Salut, salut !

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Remarques :

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Merci pour vos commentaires, ils font vraiment plaisir !

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour ce chapitre, Aragorn s'est juste pointé sans prévenir et l'a rendu plus long que prévu.

On sort enfin du tome 1 !

Ne pas avoir envie de remplir de la paperasse est une excellente raison de ne pas dominer le pays.

Chapitre non bêta

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Bonne lecture !

Pilou

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Chapitre 24 : Départ

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Nettoyer la zone de désastre où Aragorn avait perdu le contrôle prit au dragonnier plusieurs heures, mais il finit par réussir à purifier la terre de toute trace de magie nocive. Il n'avait rien pu faire pour l'infertilité provoquée par sa magie, mais ce n'était pas comme si les Vardens faisaient pousser autre chose que des champignons dans les montagnes et il y avait plein de place pour ça.

Les derniers corps avaient été retirés du champ de bataille la veille, ceux des Urgals avaient été brûlés et ceux des Vardens et des Nains avaient été enterrés, ou allaient être enterrés dans les jours qui viennent. Les dernières équipes chargées de traquer les Urgals manquant étaient revenues deux jours plus tôt, Murtagh et Ajihad ayant tous les deux fait partie d'une équipe avec Arya en tant que soutient magique. Aragorn aurait bien aidé, mais il reconnaissait qu'il n'avait pas été en état.

Lorsqu'il avait promis à Potter de vivre au lieu de juste chercher à dominer le monde, il n'était qu'à moitié sincère. Mais les années passées en tant qu'enfant dépendant auprès de leur oncle, tante et cousin lui avaient permises de réfléchir sur son passé, bien plus que quand il avait été coincé en tant que Horcruxe et principalement inconscient. Il s'était rendu compte qu'il était allé trop loin en tant que Voldemort. Il ne savait pas à quel moment il était passé de Tom Riddle, le jeune orphelin qui voulait être reconnu pour son intelligence et ses capacités et être suffisamment fort pour se protéger de ceux qui lui voulaient du mal par jalousie ou racisme, à Voldemort, le Dark Lord avide de pouvoir qui tuait tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui et refusaient de se soumettre. Il savait qu'il s'était perdu dans sa folie et dans sa peur. Et, même s'il n'aimait pas vraiment citer des films, la peur mène à la colère, la colère mène à la haine et la haine mène à la souffrance. Il était devenu quelque chose de terrifiant.

Quand il était enfant, il voulait juste une famille, mais il avait compris très jeune qu'il n'aurait jamais ça. Il était trop étrange, trop froid et sa magie était assez volatile. Il savait qu'il était un sociopathe et il n'avait pas arrangé les choses en enfermant le peu d'émotion qu'il ressentait pour se protéger des autres orphelins. Il savait aussi qu'il avait secrètement voulu que son père le retrouve et le reconnaisse. Lorsqu'il l'avait retrouvé et avait vu dans son esprit à quel point il était un lâche et qu'il l'avait sciemment abandonné, il n'avait pas hésité à le tuer parce que ce petit espoir qu'il avait enfui profondément avait été totalement détruit. L'orphelinat avait trouvé Tom Riddle senior dans le livre téléphonique, la famille Riddle était riche et de petite noblesse après tout, mais l'homme avait refusé tout net de le reconnaître ou même de le rencontrer. Et les membres de l'orphelinat avaient préférés lui dire qu'ils n'avaient pas trouvé son père plutôt que de lui dire directement que le lâche l'avait rejeté sans même le connaître.

Brom était un bien meilleur père. Il ne les avait peut-être pas reconnus officiellement au village, mais il était resté près d'eux pour veiller sur eux, il avait accepté de leur enseigner ce qu'ils voulaient savoir quand ils le lui demandaient et il avait été honnête quand Eragon avait compris le lien qu'il avait avec eux. Il comprenait que Brom ne les ait pas reconnus pour les protéger de l'Empire, ses raisons étaient valides et le vieil homme avait fait de son mieux pour eux. C'était pour ça qu'Aragorn ne l'avait pas tué de suite.

Cependant, savoir qu'il avait été Voldemort et qu'il avait perdu l'esprit au point de devenir un fou furieux sanguinaire, et manquer de redevenir Voldemort, étaient deux choses différentes. Quand il avait senti le lien se briser avec Eragon, il avait été remplis d'un vide immense et douloureux. Il s'était vu en train de perdre pied avec la réalité, avait senti la haine et la souffrance l'emplir et submerger son esprit. Il avait tout canalisé dans sa magie et contre les urgals en lutant contre la folie qu'il savait être là afin de se limiter uniquement aux ennemis et non pas exterminer tous les êtres vivants autour de lui. Il s'était rendu compte du danger qu'il courait si il se perdait, s'il relâchait son contrôle sur ses pouvoirs et sur son esprit.

Il avait créé une espèce de barrière mentale avec la morale qu'Eragon et oncle Garrow lui avaient inculquée. Il pensait qu'il se limitait juste pour calmer son frère et ne pas l'avoir sur le dos parce qu'il enfreignait le Code, mais après la bataille, il s'était rendu compte que c'était cette barrière, ce Code de conduite, qui maintenait Voldemort à l'écart. Il ne voulait pas redevenir Voldemort, il ne voulait pas sombrer de nouveau dans la folie. Et aussi, il ne voulait pas perdre son frère ou Saphira. Même Brom et Murtagh étaient devenus importants !

Pour la première fois, il n'était pas seul. Il n'était pas un orphelin perdu qui voulait une famille tout en sachant qu'il n'en aurait pas. Il n'était pas un Dark Lord mégalomaniaque à la tête d'un groupe de stupides fanatiques qui essayait de gagner le pouvoir sur son pays, tout en restant seul au sommet, Nagini étant sa seule compagnie.

Il était Aragorn, fils de Brom, frère d'Eragon et dragonnier de Saphira. Il n'était plus seul et ne le sera plus jamais tant qu'Eragon acceptera de rester à ses côtés, d'être son frère et de le soutenir quoi qu'il arrive. S'il devait s'imposer un certain code et contrôler ses pulsions pour ça, alors ainsi soit-il. Il voulait sérieusement vivre et respecter la promesse qu'il avait faite sans trop y croire à Potter seize ans auparavant. Il était toujours un sociopathe et il n'hésitera jamais pour tuer ceux qui osent s'en prendre à ceux qui lui appartiennent, il était toujours incapable d'empathie et ne comprenait généralement pas les interactions humaines et sentimentales mais ce n'était pas grave, il avait Eragon pour traduire pour lui et son frère n'avait aucun problème avec sa politique qu'un bon ennemis est un ennemis mort.

Il secoua la tête pour sortir de ses pensées et jeta un dernier regard à la plaine avant de retourner dans la cité. Il voulait consulter quelques livres avant leur départ pour les elfes, mais il comptait d'abord traquer Eragon à la forge pour manger.

Il ignora royalement les regards sur lui alors qu'il traversait la cité. Il ne voyait pas quel était le problème avec sa tenu, sérieusement, il avait plus que suffisamment de confiance en soi pour agir comme il voulait, de la manière qu'il voulait, les autres avaient juste à l'accepter ou aller se faire mettre. Au moins, il n'y avait pas de matrone de l'orphelinat pour lui reprocher de porter des vêtements considérés féminins plutôt que ceux socialement acceptables pour un garçon. Il n'avait jamais vraiment compris ce concept, mais un exorcisme et plusieurs punitions pour avoir des pensées anormales avaient rapidement chassé de chez lui sa tendance à se travestir.

Maintenant qu'il était libre de faire ce qu'il voulait, ça ne lui posait absolument pas de problème. Il avait été plus amusé qu'autre chose quand Eragon lui avait donné cette punition à Carvahall, il avait juste eu un problème avec la couleur de la robe. Mais ça en valait totalement le coup, ne serais-ce que pour les réactions indignées des villageois devant ça. Et il pouvait avouer que ça lui avait redonné suffisamment confiance en lui-même pour se remettre à porter ce qu'il voulait et l'avait guéri des résidus du conditionnement qu'on avait tenté de lui imposer à l'orphelinat.

Il arriva à la forge rapidement et vit Eragon en train de travailler sur une armure endommagée. Il avait retroussé ses manches et avait enfilé un tablier de cuir solide pour travailler et semblait se déplacer avec aise dans sa robe. Aragorn avait eu du mal à convaincre son frère d'en porter une lui aussi, mais Eragon avait fini par accepter, même s'il avait été plus embarrassé que lui. Il savait que son frère avait toujours quelques problèmes de self-estime et n'aimait pas attirer l'attention ou sortir du conformisme sociale, mais il pensait que l'expérience lui apporterait un boust de confiance nécessaire pour lui. Après tout, s'il arrivait à porter une robe et à agir comme si c'était un jour comme un autre, alors ça voulait dire qu'il était assez confortable dans sa peau pour ne laisser personne dicter ses actions et pour agir librement sans se soucier des conséquences. Son frère se débrouillait plutôt bien maintenant qu'il avait dépassé sa timidité initiale et les stupides codes sociaux qu'on lui avait inculqué.

_ Eragon !

Le garçon releva la tête de son travail et lui sourit joyeusement.

_ Ara, comment ça s'est passé ?

_ Je viens juste de terminer. Les résidus de magie sont partis mais la terre risque d'être infertile pendant un moment. Ce n'est pas vraiment un problème et il n'y a rien à faire pour arranger ça alors on a décidé de laisser ça là. Et toi ? Beaucoup de travail ?

Eragon désigna l'armure sur laquelle il travaillait et à d'autres équipements endommagés entassés à côté de la forge.

_ Tous les apprentis sont chargés de réparer ce qui peut l'être et de récupérer le métal qui peut être réutiliser pour faire autre chose.

_ Je vois. Tu viens manger ?

_ Les repas sont dans mon sac, j'ai presque terminé ici donc commence sans moi, j'arrive.

Il hocha la tête et alla s'asseoir à leur place habituelle où Eragon avait laissé son sac. Il sortit les deux boîtes à repas, les verres et la gourde d'eau et les posa autour de lui tranquillement. Puis, il ouvrit sa boîte et commença à manger. Eragon le rejoignit rapidement et ils discutèrent de tout et de rien. Jack vint même s'asseoir avec eux et leur rapporta encore une fois les derniers ragots qu'il avait entendu. Ses commentaires étaient toujours divertissants et Aragorn était amusé de voir que les Vardens étaient autant des commères que les élèves de Poudlard. Eragon n'était vraiment pas le seul à se souvenir du RIP, il s'en était lui-même servi pour obtenir du matériel pour chantage ou pour décrédibiliser quelqu'un.

Après le repas, il se rendit à la bibliothèque pour consulter tout ce qu'il pouvait sur Tarnag et la religion naine.

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-sSs-

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Les deux jours avant leur départ passèrent rapidement et ils se retrouvèrent avec leurs chevaux, une heure avant l'aube du troisième jour, devant la porte Nord de Farthen Dûr. Il avait été décidé que, dans un soucis d'équité, Orik irait avec eux pour observer la formation d'Aragorn. Ça ne les dérangeait pas vraiment parce que le nain était sympathique. Murtagh avait choisi de rester avec les Vardens et Nasuada. Ils avaient tous les deux réussi à convaincre Ajihad que la jeune fille serait une bonne addition parmi ses conseillés en tant que stratège, surtout quand il s'agissait de trouver des idées pour remplir les caisses des Vardens. Ajihad n'avait pas été très enthousiaste au sujet de la vente de dentelle, mais un test dans la population Vardens et naine avait montré que les femmes n'hésitaient pas à dépenser de l'argent pour de la dentelle faite par magie de bien meilleurs qualité que celle faite à la main et qui était vendue à un prix beaucoup plus abordable. Murtagh lui, restait principalement comme conseillé stratégique et comme garde du corps de Nasuada. Aragorn était sûr qu'il allait finir par faire de la garde très rapprochée du corps de la jeune femme. Ces deux là étaient aussi évidents que Roran et Katrina, c'était à la fois amusant et exaspérant à voir.

Alors que les jumeaux attendaient les autres avec Brom, qui avait décidé que c'était préférable qu'il les suive, ne serais-ce que pour s'assurer qu'il se tiendront à carreau, ils virent Angela les approcher. La sorcière portait une tenue de coton gris et avait un panier au bras. Elle leur sourit en les saluant.

_ Argetlam, Fricai Andlát, Brom ! Je vois que vous êtes prêts au départ.

_ Bonjour Angie, fit Aragorn avec un sourire en coin.

Il appréciait la sorcière pour son intelligence et sa vision du monde. Elle était intéressante et de bonne compagnie, ça ne le dérangeait pas tant que ça de la considérer comme quelque chose de proche d'une amie. Eragon et Brom la saluèrent aussi, Eragon grommelant encore une fois à son surnoms. Ce n'était pas parce qu'il avait les faveurs de Mort qu'il méritait ce titre !

_ Je suis venue vous dire au revoir et vous donner des cadeaux. Je comptes suivre les Vardens au Surda.

_ Je suppose donc que notre voyage sera tranquille, commenta Aragorn. Après tout, tu préfères être là où il se passe des choses intéressantes.

_ Oh, je suis certaine que vous rendrez le voyage très intéressant, ton frère et toi. Vous avez un don pour semer le chaos, que ce soit volontaire ou non.

_ Je blâme Eragon, Chaos semble l'adorer.

_ Il nous adore tous les deux, très cher frère. Et arrête de me blâmer pour tout ce qui tourne mal, tu es responsable les trois quarts du temps.

_ C'est faux ! Il n'y a jamais aucune preuves de ma prétendu culpabilité.

_ Et tant qu'il n'y a pas de preuve, il n'y a pas de crime, fit joyeusement Angela.

Eragon leva les yeux au ciel et Aragorn eut un sourire en coin à ça. Il se tourna ensuite vers l'herboriste et désigna le panier.

_ Je suppose que nos cadeaux sont là-dedans.

_ Tu supposes bien, Argetlam.

Elle retira le dessus du panier et sortit deux boîtes en bois simple qu'elle leur tendit. Ils la remercièrent poliment et ouvrirent leurs cadeaux. La boîte d'Aragorn contenait des fioles de diverses potions et quelques bocaux d'ingrédients intéressants. Il eut un sourire ravi en voyant ça et remercia encore une fois Angela en rangeant la boîte dans son sac. Eragon, lui, était légèrement renfrogné. Aragorn jeta un regard au contenu de sa boîte et éclata de rire. Elle contenait principalement des Fricai Andlát et deux plumes de corbeaux montées sur une attache qu'il pouvait accrocher dans ses cheveux ou à son oreille. L'attache était en argent, les anneaux enserrant les plumes avaient une forme de serpent et étaient reliés par une chaînette menant à l'attache elle-même qui avait une forme de crâne.

Eragon lui jeta un regard ennuyé avant de remercier Angela et de lui promettre d'essayer de l'empoisonner avec les champignons. La seule réponse de l'herboriste fut d'éclater de rire et de lui donner une bourse contenant des dés en lui disant que c'était son vrai cadeau. Aragorn était vraiment amusé par la plaisanterie et prit le bijou avant de l'attacher rapidement à la tresse qu'Eragon se faisait toujours à l'arrière de l'oreille droite. La mâchoire du crâne se referma sans problème sur le cordon fermant la tresse et les deux plumes se reposèrent sur l'épaule de son frère. Au lieu de ressembler à un padawan, il avait maintenant l'air d'un païen ou d'un wiccan. Ça lui allait plutôt bien, surtout considérant sa forme animal.

Angela leur sourit avant de se détourner pour partir avec un clin d'œil malicieux.

_ Je suppose que je ne vous reverrai pas avant un moment. Alors adieu ! Bonne chance ! Ne mangez pas de choux pourris, ne mettez pas les doigts dans le nez, évitez les blaireaux et prenez la vie du bon côté !

Ils la regardèrent partirent, amusés plus qu'autre chose par ses paroles. Brom secoua la tête avec amusement en commentant :

_ Elle est toujours aussi intéressante.

_ Oui, répondit Eragon. Si seulement Solembum et elle arrêtaient de m'appeler Fricai Andlát...

_ Oh arrête de te plaindre, fit Aragorn avec un sourire. Le nom te va bien.

Eragon n'eut pas le temps de répondre car Orik arriva avec un gros sac sur le dos. Aragorn leva un sourcil en voyant qu'il n'avait pas de monture et lui demanda :

_ Pourquoi n'as-tu pas de cheval ?

_ Je suis sûr que Brom vous a donné notre trajet, grommela le nain. On s'arrêtera à Tarnag, un peu plus au Nord, d'où on prendra des radeaux jusqu'à Hedarth. On n'aura pas besoin de monture sur le fleuve.

_ Quelqu'un ramènera nos chevaux chez les Vardens quand on sera arrivé, expliqua Brom avant qu'ils ne posent d'autres questions.

Ils hochèrent la tête et attendirent patiemment l'arriver d'Arya. Le symbole sur le casque de Orik rappela brièvement à Aragorn sont entrevue de la veille avec Hrothgar et il eut un sourire en coin. Le roi nain avait essayé de le convaincre d'être adopté dans son clan, le Dûrgrimst Ingeitum, en faisant passer ça pour une marque de son amitié. Aragorn avait refusé poliment, d'une part parce qu'il tenait à sa liberté et son indépendance, d'autre part parce qu'il n'avait pas envie de remplir la paperasse que l'adoption demanderait. Il avait cependant offert une alliance et la possibilité, si le conseil des nains l'autorisait, d'ajouter les nains au pacte des dragonniers dès que la guerre sera terminée et qu'il aura trouvé comment faire. Il en avait discuté avec Eragon auparavant et ils s'étaient tous les deux mis d'accord pour ajouter les peuples qui le souhaitaient au pacte, donc ce n'était pas vraiment une concession. Hrothgar avait quand même semblé particulièrement satisfait par ça et lui avait dit qu'il s'attendait à son refus et appréciait son offre. Le reste était entre les mains du conseil. Aragorn avait aussi refusé de prendre l'armure qu'il avait porté lors de la bataille, il savait qu'Eragon allait lui en faire une bien meilleur dès qu'il saura comment.

Orik avait sorti sa hache pour s'occuper les mains et Aragorn décida de faire des pierre-papier-ciseaux avec Eragon. Brom regardait patiemment en comptant les points.

_ Barzûl Knurlar!Qu'est-ce qu'elle fabrique ? Arya avait dit qu'elle serait à l'heure. Ah ! Les elfes ont une conception du temps bien particulière.

Aragorn eut un reniflement amusé et répliqua avant Brom :

_ Considérant qu'un elfe n'est adulte qu'à cent ans...

_ Arya ne devrait pas tarder, fit Brom. Elle devait juste passer voir Ajihad avant le départ.

_ J'espère bien, grommela le nain.

Aragorn observa le nain, se demandant ce qu'il avait ce matin. Eragon fut celui qui demanda :

_ Tu t'es levé du mauvais pieds ? Tu as l'air plus grognon que d'habitude.

_ Eta ! C'est juste que des tâches urgentes nous attendent à Tronjheim et dans nos autres cités et me voilà obligé d'arpenter l'Alagaësia en faisant la causette pour ensuite devoir rester assis à me tourner les pouces pendant que ton frère se fait former chez les elfes.

_ Tu ne seras pas obligé de te tourner les pouces, commenta Eragon. Je sais que tu es un bon forgeron donc tu pourras toujours m'aider si Rhunön refuse de m'enseigner.

Aragorn eut un sourire en coin à ça. Eragon était vraiment trop gentil, proposant son aide et essayant de rendre tous ses amis heureux. Orik réfléchit à la proposition et hocha la tête d'un mouvement sec.

_ Oef, c'est vrai, Fricai Andlát.

Aragorn éclata de rire devant l'air désespéré et ennuyé de son frère alors que Orik et Brom échangeaient un sourire amusé.

_ Pas toi aussi, grogna son frère.

Le nain lui fit un sourire d'excuse et demanda curieusement :

_ Pourquoi Angela t'appelle-t-elle comme ça ?

Eragon poussa un long soupir et Aragorn se demanda ce qu'il allait répondre. Sûrement pas la vérité, qu'il avait le potentiel d'être un nécromancien ? Eragon n'était pas du genre à partager ce type d'information.

_ Je ne sais pas.

Mensonge, simple, clair et précis. Aragorn ouvrit le lien avec Saphira et Eragon et commenta :

« Tu es vachement discret quand tu ne veux pas répondre à une question. »

« C'est vrai ! Je ne sais pas pourquoi Solembum a commencé à m'appeler comme ça. »

« Petit homme, tu sais qu'il t'as donné ce nom parce que tu as un lien avec la mort. »

« Avoue-le Era, t'es un nécromancien potentiel et tu as la faveur de la mort. C'est ce qu'a dit Chaos en tout cas. »

« Il a juste dis que j'appartenais à Mort. Et ce n'est pas la question, je ne vais pas aller crier sur tous les toits que j'ai un lien avec la mort. »

« Vrai, ce serais stupide. » concéda Aragorn. « Mais en parlant de ta rencontre avec Chaos, t'as tenté les portails dont il a parlé ? »

« Pas encore, je le ferais quand on sera chez les elfes. »

Aragorn hocha la tête, juste quand Arya arriva. Elle portait l'une des tenues que lui avait fabriqué Eragon, son épée à la ceinture et un sac sur le dos. Elle les salua d'un hochement de tête et dit :

_ Allons-y, Aiedail, l'étoile du matin, s'est levée et nous avons une longue route à faire.

_ On n'attendait plus que toi, fit remarquer Aragorn avec un sourire narquois tout en se mettant en route.

_ Aragorn, ne commence pas, grommela Brom. On va devoir voyager ensemble un moment donc ne provoque pas Arya sciemment.

_ Donc je peux la provoquer sans faire exprès ?

_ Si tu penses à le faire sans faire exprès, je crois que ça veut dire que tu le fais sciemment, commenta pensivement Eragon.

Aragorn y réfléchit et haussa les épaules.

_ Je peux faire quelque chose qui ne lui plaira pas sans que je saches que ça ne lui plaira pas.

_ Pas faux.

Il échangea un sourire amusé avec son frère alors que Brom poussait un long soupir et que Arya les ignorait royalement, marchant en tête du groupe. Le voyage allait être amusant.

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Pilou.