Chapitre 22
Décorations de Noël
PDV Bakuryu
Je me réveil toujours sur le canapé. Mon corps est bien moins gelé, mais j'ai encore froid. Je sens une douleur dans ma jambe et ma gorge se sent comme du papier de verre. Il n'y a plus personne autour de moi. Je soupir et m'étire doucement. C'est à ce moment que je me rends compte que je ne suis pas complètement seul. Je baisse mon regard au niveau de mes jambes. Alec. Évidement. Il a mes jambes toujours posées sur les siennes. Il met sont marque page dans son livre et le referme avant de tourner son beau regard azur sur moi. Merde ses yeux sont envoûtants.
- Tu te sens mieux ?
- Ouai... Ou ils sont tous passé ?
Ma voix en complètement enraillée. J'ai du mal à sortir les sons.
- Ils sont partis chercher les cartons de déco au garage. Après le déjeuner on décore la maison.
Je ne dis rien et me contente de regarder la cheminée. Les flammes sont éteintes, laissant uniquement de la braise incandescente.
- Arrête.
Un frisson me parcourt alors que je retourne mon attention sur Alec. J'aime décidément beaucoup son autorité d'alpha.
- Arrête de te faire du mal.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Aller, donne m'en encore. Alec soupir et caresse ma joue ce qui me surprend grandement. Qu'est-ce qu'il fait.
- Tu sais, je ne suis pas stupide. Je sais pourquoi tu fais ça.
- De quoi ?
- Pourquoi tu me provoque tout le temps comme ça.
- Magnus t'a parlé…
- Non. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas m'en parler sans briser ta confiance. Je lui ai alors dit de se taire.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on tient à toi, La confiance c'est la base dans toutes relations. Et je peux avoir mes renseignements autrement que par Magnus.
- Alors pourquoi je le fais ?
- Par ce que tu es un oméga et que tu aimes énormément les auras d'alpha, leurs odeurs, leurs prestances.
Je ne réponds pas. Je serre les lèvres et détourne le regard.
- Tu sais, il suffisait d'en parler. Au lieu de me pousser à bout tant de fois. L'autre soir, si Magnus n'était pas intervenu…
- Je sais. Et je savais à quoi je jouais.
Un léger soupir traverse ses lèvres.
- Comment va ta tête ?
- Ça va.
J'ai envie d'être seul. De m'isolé. Je me sens stupide. J'ai l'impression d'avoir abuser de lui. Pourquoi tout ce que je fais tourne toujours mal ?
- Je vais aller prendre une douche.
- Je t'accompagne à la chambre.
- Non. Je vais bien.
Je me lève et manque de m'étaler à terre. C'est ce qui serait arrivé si Alec ne m'avait pas rattrapé.
- Tu t'es foulé la cheville. Je t'accompagne.
Je soupir et le laisse me soutenir pour marcher. On monte les escaliers en silence. On est toujours aussi maladroits avec nos mots tous les deux. Et son odeur ne m'aide pas non plus. En arrivant à la chambre je réuni des vêtements en équilibre sur une jambe. Je refuse qu'il m'aide plus et le repousse. Je me débrouille pour aller dans la salle de bain et ferme à clés.
Je sens une boule se former dans ma gorge et un creux dans mon ventre. Une envie de vomir me prend aux tripes. Je suis ridicule. Alec n'est pas comme ça… il ne va pas abuser de moi… il le pourrait s'il le voulait. Ils savent lui et Magnus que j'ai besoin de leurs émanations. Les larmes me montent aux yeux, mais je les retiens. Ça non plus je n'en ai pas le droit… Mais à quoi ai je le droit ? Je n'ai pas le droit de regarder dans les yeux, pas le droit de jouer avec les autres, pas le droit d'aimer, ni d'être aimé non plus… Je n'ai pas le droit d'avoir des amis, je suis un monstre dont personne ne veut…
Une douleur sourde m'empoigne le cœur. J'ai l'impression de suffoquer. Je dois me libérer. J'ouvre frénétiquement ma trousse de toilette et attrape ma lame. Je n'attends pas avant de couper à plusieurs reprise ma peau. Le sang s'écoule, emportant avec lui une partie de la douleur dans mon cœur. Je soupir doucement, mon souffle tremble. Maintenant je n'aurais même plus l'aide inconsciente d'Alec pour évacuer tout ça. Je n'ai plus que ma lame…
Je rince mon bras et vais prendre une douche froide. Mon dieu j'ai l'impression de regeler. Je voudrais de l'eau chaude, mais elle me fait mal… Tellement mal. Je sors de la douche aussi rapidement que j'y suis entré et m'enroule dans une serviette, la laissant absorber l'eau sur mon dos. Je profite de ce temps pour bander mon bras.
Je regarde mon reflet dans le miroir. Aller Baku. Reprends-toi. Tu dois encore tenir aujourd'hui. Après tu disparais deux trois jours. Tu seras seul. Sans personne… comme toujours…
J'inspire un grand coup avant de souffler. Je me reprends doucement. J'enfile mes vêtements et ressort peu de temps après.
PDV Alec
J'attends Bakuryu dans la chambre. Je ne sais pas si j'aurais dû lui révéler ce que je sais. Mais il faut parler. Si je lui avais caché et qu'il avait découvert de lui-même ? Il ne m'aurait plus fait confiance. Je ne suis même pas sûr qu'il le fasse. Je soupir doucement alors qu'une odeur que je n'avais pas senti depuis qu'on est arrivé ici. Je ferme douloureusement les yeux. Je ne peux pas entrer et juste le forcer à me donner son outil. Je crois qu'avec lui ça ne marchera pas. Il faut une approche plus douce. Sinon il va se braquer. Et il va recommencer à disparaitre à tout bout de champs.
J'ai eu vraiment la trouille cette nuit. Quand Magnus m'a dit qu'il avait disparu. Il fallait le retrouver. Quand on l'a sortie du trou j'ai cru mourir. Il était si pale. Ses lèvres bleues, on aurait dit qu'il était mort.
Je relève la tête quand il sort de la salle de bain. Son regard noir ne croise jamais le mien. Il est plus froid. Je me lève de ma chaise et me rapproche de lui. Il ne me regarde toujours pas. Je prends sa main doucement. Alors seulement ses yeux se tourne sur moi, mais jamais droit dans les yeux. On est interrompu par Jace qui toc à la porte.
- Hey vous deux. Venez manger.
On l'entend tous les deux repartir sans un mot.
PDV Magnus
Le repas et toujours aussi agiter. Tout le monde évite le sujet de l'escapade de Bakuryu cette nuit. Et tant mieux. Mais une tension et palpable entre lui et Alec.
On commence par ouvrir les cartons, on déballe les décos et on commence à les installer. Je décore la cheminer avec isabelle, Sanzo et Akio se charge de décorer les fenêtres. Max et Masamune eux s'occupe des décorations sur les murs. Kyoko Fuyu et Clary elles placent des petits bibelots de noël sur les étagères, mettant en route certain d'entre eux. Ils s'illuminent et font de la musique. Je claque des doigts et une musique de noël se fait entendre depuis la chaîne. Alec lui s'occupe du plafond avec Bakuryu, il accroche des boules colorées de partout, des boules en forme de goutte ou même des stalagmites. Alec tient Bakuryu debout sur ses épaules, et même avec sa cheville fouler, sont équilibre lui suffit pour tenir. Je profite de l'inattention de tout le monde pour prendre des photos. Ils ont l'air de s'amusé, même Bakuryu a de nouveau cette étincelle dans les yeux. Il l'avait perdu ce midi.
On passe bien trois heures à placer toutes ces décorations. Viens alors le moment du sapin. On réparti les rôles. Les filles commencent par placer les guirlandes lumineuses. Pendant ce temps on se charge de ramener les prises pour pouvoir les brancher. Ensuite. On place quelques guirlandes normales. Puis on place les boules. On s'accorde parfaitement tous ensemble, passent les ornements, les accrochant, tournant les uns autour des autres. Le cimier est placé en dernier.
Bakuryu et Max se sont assis au sol et s'occupe de décorer le tour du pied du sapin. Un tapis de fausse neige. Des rennes, des cadeaux, quelques pommes de pins toutes petites et des paillettes blanches pour faire briller le tout.
Il est dix-sept heures quand on termine.
PDV Bakuryu
La pièce est superbe. Elle brille de partout. J'adore cette ambiance. On s'installe tous sur le canapé et on reprend des boissons chaudes. Je bois une gorgé de mon chocolat chaud en ferment les yeux. J'adore cette boisson. Cette douce ambiance.
(Izzi) - et si on reprenait notre enquête. ?
Un grognement passe mes lèvres faisant rire le reste du groupe. Moi qui pensais qu'il m'avait enfin oublié.
(Jace) - j'ai une autre idée.
(Izzi) - laquelle ?
(Jace) - action ou vérité.
Oh non. Ce jeu est horrible.
(Bakuryu) - je crois que je préfère l'enquête en fait.
Ce crétin rit.
(Akio) - avec ça au moins l'attention ne sera pas centrée que sur toi.
(Kyoko) - votons !
Le vote finit évidement avec le « action ou vérité ». Je soupir. Isabelle sort deux pots, une avec des questions pour les vérités, et un pour les actions. On prend tous une feuille et un papier et on met nos idées sur des petits morceaux de papier que l'on plis et met dans la boite correspondante. Jace ramène ensuite une bouteille vide et elle la fait tourner au centre du groupe. La bouteille pointe Masamune.
