I'm back!
voici donc la suite. bonne lecture.
Chapitre 13
Trahisons, Peurs et insécurités.
PDV Bakuryu
Je ne peux plus montrer la moindre faiblesse. Je dois être fort. Et pour ça je dois briser le moindre lien relationnel que j'ai. Je deviens invivable avec tous mes camarades japonais. Mais aucun ne craque. Même pas cette tête brûlé d'Akio. Ils encaissent, répondent mais refusent de briser cette fragile relation qu'il y a entre nous.
Je retourne vers la table que j'ai quitté il y a une heure, après une violente dispute avec Akio justement. Mon sang se glace quand je vois qu'ils tiennent tous les mains de Kyoko. Ils ne font pas ce que je crois ? Ils ne m'ont pas fait ça… je sens ma poitrine se comprimer alors qu'une boule se forme dans ma gorge. Je sens l'angoisse monter en moi en même temps qu'une rage sourde. Ils m'ont trahi…
MERDE ! Je savais que je ne pouvais pas leur faire confiance. A aucun d'eux ! Je dois les arrêter. Qui sais ce qu'ils leurs ont déjà montré. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf, je me retrouve derrière Kyoko. J'attrape ses poignets et arrache ses mains des celles de tous les autre. Je me fiche pas mal de la blesser dans la manœuvre. Ils sont tous des traîtres !
PDV Alec
Kyoko ne regard absolument pas Bakuryu dans les yeux. Personne n'ouvre la bouche. Autant à cause du choc des révélations ou des souvenirs ravivé, que par la présence de Bakuryu. Son ton est glacial quand il parle.
- Kyoko.
La jeune fille frémis au son de son nom alors que Bakuryu sonde chaque japonais du regard. Passant lentement des uns aux autres. Son regard est aussi froid que la mort elle-même. J'ai l'impression que je suis encore dans une de ces visions.
- Dit moi que tu n'as pas fait ça.
La rose ne répond toujours pas. La prise du blondinet, debout derrière elle, se resserre autour de ses poignets. Kyoko serre les lèvres. visiblement il lui fait mal.
- Lâche la Bakuryu !
Bakuryu tourne son regard sur Akio. Ce dernier s'est levé et semble prêt à se battre s'il le faut.
- Sinon quoi ? tu vas te battre contre moi ?
- Bakuryu…
- La ferme NAKANO !
Jiro referme sa bouche en fronçant les sourcils. Bakuryu ressert sa prise sur la pauvre Kyoko. Je ne peux pas les laisser ce détruire à cause de moi. Je me relève et attrape les poignets de Bakuryu de la même manière qu'il tient ceux de Kyoko.
- Laisse-moi deviner Lightwood. C'est toi qui leur as demandé.
Je suis un Lightwood. Et quand on frappe au visage, on en assume les conséquences.
- En effet.
Magnus fais en sort de détourner l'attention du reste des étudiants grâce à sa magie, et ce n'est pas plus mal.
- Le spectacle t'as plus au moins ? j'espère que t'as bien pris ton pied
- Je leurs ai demandé pour t'aider.
- Mais qu'est-ce que ça peu te foutre BORDEL !
- Par ce que je t'aime !
Le choc s'inscrit sur son visage autant que sur le mien. Je n'ai pas eu à réfléchir avant de répondre. Ce que je viens de dire est vrai. Je jet un coup d'œil vers Magnus. Ce dernier acquiesce. Il ne semble pas blesser par mon éclat. On a parlé tous les deux de la relation qu'on a avec Lui… Mais Bakuryu n'est pas notre tiers… à moins que ça aussi il ait réussi à le cacher... Il n'y a pas d'autre possibilité… Cela expliquerait tellement de choses… ce n'est pas le moment de penser à ça.
- Je ne supporte plus de te voir t'auto détruire à petit feu. ON ne le supporte plus ! pourquoi crois-tu qu'ils aient ravivé leur propre douleur ? pour qu'on puisse t'aider !
- Personne ne peut rien faire.
Son ton est revenu à sa froideur de base. Mais son regard et brulant de haine.
- Si justement… Bakuryu, quand tu es arrivé, tu étais un petit rebelle effronté, provocateur, malicieux et joueur. Cette bande de crétins débarque et tu deviens froid, méchant, cruel même. Tu ne manges plus, envoie chier les profs, tu passes ton temps dehors seul. Tu passes l'essentielle de ton temps libre à te battre. Tu ne dors plus, tes cauchemars sont de pire en pire. Et tu t'enferme dans la salle de bain tous les matins. Ne crois pas qu'on n'a pas compris ce que tu y fais.
- Tu ne sais rien ! Aucun de vous ne peux comprendre. Etre traquer ! Défier en permanence par ce qu'on veut te soumettre de force ! Vous n'avez aucune idée de ce que c'est que de devoir dormir que d'un œil par ce que n'importe qui pourraient venir briser votre porte pour vous posséder tel un objet ! Personne ne prend en compte ce que tu ressens ! Un jour tout le monde te rejette en te traitant de monstre ! l'abomination du clan ! Le lendemain on te traque par ce que ton grade est éveillé et que finalement t'es un putain d'oméga! Vous faites chier putain!
Le choc se peint sur mon visage. Oméga… mais bien sûr ! Comment j'ai pu ne pas le voir plus tôt ?! Cela explique ces duelles en permanence. Ça a commencé avec Bando. Son soit disant droit en tant qu'alpha… C'est pour ça que Bakuryu c'est complètement renfermer. Tout son comportement c'est à cause de son grade. Il a fait tout ça pour se protéger.
Un silence suit son éclat. Monstre ? Abomination du clan ? Encore des questions… Je lui réponde le plus doucement possible.
- Si c'est ton grade qui nous intéressait, tu ne crois pas qu'on t'aurait déjà défié pour te soumettre ?
Bakuryu détourne le regard en serrent des mâchoires. Et la lueur est là, tapie derrière la haine et la douleur. Une lueur d'espoir au fond de ses magnifiques pupilles d'obsidienne. Je bouge imperceptiblement, mais malgré toute la douceur que je mets dans mes mouvements, Bakuryu a un mouvement de recul, qu'il réprime instantanément. Mais j'ai eu le temps de le voir. Il refuse d'être « faible »devant qui que ce soit.
- N'en veux pas aux autres, il n'ont fait que ce qu'ils pensaient juste pour t'aider. Tout le monde ici veut juste t'aider.
Il ne répond pas. Il ressert Ses poings si forts que ses jointures blanchissent et ses ongles entre dans la chaire. Du sang coule légèrement. Ses yeux brillent de larmes contenues. Je ne peux pas résister plus longtemps. Le voir souffrir me fend le cœur. Je ne sais pas comment Magnus arrive à ce contrôlé... Moi je ne peux pas. Je m'approche de lui rapidement et le sert contre mon torse, les larmes me piquant aussi les yeux. Je baisse la tête et la cache dans Ses cheveux. Je ne dois pas craquer maintenant.
- S'il te plaît Bakuryu… laisse-moi t'aider…
Ma voix n'est qu'un murmure mais son frémissement me prouve qu'il m'a entendu. Je ne peux pas voir sa réaction, son corps et tendus mais il ne me repousse pas. J'attends un peu.
- S'il te plait…
Ma voix est étranglée d'émotions. Je dois impérativement rester fort pour lui. Finalement son corps se détend alors qu'il baisse sa tête l'enfouissant de mon pull. Ses poings se desserrent j'attends encore un peu. Fermant les yeux. Je sens ses mains ce serrer sur mon pull dans mon dos alors qu'il tremble. Je ressers doucement mon emprise autour de lui. Je le sens s'écrouler dans mes bras et me retrouve à genoux au sol, le maintenant contre moi Je ne remarque pas tout de suite nos amis partir silencieusement.
Magnus se rapproche de nous, aussi doucement que possible. Il s'agenouille à notre hauteur et caresse doucement le dos de Bakuryu. Dessous la zone marquée au fer. Bakuryu se crispe au contact alors que Magnus envoie un vague d'apaisement grâce à la magie avant de parler doucement.
- Retournons dans notre dortoir. On va se faire du chocolat chaud et s'emmitoufler dans une couverture moelleuse.
Bakuryu s'écarte lentement de mes bras Ses joues son sèchent… il ne veut pas laisser sortir sa douleur... Même maintenant il a une bouille tellement adorable. Mon cœur saute un battement. Je me relève, entraînent le petit blondinet avec moi. Il reste silencieux. On marche doucement vers le dortoir, chacun à l'un de ses côtés.
Bakuryu mordille sa lèvre inférieure, je m'apprête à lui dire d'arrêter de se malmener quand trois personnes nous interrompent.
Ces trois-là sont américain. Un nephilim, un garou et un elfe. Depuis que Bando est les autres sont venu le défié, son grade d'oméga a du se rependre comme une traîner de poudre.
J'ai vraiment été aveugle. Trop occupé à me concentrer sur le reste. Je n'ai pas vu ce qu'il y avait juste sous mon nez.
Bakuryu tourne son regard vers moi sans pour autant croisé le mien. Ses yeux ne montent pas plus haut que mes lèvres, mais moi je vois bien les siens. La fatigue domine son regard cerné. Il est épuisé. Il a dû combattre de plus en plus ces derniers jours. J'ai bêtement pensé qu'il cherchait juste la bagarre pour créer d'autre problème… mais en fait c'est lui qui en avait. Et je n'ai rien compris. Je ne l'ai pas aidé… Mais là, Il veut que je me batte pour lui… Mon cœur fait un bond dans ma poitrine devant cette immense marque de confiance. Il ne peut pas vraiment le demander à voix haute, sinon les autres comprendront qu'on n'est pas en relation officiel et je n'aurais pas le droit de me battre à sa place.
- Vous ne défiez pas la bonne personne.
Je peux voir les épaules de Bakuryu se détendre à côté de moi alors que les trois autres eux ont la réaction inverse. Je peux déjà le décharger du poids de tous ces combats. Ça le soulagera un peu.
- Qu'est-ce que tu racontes Lightwood.
- Il n'est pas imprégner de ton odeur.
- Je n'ai aucune obligation de l'imprégner. Il est à moi et je compte bien le défendre.
Magnus passe un bras autour des épaules de Bakuryu et recule. Ils sont moins confiant qu'à leur arrivé. Je suis l'un des meilleur Shadowhunters de notre génération. Le combat commence.
PDV Bakuryu
Alec accepte de se battre pour moi. Je ne suis pas sûr de comment je me sens. D'un côté je veux leur faire confiance. Même si je ne sais pas comment faire. Et de l'autre. Je suis terrorisé. Je ne survivrais surement pas à une trahison... Personne ne peut m'aimer…
Je suis complètement perdu. Je ne sais plus. « Par ce que je t'aime ! » cette phrase résonne dans ma tête depuis tout à l'heure, accompagné des autres habituel…
Aimer… je ne sais même pas comment on fait. Et si ça aussi c'était encore un piège ? Une autre torture ? Une boule se forme dans ma gorge. Je ne sais pas…
Ce crétin m'a presque fait pleurer. J'étais à deux doigts de craquer. Mais je suis incapable de laisser mes larmes couler. « Par ce que je t'aime » « tu es un monstre ! », « regarder le petit bâtard est là. » « Qui pourrait bien aimer ce sale petit monstre ? » « Ne me regarde pas Shinji ! »
- Bakuryu.
Je sors de ma transe, ignorant les voix et tourne mon regard sur Magnus. Son regard d'or plongé dans le mien. Voilé d'inquiétude… Mais pourquoi ? Je retourne mon attention là ou Alec est sensé ce battre. C'est ce qu'il fait. Une aura de puissance l'entoure, son aura d'Alpha, j'en frissonne. Ses mouvements sont fluide, puissant. Il sait très bien ce qu'il fait. Si il a cette puissance, je me demande à quoi peut bien ressembler celle de Magnus
Alec gagne le combat et ne semble pas blessé. Une tension, que je ne savais même pas être là, quitte mes épaules. Et un besoin que je n'avais jamais ressenti me prend aux tripes.
PDV Alec
Une fois le combat terminé je rejoins Bakuryu et Magnus. Je passe un bras autour de la taille de Baku et embrasse son front avec une infinie tendresse. En me redressent je peux voir ses yeux briller. Il semble submerger par ses émotions, perdu, vraiment paumer. Un doux sourire s'étire sur mes lèvres. On est sur la bonne voie. Mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir…
- Rentrons.
Il acquiesce. Magnus sourit et on retourne finalement à notre dortoir sans autres interruptions.
En arrivant on fait exactement ce qu'on a prévu. Magnus va préparer des chocolats chaud, ou surement les faire apparaitre. Moi, je vais chercher cette couverture très douce et douillette. Je reviens et trouve Bakuryu debout devant la colonne de dvd. Il regard les titres, la tête penché pour mieux lire. Mais son regard est vague. Il l'est depuis tout à l'heure.
- Tu veux en regarder un ?
Il hausse les épaules et vient s'asseoir sur le canapé sans un mot. Je m'assoie à son côté et nous met la couverture sur le dos. Magnus arrive avec les chocolats qui lévitent au-dessus de sa main. Il nous les fait venir jusqu'à nous et s'installe de l'autre côté se glissant lui aussi sous la couverture.
On passe plusieurs heures comme ça. Bakuryu a fini par se détendre, sa tête posé sur l'épaule de Magnus. J'hésite à lancer la conversation. On doit parler… mais est-ce vraiment le bon moment ?
(Bakuryu) - Tu penses trop fort Alec.
(Alec) - Ah oui ? Et à quoi je pense ?
(Bakuryu) - Le bordel dans lequel on est.
(Magnus) - Façon intéressante de voir les choses.
(Alec) - Intéressante ? Tu rigole Magnus ! Va bien falloir qu'on parle de tout ça, qu'on arrive à mettre les choses à plats. Et si on pouvait le faire avant d'aller chez moi ce serait génial.
(Magnus) - Ah oui c'est vrai. J'avais oublié ça.
(Bakuryu) - Attendez. De quoi vous parlez la ?
On baisse tous les deux nos regards sur le petit blondinet entre nous. Avec tout ce qui ce passe, je ne lui ai pas parlé des vacances chez mes parents. Magnus lui répond évasivement.
(Magnus) - C'est bientôt les vacances de noël.
(Bakuryu) - Je sais. Et alors ?
Je soupir avant de répondre moi-même
(Alec) - On fait Noël dans ma famille.
(Bakuryu) - Et vous comptiez me prévenir quand ?
L'agacement ce fait entendre dans sa voix. Le petit timide, incertain n'aura pas duré longtemps.
(Alec) - Et bien quand tu n'aurais pas disparue ou envoyer chier avant qu'on ait la moindre chance d'ouvrir la bouche.
Il a la décence d'avoir l'air gêné. Et retourne son attention devant lui l'aire de rien. Ses mains jouent avec sa tasse vide. Alors que son regard se perd encore dans le vide.
(Alec) - Donc, on passe tous les trois noëls chez ma famille, avec Jace, les jumeaux aussi pour le coup tout comme Kyoko qui va venir avec Izzi et Masamune qui est avec Max.
Merde on va être nombreux cette année. Je dois impérativement appeler ma mère pour la prévenir. Sinon on va se prendre l'engueulade du siècle à peine arrivé.
(Bakuryu) - On va être nombreux…
Exactement ce que je viens de penser.
(Magnus) - Avec Jace et Akio, va y avoir de l'ambiance.
On tourne tous les deux notre attention sur Magnus avec un choc évident sur le visage. Notre sorcier ricane devant nos têtes.
(Alec) - Bref. Pour en revenir au sujet de base, on doit régler nos problèmes avant.
(Bakuryu) - Ça va être compliqué, c'est fin de semaine prochaine.
(Alec) - Raison de plus Baku.
Ce dernier soupir et s'assoie en tailleur entre et face à nous, le dos au vide. Il soupir avec un air résigner sur le visage. Je déteste ce regard morne…
(Bakuryu) - Bien… finissons-en.
