Bonjour à tous, aujourd'hui un petit focus sur Jon et les sauvageons. Je vous annonce également qu'à partir de maintenant et pour un certain temps, je me consacrerais uniquement aux fiction de l'univers de Got ainsi qu'à une nouvelle fiction Star Wars intitulé : La Sentinelle que je compte publier sur ce site mais pas avant d'avoir écrit au moins la moitié de l'histoire afin de ne pas la laisser en suspens en cas de manque de temps ou de syndrome de la page blanche.

J'en profite aussi pour vous dire que je vais dorénavant et dans la mesure du possible faire des chapitres assez courts, pour ne pas dire (très) courts afin d'essayer d'augmenter le rythme de parution.

Sur ce, je vous laisse découvrir le nouveau chapitre.

….

Chapitre 12 : Le poing des Premiers Hommes

Jon ainsi que le reste du groupe arrivèrent en haut d'une colline enneigés dominant le poing des Premiers Hommes, ce qu'ils y vinrent les immobilisa sur place. Devant eux, à perte de vue s'étendait une gigantesque armée, 40 000 hommes et femmes au bas mot.

- Vous êtes sûr de vouloir y aller ? demanda Pipar subitement très peu sûr de lui.

- Si j'ai envie d'y aller, fit Jon, non pas vraiment, mais j'ai une mission à mener à bien.

- Au risque d'y laisser votre vie ? demanda Alliser.

- Je ne suis pas un corbeau, alors théoriquement, il ne devrait pas me tuer à vue.

- Vous peut-être mais nous… .

- Avancez doucement et les mains en l'air, fit Jon, ça limitera les risques de se faire tirer dessus comme des lapins.

Se disant, Jon suivit ses propres recommandations et commença à descendre la colline les mains en l'air. Déglutissant mais n'oubliant pas leur devoir, les membres de la Garde de Nuit l'imitèrent non sans beaucoup d'appréhension.

Le groupe se fit d'ailleurs rapidement repérer et des archers commencèrent à bander leurs arcs prêts à tirer tandis qu'un groupe de cinq fantassins menés par un grand roux à la barbe hirsute alla à leur rencontre.

- Tiens tiens, mais qui voilà, des corbeaux venus nous espionner, lâcha le roux.

- Premièrement, fit Jon, je ne suis pas un corbeau et deuxièmement si l'on comptait vous espionner, vous pensez que marcher droit devant vous, les mains en l'air est le meilleur moyen de faire.

Le roux grommela dans sa barbe.

- Tu marques un point gamin. Alors que viens-tu faire là ?

- Je viens voir Mance Ryder, j'ai une proposition à lui faire.

Cette fois l'homme ricana.

- Ah oui et quoi ?

- Je ne parlerai qu'à Mance.

- Tu vas devoir être plus explicite que ça sinon c'est ta jolie petite gorge que je vais trancher.

Jon soupira.

- Je viens lui proposer une alliance.

- Une all…, une alliance ! s'écria le sauvageon avant d'éclater de rire. Ah ah, tu te moques de moi, que foutent ces corbeaux ici alors ?

- Nous sommes venus l'escorter, répondit Alliser les dents serrées.

- Ah ah, l'escorter, bah.

Le roux secoua la tête.

- Bon suivez-moi, de toute façon, ça m'étonnerait que vous quittiez cet endroit vivant.

C'est ainsi que Jon et les membres de la garde de Nuit furent escorté jusqu'à la tente de Mance Ryder qui mit au courant par un de ses éclaireurs les attendaient assis sur une chaise.

- Voilà donc les corbeaux et toi qui es-tu ? demanda Mance en se tournant vers Jon.

- Officiellement je ne suis qu'un bâtard du nom de Jon Snow, officieusement, je suis en réalité le prince Jaehaerys Targaryen, fils de Rhaegar Targaryen et héritier légitime du trône de fer.

- Voyez-vous ça, lâcha le chef du peuple libre, même si je n'y crois pas une minute, ça expliquerait pourquoi des corbeaux d'escortent.

Mance resta silencieux quelques secondes avant de reprendre.

- Bien, prince, que me veux-tu ?

- Je suis venu ici vous proposez une alliance. Joignez vos forces aux miennes, aidez-moi à reprendre ce qui m'appartient et je vous offrirai des terres à Westeros pour vous et votre peuple.

- A supposer que j'accepte, fit Mance, qu'est-ce qui me dit que vous tiendrez parole.

- Ma mère se nomme Lyanna Stark et entant que Stark, je n'ai qu'une parole même vous, vous devez bien le savoir.

Mance se gratta le menton semblant réfléchir.

- En effet, ce que tu dis est vrai. Mais qu'est-ce qui me garantit que ce n'est pas un piège et que les corbeaux ne se tiennent pas embusquer, prêts à nous tuer.

Jon prit quelques instants pour réfléchir avant de répondre.

- La première chose, comme je vous l'ai dit, je n'ai qu'une seule parole. Et même dans le cas où il s'agirait d'un piège, la garde de Nuit n'a pas assez de membre pour combattre toute votre armée en dehors des murs de château noir.

- C'est effectivement vrai, reprit le chef des sauvageons, mais tes amis corbeaux pourraient très bien attendre à château noir et nous cueillir du haut des remparts.

Serrant les dents Alliser Thorne prit la parole.

- Mais nous n'en ferons rien, le Lord commandant a juré au prince de se plier à sa décision.

- De plus, au cours de notre voyage, intervint Pipar, nous sommes tombés sur les Autres.

A cette phrase, le chef des sauvageons se tendit imperceptiblement.

- Sont-ils loin ?

- Non, intervint Pipar, ils n'étaient qu'à quelques jours de marche mais il ne s'agissait que d'éclaireurs que nous avons éliminés.

- Mon offre est sérieuse Mance. Votre aide pour récupérer le trône, votre allégeance à ma Maison contre des terres pour votre peuple. Je vous laisserai vivre selon votre culture et vos lois, tout ce que je vous demande en échange c'est votre allégeance militaire, rien d'autre.

- Cela demande réflexion.

- La situation est pressante Mance, on m'attend de l'autre côté, je ne peux me permettre de rester ici trop longtemps. Mon offre est limitée dans le temps et non négociable.

- Alors laissez-moi rassembler les chefs des différents clans. Je vous donnerai mon accord ou non après.

Jon soupira.

- Très bien.

Cela faisait plusieurs heures que les principaux chefs sauvageons c'étaient réunis dans la tente de Mance Ryder, Jon et les membres de garde avaient par moment entendu plusieurs sauvageons grimper dans les octaves, signe que le débat devait être houleux. Mais à part ça, rien ne changé, les hommes et femmes qui c'étaient rassemblés ici discuter entre eux ou mangés, prenant soin de bien éviter de croiser un des membres de la garde, ne leur adressant même pas un regard. Et Jon se tenait devant son escorte balayant du regard toute la zone, recherchant le moindre signe d'une quelqu'onque attaque, prêt à les occire au besoin. Pourtant Jon espérait vraiment ne pas en arriver là. Il espérait vraiment parvenir à obtenir l'allégeance des sauvageons, ou tout du moins du plus grand nombre. Avoir des milliers de sauvageons dans leur rang était un poids non négligeable et grossirait de manière significative les effectifs de leur force armée.

- Les délibérations sont terminées, fit Mance Ryder en sortant de la tente pour se rapprocher de Jon.

- Et ?

- Tu dois savoir que les tribus du peuple libre ne suivront qu'un chef puissant et qui aura fait ses preuves aux combats. Si tu veux que l'on se joigne à toi, tu vas devoir battre le champion que nous t'avons désigné.

Jon soupira. Tout miser sur un seul combat, ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait mais il lui semblait en ce moment même qu'il n'avait pas d'autre alternative.

- Très bien, qui dois-je affronter ?

- Moi !

C'est alors qu'un homme sortit lui aussi de la tente. Il était grand, svelte, droit comme une pique et tout en longs muscles nerveux. Sa tête était chauve et glabre, avec le nez fort et droit, les orbites très creuses et l'œil gris et il lui manquait les deux oreilles. Il était armé d'une épée à deux mains, gainée d'un fourreau de cuir noir suspendu dans son dos, et d'une pique au fer de bronze ouvragé et à la hampe en bois de barral. Il portait un haubert à écailles de bronze. Et l'on pouvait dire que malgré son absence d'oreilles, il est plutôt beau et ne manquait pas d'allure.

- Je suis Styr, le magnar des Thenns. Si tu me bats, nous te suivrons, mais si tu perds, ce sera la mort qui t'attendra toi et tes corbacs.

Jon tira son épée de son fourreau.

- Qu'il en soit ainsi.

Sourire aux lèvres le Thenn tira son épée à deux mains et chargea le Targaryen qui roula sur le côté pour éviter l'attaque. Se retrouvant dans le dos de son adversaire, genou à terre, Jon visa le mollet et l'entailla profitant du fait que cette partie du corps ne soit pas protégé par l'armure. Poussant un cri à la fois de douleur et de rage, Styr se retourna et frappa une nouvelle fois forçant Jon à faire une autre roulade.

- Pas mauvais le jeunot, fit le roux.

- Je dirais même qu'il a ses chances contre Styr, fit Mance, t'en penses quoi Tormund ?

- J'en dit que le gamin va perdre.

Mance ne répondit rien, Styr était plus fort et plus robuste mais quelque chose lui disait que le « jeunot » allait gagner.

Un nouveau coup d'épée du Thenn s'abattit sur le sol tandis que Jon esquivant au dernier moment entailla le bras de son adversaire. De rage, Styr attaqua une nouvelle fois mais Jon tournoya sur lui-même tel un pas de dance et se retrouva derrière son adversaire donnant un puissant coup de pied à l'arrière du genou. Le sauvageon tomba à genou tandis que Jon dans la continuité de son mouvement lui mit l'épée sous la gorge.

Un silence de cathédral se fit tandis que Jon prit la parole.

- Conformément à vos propres paroles, j'ai vaincu votre champion, vous êtes donc à mon service et vous obéirait à mes ordres. J'attends de vous une allégeance et une obéissance absolu. Suivez-moi, combattez pour moi et à mes côtés et je vous donnerai de quoi vous nourrir, de quoi vivre et un toit solide sur votre tête. Mais trahissez-moi … .

Jon siffla alors et aussitôt un rugissement retentit dans le ciel et tous levèrent la tête pour voir un dragon survolé le poing des premiers hommes.

- Et vous subirez ma colère par le feu et le sang. Qui est avec moi !

Et c'est alors sous les yeux stupéfaits de la Garde de Nuit, que tous les sauvageons, hommes, femmes, enfants et vieillards ployèrent tous le genou.

Jon regarda sans broncher les sauvageons en face de lui, sa mère voulait une armée pour la guerre, eh bien maintenant, elle en avait une.