Salut à tous !

Et voilà le petit chapitre, les choses vont enfin commencé à bouger !

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Remarques :

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Bienvenue Admiratrice ! Je suis contente que mes histoires te plaisent, tes com' m'ont vraiment fait plaisir. Moi aussi je n'ai pas vraiment aimé le tome 4 de la série, il était vraiment décevant sur la fin.

Al, Al et Al : merci pour vos commentaires ! Bonne chance pour vos exam.

Concernant une possible histoire de cœur... Aragorn est un sociopathe de bas niveau, il ne fait pas dans le relationnelle et n'aura donc pas de partenaire définitif, juste des coups d'un soir ou des sexfriend. Pour ce qui est de Era, j'ai quelque chose d'à moitié prévu, on verra ce que ça donnera.

On dirait que je vous ai fait une Arya détestable sans faire exprès... C'était pas le but, c'est juste qu'il faut bien une personne qui ne considère pas les tendances random des jumeaux comme normales.

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Bref !

Bonne lecture !

Pilou.

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Chapitre 18 : Mon ancêtre Gurdil.

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Ils avaient traversé le désert rapidement et facilement et étaient maintenant dans les Beors, avançant en direction du fleuve Dent d'Ours. Ils allaient le plus vite possible sans fatiguer les chevaux, se doutant qu'on devait les poursuivre et voulant arriver chez les Vardens au plus tôt.

Mais alors qu'ils étaient en train d'abreuver les chevaux à un étang, Eragon sentit deux choses qui le mirent mal à l'aise.

_ Brom.

_ Qu'y a-t-il ?

_ Des Urgals, énormément d'Urgals. Ils sont à la lisière de mes sens donc je dirais à deux journées d'ici et ils avancent vers nous.

_ Donc vers les Vardens, fit le vieil homme. Il faut qu'on se dépêche d'y aller.

_ Comment est-ce que tu peux les sentir ? Ton esprit n'est pas étendu, fit Arya.

_ Je suis un empathe. Mes sens s'étendent sur une assez grande distance, même avec mes défenses mentales, je peux entendre les êtres vivants autour de moi et déterminer leur état d'esprit et leurs intentions générales envers moi.

L'elfe hocha lentement la tête. Les empathes étaient extrêmement rares mais elle avait entendu parlé d'eux, même si on savait peu de choses sur leurs capacités. Ça voulait dire qu'il avait un avantage sur ceux autour de lui, même si elle se doutait qu'il y avait un prix. Ça expliquait peut-être pourquoi Aragorn testait des antidouleurs sur son frère, sa capacité devait lui donner des migraines.

_ Ce n'est pas tout, il y a une troupe d'une vingtaine d'homme pas loin d'ici qui me font penser à Dras-Leona.

_ Probablement des marchands d'esclaves dans ce cas, dit Brom. Ils sont sur le chemin ?

_ Ils ne vont pas tarder, oui.

_ Barzul... On ne peut pas passer par autre part pour aller le plus vite possible si les Vardens et ils faut les prévenir pour les Urgals.

Eragon fronça les sourcils en se concentrant sur les mélodies guerrières qu'il entendait.

_ Ils ont l'air... Plus sauvage ou plus fort que ceux qu'on a rencontré jusque là. Ils sont tous contrôlé par Durza et... J'ai l'impression qu'ils sont plus dangereux... Ils sont différents des autres Urgals qu'on a affronté. Je ne sais pas ce que c'est pas contre.

_ Hum... probablement des Kulls, ils sont plus grands et forts que les Urgals classiques. C'est leur élite. Et ils vont aussi plus vites qu'eux.

_ Donc on affronte les marchands d'esclaves ? demanda Murtagh.

Brom hocha la tête et ils se remirent en route plus rapidement qu'auparavant. Lorsqu'il sentit les cavaliers près d'eux, Eragon fit signe aux autres et ils tirèrent tous leurs épées, sauf lui qui prépara son arc.

« Saphira, reste cachée pour le moment. » dit Aragorn.

« Vous allez ENCORE vous attirer des ennuis sans moi ! » Répliqua-t-elle de très mauvaise humeur. Ils pouvaient la sentir en train de voler à pleine vitesse vers eux après sa chasse.

« Saphira... On peut se débrouiller et on a Brom, Murtagh et Arya avec nous. On ne risque rien. » Dit doucement Eragon en essayant de la calmer.

« Exactement ! Et ça fait tellement longtemps que je n'ai pas pu faire un petit massacre bien mérité. Laisse-moi m'amuser un peu Saph. » ajouta Aragorn.

« Ara... » soupira Eragon. « Rappelle-moi la règle numéro une du héros ? »

« Euh... ne pas massacrer inutilement des gens, même s'ils le méritent ? »

« Voilà. Arya est déjà assez suspicieuse envers nous pour que tu en rajoute une couche en te laissant aller. »

« Rabat-joie. Saphira, on s'en sortira, ne t'en fais pas. »

« Très bien... Mais ça ne veut pas dire que j'aime ça. »

« Bien sûr ma belle. Dès qu'on sera chez les Vardens, Era et moi on te polira les écailles jusqu'à ce qu'elles brillent encore plus que le soleil. »

« Et vous allez me nettoyer les crocs et les griffes ? »

« Bien sûr, ma belle. » répondit Eragon.

Saphira adorait quand ils la pomponnaient et lui offraient un nettoyage complet. Quand ils disaient qu'elle était incroyablement vaine, ce n'était pas pour rien. Mais elle avait de quoi l'être, magnifique comme elle l'était.

Pendant qu'ils discutaient, les marchands d'esclaves les avaient encerclés et leur chef les observa d'un œil critique.

_ Eh, bien, c'est toujours mieux que les rebuts que nous récupérons d'ordinaire. Trois garçons en pleine forme, une elfe et un vieillard. Rendez-vous gentiment, ça vous évitera de ressembler à des pelotes d'épingles quand mes archers auront vidé leur carquois sur vous.

_ Pas envie, répliqua Aragorn. Sérieusement vieux, on a une elfe avec nous...

_ Rien que ça, ça veut dire qu'on a au minimum une personne pouvant utiliser la magie ici, poursuivit Eragon.

_ Vous croyez vraiment...

_ Qu'on va gentiment se laisser faire ?

_ Ne vous fichez pas de nous.

_ Tch. Votre magie ne vous servira à rien quand vous serez morts.

Eragon et Aragorn se contentèrent de sourire. Aragorn fit juste un signe de main en direction des arcs des hommes et ils se brisèrent en projetant des échardes dans leurs propriétaire. Eragon, quant à lui, se contenta de mettre le feu aux lances des autres hommes, les forçant à les lâcher.

_ Oups, fit Aragorn.

_ Vous disiez ?

_ Sales petits...

Le chef dégaina son épée et ses hommes firent de même. Les autres membres de leur groupe qui n'avaient pas agis jusque là attaquèrent. Murtagh tua celui qui était derrière lui facilement, fit tourner son cheval pour être dos à ses compagnons et Tornac cabra, frappant de ses sabots le cavalier d'en face, qui était de côté avec sa monture, dans le flan, le faisant tomber au sol avec un cri de douleur.

La bataille ne dura pas longtemps, les marchands d'esclave préférant s'enfuir lorsque Aragorn tua leur chef d'un coup d'épée. Ils avaient de la magie et une elfe, leur faire face était du suicide pur et simple.

Eragon soupira en regardant les corps autour d'eux. Il ne regrettait pas leur mort, ces hommes lui donnaient la même impression que Dras-Leona et s'ils n'avaient pas une image à tenir, il aurait laisser Aragorn tous les tuer sans lever le petit doigt.

« Je peux toujours les achever quand ils seront hors de vue en utilisant la magie. »

« Vrai. Saphira, tu vas bien ? »

« C'est plutôt à moi de vous poser cette question ! Vous n'avez pas intérêt à être blessés ! »

« Relaxe, on n'a rien. C'était facile et rapide, la plupart ont pris peur en voyant notre magie. »

« Humph... Vous volerez le reste du chemin, pas de discussion. »

« Oui madame. » répondirent-ils docilement.

Ils reprirent leur chemin après avoir nettoyé leurs armes. Eragon continua néanmoins de traquer le reste de la troupe grâce à ses sens et les indiqua à Aragorn pour qu'il puisse les achever. Ils haïssaient vraiment ce genre de personne, donc ils n'avaient aucun regret.

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-sSs-

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Ils finirent par arriver après quatre jours de voyages au lac Kóstha-mérna. Ils s'étaient à peine arrêtés pour se reposer car les urgals n'étaient plus très loin et qu'ils devaient arriver chez les Vardens avant eux. Eragon et Aragorn se relayaient pour voler sur Saphira afin de surveiller l'avancée des troupes ennemis. Ils avaient eut de la chance de ne pas s'être fait repérer pour le moment.

Arya les guida du côté droit du lac jusqu'à la paroi à côté de la chute d'eau juste après que Saphira se soit posée sur la rive pour les suivre au sol. Là, elle frappa la pierre avec un galet et dit clairement :

_ Aí varden abr du Shur'tugals gata vanta.

Pendant un instant il ne se passa rien. Eragon pouvait parfaitement bien sentir les personnes derrière le mur de pierre, certaines étaient soulagées, d'autres méfiantes et d'autre encore était un mélange des deux. Il y avait aussi deux présences qui le dérangeaient particulièrement, elles étaient teintées et ne lui inspiraient pas du tout confiance.

Soudain, une énorme porte à double battant s'ouvrit dans la pierre et un homme ne devant pas faire plus d'un mètre vingt sortit accompagné de quelques soldat et d'une des deux présence, un très grand homme chauve et imberbe, vêtu d'une tunique pourpre et or. Le nain, parce qu'il ne pouvait pas être autre chose, s'adressa à eux :

_ Arya ! Brom ! On vous pensait morts tous les deux.

_ Dans mon cas c'était le but, répondit le vieil homme. Dans celui d'Arya, ses compagnons et elle se sont fait attaqués par un Ombre et des urgals et elle est la seule à avoir survécu. On l'a sortie des prisons de Gil'ead avant de venir ici.

_Je vois.

_ Et qui sont les trois autres ? demanda le chauve d'une voix menaçante.

_ On en discutera à l'intérieur, répliqua le vieil homme. Il faut qu'on voit Ajihad le plus vite possible.

Le nain hocha la tête et leur fit signe d'entrer, le chauve allait protester, mais un regard noir d'Arya et Brom le convaincu de se taire, pour le moment.

Eragon tendit doucement son esprit vers son père et attendit qu'il le laisse passer avant de dire :

« Le chauve, lui et un autre à l'intérieur... Ils sont teintés, ils me donnent une impression malsaine et profondément mauvaise. »

« Tu penses qu'ils sont les espions. »

« Il y a de fortes chances que ce soit eux, oui. »

« Je vois. On fera attention. »

Eragon hocha la tête avant de se retirer. Aragorn connaissait déjà ses suspicions et tenait l'homme à l'œil.

Ils s'avancèrent dans un étroit couloir jusqu'à déboucher dans une immense salle nue, assez grande pour que Saphira puisse s'y mouvoir à son aise dont les murs, le sol et le plafond étaient couverts de marbre blanc. Là, il y avait d'autres nains et hommes et un individue identique au chauve. Ils descendirent tous de leurs chevaux pour faire face à leurs interlocuteurs.

« Des jumeaux ? » fit Eragon.

« Apparemment... Sérieusement, je préfère notre version. » commenta Aragorn.

« Yeah, on a tellement plus la classe qu'eux. Honnêtement, tu nous imagine chauve ? »

Aragorn dut retenir un reniflement amusé face à l'horreur dans la voix de son frère. Mais c'était vrai que ça serait horrible pour eux.

« Ne parle pas de malheur. Au moins on a trouvé la deuxième présence. »

« Je devrais juste les manger. »

« Saphira non ! Tu ne sais pas où ils ont traîné. »

« On ne veut pas que tu tombe malade. »

Le premier jumeau se tourna vers eux avec un air autoritaire :

_ Maintenant que nous sommes à l'intérieur, qui sont les trois autres et lequel est le dragonnier ?

_ Les jumeaux, Eragon et Aragorn sont mes fils et Murtagh est leur demi-frère, répondit Brom. Ara est le dragonnier de Saphira. Et vous deux, qui êtes-vous ?

Ils laissèrent passer le choc habituel qui suivait la déclaration que Brom avait des fils. Les jumeaux ne pouvaient s'empêcher d'être amusés face à certaines des têtes que ceux autour d'eux faisaient.

« Sérieusement, avec ce genre de réaction, on pourrait penser qu'ils pensent Brom eunuque. »

« Ou qu'il ne sait pas comment on fait des enfants. »

Ils échangèrent un regard et se retinrent d'éclater de rire de justesse.

_ Nous sommes les magiciens en chef des Vardens, répondit le deuxième jumeaux.

_ Et nous sommes chargés de tester mentalement tous les nouveaux arrivant pour détecter les espions, poursuivit le premier.

« Tu sais quoi, je vais appeler celui de gauche Dudley et celui de droite Peter. » dit Eragon.

« Marche pour moi. Ils n'ont pas donné de nom après tout. En tout cas, leur position est excellente pour laisser passer des espions et pour faire rejeter des gens parfaitement sincères pouvant être des atouts pour les Vardens. »

« Et ils me font vachement penser à des rats. Mais vu qu'ils sont chauves... des bébés rats ? »

« Ou alors ils ont la galles ? Ça pourrait leur être fatal. »

« Des puces et des tiques ? Comme ça serait pathétique. » Ajouta Eragon.

« Peut-être même la peste... En tout cas ils empeste. » poursuivit Saphira.

Ils manquèrent une fois encore d'éclater de rire face à leurs conneries mais se retinrent avec difficulté. Sauf Saphira qui émit un grondement saccadé qui effraya quelques-uns des soldats et fit lever les yeux au ciel à Brom qui se doutait que ses fils venaient encore d'avoir une discussion mentale sans queue ni tête. Le vieil homme n'y prêta pas attention et continua la conversation :

_ Je vois. Est-ce que, avant de vous donner ce poste, on vous a fait jurer de ne pas dévoiler ce que vous voyez dans l'esprit des gens s'ils ne sont pas opposés aux Vardens ? Ou est-ce qu'on vous a fait jurer en ancien langage de ne pas être des espions au service de Galbatorix ?

Les personnes autour d'eux furent choqués par les questions et certains murmurèrent entre eux.

_ Pourquoi est-ce qu'on aurait besoin de faire ce genre de serment, répliqua Dudley d'un ton dédaigneux. Nous apportons nos loyaux services aux Vardens depuis des années.

_ Moins de seize ans, répliqua Brom. Et entrer dans l'esprit d'une personne est quelque chose qui implique pouvoir trouver son vrai nom si on est assez doué pour ça, mais aussi tout savoir sur cette personne. La moindre des choses est de protéger leur intimité en ne dévoilant pas leurs secrets s'ils ne sont pas un danger pour les Vardens. Je n'approuve absolument pas de la fouille mentale sans précautions que Ajihad vous laisse faire et je compte bien lui demander ce qu'il avait en tête le jour où il a établi cette règle. Maintenant, laissez-nous passer.

Le ton était autoritaire et dur. Le vieil homme montrait qu'il avait été le fondateur des Vardens et qu'il avait bien plus de pouvoir ici que les jumeaux. Mais ces derniers ne semblaient pas s'en soucier.

_ Personne ne peut entrer sans avoir été testé, dit Peter.

_ Je suis le fondateur des Vardens et j'ai toujours eu le droit d'aller et venir comme bon me semblait à Farthen Dûr. Quant à mes garçons, le fait que deux d'entre eux soient mes fils et le troisième mon beau-fils sous-entend fortement que je les connais depuis qu'ils sont petits et que je me suis occupé d'une bonne partie de leur éducation. Vous croyez vraiment que j'aurais élevé des agents de l'Empire ?

_ Bien sûr que non, Brom, fit le nain qui les avait accueilli. Si tu te portes garant pour les trois, alors ils peuvent se passer du test.

_ Orik, c'est à nous d'en décider, répliqua Dudley.

_ Non, Egraz Carn, Brom a raison. Ou oublie-tu que ces montagnes sont gouvernées par mon roi et qu'il laisse les Vardens y vivre ? Brom est un allié de longue date et a le droit d'entrer quand il veut avec qui il veut.

« Egraz Carn... ça ne veut pas dire Le Chauve en nain ? »

« Si, Eragon, c'est bien ça. »

Ils eurent un reniflement amusé à ça. Ils aimaient déjà le nain, Orik. L'un des chauves se tourna vers eux avec un regard noir.

_ Quelque chose vous amuse ?

_ Oui, à vrai dire beaucoup de choses...

_ Nous amuse. Mais pour cette fois...

_ On s'est juste souvenu de nos cours en langue naine.

_ Et on trouve sincèrement...

_ Que vos surnoms vous vont à merveille.

_ Même si ça serait une vision d'horreur...

_ Que de nous voir nous-même chauve.

_ Mais on aurait juste une petite question.

_ Est-ce que vous n'avez strictement aucun poil nul part ?

Ils firent un sourire innocent et penchèrent leur tête d'un côté opposé à l'autre avec les yeux brillants d'amusement. Brom soupira avant de leur mettre un taquet derrière la tête à chacun pendant que les autres se demandaient s'ils étaient sérieux et essayaient de se remettre de leur façon déconcertante de parler.

_ Soyez sage pour au moins cinq minutes, d'accord ?

_ Bien sûr, père !

_ On est des anges.

_ Tu le sais bien non ?

Il leva les yeux au ciel avant de se tourner vers Orik.

_ Il serait plus prudent de prévenir de l'arriver d'un dragonnier, histoire d'éviter une possible panique lorsque les Vardens verront Saphira.

Le nain hocha la tête et se tourna vers les gardes nains, leur donnant des ordres dans sa langue. Puis il se retourna vers Brom.

_ On reviendra vous chercher quand le mot sera passé. Est-ce que vous avez besoin de quoi que ce soit ?

_ Je dois aller à l'infirmerie, dit Arya. Bien que je ne doute pas des capacités d'Aragorn pour soigner quelqu'un, je préférerais vérifier avec un vrai guérisseur.

« Sérieusement, pourquoi est-ce qu'on l'a sauvée déjà ? Elle met en doute mes capacités ! »

« Pare que tu as besoin d'un sauvetage de princesse dans ton CV et qu'elle connaît des choses qui ne doivent pas tomber entre les mains de l'Empire ? »

« On aurait pu lui faire avoir un accident, ou confondre l'antidote avec ton poison. » grommela son frère.

« Oui, mais non. Maintenant c'est trop tard de toute façon. Et je ne suis pas sûr que Brom aurait apprécié. »

« Pas faux. »

« Et puis, maintenant que j'y penses... Techniquement parlant, c'est moi qui a sauvé Arya. Toi tu n'étais là qu'en soutient si les choses tournaient mal, mais t'as rien fait de concret. Est-ce que ça veut dire que tu n'as pas le sauvetage sur ton CV ? »

Ils y réfléchir un moment, se posant sérieusement la question. Est-ce que la présence d'Aragorn suffisait à cocher la case « sauvetage de princesse » dans les critères définissant un héros ?

« On aurait vraiment du l'achever. » finit par dire Aragorn. « Mais on va dire que si on peut, techniquement parlant, considérer ton sauvetage de Ginny comme ton sauvetage de princesse, alors on peut dire que ma présence suffit à me qualifier dans ce domaine. »

« On marche comme ça. »

« Vous savez qu'il y a des choses plus importante dans la vie, n'est-ce pas ? » demanda Saphira.

« Bien sûr. »

« Mais ça ne nous empêche pas de nous intéresser aux petits détails. »

« Et avoue que tu t'ennuierais si on n'était pas légèrement dérangés. » termina Aragorn.

« C'est vrai. » concéda la dragonne. « Mais ça ne veut pas dire que j'apprécie que vous vous mettiez aussi souvent en danger ou que vous ne preniez pas les choses assez au sérieux. »

« On les prendra au sérieux quand elle seront sérieuses. » répondirent-ils en même temps.

Ils purent entendre Saphira soupirer dans leurs esprits mais pouvait aussi sentir son amusement.

Ils furent laissés seuls tous les quatre avec Saphira dans la grande salle et les jumeaux se laissèrent aller contre un mur. Brom s'installa à côté d'eux et Murtagh les rejoignit. Le vieil homme fut le premier à prendre la parole :

_ Est-ce que vous pouvez mettre une barrière pour qu'on ne nous espionne pas ?

Aragorn s'en chargea et Murtagh dit aussitôt après :

_ Tu as menti tout à l'heure, à mon sujet.

_ Pas vraiment. J'ai dis, d'une part, que votre statu suggérait, je n'ai rien affirmé directement. D'autre part, je te connais effectivement depuis que tu es petit car quand je travaillais comme espion chez Morzan, tu es venu plusieurs fois me demander des histoires et je t'ai aidé une fois à faire un bouquet pour ta mère. Et j'ai effectivement élevé en partie les jumeaux. Je n'ai pas menti, juste omis quelques détails.

Les jumeaux rirent à ça et Eragon commenta :

_ C'est comme quand Ara et moi, on a promis de ne pas utiliser la magie seul. On n'est jamais seul vue qu'on est toujours tous les deux.

_ Et je n'aurais jamais du laisser passer ce détail de votre promesse.

_ Donc, dit Murtagh. Les Vardens vont être sous l'impression que tu nous as élevé tous les trois.

_ Si vous ne faites rien pour contredire cette impression, oui. Ça te protégera effectivement contre tout soupçons.

Le jeune homme hocha la tête. Il voyait l'avantage dans ce mensonge et préférait largement être prit pour le beau-fils de Brom, ce qu'il était techniquement parlant, que comme le fils de Morzan. Et ça expliquerait aussi pourquoi Aragorn lui donnera Zar'roc lorsqu'il aura sa propre épée de dragonnier, Murtagh étant l'aîné des trois et le seul autre à manier une épée.

Brom reprit la parole plus sérieusement :

_ Je pense qu'Eragon a raison et que les jumeaux sont effectivement les espions qu'on recherche. Leur position est idéal pour laisser passer des espions et dénoncer ceux qui peuvent être des atouts aux Vardens tout en envoyant des informations importantes à l'Empire.

_ C'est ce qu'on pensait, acquiesça Aragorn.

Murtagh les regarda avec une légère surprise.

_ Comment est-ce que vous savez ça ?

_ Je les sentais de derrière la cascade et ils sont aussi teintés que Dras-Leona, encore plus que les marchands d'esclaves qu'on a croisé, répondit Eragon. Il y a de forte chances qu'ils soient les espions, donc il faudra qu'on trouve un moyen de les dénoncer ou de les faire se dévoiler.

_ Je vois.

Ils discutèrent encore un moment des événements avant que quelqu'un ne leur apporte à manger. Ils se nourrirent, certains de mauvaise grâce parce que Eragon n'avait pas cuisiné, puis s'allongèrent pour profiter d'une petite sieste avant le grand show.

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Merci d'avoir lu !

Dites-moi ce que vous en pensez !

Pilou.