Salut à tous !
Désolée pour le retard, mais la semaine dernière, j'étais en concours blanc donc...
Voilà.
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Remarques :
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Le prochain univers dans lequel ils se retrouveront a déjà été décidé et sera Katekyo Hitman Reborn. Après, je sais pas si je vais commencé cette seconde fic avant d'avoir terminé celle-la, ça dépendra de mes envies.
Non, Aragorn ne va pas réparer son âme en absorbant une âme de Durza. L'idée est assez perturbante.
Encore une fois, First n'apparaîtra pas avant la fin de la guerre. Juste pour que ce soit bien clair.
Eragon est Harry et Aragorn est Tom.
Les passage en italique et gras sont quand les jumeaux parlent en même temps.
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Voilà.
Bonne lecture
Pilou.
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Chapitre 11 : Teirm
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Teirm étant en bord de mer, ils ne tardèrent pas à cheminer au bord du sable et ils pouvaient voir la mer un peu plus loin sur leur gauche. En voyant le sable, Eragon eut une idée qu'il partagea rapidement avec son frère qui hocha la tête. Ils arrêtèrent leurs chevaux et mirent pied à terre. Brom fronça les sourcils et leur demanda :
_ Qu'est-ce que vous faites ?
_ On veut récupérer du sable.
_ Pour faire du verre.
_ Et donc des instruments de chimie.
_ Pour distiller des choses.
_ Et vous comptez distiller quoi au juste ?
_ Je veux voir si je peux isoler le venin et les larmes qu'il y a dans nos sangs, répondit Aragorn. Les larmes sont un antidote à absolument tous les poisons donc ça pourrait être utile d'en avoir avec nous sans que j'ai à donner mon sang à la personne à soigner.
Brom hocha lentement la tête et les laissa mettre du sable dans un sac sans fond.
« Mieux vaut éviter de lui dire que c'est aussi pour faire de l'alcool. »
« Totalement d'accord Ara. Je pensais aussi essayer de créer des liquides explosifs en jouant avec les produits chimiques qu'on trouve dans le coin. »
« En fait, t'es un vrai pyromane... »
« Dixit le cleptomane. »
Aragorn se tut sagement alors qu'ils remontaient sur leurs montures et reprenaient leur chemin.
Il finir par arriver à la ville après deux jours de voyage et les jumeaux furent un peu impressionnés. Certes, la ville n'était pas grande comparée à Londres, mais pour un univers médiéval, c'était immense. Elle était abritée derrière un mur blanc de trente mètres de haut et large de neuf mètres. Une rangée de tours rectangulaires, surmontées de flèches, ponctuaient le rempart et ils pouvaient voir des vigiles et soldats arpentant le chemin de ronde en haut du mur. Au Nord-Est s'élevait une énorme citadelle construite en pierres massives, garnie de tourelles. Au sommet de la plus haute tour, la lanterne du phare brillait au soleil. Seul le château était visible derrière les fortifications.
« Tu crois qu'y a une princesse dans la plus haute tour ? »
« Era... Non, ça serait beaucoup trop cliché. Et puis, c'est dans les châteaux abandonnés ou alors des tours isolées qu'elles sont enfermées les princesses. »
« T'es pas un héros si t'as pas le sauvetage d'au moins une princesse dans ton CV. »
« Tu n'en est pas un alors. »
« Je pense que sauver Ginny du Basilic compte quand même... C'est un peu la princesse des Weasley. »
Aragorn pencha la tête sur le côté, pensif, avant de se reprendre.
« J'en reviens pas d'y réfléchir sérieusement... Okay, t'as le sauvetage de princesse dans ton CV de héros. Mais moi ça risque d'être compliqué si je veux l'avoir. »
Ils arrêtèrent de discuter en arrivant en vu des gardes de la ville. Aragorn contacta Saphira et lui dit :
« Saphira, trouve-toi un coin confortable et reste cachée. On viendra te rendre visite si possible. »
« Vous repartez à la chasse aux ennuis sans moi... »
« T'inquiète pas, je surveillerais Eragon. Il ne devrait rien nous arriver normalement. »
« Tu dis ça comme si c'était moi qui provoquait les catastrophes... »
« Parce que tu n'es peut-être pas un aimant à ennuis ? »
Eragon ne répondit pas mais fit une moue boudeuse avant de se concentrer sur les gardes qui venaient de les arrêter.
_ Vot' nom ! s'enquit l'un d'eux sur un ton las.
_ Je m'appelle Neal, dit Brom d'une voix faible.
Le conteur s'était légèrement penché sur sa selle, un sourire idiot aux lèvres. Les jumeaux échangèrent un rapide coup d'œil alors que l'amusement montait en eux.
_ Et ces gamins, ils ont un nom, eux aussi ?
_ J'allais l'dire ! C'est Evan et Tom, mes fistons. Ils sont de bons gaillard hein ?
_ Ouais, ouais, fit le garde, impatient. Qu'est-ce qu'vous v'nez faire à Teirm ?
Les jumeaux répondirent dans leur style habituelle en prenant des accents paysans :
_ Il lui a pris l'idée de visiter...
_ Un ami qu'il avait dans l'temps.
_ Et nous, on l'accompagne...
_ Pour pas qu'y s'perde voyez.
_ Il est p'u' jeune jeune, quoi.
_ L'a un peu abusé et l'as p'u' tout' sa tête.
_ Mais on l'surveille, z'inquiétez pas.
Le garde les regardait étrangement, perturbé par leur aller et retour entre eux. Ils cachèrent leurs sourires amusés et se contentèrent de pencher la tête sur le côté, à l'opposé de l'autre, attendant la réponse du garde. Il se reprit et releva sa lance en faisant un signe de la main et en disant :
_ Bon, passez. Mais veillez à c'qu'il cause pas d'grabuge, compris ?
_ Y s'ra sage.
Ils talonnèrent leurs chevaux et entrèrent dans la ville. Les jumeaux attendirent d'être hors de porter des gardes pour pouffer de rire en échangeant un regard complice.
_ Il a p'u' tout' sa tête, n'est-ce pas ? répéta Brom.
_ Voyons père, pourquoi serais-tu le seul...
_ À t'amuser un peu ?
Le conteur grogna un peu avant de regarder ailleurs.
La ville était plutôt grande mais les bâtiments étaient sinistres et guère engageants. Les maisons avaient des toits plats couverts d'ardoise et bordés d'une balustrade et plus elles s'éloignaient du mur d'enceinte, plus elles étaient haute. Brom leur expliqua que c'était une organisation stratégique en cas de raid pour que la ville soit plus facile à défendre et qu'il avait fallu qu'elle soit quasiment entièrement détruite lors d'une attaque pirate pour qu'elle devienne ainsi. L'atmosphère dans la ville était elle-même tendu et Eragon pouvait sentir l'inquiétude qui pesait sur la ville. Aucun enfant ne jouait dans les rues et les adultes portaient presque tous une arme quelconque, allant du simple couteau à la grande épée.
Ils s'arrêtèrent à une taverne, Au Vert Noisetier, et se renseignèrent sur l'endroit où vivait Jeod. Le barman essaya de les arnaquer, mais avant qu'Aragorn n'ait pu intervenir et le rouler, un mercenaire leur sauva la mise. Il les informa que Jeod vivait dans la partie Ouest de la ville et que lui et quelques autres marchands avaient des ennuis depuis peu. Leurs navires étaient attaqués et ne refaisaient jamais surface et les convois terrestres qu'ils étaient forcés d'envoyer n'arrivaient presque jamais à bon port.
Ils quittèrent ensuite la taverne pour se diriger vers la partie Ouest de la ville. Brom leur dit tout bas en chemin :
_ Il semblerait qu'il y ait vraiment un espion haut placé. Je sais que les vrais noms des marchands ne sont connus que des hauts placés. Les autres les connaissent par des noms de code.
_ On a bien fait de venir dans ce cas, murmura Eragon.
_ Il va falloir faire passer le mot pour que les marchands se préparent à fuir si nécessaire, ajouta Aragorn.
Brom hocha gravement la tête alors qu'ils arrivaient à destination.
L'Ouest de la ville était le quartier chic. Les maisons étaient vastes, proprettes et joliment décorées. Ça rappelait étrangement Privet Drive à Harry. Les passants vêtu richement et marchants avec un air de supériorité n'arrangeait pas la sensation. Il était juste content d'avoir des vêtements bien taillés bien qu'un peu usé et de coupe simple, ainsi ils ne faisaient pas trop tâche.
La boutique de l'herboriste à côté de laquelle se trouvait la maison de Jeod fut facile à trouver tant elle faisait tâche dans le paysage. L'enseigne avenante au-dessus de la porte aidait aussi. Devant la porte était assise une petite bonne femme aux cheveu bouclés. D'une main elle tenait un crapaud, de l'autre elle écrivait.
« Angela ? »
« Certainement. Qu'est-ce qu'elle t'évoque Era ? »
Eragon se concentra sur la jeune femme et cligna des yeux en entendant sa mélodie et en sentant son âme. Il frissonna face à sa puissance et la sensation qu'elle dégageait.
« Elle est ancienne et incroyablement puissante. Et elle a une aura étrange autour d'elle, comme si elle savait ce qu'elle n'était pas sensée savoir. »
« Oh. Les apparences peuvent vraiment être trompeuses. »
La boutique était flanquée de deux maisons et aucune indication ne permettait de savoir laquelle était à Jeod.
_ Pourquoi est-ce que les gens ne laissent pas leur nom sur leur porte, marmonna Eragon.
_ Comment est-on sensé savoir laquelle est la bonne ?
Brom eut un sourire en coin avant de désigner la jeune femme.
_ Il suffit de poser la question.
Ils s'avancèrent et Brom demanda :
_ Pourriez-vous nous indiquer la maison de Jeod, s'il vous plaît ?
_ Je pourrais, répondit-elle sans cesser d'écrire.
_ Et... accepteriez-vous de nous le dire ?
_ Oui.
Elle se tut et se mit à griffonner encore plus vite sous le regard amusé des jumeaux.
_ Laissez-moi deviner...
_ Vous attendez qu'on pose...
_ La bonne question.
_ N'est-ce pas ?
Elle leva vers eux un regard amusé avant de répondre :
_ Bien sûr. Vous m'avez demandé si je pouvais vous indiquer la maison de Jeod, puis si j'accepterais de vous le dire. Mais vous n'avez toujours pas posé votre question !
Ils hochèrent la tête sagement à ça et Brom leva les yeux au ciel devant leur comportement, mais le sourire sur ses lèvres montrait qu'il était plus amusé qu'autre chose.
_ Dans ce cas, my lady...
_ Permettez-nous de vous poser la bonne question.
_ Pourquoi donc avez-vous...
_ Un crapaud à la main ?
_ Et est-ce que vous vendez...
_ Des herbes médicinales ?
_ Ou des remèdes ?
Elle sembla un peu plus amusée et c'était bien la première fois qu'une personne n'était pas perturbée par leur manière de parler.
_ Ah voilà qui est mieux ! Je vends bien des herbes et remèdes, vous n'aurez qu'à venir à la boutique plus tard. Quant à ce crapaud, j'essaye de prouver que les crapauds n'existent pas et qu'il n'y a que des grenouilles.
_ Hum... De base, les crapauds désignent plusieurs espèces d'amphibiens qui se ressemblent un peu et c'est la même chose avec les grenouilles, commença Eragon.
_ Donc essayer de dire que les crapauds sont des grenouilles juste en se basant sur une seule espèce de crapaud est un peu inutile.
_ Donc pourquoi le faire ?
_ Si j'arrive à prouver que les crapauds n'existent pas, alors ils ne pourront faire de mal à personne. Finies les verrues qu'on attrape en leur touchant la peau ! Finies les dents qui se déchaussent quand on a une de ces bêtes sous son oreiller ! Finies les poisons à base de bile de crapaud ! Et finies les invocations et les breuvages de sorcières ! Puisque pour sûr, il n'y aura plus de crapaud.
_ Mais même si ce ne sont plus des crapauds, même si on les catégorise comme étant des grenouilles, leurs caractéristiques physique ne changeront pas, non ?
_ Tom a raison. Les appeler différemment ne changera pas le fait qu'ils sécrètent du venin. Pour les breuvages et invocations, je ne peux pas dire, mais je suis quasiment certains que les parties des crapauds utilisées dans ces pratiques ne changeront pas de propriété si on en change le nom.
_ Tout à fait. Le napel et le tue-loup sont deux noms de l'aconit et pourtant elle ne change pas de propriétés selon l'appellation qu'on lui donne. Ranger les amphibiens appartenant à la famille des crapauds dans la famille des grenouilles à la place ne changera rien. On utilisera juste des grenouilles terrestres pour faire ce que vous venez de citer.
L'herboriste avait maintenant arrêté d'écrire pour porter son attention totale sur eux et la conversation.
_ Peut-être que c'est vrai, mais au moins, ce ne sera plus des crapauds. Si les crapauds n'existent pas alors ce ne sera plus des malédictions à base de crapaud et tout le monde a plus peur de malédiction à base de crapaud que de malédiction à base de grenouille.
Ils allaient répondre quand Brom les interrompit :
_ Les garçons ! On n'est pas venu pour ça. Bien que ce soit une discussion fort intéressante, il faut qu'on voit Jeod.
_ Ah oui ! C'est vrai, dit Eragon.
_ On avait totalement oublié.
_ Où est la maison de Jeod ?
_ C'est celle sur votre droite. Revenez discuter avec moi demain.
_ On n'y manquera pas !
Ils la saluèrent et se dirigèrent vers la maison de droite.
_ Elle est plutôt intéressante, commenta Aragorn.
_ Complètement barge mais sympathique. Elle me rappelle un peu Luna.
_ Luna, c'est cette fille dont vous avez parlé l'autre jour ?
_ Oui, elle est géniale, répondit Eragon.
_ J'avoue que les conversassions avec elles étaient toujours intéressantes, ajouta Aragorn.
Brom hocha la tête et la conversation s'arrêta là. Ils s'arrêtèrent sous le porche en marbre devant une porte massive munie d'un heurtoir en fer forgé. Brom frappa trois fois mais il n'y eut pas de réponses.
_ Peut-être qu'ils sont absents, fit Aragorn.
_ Non, quelqu'un vient, répliqua Eragon.
Brom frappa de nouveau, plus fort et ils entendirent des bruits de pas précipités qui se dirigeaient vers la porte. Une jeune femme à la peau pâle et aux cheveux blond cendré entrouvrit le battant. Ses yeux étaient gonflés et on aurait pu croire qu'elle avait pleuré, n'eût été sa voix, parfaitement posée.
_ Oui ? Que désirez-vous ?
_ Est-ce ici que vit Jeod ? demanda Brom, très aimable.
La femme hocha la tête mais n'ouvrit pas d'avantage la porte.
_ Oui, c'est mon mari. Êtes-vous attendus ?
_ Non, mais nous devons lui parler.
_ Il est occupé.
_ Nous venons de loin, il est très important que nous le voyons.
Son expression se durcit et Eragon soupira. Elle ne leur faisait absolument pas confiance.
_ Il est très occupé.
Brom se raidit. Cependant, il continua de s'exprimer avec calme :
_ Dans ce cas, pourriez-vous lui transmettre un message ?
La femme se mordit les lèvres mais acquiesça.
_ Dites-lui qu'un ami de Gil'ead souhaite le voir.
_ Soit.
Elle claqua la porte derrière elle et Eragon comment joyeusement :
_ Ça s'est plutôt bien passé.
_ Elle a l'air d'une personne incroyablement joyeuse, commenta Aragorn.
_ Gardez vos commentaires pour vous et laissez-moi parler, d'accord ?
_ Oui, oui. Je sais qu'elle est tendu et qu'elle ne nous fait absolument pas confiance, commenta Eragon. Mais elle n'est pas mauvaise dans le fond.
Quelques instant plus tard, la porte s'ouvrit à la volée, dévoilant un homme de grande taille aux habits froissés et à la chevelure qui aurait mérité un coup de peigne. On aurait dit les cheveux de Harry au réveil et Eragon était bien content que ses cheveux dans cette vie soient faciles à coiffer. Il avait une longue balafre qui courait du haut de son crâne à sa tempe et ses sourcils froncés trahissaient son trouble.
Lorsqu'ils les vit, il écarquilla les yeux sous le choc, surtout en voyant Brom. Il s'appuya contre le battant et ouvrit et referma la bouches plusieurs fois, ne sachant visiblement pas quoi dire. Les jumeaux ne purent s'empêcher d'être amusé par sa réaction. Il finit par souffler d'un ton incrédule :
_ Brom...
Le conteur mit un doit sur ses lèvres et saisit le bras de l'homme en lui disant de ne pas l'appeler comme ça. Quelques paroles échangés plus tard et ils étaient en route vers la citadelle en suivant Jeod qui avait revêtu une veste brodée et un chapeau à plume assorti et avait passé une rapière à son côté. Ils avaient mis pieds à terre et les jumeaux tenaient les longes des trois chevaux.
Jeod leur désigna la forteresse et expliqua que le seigneur de la cité, Risthart insistait pour que les marchands importants aient un bureau au château, même s'ils menaient leurs affaires ailleurs.
Ils entrèrent dans la citadelle par l'entrée principale et gagnèrent le donjon. Jeod montra aux jumeaux un anneau en fer près d'une porte latérale :
_ Vous pouvez attacher les chevaux là. Ils n'y risquent rien.
Ils entrèrent ensuite dans le donjon et l'atmosphère humide et froide leur rappela les cachots à Poudlard. Jeod s'empara d'une torche et se dirigea vers une lourde porte en bois qui donnait sur une pièce spacieuse meublée de fauteuils rembourrés. Une peau d'ours s'étalait sur le sol. Aux murs couraient des étagères où s'alignaient des livres aux reliures de cuivres majestueuses. Eragon pouvait presque voir Aragorn saliver mentalement en voyant la grande bibliothèque. Le garçon ne pu s'empêcher de demander :
_ Quel genre de livre vous avez ici monsieur Jeod ?
_ Oh, ce sont juste des livres de comptes.
_ Oh...
Eragon éclata de rire devant l'air déçu de son frère. Jeod s'empressa d'ajouter :
_ Mais ma librairie personnelles est pleine de livres en tout genre.
_ Je vois, fit le garçon, d'un coup plus rassuré.
Jeod alluma le feu dans la cheminée et s'installa dans l'un des fauteuils, leur faisant signe de prendre place eux aussi.
_ À présent, dit-il alors, je crois que vous me devez quelques explication, mon vieil ami...
Brom sourit :
_ C'est moi qui suis vieux ? Il ne me souvenais pas d'avoir vu, lors de note dernière rencontre, le moindre cheveu gris sur ta tête... Et vois comme tu es aujourd'hui !
« Dixit celui qui a plus de cent ans. » comment Eragon.
« Il doit se considérer jeune en utilisant les critères des elfes. Après tout, les Dragonniers ne sont pas affectés par le temps. »
« Sûrement... »
Ils échangèrent un sourire amusé en entendant Jeod critiquer le caractère grincheux de Brom. C'était tellement vrai. Leur père était grincheux et facilement irritable. Brom s'était installé confortablement dans son fauteuil et alluma sa pipe avant de se mettre à parler. Il raconta comment il avait trouvé l'œuf et l'avait remis au Vardens avant de disparaître en se faisant passer pour mort. Même s'il ne dit pas où exactement il se trouvait toutes ces années.
Lorsqu'il eut terminé de s'expliquer, Jeod hocha la tête avant de se tourner vers les jumeaux.
_ Et donc, tu es de nouveau en mission maintenant ?
_ Pas vraiment. Les porteurs de l'œuf ont du être attaqué il y a un moment car il s'est retrouvé sur la Crêtes devant les jumeaux. Et il a éclot pour Aragorn.
_ Oh ! Donc vous vous rendez chez les Vardens, c'est ça ?
_ C'était le plan, mais on a croisé les Ra'zacs en chemin et en les espionnant discrètement on a appris qu'il y avait un espion haut placé chez les Vardens. C'est pour ça qu'on est venu ici pour te prévenir et pour que tu fasses passer le message aux autres agents Vardens que tu connais. Mais de ce qu'on a entendu en arrivant ici, il semblerait que tes affaires soient déjà en train de couler.
_ C'est vrai. Depuis quelque temps, aucun de nos navires n'est arrivé à bon port. Tronjheim a besoin d'être approvisionné mais d'une manière ou d'une autre les agents de l'Empire interceptent toutes nos cargaisons. S'il y a effectivement un espion suffisamment haut placé pour avoir accès à nos vrais noms, alors ce n'est pas étonnant. Mais ça veut aussi dire que d'autres informations importantes peuvent être envoyées à l'Empire.
_ C'est ce qu'on pense. Tu devrais prévenir les agents que tu connais et te préparer à partir si tu sens que les choses deviennent trop dangereuses pour toi.
_ Je sais, je vais faire passer le mot. Mais tu devrais te dépêcher de rentrer à Tronjheim pour régler cette affaire.
Brom hocha la tête avant de dire :
_ C'est ce qu'on compte faire. Mais quelque jours de repos ne nous feront pas de mal et Eragon et Aragorn veulent profiter des marchés de la ville.
_ C'est à mon tour de vous rendre service dans ce cas ! Ma maison est la vôtre, bien entendu. Comment vous appelez-vous à Teirm ?
_ Je suis Neal, Eragon est Evan et Aragorn est Tom.
Le marchand leva un sourcil en entendant ces noms et se tourna vers les jumeaux.
_ Lequel est lequel ?
_ Je suis Aragorn, répondit Eragon.
_ Et moi Eragon, répondit Aragorn.
_ Ne les écoute pas, dit Brom. C'est l'inverse.
_ Père ! Comment on fait pour s'amuser si tu lui dis la vérité ?
Jeod manqua de s'étouffer en avalant sa salive de travers en les entendant.
_ Père ?!
_ Ah oui, j'oubliais. Les jumeaux sont mes fils.
Jeod le fixa avec incrédulité avant de faire passer son regard du conteur aux jumeaux plusieurs fois de suite.
Eragon murmura pas du tout discrètement :
_ Je crois qu'on l'a cassé.
_ Je le crois aussi, répondit Aragorn de la même manière.
Jeod secoua la tête pour se reprendre alors que les trois autres le regardaient avec amusement. Finalement, il se leva et dit :
_ Tu m'expliqueras comment c'est possible une fois chez moi. On va déposer les chevaux à l'écurie et si ça ne vous dérange pas trop, on pourra aller manger dehors. J'ai bien peur que rien ne sera prêt pour vous et...
_ Aucune objection, le rassura Brom.
Ils partirent de la citadelle pour se rendre chez le marchand. En chemin, Eragon le harcela de question sur les boutiques de tissus et les autres échoppes qu'il y avait dans la ville.
Après avoir déposé les chevaux à l'écurie, ils partirent manger dans l'une des tavernes et Eragon s'amusa des complaintes mentales d'Aragorn qui préférait largement sa cuisine à lui.
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Merci d'avoir lu !
J'espère que ça a plu.
Un p'tit com' ?
Pilou.
