Voici la suite de tiers.

je tiens a préciser que je parle encore de violence du passé.

et que je le ferais encore a l'avenir. mais que l'histoire évolue doucement.

bonne lecture et encore désoler pour le retard.


Chapitre 16

Souvenirs du passé.

PDV Magnus

On s'est finalement couché tous les trois, l'ordinateur portable d'Alec ouvert entre lui est Bakuryu. Le lit tiroir s'ouvre presque au même niveau que le lit, et non aux ras du sol. Ce qui est pratique pour notre situation actuel.

Avant ça Bakuryu a passé une heure à m'interroger sur ce que je sais des omégas. Mes connaissances sont maigres, mais apparemment j'en sais assez pour lui apprendre deux trois choses.

Le film choisi est « Harry POTTER à l'école des sorciers ». Quand on a proposé de regarder un film, Bakuryu nous a avoué qu'il n'en avait presque jamais regardé. Il en a vu que deux ou trois. Ceux qu'on a regardés avec lui au dortoir. Le choc c'est peint sur nos visages respectifs et on a décidé de remplir sa culture cinématographique. Alec a alors décréter qu'on devait commencer par les Harry POTTER. Moi je voulais commencer par les trilogies du seigneur des anneaux et du hobbit.

Je ne suis pas absorbé par le film. Allongé contre le dos d'Alec, ma tête posée contre la sienne. Je pense plutôt à la vie de notre petit blondinet. On a appris pour le labo et je ne compte pas le forcer à en parler. On n'a vu que ce qu'il a vécue en cellule. Je n'aime pas penser à tous ce qui a dû leur arriver en haut. Le Laboratoire. Rien que le nom de l'organisation m'en donne des idées.

Mais on a aussi appris qu'il avait déjà 16 ans quand il est arrivé au labo. Les films existaient déjà à l'époque. Certes pas ceux qu'on lui montre, mais il y en avait d'autre. Comment un garçon de son âge peut-il ne jamais en avoir regardé ?

En générale c'est Alec qui interroge Bakuryu, et il se braque systématiquement. Mais en essayant par ce sujet innocent, peut-être qu'on pourrait en apprendre un peu plus sur lui.

Je reporte mon intérêt sur le film, La fin approche. Ron est en train de diriger la partie d'échec. Je regarde les deux garçons, ils sont tous les deux absorbé par l'histoire. Je ne peux retenir un sourire de s'étirer sur mon visage. J'extirpe mon téléphone de ma poche et prend discrètement une photo. Alec a horreur d'être pris en photo, maintenant il a pris l'habitude avec moi. Mais il n'aime toujours pas ça.

J'entends enfin le générique de fin. Je rallume la lumière de chevet. Et décide d'attaquer directement.

- Dis-Moi Bakuryu

- Hum ?

Il tourne son adorable bouille vers moi. Je retiens un autre sourire et pose ma question.

- pourquoi tu n'as jamais regardé de film avant ?

Il cligne des yeux, sont regard curieux se voile d'une myriade d'émotions avant de me répond

- Il n'y avait pas de télé dans nos cellules.

Pourquoi il ne parle jamais d'avant le labo ?

- oui, on s'en doute, mais avant ?

Il ne répond pas, ses mains commencent à jouer avec son collier, cette petite corde au bout de laquelle est pendue une fiole, et ses yeux se baissent sur la couette devant lui. Alec est calme dans mes bras, son regard lui aussi tourné sur le petit blond. Ce dernier finit par répondre

- Je n'avais pas le droit.

- comment ça ?

Il soupir doucement. J'attends, la patience est la meilleure des vertus dans ce genre de situation.

- Mon clan vivait dans les vieilles traditions.

Il ne dit rien de plus, comme si c'était une explication. J'essaie d'insister sans trop.

- Et alors ?

- Je n'ai pas vraiment envie de parler de ça.

Soit y a du progrès, soit il ne m'envoie pas chier comme il le fait avec Alec à cause de mon grade.

- écoute, si tu nous parle un peu de ton passé, Alec et moi on peut nous aussi te parler du notre. C'est équitable.

Il relève son regard vers nous et nous regarde à tour de rôle.

- ok… mais vous commencer.

Alec se lance en premier.

- Que veux-tu savoir ?

- je n'en sais rien. C'est vous qui voulez savoir des choses.

- J'ai 19 ans et je suis l'ainé. J'ai trois frères et sœur, mais tout ça tu le sais déjà. On a grandi ici, dans cette maison. J'étais trop jeune pour me souvenir de mes réactions quand ma mère est tombée enceinte, mais apparemment j'étais heureux à chaque fois. J'ai toujours eu un tempérament calme est j'ai toujours pris soin d'Izzi et Max. Nos parents étaient souvent absents, nous laissant à la charge de notre nounou. Jace est arrivé dans la famille quand j'avais neuf ans. On se connaissait déjà depuis tout petit. Nos parents étaient amis. On a eu une enfance normale, juste une absence de parents énorme. Il était présent rarement le soir, quelque fois le dimanche, et de temps en temps pour les vacances. On avait le droit à un mois en été tous ensemble. On partait en vacance soit à la mer, soit près du lac. Et l'hiver on les voyait aux fêtes. Mais pas durant les deux semaines de vacance.

Bakuryu écoute l'histoire d'Alec avec attention. J'observe chacune de ses réactions. Une lueur brille dans ses yeux, La tristesse… Alec continue son histoire

- j'ai toujours protégé mes frères et sœur. Quand il faisait une bêtise, je prenais souvent sur moi. Les adultes n'étaient pas idiots. C'est vers mes quatorze ans que je me suis rendu compte que je n'aime pas les filles, et que je regarde plus les garçons. J'ai tout fait pour le caché. J'ai rencontré Magnus il y a deux ans quand je suis entré au lycée, lui à cette époque était en terminal. Quand je suis sorti du placard, mes parents l'ont mal prient. Ils ne m'ont pas mis dehors heureusement mais nos relations sont devenues tendu. Maintenant on s'est expliqué et on travaille sur notre relation tous les trois.

- ton plus gros soucie dans la vie a été de sortir auprès de tes parents ?

- non. Mon plus gros souci se fut en premier lieu m'accepter moi-même. Je me répugnais tellement d'être attiré par les hommes. J'ai ai fait une dépression. C'est Magnus qui m'en a sortie.

- on ne sort jamais vraiment d'une dépression.

- j'en suis sorti. Peut-être qu'un jour j'en referais une. L'avenir me le dira.

- et vous deux ?

- une histoire pour un autre soir.

Bakuryu fait la moue, visiblement il est aussi curieux de nous que nous de lui. Je souris.

- C'est mon tour.

Les deux garçons tournent leur tête vers moi. Et je souris. Alec c'est extirper de mes bras et assis en tailleur alors que Bakuryu a juste la tête poser sur sa main, en appui sur son coude.

- je vais commencer par le début. Les sorciers sont le résultat d'une union non consenti. Des démons viol des humaine et nous naissons. Je suis né il y a plusieurs siècles en Indonésie. Ma mère ne savait pas que c'est un démon qui l'avait fécondé. Quand je suis né j'étais normal. J'ai passé les premières années de ma vie, heureux. Ma mère était aimante et mon beau père gentil. A l'époque on croyait tous qu'il était mon vrai père. Tous à basculer quand j'ai eu 4 ans, mes marques son apparues, et ma mère a vite compris. Elle a essayé de continuer à m'aimer, mais elle n'a pas pu. Mon beau père lui a complètement changé. Il est devenue froid, violent parfois. Ma mère c'est pendu dans notre grange un an plus tard. Elle ne pouvait pas faire face. Mon beau père fou de chagrin a essayé de me noyer dans l'abreuvoir des chevaux. C'est là que mes pouvoirs se sont manifestés. Mon beau père est mort de mes mains, j'ai alors fuit. Je me suis retrouver a vagabonder dans des villages. Un homme m'a surpris à voler avec ma magie. Je fus emmené à l'orphelinat. Les frères silencieux se sont occupés de moi. Il m'on éduquer et appris à me servir de mes pouvoir. Ne vous détrompez pas. Ils n'étaient pas gentils. Il s'occuper juste de moi. Je devais faire des corvées et obéi à un certain nombre de règles. Une fois arrivé à l'Age adulte ils m'ont mis dehors. J'ai alors commencé à vendre mes services, je truquai mon âge pour avoir plus de client. J'ai découvert quel démons était mon père et je me suis servi de sa notoriété. J'ai rencontré Ragnor et Catarina en Angleterre et on a commencé à voyager ensemble. On a visité le monde. J'ai eu un nombre trop grand d'aventure pour les raconter ce soir. Je me ferais un plaisir de vous en parler plus tard. Maintenant je vais parler d'un sujet qu'Alec n'apprécie pas.

Alec fronce effectivement les sourcils. Mais ne dis rien.

- il y a un peu plus de cent ans, j'ai eu une relation avec Camille Bellcourt. Elle était belle et je me suis laisser prendre au piège. Je l'ai aimé, sincèrement. Mais elle, elle ne faisait que jouer avec moi, profité de cadeaux que je lui faisais. Quand je lui ai avoué l'aimer elle a ri en disant que les immortelles ne doivent pas aimer. On ne s'est pas séparer, mais elle m'avait déjà fait énormément de mal. Je ne pouvais pas juste la quitter. Je pensais qu'avec du temps peut-être qu'elle changerait. Je ne me suis jamais plus tromper. A peine quelque mois plus tard j'ai découvert qu'elle me trompait. Et que ça durais depuis un moment. J'ai rompu et je suis parti avec mes biens évidement. Ragnor c'est occuper de soigné mon cœur. Je me suis alors ferme à l'amour. Jusqu'à Alec.

Bakuryu semble réfléchir. Je ne dis rien Alec lui prend ma main, nos regard se croise et je lui souris. Maintenant c'est du passé. On attend tous les trois en silence. On laisse Bakuryu faire le tri dans ses pensé. Le silence s'éternise pendant plus de dix minutes avant qu'il ne soupir.

PDV Bakuryu

Je dois leur parler maintenant.

- Ne me coupez pas pendant que je parlerais. Je n'ai jamais dit à personne ce que je vais vous raconter. Et je ne veux pas que ça se sache.

Ils acceptent tous les deux alors que je m'assoie en tailleur et serre mes chevilles dans mes mains, mon regard river dessus. J'inspire et me lance. Ça va être difficile…

- Je suis moi aussi né d'une union non désiré. Mon père n'est pas un démon, mais je ne peux pas dire ce qu'il était sans révéler la moitié que vous n'avez pas encore découvert. Ma mère était une Yami. Elle faisait partie d'une des trois principales branches du clan. Les Yami avaient une île entièrement à eux. Un petit bout de paradis. Une montagne entourée de forêt. Le village sur les falaises surplombant la mer et plus loin, en contrebas, une grande plage. Le village était comme une petite ville, on avait nos propres petits magasins et notre école. Ma mère n'a pas pu avorter car dans le clan, on ne peut tuer un Yami tant qu'on n'est pas sûr qu'il n'ait pas le don. Ma mère fut forcée de me mettre au monde. Elle m'a détesté avant même ma naissance. Elle s'est occuper de moi le minimum vital jusqu'à mes quatre ans, à partir de là elle m'a appris à tout faire, nourriture, ménage, lessive, jardin, tout ce qui pourrais soulager son travail… je n'avais jamais le droit de la regarder. Si je le faisais elle me giflait en me criant dessus. Elle ne supportait pas mes yeux. Ceux de mon père. Mais je faisais de mon mieux. Si je pouvais soulager un tant soit peu le mal que je lui faisais comme ça. Mon beau père, son mari, m'a lui aussi détester avant que je naisse. Il me battait pour un oui ou pour un non, si j'avais le malheur de le croiser.

Je m'arrête. C'est vraiment dur de parler de cette époque. Le manque d'amour de ma mère m'a fait tant souffrir, le rejet constant des autres. Je ne comprenais pas…

- Violé une Yami était impensable. C'est un acte répressible de peine de mort. Un blasphème. Le clan tout entier m'en a voulu d'exister. Les parents apprenais à leur enfants qu'elle monstre j'étais. Ils étaient toujours méchant, certain me frappaient quand j'allais faire les courses pour ma mère. Ils me laissaient acheter uniquement par ce que c'était pour elle. Les enfants ont vite appris la haine du monstre. C'est comme ça qu'ils m'appelaient tous. Petit ils m'envoyaient des pierres, se sauvaient dès qu'ils me voyaient, m'insultaient. En grandissant, les insultes sont restées. Ils avaient appris à ne pas avoir peur de moi et se sont mis à me pourchasser, tous les jours, sans exception, sur le chemin de l'école. S'ils m'attrapaient ils me battaient jusqu'à ce que j'en perde connaissance. J'arrivais en retard à l'école et je me faisais réprimander pour ça. Je me retrouvais en détention. Dès qu'il y avait un problème c'était toujours la faute du bâtard. Et le soir la chasse recommençait. Au bout de quelque temps, les enfants sont arrivés en âge de chasser pour de vrai, pas d'armes à feu. Non, des arcs et des arbalètes. Ils se sont entraînés sur une cible vivante. Moi... J'ai appris à courir pour ma survit. Ils me pourchassaient jusque dans les bois. Parfois ils me touchaient. J'attendais dans une cachette qu'ils partent avant de rentrer chez moi. Je me faisais le plus discret possible et me soignais seul avec ce que j'avais sous la main. Si mon beau père m'attrapait avant il m'engueulait, et me battait encore. Pour salir la maison avec la boue ou le sang. J'ai vite appris à ne pas pleurer.

Je n'arrive plus à m'arrêter de parler. Tout sort tout seul. Comme si on avait ouvert les vannes.

- Quand j'ai eu 13 ans m'a mère c'est donner la mort selon une méthode traditionnelle au japon. Le Jigai. La femme se nouait les jambes en position à genoux. Pour garder une attitude honorable même dans la mort, avant de se trancher la gorge avec un Kaiken. Un petit poignard. C'est moi qui l'ai trouvé, ainsi que sa lettre. Je l'ai lu. J'aurais mieux fait de m'abstenir… Elle disait à quel point elle regrettait de m'avoir mis au monde. à quel point elle avait honte d'être la mère d'un monstre. Elle s'excusait plusieurs fois auprès de son mari de l'avoir déshonoré. Elle ne supportait plus cette vie avec moi. Le regard désolé du clan. Ils étaient tous tellement triste pour elle… Mon beau père est arrivé… Il est devenu complètement fou. Jamais il ne m'avait frappé aussi violemment. Et pourtant il n'était pas du genre à se retenir. J'encaissais les coups sans rien dire. J'avais appris depuis longtemps à ne plus crier. Il me frappait encore et encore. Me criait dessus, m'insultais. Tout ce qui lui venait, il le disait. Il a fini par me balancer à traverser la cloison coulissante. Je me suis retrouvé à peine conscient à côté du bassin des carpes koï. J'avais plusieurs côtes cassées, une épaule et une hanche déboîtées, et des contusions de partout. Ma tête saignait. Mon beau père toujours fou de rage m'a attrapé par les cheveux, il me les a presque arraché du crâne, il m'a à moitié arraché une oreille en même temps… Il m'a plongé la tête sous l'eau, me forçant à boire la tasse et me ressortait avant de me noyer complètement, je recrachais l'eau dans mes poumons, ça brulais, c'était atroce. Quand j'avais finit de cracher l'eau il recommençait encore et encore… et encore. Je pense qu'il allait réellement me noyer… Mais le doyen est intervenu. Personne ne devait me tuer tant qu'il ne savait pas si j'avais le don. Mon beau père à emmener le corps de ma mère et ils m'ont laissé la, a moitié mort dans le jardin. Ce soir-là, j'ai pleuré, ça faisait des années que je ne l'avais plus fait… La douleur et la culpabilité ont eu raison de moi. Je suis resté tout le reste de la journée et toute la nuit recroquevillé à côté de ce bassin à pleuré sans bruit.

Je reprends mon souffle, je n'ai pas encore terminé. Je dois encore parler de la fin.

- J'avais seize ans quand tout a basculé. Les autres adolescents m'avaient chassé une fois de plus. j'ai été grièvement blessé à l'épaule. Ce soir-là ils m'ont laissé pour mort dans les bois. Encore un an et ils auraient le droit de me tuer pour de bon. Mais je n'en pouvais plus. je ne supportais plus de subir toutes ces humiliations, ces coups. Toute cette haine alors que j'ai jamais rien demandé... « Watashi wa, karera ga jigoku de yaku iku negatte imasu» Je souhaite qu'ils aillent bruler en enfer. C'est ce que j'ai dit ce soir-là, face à la mer… Je ne pensais pas que mon vœu allait être exaucé…. C'est une semaine plus tard que c'est arrivé. Un groupe d'homme à attaquer la ville, ils ont massacré tout le monde n'épargnant absolument personne. Je suis arrivé alors qu'ils avaient déjà commencé à les bruler. Un homme avec le don du feu était la a ses côté. c'était une vrai fournaise, certain Yami ont brûlé vivant. Ils se sont assuré que personne n'en réchappe. Et m'ont forcé à rester la a regardé. « tu as fait un vœux. Je l'ai exaucé, maintenant tu as une dette envers moi jeune Yami. ». c'est ce que ce gars a dit avant de disparaitre. L'homme maîtrisant le feu à ordonner aux autres de m'emmener et c'est là que j'ai fini au labo.


A bientôt pour la suite!

vos avis svp ;-)