Salut !
Comme promis, le chapitre suivant.
Le 2 est écrit et sortira le WE prochain.
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Remarques :
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Je me base sur les livres. Pour moi, le film n'existe pas.
Je ne sais pas pour une possible romance. À voir quand on arrivera plus loin. Comme vous le savez, je n'ai quasiment jamais de plan prédéfini et je fais au feeling et selon les avis ou attentes des lecteurs.
Même si je n'ai ni plan ni scénario, je vais suivre dans les très grandes lignes l'histoire originale.
Je sais que dans les chapitres suivants, ils vont paraître beaucoup trop matures pour leur âge physique, mais je rappel, pour les deux du fonds qui ne suivent pas, qu'ils ont respectivement plus de 60 et plus de 20 ans. Donc s'ils sont capables de comprendre que un plus un égal deux, c'est normale. Selon moi. D'autres (mes bêtas) m'ont fait des remarques sur leur âge physique dont j'ai essayé de tenir compte. Mais je tiens simplement à rappeler que c'est de la réincarnation donc voilà...
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Bref.
Assez de blabla.
Bonne lecture !
J'espère que ça vous plaira.
Pilou.
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Chapitre 1 : Maladie
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Il se réveilla dans la chambre qu'il partageait avec Aragorn. Ça faisait six ans et demi qu'ils étaient arrivés en Alagaësia tous les deux. Ils vivaient paisiblement dans le petit village de Carvahall, au milieu de la Crête. Heureusement pour eux, leur oncle et leur tante les traitaient comme s'ils étaient leurs fils et leur cousin Roran était génial. Ils jouaient souvent ensemble tous les trois.
Aragorn et lui avaient pris l'habitude de s'habiller et se coiffer de manière à ce qu'ils soient identiques. Ils s'amusaient toujours à faire tourner les gens en bourriques quand ils n'arrivaient pas à les différencier. Jusque maintenant, Brom, le conteur, était le seul à pouvoir dire qui était qui.
Aragorn avait tenu sa promesse de ne pas jouer les grands méchants, et même s'il ne l'admettrait jamais, Eragon savait que son frère aimait bien sa nouvelle vie. Il était plus ouvert à ses émotions et tenait vraiment à leur famille.
Il se leva en silence et s'approcha de l'autre lit discrètement. Il allait sauter dessus quand Aragorn grogna :
_ N'y pense même pas, Era.
_ Oh, t'étais réveillé.
_ Évidemment.
Il eut un grand sourire avant de dire joyeusement :
_ Alors debout. Il faut qu'on s'habille et qu'on aille voir Brom.
Brom était le conteur du village. Il était arrivé peu après leur naissance et était la personne la plus érudite du village. Eragon l'aimait bien parce qu'il répondait toujours à ses questions et Aragorn l'appréciait pour ses connaissances sur le monde dans lequel ils avaient atterri. Ce qui fascinait le plus Eragon, c'était les dragons et la légendaire caste des Dragonniers. Il espérait vraiment pouvoir voir un de ces dragons un jour.
Aragorn se leva en grognant et ils se préparèrent pour la journée, se débarbouillant dans l'eau tirée du puis du village que leur tante avait rapporté et mis dans une bassine de bois près de leur porte.
Ils mangèrent leur petit déjeuner avec leur famille et aidèrent à débarrasser la table après. Puis, ils sortirent en courant avant qu'on n'ait pu les retenir, laissant Roran derrière pour la corvée de vaisselle. Ils entendirent quand même leur tante crier à la fenêtre :
_ Ne faites pas de bêtises les garçons !
_ On va juste chez Brom, répondirent-ils ne même temps.
Ils arrivèrent rapidement devant la maison du vieux conteur et échangèrent un regard. De la fumée s'élevait de la cheminée, donc il était debout. Eragon leva la main et frappa à la porte. Ils attendirent un peu avant que le vieil homme ne leur ouvre. Ils dirent joyeusement en même temps :
_ Bonjour Brom.
_ Ah... Les jumeaux. Qu'est-ce que vous faites là aussi tôt ?
_ On est venu.
_ Te poser des questions.
Ils savaient que c'était cliché d'imiter les jumeaux Weasley, mais, pour l'avoir expérimenté eux-même, ils comprenaient pourquoi ils adoraient parler comme ça et confondre les gens.
_ Quand est-ce que vous ne venez pas me poser des question ? demanda-t-il d'un ton amusé. Entrez donc, j'allais me faire du thé.
Ils entrèrent joyeusement avant de s'installer dans leurs chaises habituelles devant le feu. Brom s'assit aussi et attisa un peu le feu sous la théière. Il se cala ensuite dans son fauteuil et alluma sa pipe. Ils le laissèrent faire, habitués à ce rituel. Brom fumait toujours la pipe quand il leur parlait. Il se tourna enfin vers eux et dit :
_ Bien. Alors, qui commence ?
Ils échangèrent un regard avant de hocher la tête.
_ Est-ce que tu peux.
_ Nous apprendre à lire ?
_ S'il te plaît ?
Brom leva un sourcil à la demande et répondit :
_ Garrow ne vous a pas appris ?
_ Il sait lire ?
_ Bien sûr qu'il sait lire ! Vous ne lui avez pas demandé ?
_ Si, mais il a dit.
_ Que savoir lire était inutile.
_ Qu'on devait juste savoir compter.
Brom grommela quelque chose qui ressemblait étrangement à « Vieille bourrique têtue. » avant de se lever et de prendre des objets sur son bureau. Il revint s'asseoir et leur tendit chacun une plaquette de cire et un stylet.
_ Faites attention avec ça, ils sont bien aiguisés. Je vais vous montrer les lettres et vous aller les apprendre et les recopier.
Ils hochèrent la tête et la leçon commença. Les lettres de ce monde étaient différentes des leurs, du coup ils ne pouvaient pas lire les nombreux parchemins qui se trouvaient chez le vieux conteur. C'est pour cela qu'ils avaient décidé d'apprendre à lire avec lui, vu que leur oncle ne voulait pas leur apprendre.
Deux heures plus tard, ils s'arrêtèrent et Brom leur remit chacun un parchemin sur lesquels il avait tracé les lettres qu'ils avaient vu.
_ Apprenez déjà ça, on verra plus de chose demain.
_ D'accord, Brom.
_ Maintenant, allez donc jouer un peu dehors.
Ils hochèrent la tête, rangèrent leurs parchemins, et se levèrent. Ils dirent au revoir au conteur et sortirent dehors. Ils cherchèrent Roran et le trouvèrent en train de jouer avec les fils du forgeron, Albriech et Baldor, à un jeu de lutte.
_ Hey ! Roran !
_ Eragon, Aragorn ! Vous m'avez lâchement abandonné, espèce de traîtres, fit-il d'un ton indigné.
_ Ce n'est pas de notre.
_ Faute si tu ne cours pas assez vite.
Ils firent une mine innocente qu'ils maîtrisaient à la perfection, la tête penchée à l'opposé de l'autre. Roran grogna alors que les deux autres garçons riaient.
_ On peut jouer.
_ Avec vous ?
_ Bien sûr, répondit Baldor.
Les deux fils du forgerons étaient plus grand et musclés qu'eux parce qu'ils commençaient déjà à aider leur père à la forge. Il était donc normale qu'ils gagnent à chaque fois qu'ils jouaient à la lutte.
Mais quand ils se mirent à se courir après, ce fut au tour des jumeaux d'avoir la main mise.
Aragorn mettait un point d'honneur à les entraîner physiquement. Il pensait qu'être rapide, agile et habile était très important et pouvait leur sauver la vie. Il entraînait donc toujours son frère dans des exercices de yoga tous les soirs pour améliorer leur souplesse et ils jouaient souvent à des jeux demandant l'utilisation d'une de ces caractéristiques. Ce qui faisait que personne ne pouvait les battre à la course. Surtout que Eragon avait, semblait-il, conservé sa rapidité et son agilité qu'il avait dans sa vie précédente.
Il comprenait aussi maintenant pourquoi Voldemort faisait toujours tourner sa baguette dans sa main, c'était pour améliorer sa dextérité. Il avait toujours pensé que c'était juste parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de toucher sa baguette. Pour sa défense, à l'époque, il était un adolescent en pleine croissance et plein d'hormones. Ça n'avait pas empêcher Aragorn d'être indigné par ses conclusions et d'essayer de le frapper, ce qui avait conduit à une course-poursuite dans le village et un baquet d'eau renversé sur la tête d'Eragon. Il avait plus tard mis des araignées dans les chaussettes de son frère qui visiblement détestait ces gentils petites bestioles à huit pattes que Eragon aimait bien à cause de son temps passé à considérer les araignées de son placard comme ses seules amies. Aragog et ses petits étaient cependant une exception à cette affection.
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Lorsque le soleil fut à son zénith, ils rentrèrent tous chez eux pour manger. Eragon aida à mettre la table avec sa tante et ils s'installèrent tous les cinq pour le repas. Garrow demanda entre deux bouchées :
_ Qu'est-ce que vous avez fait ce matin ?
_ On est allé chez Brom.
_ Puis on a joué avec Roran, Albriech et Baldor.
_ Je vois. Je compte aller chasser cette après-midi. Qui veut venir ?
_ On peut venir ? S'étonna Eragon.
_ D'habitude il n'y a que Roran qui peut y aller, ajouta son frère.
_ Vous êtes assez grand pour venir maintenant. Alors ?
Les trois enfants se regardèrent avant de hocher vivement la tête. Les jumeaux voulaient apprendre le tir à l'arc et à chasser depuis un moment. D'abord, ça leur permettrait de pouvoir se nourrir par eux-même, ensuite, ils auraient une arme de maîtrisée.
Ils avaient beau avoir essayé, ils n'arrivaient tout simplement pas à utiliser de la magie. C'était comme si elle leur échappait à chaque fois qu'ils pensaient avoir réussi à l'atteindre.
Donc pouvoir manier une arme pourrait leur être utile.
Après manger, ils quittèrent donc la maison, chacun portant un sac et Roran et Garrow armés d'un arc. Leur oncle avait donné aux jumeaux un couteau de chasse chacun en leur disant de faire attention avec. Il avait rassuré Marian quand elle s'était inquiétée en disant que les deux enfants étaient encore un peu jeunes en lui disant qu'ils étaient plus matures que leur âge et que s'ils fatiguaient, ils rentreraient rapidement.
Ils passèrent l'après-midi à chasser avec leur oncle dans la forêt proche du village. Aragorn qui reconnaissaient souvent des plantes et herbes médicinales les ramassaient en chemin et les mettaient dans son sac pour Gertrude, la guérisseuse du village. Eragon essayait de retenir le nom et les propriétés des plantes que son frère lui expliquait à travers leur lien mentale. La plupart d'entre elles étaient comme celles qu'ils étudiaient en herbologie ou que les moldus utilisaient, donc l'encyclopédie sur pieds qu'était son frère les reconnaissait facilement.
Ils devaient être le plus silencieux possible en avançant et guetter le moindre mouvement.
À la fin de la journée, ils avaient attrapé trois lapins et une perdrix Ce n'était pas grand chose, mais ça allait leur faire à manger pour la semaine. Garrow n'avait pas voulu trop s'éloigner du village pour la première fois des jumeaux pour minimiser les chances de rencontrer des animaux dangereux.
Ils rentrèrent en discutant joyeusement et les jumeaux parvinrent à convaincre leur oncle de leur apprendre le tir à l'arc dés qu'il aura fabriquer des arcs pour eux.
Mais lorsqu'ils arrivèrent à leur maison, la porte était ouverte. Ils ne se méfièrent pas trop car personne au village ne s'attaquerait ou volerait les autres. Mais lorsqu'ils entrèrent, ils trouvèrent Gertrude qui sortait tout juste de la chambre des adultes.
_ Gertrude, fit Garrow. Qu'est-ce qui se passe ? Où est Marian ?
_ Garrow. Elain est venu lui rendre visite et l'a trouvée effondrée par terre avec de la fièvre. Je l'ai stabilisée, mais elle est encore faible.
_ Qu'est-ce qu'elle a ? Elle allait bien quand on est parti.
_ Je ne sais pas. Ce n'est pas une maladie que j'ai déjà vu.
_ Maman va aller mieux ? demanda Roran, anxieux.
_ Peut-être. Je vais faire de mon mieux pour la soigner, d'accord Roran ? Fit gentiment Gertrude en s'accroupissant devant lui et en lui ébouriffant les cheveux.
Il hocha la tête légèrement. Les jumeaux échangèrent un regard inquiet. Ils aimaient bien leur mère adoptive et ils ne voulaient pas qu'elle meurt. Aragorn porta la main à son sac et le tendit à Gertrude.
_ Tiens, tu peux la guérir avec ça non ? C'est des herbes médicinales dont nous a parlé Brom.
La guérisseuse prit le sac et regarda à l'intérieur toutes les herbes qu'ils avaient ramassé. Elle sourit doucement au garçon et lui posa une main sur la tête.
_ Je suis sûre que ça peut aider. Merci.
Il sourit timidement avant de retourner vers son frère. Ils ne voulaient pas que leur tante meurt.
« Si elle peut pas la guérir, il faudra qu'on arrive à faire de la magie. C'est indispensable. »
« Oui. »
Ils s'enfuirent dans leur chambre, laissant les adultes discuter ensemble. Roran resta avec son père, cherchant du réconfort. Ils devaient trouver la magie. Ils savaient qu'elle existait dans ce monde, les histoires de Brom en étaient pleines. S'ils la trouvaient, peut-être qu'ils pourront guérir leur tante.
Ils s'assirent en tailleur par terre, face à face, se tenant les mains et fermèrent les yeux. Ils se plongèrent dans un état méditatif pour accéder à leurs défenses mentales.
Ils commencèrent par vérifier que les barrières autour de leurs souvenirs de leurs anciennes vie étaient solides. Puis ce fut au tour de celle qu'ils plaçaient entre leurs deux esprit au niveau de leur lien.
Lorsqu'ils eurent vérifié que leurs esprits étaient bien protégés, ils commencèrent à chercher leur magie en eux.
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-sSs-
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Les jours passèrent et l'état de Marian ne s'améliora pas. Au bout de trois jours, elle ne pouvait même plus se lever pour s'occuper de la maison. Eragon prit sur lui pour aider son oncle à cuisiner et à faire le ménage. Il était le plus expérimenté des trois dans ces domaines après tout. Aragorn essayait d'aider Gertrude du mieux qu'il pouvait, mais même lui n'avait aucune idée de quelle maladie leur tante souffrait. Il n'avait pas beaucoup étudié la médecine et savait juste comment guérir des blessures superficielle ou les résultats de mauvais sorts. Il était totalement inutile quand il s'agissait de maladies.
Ils passaient deux heures tous les matins chez Brom à apprendre à lire et insistèrent pour s'entraîner sur des ouvrages de médecine. Le vieil homme, compréhensif, les laissait déchiffrer ses parchemins sur le sujet et leur expliquaient ce qu'ils ne comprenaient pas. Aragorn était le plus scolaire des deux et donc le plus doué quand il s'agissait d'apprendre des choses et de les mettre en pratique après, mais Eragon ne se débrouillait pas trop mal non plus. Il était juste un peu plus du genre manuel et ne s'encombrait pas souvent de la théorie.
Leurs recherches de la magie n'avançaient pas non plus. Ils n'arrivaient pas à trouver cette énergie qu'ils avaient tous les deux l'habitude de sentir dans leur vie précédente. Ils avaient bien essayé d'interroger Brom sur le sujet, mais il disait ne rien savoir et leur avait fermement déconseillé de chercher à en faire. Aragorn pensait qu'il mentait et savait faire de la magie, Eragon faisait confiance au jugement de son frère sur ce sujet. Il pensait que le vieil homme refusait de leur parler du sujet pour les protéger des dangers de la magie. Aragorn pensait qu'il les gardait éloigné d'une capacité qui pourrait servir à sauver leur tante.
Mais malgré tout ça, l'état de leur tante empirait de jour en jour. Et une semaine après qu'elle soit tombée malade, elle leur demanda à tous les deux de venir la voir et de s'asseoir à ses côtés. Garrow était aussi présent et l'avait aidé à s'asseoir contre la tête de lit. Ils s'assirent chacun sur le lit, de chaque côté de leur tante.
_ Eragon, Aragorn, il y a une chose importante que j'aimerais vous dire. Vous êtes assez grand pour comprendre maintenant.
Ils échangèrent un regard. Est-ce qu'elle allait leur dire ce à quoi ils pensaient ? Ils se tournèrent de nouveau vers elle avec attention.
_ Je sais que ça risque d'être difficile à accepter pour vous, mais Garrow et moi ne sommes pas vos parents. Votre mère est la sœur de Garrow, Selena.
Ils échangèrent un autre regard et prirent un air surpris et légèrement apeuré. Aragorn dit :
_ Non, c'est...
_ On n'est pas vos enfants ?
_ Mais si c'est pas vous, où sont nos parents ?
_ Pourquoi t'as dis que le nom de notre mère ?
_ Les enfants, fit Garrow.
Ils se calmèrent aussitôt mais continuèrent de regarder leur tante avec un regard suppliant et désespéré. Marian était pâle et parlait très doucement car elle n'avait plus beaucoup d'énergie. Mais au moins, elle ne toussait pas.
_ Je suis désolée les garçons. On ne sait pas qui est votre père, ni si vos parents sont encore en vie. Selena est partie du village il y a seize ans avec un voyageur et lorsqu'elle est revenu, enceinte, il y a cinq ans, elle était habillée richement. Elle est restée cinq mois ici, jusqu'à votre naissance et nous a convaincu de nous occuper de vous. Mais elle n'a pas donné de réponse quand on lui demandait pourquoi ni d'où elle venait ni qui était votre père. Elle parlait très peu et est repartie le jour après votre naissance. Cependant, c'était visible qu'elle ne voulait pas vous laisser, c'était comme si elle n'avait pas d'autre choix.
Elle se tue un moment, les laissant digérer ce qu'elle venait de leur approche. Ils avaient déjà déduis que leur mère ne les avait pas abandonné volontairement d'après ce que Aragorn avait entendu quand ils étaient bébés, mais ils pensaient que leur père était mort ou du moins que son identité était connue. Visiblement, ils avaient un mystère supplémentaire à résoudre. Roran qui été resté près de son père regardait la scène en silence. Les deux jumeaux firent de leur mieux pour avoir l'air d'apprendre la nouvelle comme deux enfants de presque sept ans.
_ Roran, murmura-t-elle. Vient là.
Le garçon monta aussi sur le lit à côté de sa mère et elle les fixa tous les trois avec intensité.
_ Même si vous ne l'êtes pas par le sang, vous êtes et resterez des frères. Veillez les uns sur les autres et soyez toujours unis. Me suis-je bien faites comprendre ?
_ Oui, répondirent-ils en même temps.
_ Bien.
Elle regarda Garrow qui hocha la tête. Elle était fatiguée. Il fit sortir les trois enfants et ils se rassemblèrent dans leurs chambres respective en silence. Roran voulait les laisser tranquille pour encaisser et les jumeaux voulaient penser à leur nouveau but. Trouver qui était leur père.
Marian mourut dans son sommeil la nuit qui suivit.
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-sSs-
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La perte de leur tante avait été un coup dur pour les jumeaux, tout comme pour le reste de leur famille. Eragon continuait à aider dans les corvées en plus de ses cours avec Brom et de ses entraînements au tir à l'arc avec Aragorn. Il était meilleur que son frère dans cette discipline, ce qui ne les surpris pas vraiment. Mais Aragorn travailla d'arrache-pied pour maîtriser l'arc aussi bien que son jumeau. Il avait juste cette nature qui le poussait à être le meilleur dans tous les domaines qu'il voulait étudier.
Un jour, Garrow vint leur annoncer qu'il comptait les faire déménager dans une vieille ferme abandonnée à l'écart du village. Les trois enfants aidèrent donc à nettoyer l'endroit et à le rénover avec Horst et ses fils. Aragorn, légèrement anxieux et du genre à ne jamais rien faire sans être préparé, lisait chez Brom des documents en rapport avec l'agriculture, pour le plus grand amusement de son frère et du vieillard.
Le vieil homme avait été plus que patient et gentil avec eux lors de la maladie et après la mort de leur tante. Il leur apprenait tous ce qu'ils voulaient savoir, sauf quand ils posaient des questions sur la magie ou des questions trop poussées sur les Dragonniers. Et il parlait rarement de lui-même. Il était un autre mystère qu'ils voulaient résoudre.
Aragorn mettait aussi un point d'honneur à apprendre l'herbologie et la médecine et à ramasser toutes les herbes qu'il trouvait lorsqu'il allait chasser avec Eragon. Brom lui avait même remit un livre, ou plutôt un journal, d'une guérisseuse qu'il avait connu avant de venir le village. La peur de la mort qui avait poursuivit le garçon dans sa vie précédente l'avait repris après la mort de sa tante et il voulait savoir guérir pour éviter que ça n'arrive à lui ou à son frère.
C'est ainsi que les années se poursuivirent, entre les travaux de la ferme, les parties de chasse jusque dans les montagnes et les visites à Brom pour continuer d'apprendre le plus de chose possible.
Jusqu'à leurs onze ans.
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Merci d'avoir lu.
J'espère que ça vous a plu
Un p'tit com' ?
Pilou.
