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38 - Edward

Afghanistan ... samedi 15 mai 2010 à 23 h 24

Les baraquements étaient inhabituellement vides quand je revins de ma douche. J'étais exténué mais le silence était presque assourdissant. Pensant que la plupart des hommes étaient sûrement dans la tente du mess à jouer au poker, je haussai les épaules et me dirigeai vers mon lit de camp.

J'ouvris mon casier en laissant tomber mon sac de toilette à l'intérieur puis sortis mon iPod. Je me dis que je pouvais m'endormir avec la musique, au lieu de rester derrière mon portable à écrire chaque pensée idiote qui me traversait l'esprit. J'avais commencé un e-mail pour Bella mais je voulais ajouter encore des trucs et le lui envoyer le matin afin qu'elle l'ait demain, une fois qu'elle serait rentrée de chez son père.

Après avoir fermé et verrouillé mon casier, je me figeai tout à coup, parce que les baraquements n'étaient plus vides. Je secouai la tête, ce n'est ne pas possible, je n'ai entendu personne entrer, je n'ai vu personne et je sais sacrément bien que j'aurais remarqué quelqu'un errant du côté des baraquements des hommes.

Bella était dans mon lit seulement vêtue de petites choses, bleu marine en dentelle, comme un cadeau. Putain, elle était si belle que je ne pouvais pas sortir un son, juste la regarder. Je commençai par ses orteils qui avaient du vernis brillant, mes yeux bougèrent plus haut, vers ses jambes toniques qui étaient douces et croisées l'une sur l'autre. La dentelle foncée la couvrait à peine en faisant un V juste au-dessous de son nombril et ça me fit me lécher les lèvres.

Mes mains se contractèrent et mon iPod tomba au pied du lit quand mes yeux rencontrèrent encore plus de dentelle et une peau douce et lisse jusqu'à un cou gracieux. C'était ce visage que je voulais voir de nouveau, ça en était presque douloureux, pas sur une photo mais en mouvement et vivant. Ces yeux expressifs d'un brun profond, brillant avec juste assez d'espièglerie me firent m'asseoir et prêter encore plus d'attention. Ils me regardaient comme personne ne l'avait jamais fait avant. C'était un regard qui me disait que tout allait bien et je me sentais comme si j'étais la seule chose sur cette putain de planète qui comptait pour quelqu'un ... pour elle - et nous ne nous sommes vus, putain, qu'une seule fois sur sKyPe. Mais ce fut cette voix - que je ne connaissais que trop bien - qui me sortit de mon état second.

"Hey, bébé !" elle rit, en appui sur mon oreiller, boucles brunes autour d'elle comme un halo de chocolat. Son sourire doux relevait les coins de sa bouche, ce qui fit briller ses yeux.

Ces yeux et son sourire doux et dangereux à la fois m'aidèrent à retrouver ma voix. "Bella ..."

"Viens ici," murmura-t-elle, en faisant un signe de la main pour que je vienne vers elle et comme je ne bougeais pas, elle s'assit, attrapa mes plaques d'identification et me tira vers elle.

"S'il te plaît, Edward ..."

Mon nom sur les lèvres douces me fit bouger, je lui obéis, je ne pouvais pas m'en empêcher, et tombais sur elle. Je voulais lui demander ce qu'elle faisait là, comment elle avait réussi à rentrer dans la base, pourquoi, qui, où ... et un million d'autres choses mais nous parlions trop. Je ne voulais pas parler. Je la voulais elle.

Je mis mes mains de chaque côté de sa tête et fis quelque chose que je mourrais d'envie de faire depuis que j'avais vu sa photo, depuis que je l'avais vu mordiller sa lèvre inférieure, depuis que j'avais entendu son rire incroyable. Je l'embrassai avec tout ce que j'avais.

Ses petites mains étaient sur ma peau pendant que je ravageais sa bouche. La dégustant, la réclamant, buvant en elle, je prenais... simplement. Et encore. Et je continuais ainsi sans aucune intention de jamais m'arrêter. Mes hanches poussèrent vers l'avant, pour s'installer dans le creux de ses cuisses et ma queue trouva une friction des plus délicieuses contre sa chatte couverte de dentelle. Elle était humide et chaude, ses mains agrippées à mon T-shirt et poussant mon boxer. Quand mes hanches poussèrent à nouveau vers l'avant, nous gémîmes ensemble, nos lèvres se séparant finalement.

"Dis-moi d'arrêter, ma belle," lui dis-je, même si ma bouche ne quittait jamais sa peau, pendant que j'en goûtais chaque centimètre, de sa mâchoire jusqu'à sa clavicule, tout en tirant les bretelles de son soutien-gorge vers le bas, prenant ses seins dans mes mains et pinçant ses mamelons.

"Ne t'avise pas d'arrêter, sergent," souffla-elle, en prenant mon visage dans ses mains et en me tirant vers le haut. "Nous le voulons tous les deux... s'il te plaît ... "

Assis entre ses jambes, j'attrapai ma chemise et la fis passer par-dessus ma tête puis saisis ses sous-vêtements et les enlevai rapidement. Bella dégrafa son soutien-gorge et soudain, elle se retrouva nue sous moi, me suppliant de lui faire l'amour.

"Putain, bébé," gémis-je, je la voulais si fort que j'avais mal et que je pouvais à peine respirer. Mon cœur battait dans ma poitrine quand elle me tira sur elle. Ma main passa le long de sa cuisse juste pour la hisser autour de ma taille et je l'embrassai à nouveau, suçant cette lèvre inférieure avec laquelle elle me tentait tout temps.

"Putain, tu es tellement belle, Bella," lui dis-je, mordillant un endroit le long de son cou pendant qu'elle roula des hanches contre le miennes, me faisant glisser juste à l'intérieur de sa chaleur humide. "Je suis tellement amoureux de toi et je te veux. Dis-moi, dis-moi que je peux t'avoir, tu dois me le dire ...tu es à moi, Bella ... "

"Oui," haleta-t-elle, mais ça sortit dans un long et bas gémissement tandis que je glissai complètement à l'intérieur d'elle. "Je t'aime, aussi ..."

Et je vins instantanément.

Mes yeux s'ouvrirent et je les refermai à nouveau brièvement. Jetant un regard sur l'horloge et tirant sur mes écouteurs, je vis que j'avais dormi plusieurs heures. Je gémis maugréant dans ma barbe, recouvrant mon visage avec mon oreiller.

Quel âge j'ai ? Seize ans ? Un rêve mouillé ? Vraiment ?

Le baraquement était calme, tout le monde dormait alors j'allais me laver. Quand je revins à mon lit, j'ouvris mon ordinateur portable, j'avais un e-mail et je répondis immédiatement.

ooo

De: EAMasen

A: Bella Swan

Envoyé : dimanche 16 Mai 2010 à 00 h 56

Reçu : samedi 15 Mai 2010 à 12 h 56

Sujet : Je vais faire une crise cardiaque avant que nous nous rencontrions ...

Je ne peux pas dormir, ma belle. C'est ta faute. :) Tu as envahi mes rêves, ainsi que chacune de mes pensées quand je suis réveillé.

Bien, je ne suis pas sûr que je doive m'en plaindre. Au moins, je peux te voir dans mes rêves... te toucher, t'embrasser. Peut-être que je peux juste dormir le reste de mon temps ici. mdr

Suis-je prêt à t'enseigner le billard ? Oui ! Crois-moi quand je dis que tout est dans le positionnement de la queue, te pencher... juste comme il faut...

Les chatons sont amusants. :) Mon voisin a eu une portée quand j'étais jeune, et j'avais l'habitude d'aller là-bas tous les jours après l'école. Tout est un ennemi, tout doit être attaqué, et puis ... dodo. Mdr. Une fois que tout va bien dans leur petit monde, ils dorment sans s'inquiéter. Il y a probablement quelque chose à apprendre d'eux, soit ils t'aiment soit pas. Ils voient quelque chose en toi et s'ils te font confiance ils viennent vers toi, sinon ils vivent leur vie et te laissent tranquille. On peut facilement comprendre pourquoi dans l'ancienne Egypte ils étaient sacrés. Ils portent avec eux un air de la royauté.

Bella, si tu veux un chaton, nous en aurons un. C'est une raison de plus pour moi de me concentrer pour foutre le camp d'ici. Je ferais tout pour te voir sourire. Je le pense vraiment.

Tu as tout faux pour l'ascenseur, Isabella. La jupe courte reste mais l'ascenseur est vide. A mi-chemin j'appuie sur le bouton d'arrêt d'urgence. Je te prends contre le mur ... dur et vite. Juste avant que la sécurité n'arrive, je te fais venir autour de moi, parce que je veux t'entendre lorsque tu cries mon nom. Rien qui soit silencieux. Les e-mails le sont assez - putain - silencieux.

Seigneur, j'ai besoin d'une douche froide ... encore une fois. ;) Je ne plaisante pas quand je dis que les kilomètres entre nous commencent à me taper sur le système.

S'il te plaît fais-moi savoir quand tu rentres de chez ton père. J'ai besoin de savoir que tu es en sécurité. OK ?

Je perds la tête sans toi ...

Edward

P.S. Question ... Je t'ai mise comme personne à contacter en cas d'urgence, est-ce que ça te dérange ? J'avais besoin de changer cela. Je sais que tu es la seule qui se préoccupe de moi… si quelque chose m'arrive… (Et ne t'avise pas de paniquer à cause de moi !) J'ai juste besoin de m'assurer que tu le sais.

Jasper et Emmett le savent aussi mais je voulais te le dire. C'est important, ma chérie, si tu n'es pas à l'aise avec cela, je le changerais... fais-le-moi savoir simplement.