Salut tout le monde et merci pour vos commentaires.

Je vous présente avec plaisir le chapitre 6 des : Exilés.

Je tiens m'excuser du retard et je n'ai aucune excuse sinon celle de m'être planté dans mon planning.

Allez trêve de bavardage, bonne lecture.

Chapitre 6 : Le feu aux poudres

Lyanna et Daenerys buvaient un verre de vin à l'ombre d'un auvent dressé par les dothrakis quelques heures plutôt. Deux jours plutôt, le khalassar avait quitté Vaes Dothrak où le Dosh Khaleen avait prédit à Daenerys que son enfant serait l'étalon qui chevaucherait le monde. Suite à cela, Drogo avait ordonné de dresser un banquet où le khalassar avait festoyé. C'était là que Viserys avait une énième fois réclamé son armée, se levant près à menacer sa propre sœur mais Jon l'avait intercepté empêchant Viserys de tirer l'épée, ce qui l'aurait condamné à mort.

- J'espère qu'ils vont bien, fit Daenerys en regardant l'horizon.

- Ne t'inquiètes pas, ils reviendront, répondit Lyanna. Drogo est un grand guerrier et Jon sait se battre même si il manque d'expérience.

Daenerys se blottit contre sa grande sœur de cœur, apeurée sous les yeux de Fantôme restait auprès d'elles sur ordre de Jon pour les protéger. Une heure plutôt des éclaireurs du khalassar avaient repéré un autre khalassar qui se dirigeait vers eux. Afin de prévenir la menace, Drogo était parti avec une partie de son khalassar combattre le khalassar rival. Jon était parti avec lui, il devait faire ses preuves comme le prince lui-même le disait. Viserys pas téméraire pour un sous avait préféré rester tranquillement dans sa tente tandis que Ser Jorah restaient près des deux femmes avec le sombre loup, prêt à les protéger au cas où un évènement imprévu viendrait à se produire. Et puis il y'avait cette information que Varys lui avait transmise.

- Encore du vin khaleesi ? demanda un serviteur portant une cruche de couleur beige.

Jorah écarquilla les yeux. C'était ça. Et puis ce serviteur, Jorah ne se rappelait pas l'avoir déjà vu, il ne venait pas d'Essos. De cela, Jorah en était certain.

- Oui, répondit Daenerys.

Le serviteur versa le vin dans le verre et alors que la jeune Targaryen allait boire, Jorah surgit devant elle, lui arracha le verre des mains et versa son contenu par terre.

- Qu'est-ce qui vous prends Jorah ! s'exclama Daenerys.

- Ce vin est empoisonné khaleesi.

Le serviteur devint pâle et commença à suer. Lyanna n'eut au regard de l'homme aucun doute. Jorah venait de sauver la sœur de Rhaegar, le vin était empoisonné. D'un bond la Stark se leva et dégaina son épée. L'homme n'eut même pas le temps d'esquisser un pas que Lyanna lui mettait la lame sous la gorge.

- Qui te l'a ordonné ?

- Le roi Robert Baratheon, répondit l'homme effrayé.

- J'en étais sûr, siffla Lyanna. Combien t'a-t 'il payé ?

- Vingt dragons d'or.

- Vingt dragons d'or pour assassiner une princesse, grogna la trentenaire, il aurait dû te payer plus que ça vu ce qui va t'arriver.

L'homme déglutit.

- Que va-t-il m'arriver ?

Lyanna ne répondit pas et d'un geste rapide et précis lui trancha la carotide. L'homme tomba raide mort sous le regard terrifié de Daenerys et surprit de Jorah.

- Ser Jorah, comment saviez-vous que ce vin était empoisonné ? demanda Lyanna.

- Une intuition, fit Jorah mal à l'aise.

- Ne me mentez, menaça la brune.

Jorah soupira. Il aimait beaucoup les Targaryen à l'exception de Viserys. Jaehaerys était un adolescent qu'il aimait et apprécié, Lyanna bien qu'étant une Stark était considéré comme une Targaryen et il avait beaucoup de respect pour elle. Et Daenerys, il en était amoureux, amour non réciproque et impossible il le savait mais veiller sur elle lui suffisait.

- Je vous espionne pour le compte de Lord Varys.

- Le maitre des chuchoteurs de l'Usurpateur, murmura Daenerys.

- Oui, mais ce n'est pas ce que vous croyez.

Lyanna se détendit mais Daenerys le regarda, blessée dans sa confiance, dans son amour qu'elle avait pour ses amis. Et elle avait considéré Jorah comme un ami.

- Comment avez-vous pu ? demanda la princesse presque en larme. J'avais confiance en vous.

- Danny, l'interrompit Lyanna, tout va bien.

- Non, tout ne va pas bien, il nous a trahi.

Jorah baissa les yeux honteux.

- Non, répondit Lyanna.

- Comment ça Lya ?

Varys joue les agents doubles, expliqua Lyanna en caressant doucement les cheveux de sa petite sœur de cœur. Depuis que les Targaryen ont dû partir en exil, Varys complote pour remettre les Targaryen sur le trône de fer mais pour cela il doit servir l'usurpateur pour que personne ne se doute de rien.

- Est-ce vrai ? demanda Daenerys en regardant Jorah pleine d'espoir.

- Oui princesse.

- Alors pourquoi n'avoir rien dit ?

- J'avais peur de votre réaction, que vous pensiez que je vous mentez.

- Danny, tout va bien, fit Lyanna en lui caressant tendrement la joue cette fois.

Daenerys ferma les yeux et se blottit contre Lyanna tandis que cette dernière l'embrassait sur le front, pour elle, la sœur de Rhaegar était depuis un moment déjà devenue comme sa fille qu'elle n'avait jamais eu. Lyanna fit un signe de tête à Jorah pour le rassurer tandis que Fantôme venait quémander des caresses.

Westeros, Port-Réal.

Ned venait de recevoir la lettre écrite par sa femme. Bran était réveillé et lui avait appris la vérité. Joffrey, Myrcella, Tomen n'étaient pas les enfants de Robert mais ceux de Jaime comme Ned le pensait depuis qu'il avait consulté le livre sur la généalogie des grandes Maisons de Westeros. Dans cette lettre, Bran expliquait qu'il avait été poussé de la tour par Jaime car il les avaient vu tous les deux faisant l'amour. Ned avait serré les dents, se retenant de ne pas déchirer la lettre de rage. Lettre qui était la preuve de la duplicité de Cercei Lannister. Enfin Eddard Stark allait pouvoir se débarrasser des Lannister, ces monstres qui avaient assassiné la princesse Elia et ses enfants sans aucun remord. Et ça, Ned ne l'avait jamais digéré.

- Cette fois je vous tiens.

Ned sortit de la pièce, où un homme de Winterfell montait la garde devant ses appartements.

- Allez chercher mes filles et ramenez les à Winterfell.

L'homme obtempéra d'un signe de tête tandis que fermant la porte, il se dirigea vers la salle du Conseil Restreint qu'il avait envoyé quérir.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour entrer dans la salle du conseil où les autres membres étaient déjà réunis. Ces derniers se levèrent en signe de respect avant de se rassoir.

- Nous devons parler, fit Ned.

- Alors vous êtes au courant ? demanda Varys.

- Au courant de quoi ?

- L'escorte de Robert est rentrée de la chasse.

- Et ? fit Ned.

- Sans le roi, reprit Littlefinger.

- Comment !

- Il y'a eu un accident, fit Barristan Selmy. Durant la chasse, un sanglier a blessé le roi. Il est tombé à terre avant de tomber dans la rivière avant d'être emporté dans le courant. J'ai assisté impuissant à la scène.

Ned resta sans voix, la mort du roi tombé bien mal. Il pouvait parier tout ce qu'il possédait que c'était un coup des Lannister et de Cercei en particulier. Maudissant intérieurement la reine, Ned serra les dents de rage. Comment étais-ce possible ? Mourir dans un accident de chasse. Il n'y avait qu'une seule explication. Robert avait été empoisonné ou drogué et peut-être même les deux. Cependant, cela n'allait pas empêcher Eddard Stark de mettre fin à la suprématie des Lannister.

- Alors nous devons prendre des mesures, reprit Ned.

- Quelles mesures ? demanda Ser Barristan.

- Élire un nouveau roi.

- Mais il n'y a pas besoin d'élection, intervint mestre Pycelle. Le prince Joffrey va succéder à son père.

- Non ! tonna la voix de Ned.

- Mais il s'agit des enfants de la reine, reprit Pycelle.

- Précisément, le coupa Ned. Les enfants de la reine et non ceux du roi.

- Quoi ! s'écrièrent les membres du Conseil.

Tous avaient un air surpris mais Ned soupçonnait que certains d'entre eux pouvait potentiellement cacher leurs jeux. Ned savait qu'il ne devait se fier à personne et se méfier de tout le monde mais il en avait déjà trop dit, il était trop tard pour faire machine arrière.

- J'ai des preuves formelles qui confirmeront que Joffrey, Myrcella et Tommen sont en réalité les enfants incestueux de la reine Cercei Lannister et de son frère jumeau Jaime Lannister.

La réponse de Ned provoqua un taulé sans précédent, chacun des membres du Conseil se demandant si les allégations de Ned étaient vraies.

- Avez-vous des preuves, de vrai preuve ? demanda Petyr Baelish, le grand argentier.

- Plus qu'il n'en faut.

Sansa et Arya se trouvaient dans une carriole faisant partie d'un cortège emmenant des malfaiteurs au Mur. Quelques heures plutôt, lord Stark avait parlé à un membre de la Garde de Nuit qui emmené les malfaiteurs au Mur, lui demandant de ramener incognito Sansa et Arya à Winterfell. C'est ainsi que les deux filles Stark accompagné par Silvio Forell quittaient la capitale de Westéros. Sansa passa toute sa journée à se plaindre tandis qu'Arya s'inquiétait pour son père resté à Port-Réal pour faire tomber les Lannister de leur piédestal.

- On est vraiment obligé de partir ? soupira Sansa.

- Qu'est-ce que père t'a dit, répliqua Arya déjà ennuyé par sa sœur ainée.

Sansa poussa un nouveau soupir.

- Et dire que j'aurais dû épouser le prince Joffrey.

Arya roula des yeux. Sa grande sœur l'insupportait, n'avait-elle donc pas comprit que Joffrey n'était pas le prince héritier, juste le prince des imposteurs, qu'il le sache ou non ?

Ned était assis sur une chaise derrière son bureau dans les appartements de la Main du Roi, rédigeant une lettre. Il avait annoncé la fin de la tenue du Conseil une dizaine de minutes plus tôt.

A l'attention de Stannis Baratheon,

Comme vous le soupçonniez, les princes Joffrey et Tommen ainsi que la princesse Myrcella ne sont pas les enfants de votre frère Robert mais ceux de Jaime Lannister. Le livre sur la généalogie des Grandes Maisons de Westeros est formel, aucun enfant descendant d'un Lannister et d'un Baratheon n'avait le physique d'un Lannister mais ressemblait en tout point à ceux des Baratheon. De plus, une lettre envoyée par ma femme Catelyn confirme nos soupçons, mon fils Bran a été poussé par Jaime Lannister du haut de la tour car Bran avait vu une relation incestueuse entre Jaime et Cercei. Vous êtes de fait le roi légitime des Sept Couronnes.

Eddard Stark, Main du roi, Seigneur de Winterfell et suzerain du Nord.

Ned plia la lettre, mit le cachet de la Main du roi et se leva. Il allait envoyer ce message à Stannis. Quoique cela puisse lui coûter, les Lannister ne monteraient jamais sur le trône de fer, jamais. Plutôt mourir que de trahir son ami feu le Robert Ier Baratheon.

Essos, Mer Dothrak.

Les unités de cavaleries foncèrent l'une sur l'autre, en ligne droite. Le premier khalassar était celui de Khal Oro, un khalassar de cinq mille cavaliers. Khal Oro était le fils de Kahl Mango, à l'origine un simple dothraki qui par son charisme était parvenu à rassembler quelques centaines d'hommes pour former un petit khalassar, khalassar qui à la mort de khal Mango se composait de cinq milles cavaliers dothrak et d'une centaine de femme et d'enfant. Khal Oro, son fils unique fils avait hérité du khalassar attaquant les villes lhazaréennes ainsi que d'autres khalassars de petites tailles pour augmenter le sien. Mais aujourd'hui, Khal Oro affrontait l'un des deux plus grands khalassars actuels. En effet, en face de lui se dressait le khalassar de Khal Drogo qui avait mobilisé seulement six milles cavaliers sur les quarante milles possibles. Le khalassar de Khal Drogo réputait invincible chargeait en direction de leurs ennemis avec Drogo et Jon à la tête des cavaliers. Drogo avait en effet accordé le titre de Kos (officier) à Jon en signe d'amitié et de respect, les deux hommes appréciant les qualités de l'un et de l'autre.

- En avant ! hurla Khal Drogo en dothraki.

Aussitôt Jon dégaina Grande Griffe et chargea en compagnie de Drogo. Le choc entre les cavaleries fut terrible et nombre de cavalier en première ligne furent fauchés par les lames adverses. Jon esquiva un coup de sabre dothraki en se penchant sur le côté comme sa mère le lui avait appris des années plutôt, se redressa fit faire une demi-volte à sa monture pour revenir par derrière et trancher la tête du dothraki qui l'avait attaqué lorsqu'un ennemi jaillit devant lui. Jon leva son épée et para l'attaque. Son adversaire arrêta son cheval pour se mettre à côté de Jon alors qu'ils commencèrent à échanger des coups d'épées. D'un geste peu orthodoxe, Jon profita que le dothraki levait son épée un peu trop haut pour donner un coup de poing dans les partis intime de son adversaire qui se plia en deux lâchant son arme tandis que Jon lui transperçait le cou d'un geste rapide et précis.

Jon jeta un coup d'œil autour de lui et remarqua que Khal Oro venait de tomber de cheval, le cœur transperçait par la lame de Khal Drogo mettant le khalassar ennemi en déroute. C'est alors que Jon vit un sang coureur d'Oro charger Drogo dans son angle mort. Ni une, ni deux, Jon lança sa monture au galop et chargea à son tour en direction de Drogo et alors que le sang coureur allait poignarder Drogo, Jon surgit et planta Grand Griffe dans sa gorge. Entendant un râle, Drogo se retourna pour constater que Jon venait de le sauver. Drogo inclina la tête en signe de remerciement tandis qu'il donnait l'ordre à ses cavaliers de poursuivre les fuyards.

- Merci, fit Drogo en langue commune en se tournant une nouvelle fois vers Jon.

- Pas de quoi.

- Jaehaerys, je voudrais te demander quelque chose.

- Oui, fit le prince.

- Tu sais ce qui arrivera à ma khaleesi si je devais mourir.

Jon hocha la tête. Oui, il le savait, Daenerys devrait rejoindre le Dosh Khaleen et finir sa vie là-bas.

- Si une telle chose arrive, je veux que tu l'épouses, que tu l'emmènes avec toi et que vous repreniez le trône de fer.

- Pardon ! s'exclama Jon véritablement surpris.

- Je sais que tu l'aimes, poursuivit le Khal.

Jon le regarda hébété. Il était tombé amoureux d'elle le jour même de leur rencontre. Mais alors qu'il allait répondre, Drogo ne lui en laissa pas le temps.

- Elle t'aime aussi, reprit-il. J'ai vu les regards que vous jetiez l'un à l'autre, votre façon de vous comporter. Pourtant par égard et respect pour moi, aucun d'entre vous ne m'a déshonoré. Et je vous en suis grès. Si je suis effectivement son époux et qu'elle a effectivement des sentiments forts à mon égard. Mais, j'ai tout de suite vu, le premier jour où tu es arrivé que Daenerys et toi êtes faits l'un pour l'autre.

- Je suis désolé, répondit Jon.

Drogo secoua la tête.

- Tu n'as pas à l'être, c'est ce que le destin a décidé. Les dragons sont faits pour être ensemble. Nous ne nous connaissons pas depuis longtemps Jaehaerys Targaryen pourtant tu as juré de me protéger et tu m'as sauvé la vie aujourd'hui même, c'est quelque chose que je n'oublierais pas. Nous n'avons pas la même culture mais pourtant je sais que tu es un homme d'honneur.

Jon ne répondit rien, touché par les mots de celui qu'il considérait depuis un certain temps déjà comme un ami. Khal Drogo l'avait tout de suite accepté. Il avait fait de lui et de sa mère un membre de son khalassar alors que rien ne l'y forcé.

- Ne l'oublie jamais, reprit Drogo. Tu es mon frère. Et tu aurais sans doute pu être un de mes sang-coureurs si tu avais été un dothraki.

Drogo fit une nouvelle pose. Jon était un homme qu'il respectait et aimait particulièrement. Sa fidélité envers lui et sa femme. Son dévouement envers les siens. Ses talents guerriers. A bien y réfléchir, Drogo était vraiment content de l'avoir rencontré.

- Je veux que tu promettes quelque chose, fit Drogo. Si je meurs, promets-moi d'épouser ma khaleesi et de la protéger au péril de ta vie.

- J'en fais le serment, répondit le Targaryen.

Drogo lui donna une tape amicale sur l'épaule tandis que ses cavaliers revenaient victorieux vers eux.

Westeros, Port-Réal.

Ned venait tout juste de faire porter sa lettre que des gardes du guet de Port-Réal, pas moins de huit entrèrent de force dans ses appartements. Ned dégaina l'épée donné par le frère de la garde de nuit, Ned lui ayant donné Glace pour qu'elle retourne à Winterfell. Ned s'élança et avec une rapidité surprenante tua le premier garde avant que son fer ne croise celui d'un autre garde et qu'un troisième profitant de la situation ne passe derrière lui pour lui donner un coup d'épée dans l'omoplate droite. Ned lâcha son arme tandis que les gardes restants lui tombèrent dessus pour le neutraliser. Deux gardes le saisirent alors par le bras le trainant jusqu'au cachot.

Westeros, Winterfell

Une semaine plus tard

Robb poussa un cri de rage lorsqu'il eut fini de lire la lettre. Son père avait été arrêté par les Lannister. Il devait faire quelque chose. Il devait lever l'ost du Nord.

- Mestre Luwin, envoyez des corbeaux à chaque Maison du Nord. Les Lannister ont trahi le roi des Sept Couronnes et retiennent mon père prisonnier. Je veux que l'armée du Nord se mobilise. Nous allons faire marche sur Port-Réal et libérer mon père.

Le vieux mestre opina d'un signe de tête.

- Tout de suite, affirma t-il.

Puis il quitta la pièce.

La nouvelle de l'emprisonnement de Ned Stark fit le tour du Nord en un temps record et nombre de banneret décidèrent de quitter leurs fiefs pour rejoindre Winterfell et répondre à la crise qui n'allait pas tarder à secouer tout Westeros. Catelyn Stark née Tully n'avait pas quittée sa chambre depuis qu'elle avait appris la nouvelle de la bouche même de Robb. Si au début de leur mariage il n'avait s'agit que de politique, le mariage avait fini par devenir un mariage d'amour donnant naissance à cinq enfants, trois garçons et deux filles. Et si une chose était sûre, c'était que Catelyn n'allait pas rester ici sans rien faire. Sitôt la nouvelle annoncée, la dame de Winterfell avait demandé une plume, de l'encre et du papier pour rédiger une lettre destinée aux Tully de Vivesaigues. Si le Nord partait au combat le Conflanc suivrait.

Westéros, Port-Réal

C'est avec un sourire cruel que Joffrey ordonna que l'on décapite Eddart Stark. Ce dernier avait la tête posé sur le bliaud attendant son exécution, surveillé de près par cinq membres du Guet. L'exécution allait avoir lieu ici, en place publique, sous le regard de tous les habitants qui huaient le Stark.

- Avez-vous un dernier souhait ? demanda Petyr Baelish à Ned.

- Je voudrais pouvoir prendre le noir.

Cercei opina d'un signe de tête. Bien qu'elle haissait Ned Stark, son exécution provoquerait immédiatement la rébellion du Nord et du Conflanc et donc une guerre civile. En revanche, exiler Ned Stark à la Garde de Nuit avait le double avantage d'éviter la guerre et de faire taire les mauvaises langues qui murmuraient que Joffrey, Tomen et Myrcella n'étaient pas les enfants de Robert. Ainsi le secret serait gardé.

- C'est un bon compromis Joffrey, fit sa mère.

- Non ! s'exclama Joffrey, le peuple doit savoir que je ne pardonne pas la trahison.

Et avant que quiconque ne puisse dire mot, Joffrey donna ordre à Ilyn Payne de tuer le Stark. Ce dernier abattit sa hache sur le coup de Ned.

….

Et voilà fin du chapitre 6, j'espère qu'il vous a plu. Bonne journée à tous. On se retrouve pour les vacances de décembre pour le chapitre 7.

A bientôt.