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43 - Bella

Seattle ... mardi 18 mai 2010 à 11 h 28

"Ok, les enfants, calmez-vous, mettez-vous en rang. Mlle Stéphanie vous amènera à la cafétéria pour le déjeuner," dis-je aux enfants, qui semblaient hyper agités aujourd'hui. Peut-être que c'était parce que nous n'avions qu'un peu plus d'une semaine d'école mais quelle qu'en soit la raison, ils m'usaient, et nous étions seulement à la mi-journée.

Une fois qu'ils furent tous sortis, j'attrapai mon sac et partis pour le réfectoire des enseignants, où je pourrai prendre quelque chose dans les distributeurs automatiques et vérifier mes mails.

Il y avait quelques enseignants dans la salle quand j'entrai, je leur dis bonjour avant d'aller vers une des petites tables à l'arrière. Je venais de m'asseoir avec une bouteille d'eau et des petits sacs d'arachides grillées au miel, des chips et en dessert une barre aux céréales et pépites de chocolat quand Mike est entré en s'agitant ... Génial.

"Hey, Bella," dit-il, avec un sourire. "Tu dois venir avec moi."

Choquée - mais pas trop quand même - de son audace, je levai un sourcil et dis avec éloquence, "Hein ?"

"Je suis censé t'accompagner jusqu'au bureau."

A mon regard encore confus, il leva les yeux et souffla. "Tu as une livraison à l'accueil et j'ai été invité à m'assurer que tu vas y aller, alors viens." Il marmonna dans sa barbe, à peine assez fort pour que je puisse comprendre, "Je ne veux pas me faire botter le cul, alors viens, bon sang !"

Je n'étais pas sûre de ce qu'il voulait dire, alors je l'ai juste ignoré en commençant à ranger mes affaires.

"Laisse tout ça là," dit Mike, pointant vers l'une des autres enseignantes de troisième année. "Barbara va tout garder pour toi." Il déversa son charme mielleux en se tournant vers elle. "Hein, Barbara tu le feras ?"

Elle rit, et effectivement elle rigola putain… et battit des cils. "Oui, bien sûr, Mike," dit-elle, en agitant une main sans le quitter des yeux, "Allez-y, Bella. Je vais garder un œil sur vos affaires pour vous."

En roulant des yeux, je lui dis, "Merci." Je savais que tout irait bien mais je jetai un dernier regard à l'ordinateur portable, triste que le mail d'Edward, qui j'étais sûre m'attendait, devait encore attendre quelques minutes de plus. "Bien, Mike, allons-y, alors. "

Étonnamment, Mike ne tenta rien en chemin pour l'accueil. En fait, il était poli, me posait des questions sur les enfants, comment ils étaient pendant cette dernière partie de l'école avant l'été, et maintenait une distance respectueuse entre nous, ne forçant pas mon espace personnel. C'était comme s'il était un gars complètement différent de celui qu'il avait été la veille. Je ne savais pas ce qui avait changé mais quoi qu'il en soit, j'en étais reconnaissante. Je pouvais m'occuper de lui si je devais mais ce n'était vraiment pas quelque chose que je voulais faire. Quand nous arrivâmes au bureau, Mike mit les mains dans ses poches, l'air nerveux pour la première fois depuis que je l'avais rencontré.

"Écoute, Bella ..." Il souffla un rire et secoua la tête. "Envoie le bonjour à Emmett et dis-lui que j'aie fait ce que je devais faire. Bonne chance avec ton nouveau mec."

Alors qu'il partait par le couloir je compris enfin. D'une certaine manière, mes garçons avaient réussi à l'atteindre. Je ris, sauf que c'était la chose la plus douce qu'ils avaient jamais fait pour moi. Emmett et Jasper... et maintenant Edward ... étaient des gars géniaux. Même de l'autre bout du monde, ils veillaient moi.

Je regardai Mike flirter avec une des secrétaires et je secouai la tête. Je me doutais bien qu'il ne changerait jamais. Ensuite, je lui tournai le dos et entrai dans le bureau, sentant ma bouche s'ouvrir en grand quand je vis un bouquet dans un vase en verre bleu magnifique sur le comptoir. Quelque part, je le savais sans aucun doute, il était pour moi. Un vase bleu et des fleurs bleues ? Ouais, elles venaient vraiment d'Edward.

"Ah, Bella !" dit Mme Cope en se dirigeant vers le comptoir. "Ma jeune dame, vous avez un certain admirateur ... C'est arrivé pour vous ce matin avec l'instruction d'attendre… que vous viendriez les chercher pendant le déjeuner."

Souriant, je m'approchai des fleurs, en me penchant pour les sentir une fois, avant de m'écarter. "Oui, madame."

"Allez, ma fille," dit-elle. "Pas besoin d'attendre. Il y a une carte."

Immédiatement, je me tournai vers les fleurs pour prendre la carte. Je la sortis de son support, mes doigts effleurant légèrement les doux pétales blancs de l'un des lys.

Bella,

Ce que nous avons, ce que nous avons créé est seulement à nous. Peu importe ce que les gens pensent, l'important est ce que nous ressentons. Tu comptes pour moi plus que je peux le dire. Je ne suis pas courageux mais depuis que tu es dans ma vie, j'ai enfin trouvé tout ce dont j'ai toujours eu besoin.

Un jour, je vais te porter des fleurs en main propre mais pour l'instant, cela devrait le faire.

A toi pour toujours,

Edward

Avec les yeux larmoyants, je remerciai Mme Cope, pris les fleurs et me précipitai vers le réfectoire, toutes pensées de déjeuner disparues.

Tout ce que je voulais, c'était lire son dernier mail et lui envoyer quelque chose en retour.

ooo

De : Bella Swan

A : EAMasen

Envoyé : mardi 18 mai 2010 à 11 h 35

Reçu : mardi 18 mai 2010 à 23 h 35

Sujet : Oh Sergent ...

Merci beaucoup pour les fleurs, chéri. C'était tout à fait inattendu mais j'ai absolument et complètement apprécié. Ils sont magnifiques, Edward, vraiment. J'ai pleuré quand j'ai lu ta douce carte. Ils vont être magnifiques sur mon bureau jusqu'à ce que je rentre à la maison plus tard et puis sur ma commode, afin qu'ils puissent être la dernière chose que je vois avant d'aller me coucher et la première quand je me réveille tous les matins. (Ne pense pas que je n'ai pas vu tout le bleu ...) Peut-être que très bientôt, tu pourras voir autre chose de bleu - je te taquine - hum?)

* rire * Ne me tente pas à propos de Mike, pour lui donner un coup de genoux dans les boules, chéri. Bien que... je ne sais pas ce qu'Emmett lui a dit mais cela a marché, parce qu'il était si sacrément poli et... tellement pas lui-même quand il m'a conduit vers le bureau, c'était trop drôle.

Je veux entendre ta voix bientôt, aussi, Sergent. Je peux encore entendre notre dernière conversation - cet accent du Midwest, chaud comme le miel... Putain c'est la meilleure musique au monde pour moi maintenant et je ne m'excuse pas pour cela. T'enrouler autour de moi et de ne jamais respirer ? Cela semble sacrément parfait pour moi, bébé. Nous allons passer à travers les prochains quatre mois et demi et en faire une réalité, ok ?

Tu es dans mes pensées et mes rêves à chaque instant de chaque jour et de chaque nuit, Edward. Rappelle-toi toujours de cela.

Bella

P.S. Maudit sois-tu pour les culottes mouillées... encore ! Heureusement que j'ai pensé à en prendre de rechange… juste au cas où !