Chapitre 21

Perdu dans la nuit

PDV Alec

Après le diner on décide de se faire une autre soirée ensemble dans la salle de jeux. On prépare pas mal de cochonnerie à manger et des sodas. On place le tout sur la petite table et on s'installe au même place que la dernière fois. Le débat pour savoir ce qu'on va regarder dur bien une heure avant qu'on ne décide de tirer au sort. Le sort décide de tomber sur un film d'horreur.

Tout le monde est concentré sur le film. Je jet un coup d'œil autour. Tout le monde est calme, certain sursaute quand une scène surprend. Je retiens un rire en voyant Jace sursauter. Max et Masamune chuchote des trucs dans leur coin, surement des commentaires sur le film. Evidement mon attention se tourne vers Bakuryu. C'est son premier film d'horreur. Sa tête est posée sur le canapé à coté de mes jambes. Je ne retiens pas ma main et caresse doucement ses cheveux. Il sursaute légèrement mais ne bouge pas plus. Il sursaute à peine devant le film, mais il est tendu. Il réprime encore ses émotions ?

Je m'endors au cours du troisième film.

PDV Bakuryu

Je me réveil en sursaut, la bouche ouverte en un cri silencieux. Encore un cauchemar. Je me rends rapidement compte qu'il y a beaucoup de monde autour de moi et me relève. Je me rappelle. La soirée films. Il y en a un en cour sur l'écran. Ils sont tous en train de dormir. Je sors discrètement. Les parents Lightwood sont rentrés, ils sont dans la cuisine. Je passe le plus discrètement possible et vais dehors. Je passe par la porte de devant et m'éloigne de la maison. Je soupir en respirent l'air frais. Je ne veux pas avoir à parler avec eux de la raison de ma présence.

Je pourrais partir maintenant, mais ça gâcherais leur préparatif de fête. De ce que j'en ai vu, ils seraient capables de me chercher au lieu de profiter de leur temps en famille. Non je dois attendre le dernier moment. Pour l'instant je profite d'un moment de solitude. Ça fait du bien d'être un peu seul.

Le froid est mordant, je commence à trembler. Le manteau que Magnus m'a offert et dans la chambre. Tant pis. J'ai l'habitude d'avoir froid. J'entreprends une marche dans le domaine familial. Leur premier voisin est à plusieurs kilomètres. Au moins ils sont au calme. Je ne m'approche pas de la forêt. Je vais plutôt dans les champs. J'aime marcher dans le calme de la nature. Cette nuit est tranquille. En hivers il n'y a pas beaucoup d'animation.

Je suis plongé dans mes pensées, mon cauchemar de cette nuit tourne en rond dans ma tête. Cette fois c'est un chat, je l'avais recueilli au village. Tout le monde le chassais par ce qu'il était différent, j'ai alors pris soin de lui. Mais quand les autres enfants s'en sont rendu compte, ils ont commencé à le chasser. J'ai fait ce que je pouvais pour le protéger, mais ça n'a pas suffi. Un soir en rentrent de l'école, j'ai trouvé le pauvre animal mort, devant ma porte. Il avait été battu à mort. J'avais onze ans, j'ai ramassé le plus doucement possible la pauvre bête, les larmes coulaient sur mes joues. J'entendais les autres enfants rire, j'ai alors fuit avec mon unique ami dans les bras. Mon cauchemar s'arrête là, mais en réalité …

Je me suis enfoncé dans la forêt, le plus loin possible. J'ai attendue d'être sûr qu'il ne soit pas là pour creuser une tombe pour mon ami. Je l'ai creusé à main nue. Ça m'a pris des heures, par ce que je voulais que ce soit assez profond pour qu'aucun animal ne vienne le déterrer, j'ai remis la terre et l'herbe arracher comme un tapis. Comme ça personne ne sais qu'il est là. Mes mains étaient en sang.

Je finis par tomber dans un trou. Je ne l'ai pas vue trop absorbé dans mes souvenirs. Malgré mes bons réflexes je n'ai pas le temps de me rattraper au bord. J'ai bien trop froid pour bouger rapidement. Mon reflex naturel me permette de me retourner avant d'heurter le sol et amortir un minimum ma chut avec mes mains. Un craquement sinistre se fait entendre alors qu'un couinement de douleur passe mes lèvres. Et Merde !

C'est ma jambe. J'espère sincèrement qu'elle n'est pas cassée, mais avec ce froid je n'en suis pas sûr. Je me retourne sur le dos. Le trou est profond. Au moins dix mètre voir plus. Mais qu'est-ce qu'un trou de cette taille fou au milieu d'un champ bordel !

Je suis allonger sur le sol glacer à regarde le ciel. Dans un trou trop petit pour m'allonger complètement. Les étoiles ne sont pas visibles. Il y a beaucoup trop de nuage. Je n'ai plus envie de bouger. Le froid a engourdi tous mes muscles. Mes paupières sont lourdes. Je ne résiste pas plus et ferme les yeux sombrant dans l'inconscient.

PDV Magnus

Je me réveil soudainement. Je sens que quelque chose ne va pas. Je regarde autour. On est encore dans la salle de jeux. J'attrape mon téléphone. Il est quatre heures du matin. Je soupir doucement. Alec dors à point fermer sur moi. Y'a quelque chose qui cloche…

Fuyu est endormis sur son fauteuil, Jace ronfle et Clary se sert de lui comme d'un coussin. Isabelle est toujours sur son fauteuil, les jambes passer par-dessus un accoudoir. Sanzo étouffe à moitié sous le poids de son frère qui est à deux doigts de tomber du canapé. Max et Masamune sont tous deux endormis leurs lunettes sur le nez et Bakuryu n'est plus là. Alors pourquoi je me suis révei… attend Bakuryu est passé ou ?

Je m'extirpe des bras d'Alec. Pas de panique. Il est peut être juste au toilettes. Ou monté se coucher dans la chambre. Je commence par aller voir ces deux pièces. Il n'y est pas… Je n'aime pas ça. Si je ne m'étais pas réveiller avec cette sensation je ne m'inquiéterais pas tant mais là… Je fais le tour complet de la maison, mais il n'est nulle part. J'use de magie, mais ne le détecte pas.

J'attrape mon manteau, mon écharpe et mes gans. Je les enfile en redescendent à la salle de jeux. Je réveille Alec doucement.

- Alec. chéri. Réveil toi.

Alec râle et se tourne.

- Il est trop tôt Mags.

- Je sais chéri. Je suis Désolé. Mais je dois sortir.

Il ouvre finalement les yeux et semble se réveiller bien plus vite en voyant ma tenue.

- Qu'est ce qui ce passe ?

- Je ne trouve pas Bakuryu. il n'est pas dans la maison.

- Quoi !

- Chut. Tu vas réveiller tout le monde.

- Justement. Jace debout.

Alec pousse son frère sans ménagement pour le réveiller. C'est sa sœur qui répond.

- Alec tu fais trop de bruit.

- Tout le monde debout. Bakuryu a disparu !

Je soupir et me lève. Le groupe se réveil sous les injonctions d'Alec.

- Je pars devant. Prenez vos téléphones et tenez-moi au courant.

PDV Bakuryu

J'ai froid. Tellement froid. Je ne peux pas ouvrir les yeux. Mes paupières sont glacées. J'ai l'impression que si j'essaie de bouger, mes membres vont se briser comme du verre. Ils me brûlent. J'entends mon nom. Quelqu'un m'appelle. Mais qui ? Le froid est de pire en pire. L'appelle est de plus en plus fort. J'ouvre les yeux. Un gémissement passe mes lèvres alors que mes paupières me brûlent elles aussi. Je suis couvert de neige… Il neige ?

- je l'ai trouvé !

Je tourne mon regard vers la source du bruit et voir une paire d'yeux dorer avant de sombrer encore une fois dans l'inconscient.

PDV Alec

- Je l'ai trouvé !

Je cour tout de suite en direction de Magnus. Il est penché et parle à Bakuryu. Il est tombé dans un trou. J'avais dit que les trous du père Bottello allaient créer des accidents.

- Je ne peux pas le remonter avec la magie.

Je redresse mon regard sur Magnus. Je suis trop large pour passer dans se troue. Mais Magnus, il est plus fin que moi.

- Fait apparaître une corde. Je vais te faire descendre. Tu le prends et je vous remonte tous les deux.

Magnus claque des doigts sans protester devant un ordre évident. Je prends la corde et l'attache solidement autour de lui. Je la passe autour de mes épaules et me prépare pour soutenir leurs poids.

Magnus commence alors sa descente.

PDV Magnus

Je descends le plus rapidement possible. Bakuryu a perdu connaissance et la neige à commencer à le recouvrir. Une fois en bas, je retire la neige au maximum, ma magie obéi mal avec toutes cette eaux, j'évite donc de m'en servir. Un fois Bakuryu déneigé, j'analyse rapidement son état. Une de ses chevilles est gonflée, il a un peu de sang à la tête et il est complètement gelé. Je le prends doucement dans mes bras, le plaquant en mode koala du mieux que je peux.

- Remonte doucement Alec !

Je sens la corde commencer à tirer. Je garde un bras autour de Bakuryu et utilise mes jambes pour « marcher » le long de la paroi, ma seconde main me servant à tenir mon corps et Bakuryu loin de la paroi. Bakuryu gémis dans mes bras. Je retiens un soupir et demande à Alec d'accélérer. On doit rapidement le ramener et le réchauffer. Quand j'arrive à hauteur du sol, Alec m'aide à hisser Bakuryu hors du trou. Il le prend dans ses bras et j'enroule mon manteau sur son petit corps. Ses lèvres sont bleu et sa peau rouge. Il ne tremble même plus…

- On doit se dépêcher. Appelle les autres qu'ils rentrent, que l'un d'eux allume le feu. Qu'ils préparent aussi du chocolat chaud.

Je lui reprends Bakuryu des bras. Désolé Alexander, mais là j'ai besoin de le tenir. Je commence à marcher rapidement en direction de la maison Lightwood, Alec sur les talons.

PDV Alec

En arrivant Kyoko nous attend à la porte. Magnus passe devant elle sans un mot. Je le suis et rassure rapidement la jeune fille.

Magnus va directement au salon. Il dépose Bakuryu sur le canapé devant la cheminée. Akio attise le feu avec ses propres flammes. La pièce dégage une douce chaleur. On doit faire attention à ne pas lui causer un choc thermique.

Isabelle donne une couverture à Magnus qui couvre Bakuryu et Jace dépose un plateau avec plusieurs tasses de chocolat chaud sur la petite table. On s'installe tous dans le salon. Magnus prend la tête de Bakuryu sur ses genoux. Je fais pareille avec ses jambes. On se réchauffe avec le chocolat chaud.

Je reporte mon regard sur le petit blond. Qu'est-ce qu'il faisait dehors au milieu de la nuit ? Il serait surement mort si Magnus ne s'était pas réveiller.

PDV Bakuryu

Une douce chaleur m'entoure. J'entends des voix qui chuchotent autour de moi. Une main passe et repasse dans mes cheveux. C'est agréable. Moins agréable, j'ai un mal de tête atroce et une douleur dans la jambe droite ma gorge me fait un mal de chien et malgré la douce chaleur, j'ai froid. Je soupir et ouvre doucement les yeux. Je relève la tête arrêtent la main sur mes cheveux et tombe sur les yeux d'Alec, en train de bander ma cheville. Je cligne des yeux plusieurs fois. Qu'est ce qui ce passe.

- Comment tu te sens chaton ?

Je relève mon regard pour tomber dans les yeux d'or de Magnus. Je tourne la tête et vois tout le monde assis dans le salon, autour de la petite table, devant un feu. Mon regard se dilate et se perd dans les flammes.

Des flammes… il y en a partout... J'entends des cris, des pleurs… Les sons de maisons qui s'effondrent. Le crépitement du feu dans l'air, la fumer suffocante qui monte dans le ciel… et les corps qui tombes, carbonisés…

- Bakuryu.

Je frémis et retourne mon regard sur Magnus. Son aura d'alpha est là. J'entrouvre les lèvres pour parler mais aucun son ne sort. Qu'est-ce que je peux dire ? « Ça va» nous savons tous les deux que c'est un mensonge. « Désolé » je ne le suis pas. Je ne sais même pas comment j'ai atterrie là. Je referme les lèvres et baisse mon regard sur mes mains. Alec viens de m'y glisser un tasse de chocolat chaud. Son sourire et toujours aussi doux. Cette chaleur étrange gonfle dans mon ventre comme à chaque fois qu'il est gentil avec moi. Que l'un d'eux est gentil avec moi. Je bois une longue gorgée, c'est chaux et doux. Je ferme les yeux et en avale deux autre avant de lécher mes lèvres.

- Qu'est ce qui s'est passé ?

Ma gorge me fait mal, comme si j'avais avalé une grande quantité de verre brisée. Je porte une main à mon cou alors que Magnus reprends sa douce caresse dans mes cheveux après avoir reposé ma tasse vide sur la table et me recoucher sur ses genoux.

- Tu es sorti cette nuit. Pourquoi ?

- J'avais besoin de prendre l'air.

- Pourquoi tu es parti si loin alors ? tu aurais pu rester sous le porche.

- J'avais besoin de marcher.

- Tu as fait presque cinq kilomètres Bakuryu.

Cinq kilomètre… mince…

- Je ne faisais pas attention.

- Tu te souviens de quoi d'autre.

- J'étais plonger dans mes pensées, je marchais, j'avais froid... Et… je suis tombé…

- Rien d'autre?

- Juste le froid.

Et la douleur aussi. Une douleur qui m'empoignait le cœur… la culpabilité qui me ronge depuis des années…

- Tu as perdu connaissance. On t'a retrouvé vers cinq heure trente. On a cherché une bonne heure et demie avant de te trouver. et ça c'est à partir du moment où j'ai vu que tu avais disparue.

- Je n'ai pas regardé l'heure.

Le silence s'installe. Étrangement Personne n'a rien dis, même pas Alec. Je ne dis rien d'autre et attend. Je referme les yeux profitant de la caresse dans mes cheveux et sur mes jambes. Je ne me rends pas compte que je me rendors.


Voilà.

Oui je sais ça fait longtemps...

Je suis désoler. et je pense que les autres poste seront tout aussi irrégulier. j'en suis désoler.

Sinon qu'en avez vous pensé?