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25 – Bella
Seattle… Mercredi 12 mai 201 13
La voix sexy d'Edward m'envoya des frissons dans le bas de ma colonne vertébrale. Je descendis le drap jusqu'à ma taille et remontai dans le lit m'appuyant contre les oreillers et la tête de lit. Je laissai les lumières éteintes, la chambre n'était plus éclairée que par la lune qui brillait dehors.
Ma respiration s'était accélérée alors mes mots sortirent un peu tremblants et haletés, je dis. "Vraiment sergent ? Et que voudriez-vous faire si vous pouviez me toucher maintenant ?" C'était censé être une blague mais ça sortit plus sensuellement, ce que ne manqua pas de remarquer Edward.
"Oh ma belle…" murmura-t-il avec un gémissement. "Tu n'as pas idée de combien je veux mettre mes mains dans ta magnifique tête de cheveux." Sa voix était aussi douce que de la soie, une chaude caresse à mes oreilles. "Ces boucles supplient mes doigts de s'y glisser. Je sais simplement que c'est doux et les sentir serait tellement… bon."
Je serrai mes jambes, ses mots me faisaient des choses folles à la jonction de mes cuisses "Qu.. quoi d'autre ?" demandai-je, sentant ma respiration reprendre quand il fit un petit bruit qui semblait être de l'appréciation.
"Ta peau semble si parfaite sur ses photos, Isabella." Cette fois-ci ça sortit comme un ronronnement et ce n'était pas moins doux à mes oreilles. "Je veux te toucher partout – te caresser avec mes doigts le long de tes bras jusqu'à tes épaules pour sentir ta peau sur le bout de mes doigts. Je continuerai à te toucher, tes jambes puis ton ventre, pour voir si chaque endroit de toi est aussi doux que je le pense."
Ma main libre se posa sur mon ventre qui était nu parce que le t-shirt avec lequel je dormais était remonté quand j'avais roulé pour répondre au téléphone. Mes ongles grattaient légèrement la peau juste sous mon nombril, je dus faire un bruit parce qu'Edward grogna à nouveau.
"Ma belle qu'est-ce que tu fais ?" demanda-t-il doucement. "Tu touches ta peau ? Tu vois combien elle est douce ici sur ton ventre ? Dis-moi Isabella…"
Je gémis presque. "Oui," admis-je sans arrêter ma main qui caressait mon ventre.
"Oh bébé," murmura-t-il, du désir dans ces deux petits mots. " Je souhaiterai que ce soit moi… tu sais que je ne pourrais pas m'arrêter là, pas vrai ?"
"Hummmm," admis-je, en enlevant le drap et en écartant mes jambes, laissant l'air frais me caresser. Dieu je voulais me caresser mais il n'y avait pas moyen…
"Je voulais te demander quelque chose que tu as mentionné dans tes mails. Tu n'es pas obligée de me répondre mais c'est quelque chose qui m'a rendu curieux depuis que je l'ai lu…" Sa voix était toujours tendre, calme mais bien moins sensuelle qu'elle l'avait été, me tirant légèrement de l'état dans lequel je me trouvais.
"Oui ?" dis-je d'un air interrogateur. "Vas-y."
"Souviens-toi quand je t'ai demandé la chose que tu voudrais là tout de suite ? Tu te souviens de ce que tu m'as répondu ?"
J'étais légèrement embarrassée, je hochai la tête silencieusement avant de me rendre compte qu'il ne me voyait pas. "Oui ?" répondis-je et ça sortit plus comme une question qu'autre chose. Puis je réalisai pourquoi il me demandait ça. J'avais dit que si je pouvais avoir quelque chose je voudrais du sexe contre un mur…" Tu veux savoir si Mike et moi avons couché ensemble ?"
Il souffla un rire. "Ohhh… Non. Je suis plus intéressé de savoir s'il y a longtemps que quelqu'un a pris soin de toi… t'a rendu heureuse et satisfaite." La caresse sensuelle était de retour, merci mon dieu. "Quand est-ce la dernière fois que tu as eu un orgasme si puissant qu'il t'a laissée complètement pantelante ? Si j'étais là-bas…"
Je gémis finalement, ma main glissa sur le haut de ma culotte. Putain je voulais me toucher mais encore plus… je voulais que ce soit Edward qui le fasse. J'étais sur le point de lui demander quand j'entendis une voix dire quelque chose d'inintelligible dans le fond et puis Edward parla en soupirant.
"Désolé Bella. Ce n'est pas l'endroit idéal pour ce genre de conversation même si putain j'avais vraiment envie de continuer."
Je rigolai et dis : "C'est bon. Rien ne dit que je ne peux pas me servir de mon imagination une fois que nous aurons raccroché…" je le taquinai et je le savais.
"Tu veux dire que tu vas…" il grogna. "Fuck Isabella…"
"Oui c'est bien l'idée Sergent," dis-je en rigolant.
"Je ferai mieux d'y aller, ma belle, avant d'avoir des problèmes. J'ai une … situation… dont je dois m'occuper et pour ça je dois être seul sous la douche," admit-il.
"Oh c'est pas vrai," marmonnai-je, sentant l'humidité dans ma culotte à la pensée d'Edward se caressant sous la douche. "Si tu le fais… je m'attends à ce que tu m'en parles, " lui dis-je en plaisantant à moitié.
"Humm, pareil pour toi ma belle. Si – et quand – tu te caresses, ce seront mes mains sur ton petit corps sexy, tu me comprends ?" dit-il, toute plaisanterie mise à part, sa voix rauque fit tendre mes mamelons.
"Bien," dis-je d'une voix embarrassée.
Un autre bruit me parvint de l'autre côté de la ligne et je soupirai. "Je devrais y aller, Je vais essayer d'arriver dans la douche pour être seul avant que les autres ne rentrent de la patrouille de nuit. Merci pour tes mails et pour tout dans le colis. C'était une surprise parfaite pour mon retour."
Je souris contente de savoir qu'il avait apprécié. "Bonne nuit, bébé. On se parle bientôt hein ?"
"Aussitôt que possible, je te le jure," dit-il fermement.
Nous restâmes silencieux une minute ni l'un ni l'autre ne voulant raccrocher avant que finalement je dise, "Au revoir Sergent."
"Bonne nuit ma belle…"
Il y eut un claquement puis le bip qui me fit savoir qu'il avait raccroché.
