Bonjour bonjour à tous !

Le nouveau chapitre est là, enfin, et contrairement à certains pronostics, non, je n'ai pas envoyé Lamy à Flevance... Ç'aurait été trop évident *rire sadique*

Ah oui et concernant le prochain chapitre, il sortira exceptionnellement le samedi 3 juin parce que le vendredi je ne pourrais pas, désolée... Et sinon concernant les chapitres suivants celui de juin, j'essayerai de rapprocher les publications ou du moins finir cette fanfic pour que vous attendiez moins longtemps entre chaque...

Je compte m'arrêter après l'île de Zou, ou à peine après, déjà parce que je n'ai pas lu la suite des scans, ensuite parce que je trouverai cela moins intéressant. Enfin, si vous souhaitez vraiment que je fasse une suite, je verrais bien ! - mais va falloir avoir de bons arguments. Parce que autant je n'ai pas d'idées pour continuer vu que je n'ai pas lu les scans, autant j'ai des tas d'idées pour d'autres fanfics qui trottent dans ma tête. Dont une autre avec Lamy -

Enfin, bref, après avoir déclaré que rien ne m'appartenait, j'arrête mon blabla d'auteur et je réponds à vos reviews.

Réponse aux reviews :

Mel72000 : Oh dommage, je crois que je vais simplement demander à mon frère de mettre les bonbons et pâtisseries sous clé :)

Kaze D Cam : VIVE LE CHOCOLAT ! C'est la vie avec tout ce qui est sucré :) Sinon nan, pas de Lamy à Flevance, Law l'a guérit du saturnisme c'est pas pour qu'elle fasse une rechute ! Et je suis pas un poireau, c'est mauvais les poireaux* boude* Il me semble que Sentomaru est un gars... Mais j'avoue que j'en sais fichtrement rien ! Dans le doute on va le déclarer hermaphrodite... Ah, et joyeux anniv' en avance !

Laerien Faelivrin : Comment ça tu l'as bouffée ? Mamma mia ! Ma pauvre fic ne l'a pas mérité, elle va finir par se plaindre au Comité de Protection des Fanfictions ! Mais bon, le manque est une circonstance atténuante, je peux la convaincre de ne rien en faire :)

D : Je ne tue pas mes lecteurs, je peux comprendre qu'on ait pas le temps de lire ! Et on ne tue pas l'auteur non plus, surtout si on veut avoir la suite. Bah oui, je suis sadique... Sauf que moi je connais la suite, alors seuls les lecteurs restent sur leur faim ;) Un pétrin ? Quel pétrin ? je ne vois absolument pas de quoi tu parles... *sifflote innocemment*

Trafalgar-Traffy : Nooon pas de meurtre sur l'auteur, combien de fois devrais-je le répéter ? (Conscience : aussi longtemps que tu seras sadique... autant dire indéfiniment.) En tout cas j'espère que tu aimeras autant la suite :)

Lena D. Emma : Merci ! En espérant que ce nouveau chapitre te plaise autant !

Bonne lecture !


L'île hivernale

Le roi Itsaga n'avait pas l'intention d'envoyer ses hommes en patrouille aujourd'hui, surtout que leur météorologue avait annoncé de fortes chutes de neige ce jour-là. Cependant un phénomène imprévu l'avait obligé à revenir sur sa décision. Un objet volant avait traversé le ciel avant de s'écraser sur l'île, et la volonté de protéger son peuple le forçait à aller voir s'il pouvait s'agir d'une menace ou pas. Il réunit ses deux commandants, un pour chaque race de l'île.

Le plus petit des deux, ou plutôt la plus petite, puisque qu'il s'agissait d'une femme, était la commandante du peuple des chats garous de l'île. Son peuple avait la particularité de se changer en chat à volonté, et en avait certaines particularités à leur naissance. Ainsi Chenoa, puisque c'était son nom, était une chat-garou d'âge mûr à l'air sévère, à la peau brune et aux cheveux noirs teintés de gris d'où sortaient deux oreilles pointues noires, et ses yeux jaunes avaient une pupille verticale. Une incisive dépassait de sa bouche aux lèvres pincées, tandis que sa queue fouettait l'air près du cimeterre attaché dans son dos.

Son collègue quant à lui représentait les humains de l'île. Il s'appelait Hankan, et était bien plus grand et musclé que la chat-garou. Il s'appuyait nonchalamment sur sa claymore, en attendant que leur roi explique la raison de leur convocation, un sourire sur ses lèvres en voyant l'air pincé de sa collègue, un sourire qui montait jusqu'à ses yeux gris en amandes. Il allait taquiner Chenoa quand leur roi, le pressentant, ordonna :

- Chenoa, Hankan, prenez deux de vos meilleurs éléments chacun avec vous et allez voir ce qui est tombé sur l'île ce matin. Ne prenez aucun risque même si c'est un danger, surtout si c'est un danger, vous rentrez immédiatement. Est-ce clair ?

Chenoa hocha simplement la tête alors que Hankan soupirait. Lui qui voulait profiter de ses enfants aujourd'hui, c'était raté, sa femme allait encore lui en vouloir... La chat-garou fut la première à sortir de la salle du trône, vite suivit par son collègue.

- Hankan, on se retrouve aux écuries dans dix minutes avec nos hommes, et aucun retard ne sera accepté, est-ce bien clair ? gronda l'acariâtre commandante.

- Comme si c'était dans mes habitudes d'être en retard enfin Chenoa, as-tu si peu confiance en moi ?

- Je préférerai me retrouver face à un ours-élastique plutôt que de te faire confiance sale fainéant, je me demande encore comment tu as eu ce poste.

Le commandant humain grimaça à la comparaison, il savait que sa collègue ne le portait pas dans son cœur mais au point de le comparer à un ours-élastique, ça faisait mal à son ego ! Ces sales bêtes étaient le pire cauchemar dans l'île, et dire qu'il fallait en tuer un pour être considéré comme un adulte... Enfin pas forcément, mais en général quand vous passez un mois en-dehors du fort, vous tombez forcément sur une de ces bestioles. Et il n'y avait que trois solutions : la fuite, la mort, ou tuer.

Hankan secoua la tête pour se concentrer, passant sa main dans ses courts cheveux bleus, avant de partir à la recherche de ses deux meilleurs hommes. Une fois mis la main dessus, il se rendit aux écuries et arriva avant la fin des dix minutes. Sa collègue était déjà là avec ses deux co-équipiers, et ils avaient déjà harnachés leurs chevaux et s'étaient équipés. Des vêtements chauds et épais pour se protéger du froid, des sacoches avec de la viande séchée et de l'eau ainsi qu'un peu de fourrage pour les chevaux. Ils avaient récupéré les lunettes aux verres épais et teintés qui protégeaient leurs yeux, ainsi que leurs armes. Ils n'attendaient plus qu'eux, visiblement... Chenoa allait faire une remarque quand l'un des siens lui coupa la parole :

- Commandante, on sait que vous adorez vous acharnez sur ce pauvre Hankan qui ne l'a absolument pas mérité mais nous aimerions bien ne pas perdre de temps, merci !

Les yeux de Chenoa se rétrécirent de colère, néanmoins la remarque fit mouche et elle se tut pendant que les autres finissaient de se préparer pour la sortie. Les portes des écuries s'ouvrirent une fois qu'ils furent prêt et les six cavaliers s'élancèrent au-dehors, et passèrent ensuite la porte du fort qui se referma derrière eux dans un bruit sourd.

La tempête de neige annoncée ne s'était pas encore levée, pour leur plus grand bonheur, ils lancèrent au galop leurs chevaux pour arriver le plus vite possible au point d'impact, pour rentrer rapidement au chaud. L'impact des sabots sur la neige faisait s'élever des tourbillons blancs autour d'eux tandis que la vapeur des respirations formait des nuages blancs en face de chaque visage. Puis un peu avant la zone estimée de l'impact les deux commandants firent ralentir leurs hommes, et les chevaux se mirent au pas, le bruit de leurs sabots étouffés. Hankan mit un doigt au niveau de ses lèvres pour signifier le silence, et tous hochèrent la tête, puis les cavaliers se mirent en ligne pour ratisser le secteur, les commandants aux extrémités. Seul le silence planait au-dessus du groupe, jusqu'à ce qu'un hurlement que tous reconnurent le brise.

- Ours-élastique, grogna Chenoa. Que fait-on ?

- On continue, on a pas encore trouvé ce que nous sommes venus chercher, on ne va tout de même pas rentrer bredouille, puis il semble assez loin, soupira Hankan. Mais au moindre signe qu'il se rapproche on s'en va.

Les cavaliers continuèrent donc, tout en tendant l'oreille. Le moindre grognement d'ours et ils feraient demi-tour.

Ce fut l'un des chat-garous qui vit le corps en premier, étendu dans la neige. Il le signala à sa commandante qui descendit de son cheval et lui tendit les rênes. Elle s'approcha du corps, reniflant l'air. Une odeur d'humaine, mais aussi de chat, pourtant il n'y avait pas l'odeur des chat-garous. Étrange. Elle plissa les yeux et retint de justesse un grognement. La jeune femme ne semblait presque ne rien avoir sur le dos, et par cette température négative la commandante savait que cela était souvent mortel, même si elle entendait d'ici les battements de cœur, certes ralentis. Elle se demanda comment la jeune femme était arrivée ici, elle n'était pas de l'île, de ça elle était certaine. Elle s'avança un peu plus et s'arrêta devant la jeune femme, s'accroupissant pour la détailler. Elle remarqua rapidement le T-shirt très léger troué sur le devant, dévoilant un ventre égratigné, le nodachi sous la jeune femme et le wakisachi à la ceinture. Elle souleva les cheveux bruns bouclés et laissa échapper un léger soupir de soulagement en voyant de la vapeur blanche sortir de la bouche bleuie de l'évanouie. Elle héla le groupe, resté en retrait.

- Apportez des couvertures, et aidez-moi à l'installer sur l'une de nos montures !

Hankan ordonna à deux de ses subordonnés de descendre et de prendre les couvertures pendant que les deux autres couvriraient leurs arrières. Il s'approcha de l'étrangère et de Chenoa, et présenta le flanc de son cheval à sa collègue, qui avec les couvertures enroulait l'inconnue dedans.

- Je vais la prendre avec moi.

La commandante acquiesça, et avec l'aide des deux autres passa la brune à Hankan, qui la serra contre son torse tout en maintenant les couvertures. Ses armes lui furent retirées et confiées à la commandante, puis tous se remirent en selle et repartirent vers le fort au galop. Heureusement aucun animal de l'île ne les attaqua sur le retour, et ils arrivèrent assez rapidement à destination. À peine la porte du fort passée que Chenoa glissa à terre et demanda de prévenir la médecin en chef qu'ils avaient trouvé une blessée dans la neige. Hankan descendit rapidement de cheval avec l'étrangère dans ses bras et confia son cheval à un de ses subordonnés qui le ramena à l'écurie, avant de rentrer à l'intérieur du fort et de marcher, presque courir, vers l'infirmerie. Il ouvrit la porte d'un coup de pied, ayant les bras encombrés, et la médecin en chef l'engueula aussitôt :

- Hankan, depuis quand ouvre-t-on une porte à coup de pied ! Je te préviens, tu t'occuperas de la réparer !

- J'ai pas le temps de me disputer avec toi Doli, on a une blessée qui est restée un moment dans la neige avec pas plus qu'un t-shirt déchiré.

- Pose-la sur un des lits, lui ordonna alors la dénommée Doli, soudain plus sérieuse. Prends des vêtements chauds et secs dans l'armoire au fond à droite et mets-les juste à côté. Ensuite va prévenir les cuisines que j'aurais besoin d'un bouillon assez consistant.

- Tu ne sais même pas encore si elle va vivre, contra le commandant avant de voir le regard noir du médecin et de se rendre compte de sa bévue. Si, si bien sûr qu'elle va vivre, tu vas tout faire pour !

Il se dépêcha de déguerpir pendant que la médecin changeait les vêtements de l'étrangère et soignait ses blessures, quoique souvent seulement à peine plus grave qu'une égratignure, et alla faire son rapport au roi.


Lamy se réveilla avec la gorge qui lui brûlait atrocement, ses lèvres sèches craquelaient comme du parchemin, et tout son corps était perclus. Elle tenta de se lever jusqu'à ce qu'une main appuie délicatement sur son ventre.

- Ne vous levez pas toute seule, vous avez été en hypothermie et votre corps s'est affaiblie. Je vais vous aidez à vous redresser.

Une main se glissa sous elle au niveau de son dos et l'aida à se relever. Des coussins furent mis dans son doc avant que le médecin ne la laisse s'appuyer sur la tête de lit. Lamy papillonna des yeux avant de porter son regard sur la jeune femme qui venait de l'aider.

Elle avait la peau mate, et était plutôt petite, mais dégageait une forte assurance et autorité. Elle avait des cheveux couleur caramel attachés en un chignon simple et ses yeux bruns semblaient la scanner jusqu'aux os. Lamy eut un frisson d'appréhension, puis remercia la médecin.

- Ce n'est pas moi que vous devriez remercier, ce sont plutôt ceux qui vous ont ramené. Tenez, buvez ça, cela vous fera du bien.

La femme prit un bol remplit d'un liquide fumant qu'elle lui tendit, et Lamy le prit dans ses mains, instantanément réchauffées. Elle l'amena jusqu'à ses lèvres, et entrouvrit la bouche pour sentir un délicieux bouillon glisser dans sa gorge, l'apaisant et réchauffant son corps. Elle avala à petites gorgées jusqu'à finir le bol, qu'elle repassa au médecin qui le mit plus loin.

- Bon, maintenant il faut vous reposez, décréta la femme.

Elle allait passer une main dans le dos de Lamy pour l'aider à se rallonger quand elle l'arrêta d'un geste.

- Excusez-moi, je sais que c'est malvenu, mais pourriez-vous me dire votre nom et où je suis, s'il vous plaît ?

Le médecin en chef allait refuser quand elle vit la lueur de détermination briller au fond des yeux d'acier. Elle ne pourrait pas coucher sa patiente sans répondre à ses questions. Elle soupira.

- Je suis Doli, le médecin en chef du fort Liwanu, de l'île du même nom.

Lamy réfléchit rapidement, elle ne connaissait pas cette île, elle ne l'avait jamais lu citée dans les livres sur Grand Line qu'elle avait pu trouver. Elle posa donc la question qui lui brûlait les lèvres.

- Sur quelle partie de Grand Line sommes-nous ?

Doli pinça les lèvres, et la brune promit que c'était sa dernière question.

- Dans le Shin Sekai. Dormez maintenant, exigea-t-elle en aidant Lamy à se recoucher.

D'ailleurs cette dernière était trop estomaquée pour l'en empêcher. Elle était dans le Shin Sekai. Comment allait-elle rejoindre ses amis désormais ? Et plus dur encore...

Étaient-ils même encore en vie ?


... Pourquoi je sens que je suis encore sadique ?

Allez, le prochain arrivera le samedi 3 juin, courage ! Et on n'hésite pas à laisser une petite review bien nourrissante à l'auteur pour qu'elle ne meurt pas de faim pendant ce dur mois de mai...

P.S : Est-ce que cela vous intéresserait que je fasse un chapitre du côté des Heart pirates ?