Yo !
Voici le chapitre de la semaine.
Reprise du rythme habituel.
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Remarques :
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J'ai jeté un œil aux fanfic françaises sur Eragon / Hp après avoir lu une review et il n'y en a que TROIS en comptant la mienne. Wow. J'étais choquée XD
Saphira va effectivement les suivre,mais comme familier change-forme de Tom vu que ça sera dans un univers HP et KHR.
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Bonne lecture !
J'espère que ça vous plaira.
Pilou.
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Chapitre 12 : Rêve et herboristerie
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Il volait au dessus de l'océan, vers le soleil levant, toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus vite. Il laissa échapper un cri joyeux en faisant des figures aériennes, profitant pleinement de l'étendu vide et calme. Le silence était merveilleux et le berçait dans sa simplicité. Il avait oublié ce qu'était le silence, le vrai silence, sans musique de fond, sans la mélodie des âmes.
Il aperçut un îlot au loin avec un grand bâtiment en ruine. Il accéléra et gagna la terre, excité par la découverte. Il entra dans le bâtiment et se retrouva dans une grande salle merveilleuse malgré son état de décrépitude.
Il remarqua alors un coffre en bois sur un piédestal et se dirigea vers lui, impatient de voir quel trésor se trouvait à l'intérieur. Le coffre était de bois sombre et les ornières étaient faites d'or. Des runes en couvraient toutes les surfaces. Il essaya de l'ouvrir mais il était fermé.
Il chercha dans la salle, mais ne trouva pas la clef. Il explora le reste du bâtiment désert et finit par trouver les restes d'un squelette dans les cachots qui avait une clef autour du cou.
Il poussa un cri de joie, remonta en courant et retourna dans la grande salle. L'impatience et l'anticipation étaient immenses et il se demandait vraiment ce qu'il y avait dans ce coffre.
Il inséra la clef.
Il tourna la clef.
Il y eut un déclic.
Il saisit le couvercle.
Il soule...
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_ Eragon !
Eragon se réveilla en grognant et jura tout bas. Il voulait savoir ce qu'il y avait dans le coffre ! Bonne chance pour refaire le même rêve !
Il sortit la tête de sous la couverture et sa mauvaise humeur augmenta en constatant que Brom l'avait réveillé au beau milieu de la nuit. Il grogna en se blottissant dans le lit super confortable et demanda :
_ Quoi ?
_ Où est ton frère ? Il n'est pas dans sa chambre.
_ Milieu nuit, toi, chambre Aragorn ?
_ Je me suis réveillé et j'ai vu que sa porte était entrouverte. Où est-il ?
Il grogna avant de toquer à la connexion qu'il avait avec Aragorn.
« Oui ? »
« Où ? Brom. »
« Avec une charmante jeune fille nommée Olga, sous glamour, avec protection magique contre les gosses et maladies. Je rentre à l'aube. »
« Kay, b'nuit. »
Il coupa la connexion et marmonna :
_ Fille, déguisement et protection magique. Aube.
Puis, il se renfonça sous la couverture et se rendormit aussi sec. Peut-être qu'avec un peu de chance, il saura ce qu'était dans le coffre.
Brom soupira en voyant son fils. Mais en même temps, ça devait être la première fois qu'il dormait dans un lit aussi confortable depuis qu'il s'était réincarné. Il comprenait qu'il veuille profiter après des semaines de voyage.
Il sortit de la chambre, se promettant d'avoir une discussion avec Aragorn sur ses sorties nocturnes.
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Eragon se remit à rêver, mais cette fois, c'était de lapins qui dansaient avec des lamas et des dragons autour d'un bûcher où brûlait un crapaud géant ressemblant étrangement à Ombrage.
Mais soudain, le rêve changea et il eut l'impression d'avoir ouvert les yeux pour la première fois.
Il vit une femme jeune, abattue par le chagrin, enchaînée dans une cellule froide et nue. Un rayon de lune passait à travers les barreaux d'une fenêtre placée très haut dans le mur et caressait le visage de la belle. Une larme, une seule, roula sur sa joue, tel un diamant.
Et étrangement, Eragon pouvait sentir son âme déchirée qui criait de douleur face à une perte importante. Sa mélodie était incroyablement triste mais aussi forte et déterminée. Elle pouvait trébucher, mais elle se relevait toujours.
Il se réveilla en sursaut après ce rêve et regarda le plafond un instant. Il pouvait sentir un léger picotement dans sa cicatrice et fronça les sourcils. Elle n'avait plus réagi depuis des années, mais voilà qu'elle se mettait à le picoter après ce rêve étrange. Comme s'il avait eu une visi...
Il se redressa vivement et cligna des yeux. Est-ce qu'il venait d'avoir une vision d'une femme qu'il n'avait jamais vu ? Comment ? Pourquoi ?
Et qui était-elle ?
Il fronça les sourcils avant de se lever et de se diriger vers la bassine sur la table de nuit. Il faisait encore nuit, mais il pouvait quand même voir avec la lumière de la lune. Il remplit la bassine avec de l'eau et se concentra avant de murmurer :
_ Draumr Kópa.
L'eau devint noire, puis une image se forma. La même femme apparut dans la bassine, enchaînée dans la même cellule, mais endormie. Il pouvait voir ses oreilles pointues et se demanda s'il ne s'agissait pas de la porteuse d'œuf, Arya.
Il laissa l'image s'évanouir avant de sortir de sa chambre. Il se rendit à pas de loup à celle de Brom et y entra en silence. Il s'approcha du vieil homme qui dormait et lui toucha l'épaule pour le réveiller.
Il se retrouva aussitôt avec une dague sur la gorge. Il déglutie et dit doucement :
_ C'est Eragon, Brom.
_ Eragon... Qu'est-ce qu'il y a ?
Le vieil homme s'était redressé dans son lit mais tenait toujours sa dague au cas où il en aurait besoin.
_ Rien de grave. J'ai fais un drôle de rêve sur une femme inconnu et quand je me suis réveillé, j'ai pu la visualiser. C'était une elfe Brom. Une elfe enfermée dans une cellule. Elle avait les cheveux noirs et les yeux verts.
Le vieil homme sembla légèrement surpris et dubitatif en entendant son histoire mais hocher néanmoins la tête, habitué aux étrangetés de ses garçons. Il se leva et désigna sa propre bassine.
_ Montre-moi.
Eragon s'exécuta et montra la femme à Brom. Le conteur écarquilla les yeux en reconnaissant Arya. Il croyait qu'elle était morte après avoir envoyé l'œuf sur la Crête. Apparemment, elle était retenue prisonnière par l'Empire, sûrement pour être torturée pour des informations.
_ Est-ce que tu avais la moindre indication de l'endroit ?
_ Non. Mais j'ai entendu sa mélodie. Et Aragorn et moi on a un sort de localisation. Il devrait fonctionner. C'est la porteuse d'œuf ?
_ Oui. C'est Arya. Ils doivent la garder en vie pour lui soutirer des informations.
_ On va la sauver ?
_ Si ça ne nous fais pas courir trop de risque. Retourne te coucher Eragon. On discutera demain avec ton frère.
Le garçon hocha la tête avant de laisser l'image disparaître et de retourner dormir.
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-sSs-
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Lorsque l'aube pointa le bout de son nez, un chat sauvage sauta sur le rebord de la fenêtre d'Eragon et se transforma aussitôt en un humain. Il ouvrit rapidement la fenêtre et entra dans la chambre où son frère dormait encore profondément.
Il sortit en silence et se rendit dans la chambre voisine où il se changea avec des vêtements propres après s'être lavé. Puis, il descendit en suivant l'odeur du petit déjeuner.
Eragon se réveilla en sentant les rayons du soleil sur son visage et geignit en essayant de se rendormir en relevant la couverture sur sa tête. Il avait si bien dormi !
Il soupira au final et se leva en grommelant. Il se lava et s'habilla avant de descendre dans la salle à manger. Il trouva Aragorn et Brom en train de discuter à table au sujet des sortis du premier alors qu'un serviteur apportait la nourriture. Il s'assit en les saluant et ils furent bientôt rejoins par Jeod et sa femme.
Après le petit déjeuner, Eragon partit aussitôt au marcher en tirant son frère avec lui. Il allait avoir besoin de bras pour porter ses achats. Ils emportèrent aussi Bigadin pour pouvoir transporter plus de chose.
Ils passèrent donc toute la matinée à faire des achats.
Ils rentrèrent à midi et Helen fut assez gentil pour montrer à Eragon une pièce qu'il pouvait utiliser comme atelier. Il sourit joyeusement à la jeune femme en voyant la salle remplie de lumière avec une table contre un mur et le reste vide.
_ Merci beaucoup madame Helen. Si vous voulez que je vous fasse quoi que ce soit, ça ne me pose aucun problème.
_ Helen suffira, Evan. Et merci pour l'offre, je vais y réfléchir.
Il hocha la tête et elle sortit. Il claqua joyeusement dans ses mains avant de déballer ses achats et d'aménager la pièce comme il le voulait.
Il descendit ensuite manger avec les autres.
« Je vais commencer tes nouveaux vêtements cet après-midi. J'aurais besoin de tes mesures. »
« D'accord. Il faut aussi qu'on passe voir Angela. »
« C'est vrai. On n'a qu'à y aller après manger. »
Ils terminèrent rapidement avant de sortir. Ils allèrent aussitôt à la boutique voisine.
Les fenêtres étaient obstruées par des plantes grimpantes et ils ne pouvaient donc rien voir de l'extérieur. Ils entrèrent et durent s'arrêter quand la porte se referma afin de s'habituer à l'obscurité. Quand leurs yeux se furent accoutumés à la pâle lumière verte qui filtrait à travers les carreaux, ils virent enfin le contenu de la boutique. Il y avait un oiseaux bigarré doté d'une queue à longues plumes et d'un bec acéré impressionnant, enfermé dans une cage près de la fenêtre et qui les fixait tous les deux. Des plantes poussaient dans toute la pièce, une vigne pendait au plafond et un gros pot en terre cuite contenait une fleure jaune. Le comptoir était encombré de mortier, pilons, jattes en métal, et d'une boule de cristal transparente aussi grosse qu'une tête.
Ils s'approchèrent et virent qu'il y avait aussi des pierres, des piles de parchemins, des machines étranges et tout un tas d'objets en tout genre. Eragon était assez intrigué par les machines et se demandait ce qu'elles faisaient. Mais il n'était pas assez idiot pour les toucher sans le savoir, qui sait ce qu'il pourrait arriver autrement.
Il sentait aussi une autre présence qui les observait. Elle était étrange, définitivement pas humaine, mais pas totalement animale non plus. Le plus proche qu'il avait senti, c'était quand Aragorn était sous sa forme animagus.
Il fixa les étagères derrière le comptoir à la recherche de la présence pendant que son frère observait les plantes dans la pièce. Le meuble contenait des tiroirs de toutes les tailles, certains de la taille de son petit doigt, d'autre d'un tonneaux. Un espace d'une trentaine de centimètre se trouvait en haut du meuble, entre les étagères.
Et c'est là qu'il le vit enfin, un gros chat noir aux yeux rouges. L'animal bondit sur le comptoir et le fixa. Eragon pencha la tête sur le côté en l'observant en retour. Il avait un corps mince mais musclé, des griffes énormes, une crinière de poile autour de son visage anguleux qui lui donnait l'air d'un petit lion noir et ses oreilles étaient piquetées de touffes noires.
_ Ara, je crois qu'y a un chat-garou ici.
Son frère se tourna vers lui et s'approcha, observant aussi le chat qui se léchait nonchalamment la patte.
_ Je crois bien que tu as raison, très cher frère.
Le chat reposa sa patte pour les fixer et ils lui rendirent son regard.
Ils restèrent ainsi un moment à se défier du regard.
Puis ils sentirent le chat essayer de contacter leurs esprits. Les jumeaux échangèrent un regard avant de hausser les épaules, pourquoi pas.
« Vous allez continuez à me fixer comme ça encore longtemps ? »
« Oui. »
« Première fois... »
« Qu'on voit un chat-garou. »
« C'est assez rare qu'on me reconnaisse pour ce que je suis du premier coup d'œil. »
« Ceux qui n'y arrivent pas. »
« Sont des idiots incultes. »
« Et c'est aussi la première fois que je rencontre un serviteur d'Entités. »
Les jumeaux clignèrent des yeux, ne comprenant pas trop.
« Qu'est-ce qu'un serviteur d'Entité ? » demanda Aragon.
« Et c'est quoi les Entités ? » ajouta Eragon.
« Devrais-je vous répondre. Vous avez interrompu ma sieste après tout. »
« On ne savait pas que tu dormais. »
« Ou même que tu étais là. »
Mais le chat se contenta de se lécher la patte sans leur répondre.
La porte s'ouvrit à la volé avant qu'ils ne puissent poser plus de questions. Angela entra, un sac d'herbes sous le bras. Elle regarda le chat-garou, puis les garçons et eut un mouvement de stupéfaction.
_ Il dit qu'il vous a parlé et que vous l'avez reconnu directement !
_ Yeah. Mais il ne répond pas aux questions qu'on lui poses.
_ Il nous donne un message cryptique et ne nous l'explique même pas, ajouta Eragon.
_ Croyez-moi, il ne répond que quand ça lui chante, même quand je suis celle qui lui parle.
Elle déposa le sac sur le comptoir puis se tourna vers Aragorn :
_ Donc, tu voulais des herbes et des remèdes.
_ C'est ça oui.
Elle hocha la tête avant de passer derrière le comptoir et de commencer à ouvrir des tiroirs.
_ De quoi as-tu besoin exactement.
_ D'un peu de tout. Et si vous avez des recettes à vendre, j'aimerais y jeter un œil. J'ai le vieux grimoire de ma mère, mais je suis sûr qu'il existe plus de remèdes qu'il n'y en a dedans.
_ C'est rare de tomber sur un bon grimoire d'herboriste ou de guérisseuse, commenta-t-elle. Est-ce que je peux y jeter un coup d'œil ?
Elle déposa des mottes d'herbes et des bourses de poudre sur le comptoir en se tournant de nouveau vers eux. Eragon resta en retrait pendant qu'ils discutaient herboristerie et remèdes. Ce n'était pas vraiment sa tasse de thé.
Aragorn finit par acheter un peu de tous les ingrédients dans la boutique et par échanger quatre recettes avec Angela qui était fascinée par le grimoire de Selena.
_ C'est vraiment un grimoire unique que tu as là. Protège-le bien.
_ C'est ce que je compte faire, acquiesça Aragorn.
Elle hocha la tête avant de se tourner vers Eragon :
_ Est-ce que tu avais besoin de quelque chose ?
_ Oh non ! C'est Ara le guérisseur, pas moi. Je me contente de faire des vêtements et d'enchanter des objets.
_ Et tu es le meilleur cuisinier à avoir foulé cette terre, ajouta Aragorn.
_ Aussi, oui.
_ Si tu es dans l'enchantement d'objets ou la création, j'ai quelque plans qui devraient te plaire.
_ Vraiment ? Et j'étais aussi curieux à propos des machines que vous avez ici...
Elle lui sourit avant de sortir d'un tiroir une pochette de cuir contenant des feuillets de parchemin. Elle la déposa devant lui et l'ouvrit, lui montrant plusieurs plans de machines et d'inventions en tout genre. Il y avait de tout, du moulin à café de voyage à une machine pour tailler les poiles de nez en passant par un prototype de machine de guerre. Il les observa un moment avant d'en sélectionner deux à ajouter à sa collection. Il partagea aussi certains plans qu'il avait dans son journal personnel.
En tout et pour tout, ils avaient tous les trois fait de bonnes affaires.
_ Vous savez, Solembum a dit qu'il vous aime bien. En général, il ne se montre pas et il n'a daigné communiquer avec quelqu'un que deux fois avant vous. D'abord avec un femme il y a quelques années et ensuite avec un mendiant aveugle. Et maintenant vous voilà ! D'ailleurs, c'est étrange mais la femme s'appelait Selena.
Ils clignèrent des yeux, c'était le nom de leur mère.
_ Une femme brune, aux yeux gris et de taille moyenne ?
_ Oui, c'est elle. C'est à elle qu'appartenait ce grimoire, n'est-ce pas ?
Ils hochèrent simplement la tête à ça. Brom leur avait montré un fairth de leur mère en leur racontant ce qu'il savait d'elle donc ils savaient à quoi elle ressemblait.
_ Toutes mes condoléance, son destin n'était pas des meilleurs. Quand je lui ai lu la fortune, son avenir promettait d'être douloureux et je n'oublierais jamais le regard désolé qu'elle avait à ce moment.
_ La divination est une malédiction, grogna Eragon.
_ Surtout les prophéties, grommela Aragorn d'un air sombre.
_ Vous dites ça comme si vous aviez de l'expérience dans le domaine... Je me demande pourquoi. Deux magiciens, un guérisseur et un enchanteur avec une aversion pour le Destin... Qui êtes-vous donc ?
_ Eragon.
_ Et Aragorn.
_ Fils de Brom.
_ Est-ce vos noms ou ce que vous êtes vraiment ?
_ Qui sait ?
Elle eut un reniflement amusé à leur réponse.
_ Effectivement... Qui sait qui vous êtes vraiment... Vous avez dit Brom ? Est-ce que c'était le vieil homme qui vous accompagnait hier ? Brom de Kuasta ? L'ancien Dragonnier et fondateur des Vardens ? Ce Brom ?
_ Oui.
Elle éclata alors d'un rire qui la plia en deux. Elle finit par se redresser en s'essuyant les yeux. Elle sortit une gourde de vin de sous le comptoir et en prit une gorgée, puis serra les lèvres pour contenir un nouvel accès d'hilarité.
_ Alors c'était Brom... Je ne m'en serais pas doutée. Et il a des fils en plus ! Pas étonnant que vous soyez ce que vous êtes dans ce cas...
_ Vous le connaissez ?
_ Disons qu'il est assez célèbre dans ma profession, son futur est devenu un sujet de plaisanterie entre nous.
_ Oh ! Comment ça ?
Maintenant, ils étaient curieux. Qu'est-ce que l'avenir de Brom avait de spécial ?
_ Disons, que en un sens, Brom est maudit. C'est son wyrd, d'échouer dans toutes ses missions sauf une. Ce n'est pas de sa faute pourtant. Il a été choisi pour être Dragonnier mais son dragon a été tué. Il a aimé d'amour une femme, mais elle n'aspirait qu'à l'amitié. Je supposes qu'il s'est cependant rattrapé avec votre mère... La seule tâche qu'il a mené à bien, ç'a été de tuer Morzan.
_ On va s'assurer de briser cette malédiction, commenta Eragon.
_ Eragon, on l'a déjà brisée.
_ Ah bon, comment ?
_ Il nous a réussi nous, non ?
Eragon fixa Aragorn qui avait un sourire malicieux sur les lèvres et ils éclatèrent de rire.
_ Ouais, c'est vrai qu'il nous a plutôt bien réussi.
_ Je dirais même qu'il nous a sacrément bien réussi.
Ils ricanèrent encore et Angela leva les yeux au ciel.
_ On ne change pas son destin aussi facilement.
_ On emmerde le Destin, répliqua Eragon.
_ On fait ce qu'on veut et ce n'est pas des puissances supérieurs qui vont nous en empêcher.
_ Le futur n'est pas gravé dans la pierre et on forgera le notre.
_ Quoi qu'il se passe, on fera ce que l'on veut.
_ Et on le fera pour nous.
Angela eut un soupir en coin en les entendant avant de dire :
_ Puissiez-vous réussir dans votre entreprise.
Slembum se plaça soudainement entre l'herboriste et eux et les fixa. Puis il leur dit :
« Écoutez bien les deux choses que je vais dire. Quand le temps sera venu où vous aurez besoin d'armes, cherchez entre les racines de l'arbre Menoa. Et quand tout vous semblera perdu, quand votre pouvoir semblera inefficace, rendez-vous au rocher de Kuthian et prononcez vos noms : il vous ouvrira la Crypte des Âmes. »
Ils hochèrent la tête, enregistrant ces paroles dans un coin de leurs esprits. Même s'ils doutaient que leurs pouvoirs puissent un jour leur faire défaut.
Ils discutèrent encore un peu avec Angela avant de partir parce qu'il se faisait tard. Et ils avaient appris beaucoup de chose qu'ils devaient digérer.
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Merci d'avoir lu.
J'espère que ça vous a plu !
Un p'tit com' ?
Pilou.
