luella baissa les yeux en entendant cela, en pensant à Gène.

« Mais il y a autre chose, » Ayako dit. « Tout les ans, Mai va dans le quartier de Tokyo où elle est née et participe au Toro Nagashi. »

« Qu'est-ce que c'est ? » Martin demanda interessé.

« C'est la fin officielle du festival, » Bou-san répondit. « Cela veux dire 'les lanternes flottantes'. Vous êtes supposé faire un bateau en papier. Puis vous écrivez le nom de la personne ou des personnes que vous honorez sur le bateau en calligraphie. Finalement, vous mettez une bougie dans le bateau pour le transformer en une lanterne. Pendant la nuit, les personnes font flotter les lanternes le long d'une rivière pour symboliser le retour de ces esprits dans le monde des morts. C'est très beau. »

« Et Mai fait un bateau pour ses parents tous les ans, » Ayako les informa. « Elle prend le train pour la préfecture où elle vivait enfant, et ramène la lanterne à une rivière près de la maison où elle est née. » Ayako sourit doucement. « Elle a juste commencé à nous emmener avec elle l'année dernière. Nous avons visité la tombe de ses parents pendant que nous étions là. »

La pièce fut silencieuse alors que tout le monde se rendait compte de ce qui troublait Mai.

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Voilà première affaire résolue ! J'espère que vous avez aimé et désolé pour l'attente juillet et Août je ne peux juste pas traduire, pas possible trop de travail à cette période donc trop crevé quand je rentre.