Merci pour vos commentaires !
Ça fait vraiment plaisir de les voir et de savoir que vous appréciez mes histoires.
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Remarques :
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Comme je l'ai dis dans le dernier chapitre, First n'apparaîtra pas avant la fin de la guerre. Donc y a du temps avant que vous le voyez. D'ailleurs je suis en train de finir un chapitre pour lui. Je crois que je regarde trop Star Wars ces derniers temps.
Alice Nagini Riddle : pourquoi tu bave ? T'as la rage ?
Une petite question. Eragon est décidé à faire un uniforme à Aragorn pour qu'on voit qu'il est un Dragonnier. J'hésite entre une tenue ressemblant étrangement à celle d'un Jedi (Harry était fan et s'arrangeait pour être dans la cuisine quand Dudley regardait) ou comme un uniforme d'armée comme celui de Flippy dans Happy Tree Friends (la version humaine). Lequel des deux je lui colle ? Je penche plus pour Jedi mais bon...
Voilà, voilà !
Je tiens à préciser qu'ils partent de la vallée plus tôt que dans le livre. Juste pour la scène de fin.
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Bonne lecture !
Pilou.
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Chapitre 8 : Départ, Urgal, Cape
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Eragon était en chemin pour Therinsford afin d'acheter quelques produits de première nécessité quand il eut un très mauvais pressentiment. Il fronça les sourcils et vérifia qu'il était seul avant de se concentrer pour se transformer. Ça lui avait prit trois mois, mais il avait réussi la transformation en animagus.
Une fois transformé en corbeau, il s'envola en direction de la sensation jusqu'au village. Il se percha sur un toit et observa deux figures encapuchonnées qui interrogeaient l'un des habitants de la ville. Il pencha la tête sur le côté en les observant avant de retourner là où il s'était transformé. Il reprit forme humain et donna des instructions à Minh avant de se retransformer. Il attendit que le serpent s'enroule autour de son cou avant de s'envoler. Il retourna au village et laissa Minh descendre non loin des étrangers. Il se percha de nouveau sur un toit et les observa attentivement.
Ils avaient une démarches étrange et étaient couvert de noir de la tête au pied, pas un morceau de peau n'était visible. Et de son perchoir, il pouvait les entendre parler d'une voix sifflante, trop lisse qui sinuait dans l'air, glissait comme de l'huile sur du verre. Et en même temps, le son crissait horriblement, comme un morceau de craie sur un tableau. Ça lui rappelait étrangement le Parseltongue quand une autre personne le parlait, mais là c'était dans la langue humaine.
Il faillit sursauter lorsqu'il sentit Aragorn toquer à ses défenses mentales. Il laissa son frère entrer et il entendit :
« Qu'est-ce qui te prend autant de temps ? »
« Des étrangers à Therinsford. Ils ne me disent rien qui vaille, tu peux envoyer leur image à Brom. Minh essaye de savoir de quoi ils parlent. »
Il y eut un instant de silence avant que Aragorn ne revienne.
« Ce sont des Ra'zacs. Fais attention, ne te fais pas repérer. »
« Je suis sous ma forme animagus et je reste à distance. Minh ne risque rien, ce n'est pas rare de voir des serpents dans le coin. »
« Reviens dès que tu auras les informations nécessaires. »
« Je le ferais. »
Il continua d'observer les Ra'zacs pendant un moment, les suivant en silence dans le village jusqu'à ce qu'il estime avoir récupéré assez d'information. Il poussa un cri avant de s'envoler vers l'écurie. Il savait que Minh l'avait entendu et attendit patiemment que son familier le rejoigne. Une fois le serpent en sécurité autour de son cou, il s'envola vers les montagnes.
Lorsqu'il fut en vue du campement, il poussa un cri et il vit Saphira lever la tête vers le bruit. Il atterrit et reprit forme humaine après avoir laissé Minh descendre.
Brom et Aragorn les fixèrent aussitôt avec attention. Il ramassa son ami et s'assit avec eux autour du feu avant de se mettre à siffler :
_ Qu'est-ce que tu as entendu ?
_ Les deux deux-pattes sentant la charogne demandaient aux autres deux-pattes s'ils n'avaient pas vu ou entendu parler d'une pierre bleue ou d'un certain Brom. Et ils ont parlé entre eux dans une langue cousine de la noble langue des serpents. Ils discutaient de leur mission pour retrouver un œuf et Brom.
_ Mais Brom s'est fait passé pour mort.
_ Ils ont parlé d'espions haut placé et de rumeurs sur sa survie.
_ Je vois. Merci.
Il donna un morceau de viande à Minh qui l'avala avant de partir s'allonger avec Karal à côté du feu. Il se tourna ensuite vers les deux autres, ayant fait confiance à Aragorn pour traduire la conversation. Brom semblait plongé dans ses pensés et ils attendirent patiemment qu'il en sorte. Il finit par dire :
_ Demain, l'un de vous ira acheter de quoi voyager et l'autre achètera trois chevaux. On ne peut pas rester dans le coin plus longtemps. Saphira est assez grande pour porter quelqu'un en vol pendant quelques minutes et elle mange de plus en plus. S'ils restent dans le coin, on ne pourra pas la cacher bien longtemps.
_ Mais elle est encore trop jeune pour les Vardens, fit remarquer Aragorn.
_ Je sais... S'il y a vraiment un espion haut placé chez les Vardens, alors il est possible que certains marchands nous aidant soient en danger. Je pense qu'on devrait aller à Teirm, aux dernières nouvelles, un ami à moi vit là-bas. Il est marchand et pourra faire passer le mot.
Ils hochèrent la tête et Eragon demanda :
_ On passe par la route ou par les montagnes ?
_ La route, ça sera plus rapide et moins dangereux. On partira à l'aube, je vous attendrais à l'écart du village et vous me rejoindrez après avoir fini les courses.
Ils hochèrent de nouveau la tête et commencèrent à rassembler le camps. Les jumeaux étaient réellement soulagé d'avoir lancé le fidelius avant de partir. Les villageois et leur famille étaient en sécurité. Ce sort était vraiment extrêmement utile. Surtout quand on voulait cacher quelque chose à un père beaucoup trop observant. Comme le fait que Eragon soit aussi le dragonnier de Saphira.
Ils avaient dit à Brom qu'ils étaient connectés par leurs esprits et leurs âmes, alors ce ne serait pas étonnant si la première question qu'il pourrait se poser, serait s'il était possible que Saphira soit liée à tous les deux. Moins de personnes connaissaient ce secret particulier, mieux ils se portaient.
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Le lendemain matin, Aragorn déterra la wardstone et ils descendirent des montagnes avec leurs affaires. Comme le village était à une journée de marche à travers les montagnes vers l'Est, les jumeaux transplanèrent près du village pendant que Brom montait Saphira sur une selle qu'il avait fabriqué et allait les attendre plus loin sur la route.
Les jumeaux partirent acheter ce dont ils avaient besoin. Aragorn fut naturellement celui désigné pour acheter les chevaux. Ils pouvait se montrer persuasif.
Ils parvinrent à tout acheter sans problème et se retrouvèrent à la sortie de la ville. Ils chargèrent les chevaux avec leurs affaires avant de monter dessus. Aragorn en avait acheter un blanc de neige appelé Feu-de-Neige, un bai que montait Eragon et qu'il nomma Bigadin et un rouan que montait Aragorn et qu'il avait nommé Nagini. Eragon l'avait un peu taquiné sur le nom de sa monture, mais il savait que le serpent manquait un peu à son frère. Après tout, elle avait été avec lui depuis ses seize ans.
Ils ne savaient pas vraiment comment monter à cheval, n'ayant jamais eut besoin de le faire, sauf parfois à crue avec les vieilles juments de la ferme. Mais ils se débrouillèrent pour ne pas tomber et faire avancer leurs montures jusqu'au point de rendez-vous.
En les voyant arriver, Brom se dirigea vers eux et attacha ses sacs au cheval blanc.
_ Belle bête.
_ Le vendeur était assez réticent à l'idée de s'en séparer, mais j'ai réussi à le convaincre, commenta Aragorn. Il aurait été gâché là-bas.
_ Tout à fait d'accord.
Il leur jeta un regard avant d'avoir un sourire en coin.
_ Vous ne savez pas monter, n'est-ce pas ?
Ils secouèrent la tête. Brom soupira avant de leur donner des conseils et de leur montrer comment faire. Puis, ils se mirent en route vers Utgard et l'entrée de la vallée.
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Ils arrivèrent au bout de la vallée en fin d'après-midi. Lorsqu'ils virent la plaine, ils furent tous les deux légèrement impressionnés. Ils avaient toujours vécu soit dans des villes, soit à Poudlard et n'avait jamais vu une telle étendue désertée. Ils pouvaient voir Saphira en train de voler très haut dans le ciel, au point où on pouvait la confondre avec un gros oiseau. Brom les fit s'arrêter et dit :
_ Nous descendrons dans la plaine demain. Nous y consacrerons probablement une bonne partie de la journée donc je suggère que nous dressions le camp tout de suite.
_ La plaine est-elle aussi vaste qu'elle le paraît ? demanda curieusement Eragon.
_ La traversée dure entre deux et quinze journées selon la direction que l'on prend. Seules quelques tribus de nomades errent dans les environs, sinon, elle est aussi déserte que le Hadarac.
Ils hochèrent la tête avant de suivre leur père hors du chemin. Ils s'arrêtèrent près de l'Anora et Aragorn s'occupa d'activer la wardstone pendant que Eragon dessellait leurs montures.
Ils mangèrent rapidement avant que Brom et Aragorn ne commencent leur entraînement habituel. Eragon lui-même sortit ses dagues et effectua les postures de combat qu'il avait apprit, s'entraînant seul. Il savait que normalement, il n'aurait pas à se battre car Aragorn le ferait à sa place, mais ils ne pouvaient pas exclure la possibilité qu'il se fasse attaquer et doive donc se défendre et probablement attaquer. Il devait donc s'entraîner lui aussi, bien que son arme principale ne soit pas une épée. Brom savait se battre à la dague, aucun doute là-dessus, mais il n'était pas un expert, donc tout ce que pouvait faire Eragon, c'était s'entraîner contre l'un des deux autres qui maniait une épée. Après tout, la plupart de ses adversaires allaient se battre à l'épée, donc autant s'habituer au léger désavantage que lui imposait son style.
Brom lui avait dit qu'il pourrait peut-être trouver un adepte des deux dagues chez les Vardens ou chez les elfes qui pourra lui apprendre à mieux se battre dans ce style. En attendant, il allait faire avec ce qu'il avait. Il était tout de même satisfait des deux dagues que lui avait offert Aragorn. Elles étaient magnifiques et tenaient facilement dans ses mains.
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Ils reprirent le voyage le lendemain matin après avoir rempli leurs gourdes. Et Eragon était vraiment soulagé que Aragorn ait pensé à les enchanter avec un sort d'extension indétectable.
La descente fut rude et ils durent plusieurs fois mettre pied à terre pour éviter de dévaler l'à-pic, mais ils finirent par arriver au pied du promontoire à la mi-journée. Saphira se contentait de voler au-dessus d'eux car il n'y avait pas vraiment d'endroit où elle pouvait se dissimuler dans le coin.
Ils s'arrêtèrent pour souffler. L'Anora filait vers le Nord sur leur gauche. Un vent impitoyable balayait la plaine, mordant les voyageurs avec force. Le sol étant incroyablement sec, la poussière volait dans leurs yeux. Eragon grogna avant de sortir de son sac une étoffe et de l'enrouler autour de son visage comme un chèche pour se protéger et il lança un sort sur ses yeux pour empêcher le sable d'y entrer. Il tendit deux autres étoffes aux autres qui firent de même, Aragorn appliquant le charme pour Brom qui avait du mal à utiliser sa magie et ne voulait pas s'épuiser inutilement.
La route se divisait plus loin en trois chemin, le premier allant vers le Nord et conduisant à la ville de Ceunon, le second parcourait la plaine de part en part et le dernier se dirigeait vers le Sud.
Ils prirent la route du Sud vers Yazuac après s'être désaltérés. Ils allaient s'arrêter là-bas, puis à Daret avant de suivre la Crêtes vers le fleuve Toark et le lac Woadark.
_ Nous devrions être à Yazuac dans quatre jours, commenta Brom. Si tout va bien, bien entendu.
_ Avec la chance qu'on a, enfin surtout celle d'Eragon, je ne serais pas surpris si on avait des ennuis en chemin.
_ Je n'ai pas une si mauvaise chance que ça. C'est juste que les ennuis ont tendance à me trouver tout seuls...
Aragorn eut un reniflement amusé à ces paroles. Ils continuèrent d'avancer en silence.
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Au bout de deux jours de voyages, Eragon était bien content d'avoir la magie, des gourdes avec assez d'eau pour remplir un petit lac et d'avoir pensé à se couvrir le visage avec un chèche. Les rafales de vent ne cessèrent pas un instant de souffler dans la journée et amplifiaient la nuit. Ils ne pouvaient même pas camper à l'abri car il n'y avait rien pour les abriter, juste des buissons épineux et rachitiques s'étant accommodés aux conditions climatiques extrêmes. Aragorn réussi cependant à modifier la wardstone pour qu'elle crée une protection contre le vent, ce qui leur permettait de passer les nuits à l'abri des bourrasques et de faire des feux sans trop de problèmes.
Mais, malgré les mauvaises conditions climatiques, ils avançaient bien et Eragon était juste heureux qu'il n'y ait pas de tempête.
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Bien entendu, le calme relatif ne pouvait pas durer. Alors qu'ils arrivaient en vue de Yazuac à la mi-journée du quatrième jour, ils virent aussi de la fumée s'en échapper, et pas le genre de fumée s'échappant de cheminées. Brom fronça les sourcils en voyant ça et arrêta sa monture. Les jumeaux l'imitèrent en regardant eux aussi le village au loin.
_ Il se passe quelque chose, marmonna le vieil homme.
_ Tu veux que j'aille voir de plus près ? demanda Eragon. Un corbeau n'est pas si rare dans le coin.
Le vieil homme hésita avant de hocher la tête. Saphira se posa près d'eux au cas où et Aragorn activa la wardstone. Eragon se transforma alors que les deux autres mettaient pied à terre.
Il s'envola rapidement, soulagé que le vent se soit un peu calmé et lui permette de voler sans trop de difficulté. Il s'approcha rapidement du village et ce qu'il vit le choqua légèrement. Des urgals... Une centaine d'urgals qui massacraient les habitant de Yazuac.
« Aragorn ! Ce sont des urgals, ils attaquent le village ! »
« Quoi ? Attend deux secondes. »
« Il faut les arrêter... »
Il y eut un silence, puis Aragorn dit :
« On arrive. Transforme-toi à l'abri et utilise la magie pour protéger le plus d'humain que tu peux. »
Il hocha la tête avant de s'envoler du toit où il s'était posé. Il se posa sur un autre toit et se changea à l'abri d'une cheminée. Il pouvait voir les combats dans la rue, les hommes essayant de défendre les femmes et enfants rassemblés dans le temple de la place sur lequel il s'était posé. Il leva la main et commença à créer des barrières de protection autour du temple pour protéger ceux à l'intérieur. Puis, il se tourna vers les combats.
Les urgals massacraient les villageois qui étaient armés uniquement d'outils de tous les jours avec les quelques rares épées ici et là. Des jeunes à l'arrière tiraient des flèches, mais elles faisaient peu de dégât dans les rangées Urgals.
Il fronça les sourcils avant d'essayer d'atteindre les esprits des assaillants. Il fut brutalement rejeté par une barrière les entourant tous. Il émit un claquement de langue avant de s'asseoir contre la cheminée, dissimulé aux yeux de tous et de réessayer plus doucement. Il resta à la lisière de la barrière et l'analysa rapidement. Elle protégeait leurs esprits et repoussait les attaques de magie mineure, mais elle avait aussi un aspect de contrôle qui lui rappelait vaguement l'imperius. Ces urgals étaient-ils sous contrôle mental ?
« Ara, t'en penses quoi ? »
« Je pense que c'est bien du contrôle mental. Mais la barrière est trop puissante pour nous, si on ne peut pas détruire la source, on ne pourra pas la briser. »
« Je vois. Alors comment aider les villageois sans me faire voir ? »
« Tu fabriquais pas des explosifs l'autre jour ? »
« Je vais me faire repérer si je les lance. Et leur puissance n'est pas si grande que ça. »
« Et ce sort pour transférer des objets d'un point A à un point B que nous a appris Brom quand on lui a demandé comment l'œuf de Saphira était arrivé sur la Crête ? Il crée une petite déflagration, ça plus tes explosifs expérimentaux devraient suffire à semer le chaos dans leurs rangs. »
Il cligna les yeux avant de faire un petit sourire. Son frère était un génie. Il sortit de la bourse à sa taille la boîte où il rangeait ses expériences. Il sortit quelques bombes expérimentales et les observa un instant. Elles étaient plutôt simple, un cristal chargé d'énergie enfermé dans une boule d'argile avec des morceaux de métal et du salpêtre, du souffre et de la cendre, tous les ingrédients de la poudre à canon qu'il pouvait facilement trouver dans les montagnes. Il allumait la mèche qui dépassait, la poudre s'enflammait et faisait sauter la bombe et le cristal d'énergie à l'intérieur. Si un cristal chargé d'énergie se brise, alors il crée une explosion proportionnelle à la quantité d'énergie contenue à l'intérieur. Mais les cristaux ne pouvait contenir qu'une faible dose d'énergie, ce qui ne faisait pas des explosions très puissante. Un rayon de trois mètres tout au plus.
Il jeta de nouveau un coup d'œil aux combats et repéra les endroits où il pouvait envoyer ses explosifs. Il créa ensuite une barrière temporaire pour protéger les combattants humains avant de se mettre au travail. Il alluma sa première bombe d'un mot et l'envoya avec un sort au milieu des urgals du fond qui tiraient des flèches sur les humains. Le résultat ne se fit pas attendre et une explosion se déclencha dans le fond, indiquant que le transfert était un succès et une seconde après, une seconde détonation retentit alors que la bombe explosait à son tour. Une dizaine d'urgals s'effondrèrent, mort ou blessés et d'autres furent perturbés par le bruit soudain. Mais les autres continuèrent d'attaquer en ignorant leurs camarades tombés. Définitivement du contrôle mental.
Eragon prit une inspiration, repoussa ses souvenirs et ses émotions dans le fond de son esprit pour pouvoir se concentrer. Ce n'était pas le moment de paniquer, il aura parfaitement le temps de le faire après.
Il repéra sa prochaine cible avant de se cacher de nouveau. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour sa cape d'invisibilité ! C'était dans des conditions comme celle-là qu'il en avait besoin ! Il allait envoyer la seconde bombe quand il sentit un poids familier et léger sur ses épaules. Il fronça les sourcils et porta la main au tissu qui venait d'apparaître, comme par magie. Un tissu ayant la consistance de l'eau et incroyablement léger tout en étant chaud et réconfortant. Un tissu qu'il n'avait pas senti depuis des années.
« Ma cape ! »
« Quoi ? »
« Ma cape. Elle est là ! »
C'était sa vieille cape d'invisibilité. Il s'en enveloppa, se redressa et regarda de nouveau la combat. Il n'avait pas le temps de s'émerveiller. Il envoya une autre bombe qui fit encore une dizaine de victime, cette fois dans le milieu des urgals. Les humains ne semblaient pas comprendre ce qui se passait, mais ils en profitaient et attaquaient avec plus de vigueur. Il visa ensuite les dernier archers, utilisant une bombe légèrement plus puissante. En faisant tomber une quinzaine cette fois.
Il compta rapidement les urgals encore debout et arriva à une cinquantaine. Les villageois avaient réussi à en tuer une dizaine eux aussi. Et certains urgals étaient blessés. Avec ses deux barrières de protections, ils pouvaient peut-être le faire.
« Ara, j'aurais besoin d'un peu plus d'énergie. Le sort de transfert demande de l'énergie, même pour nous. »
« D'accord. Et qu'est-ce que tu entends par ta cape est là ? »
« C'est ma cape ! J'ai souhaité l'avoir et elle est apparue ! »
Il sentit une vague d'énergie arrivée de la part d'Aragorn et le remercia rapidement avant d'envoyer deux autres bombes. Une vingtaine d'urgals tomba. Il hocha la tête avant de tendre la main vers sa boîte. Il ne sentit rien. Il baissa le regard et remarqua qu'il n'avait plus d'explosifs. Il fouilla ses poches pour être sûr et grogna en s'asseyant de nouveau contre la cheminée. Il n'avait plus rien.
Il restait une trentaine d'urgals à abattre et il ne pouvait plus aider les villageois.
« Je n'ai plus d'explosifs. »
« Reviens, on est à l'entrée du village. »
« Okay. »
Il retira la cape, la rangea dans sa bourse et se transforma. Il passa au-dessus du champ de bataille et rejoignit les deux autres à l'entrée du village. Il reprit forme humain et monta sur Bigadin.
_ Qu'est-ce qu'on fait ?
_ Aragorn et moi, on va les attaquer par derrière. Toi, tu prends ton arc et monte sur l'un des toits pour leur tirer dessus.
_ Prends aussi mes flèches, fit Aragorn.
Il hocha la tête et ils mirent les chevaux au trot en direction des combats. Eragon se sépara d'eux avant la place et arrêta son cheval à côté d'une maison. Il prit les deux carquois et son arc avant de se mettre debout sur la selle. Il attrapa le bord du toit et se hissa dessus avant de se baisser aussitôt pour ne pas se faire voir. Il se dirigea vers le bord le plus proche de la place, heureux que le toit soit en terre et pas en chaume.
Il vit Brom et Aragorn qui se battait à l'arrière, profitant de l'effet de surpris pour abattre quelques urgals rapidement. Il prit son arc, encocha une flèche, visa et tira dans l'oeil d'un des urgals qui allait attaquer son frère qui était occupé à parer l'attaque d'un autre. Il se baissa de nouveau avant de sélectionner un urgal avec un arc et de lui tirer dessus avant qu'il ne puisse encocher sa flèche. Il se baissa de nouveau, évitant de justesse une autre flèche. Il repéra un autre archer et l'abattit à son tour rapidement. C'était comme chasser le sanglier. Il fallait éviter les cornes et le cuir trop dur pour les flèches et viser les endroits faibles comme le cou ou les yeux.
Bientôt, tous les urgals furent tués et Eragon se laissa aller sur le toit en poussant un soupir.
« T'es blessé ? »
« Quelques égratignures. Toi ? »
« Une flèche m'a effleuré l'épaule, mais c'est rien de grave. J'ai juste faillit me prendre une hache que l'un d'eux m'a lancé et elle m'a légèrement entaillé la jambe. »
« Descend que je te soigne. »
Il soupira avant de descendre du toit, il siffla pour faire venir Bigadin avant de boiter vers son frère. Brom discutait avec ce qui semblait être le chef temporaire des villageois. Il avait une vilaine estafilade au visage et se tenait le bras gauche comme s'il était blessé. Aragorn était en train de fouiller dans ses sacs de selle pour son kit de soin.
Eragon s'effondra contre le mur de la maison à côté de son frère et évalua ses blessures. Il tenait son bras droit contre lui et saignait de la jambe et avait d'autre coupures légères un peu partout.
_ Quelques égratignures hein ? T'as au moins le bras cassé.
_ Rien de grave.
Aragorn s'assit à côté de lui et lui tendit une gourde de vin. Eragon en prit une très large gorgée avant de la rendre à son frère. Il prit les bandages dans ses mains et désigna le bras de son jumeau.
_ Relève ta manche, autant s'occuper de ça tout de suite.
Aragorn s'exécuta de mauvaise grâce et Eragon le banda. Ils pourront utiliser la magie pour se soigner une fois hors du village.
Brom les rejoignit alors qu'ils finissaient de bander leurs plaies.
_ Le chef a accepté qu'on reste ici le temps que la tempête passe, puis on devra partir. Ils ne peuvent pas nous donner de vivre à cause des feux commencés par les urgals, donc on devra s'arrêter à Daret en chemin.
_ Quelle tempête ?
Brom désigna le ciel et effectivement, le vent s'était peut-être calmé, mais le ciel était plein de nuages noirs à l'aspect menaçant.
Les jumeaux soupirèrent avant de hocher la tête. Aragorn s'occupa du bras de Brom pendant que Eragon emmenait les chevaux à l'abri dans l'étable de l'auberge de la place. Ils prirent leurs affaires et s'enfermèrent dans la chambre qu'on leur avait donné. Il y avait deux lits. Les jumeaux se couchèrent ensemble après avoir activé la wardstone et Brom prit l'autre lit. Eragon s'endormit rapidement en sachant pertinemment qu'il allait avoir des cauchemars pour les prochaines semaines à suivre.
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Merci d'avoir lu !
J'espère que ça vous a plu !
Un p'tit com' ?
Pilou.
