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44 - Edward

De : EAMasen

A : Bella Swan

Envoyé : mercredi 19 Mai 2010 à 00 h 13

Reçu : mardi 18 mai 2010 à 12 h 13

Sujet: Tu m'as tellement donné, Bella ...

Ma Beauté,

Les fleurs sont juste une petite contrepartie de ce que je souhaite pouvoir te donner mais j'avais besoin de t'envoyer quelque chose en retour. C'est à peine si cela compense tous les cookies, le réconfort et les sourires que tu m'as envoyés pour que mon chemin soit plus doux mais je voulais que tu saches que c'était apprécié. Ça signifie tellement...

Chérie, je serai injoignable demain. Nous allons installer une embuscade sur la route pour attraper ces connards. Nous pensons qu'ils en ont après nos approvisionnements. Je ne suis pas sûr que mon commandant nous laisse rentrer jusqu'à ce que nous ayons trouvé ces bâtards. MDR ! Et as-tu besoin que je te le dise, mon amour ? Oui, je vais faire attention. Je le jure !

Tu peux mettre le genou dans les couilles de Mike à tout moment si tu en ressens le besoin. Tu as ma permission. Même plus, je pense que tu as la bénédiction et le soutien total d'Emmett. **rire** Et je ne suis pas sûr que Mike en ait fini avec Em, bien qu'il ait fait ce qui lui était demandé ...

Quatre mois et demi ressemble à toujours, n'est-ce pas ? :( Ma belle, je dois y aller. Nous partons bientôt. Je promets que nous allons parler ou sKyPer bientôt et je t'enverrai un mail aussitôt que je rentre.

Je pense à toi,

Edward

P.S. Cette histoire de culotte m'échappe complètement, Isabella. Si j'étais là, je te la prendrais ... et je ne te la rendrais pas. Tu n'en aurais pas besoin.

ooo

Afghanistan ... mercredi 19 mai 2010 à 15 h 56

"Respire, Sergent," me dit quelqu'un mais c'est comme si Emmett était assis sur ma poitrine. Je sentis une main gifler mon visage. "Regarde-moi, fiston," ordonna le Lieutenant Stephens. "Prends une grande inspiration."

Tout avait commencé en obéissant aux ordres qui étaient criés et en se mettant en positon puis ça avait été les explosions et la douleur. En fait, je n'étais même pas sûr que cette merde soit finie.

Je soufflai comme je pus, ayant la sensation de tousser de la fumée, de la poussière et mes deux poumons. Je dégrafai mon gilet en Kevlar pour l'ouvrir et finalement j'inhalai profondément en hésitant. "Nous les avons eus ?" demandai-je d'une voix rauque.

"Ouais, Sergent, tu les as eus," rit Stephens, en serrant mon épaule. "Détends-toi. Il suffit de respirer. Tu iras très bien. Tu as été emporté par le souffle de l'explosion, ça t'a mis KO. On va vérifier tes côtes dès qu'on peut, d'accord ?"

J'acquiesçai, respirant un peu plus facilement maintenant que je savais que nous avions éradiqué l'ennemi et que mon gilet était enlevé.

"Sergent !" appela Jasper, en s'approchant de moi. Que s'est-il passé ?"

"Les salauds ont mordu à l'hameçon," répondit Stephens. "Ils ont tiré une roquette sur notre camion. Ils l'ont raté et ont touché cette voiture abandonnée là-bas, un morceau de l'aile a été projeté et a frappé Masen dans la poitrine." Stephens se leva. "Ramenez ce camion par ici ! Mettez en place un point de contrôle pour les deux prochains jours. Aucun véhicule ne passe sans que nous le sachions mais le trafic peut recommencer. Et que quelqu'un aide à mettre Wells et Masen dans le camion !"

"Putain, Lieutenant, je peux marcher," gémis-je, m'asseyant avec l'aide de Jasper. "Pas de sang, pas de problème," soufflai-je avec ironie, en roulant des yeux vers Stephens.

En apparence, j'étais calme mais à l'intérieur, je tremblais. Putain, ce n'était pas passé loin. Ma poitrine me faisait foutrement mal mais mon gilet avait sauvé ma fichue vie. Jasper prit mon arme mais il me permit d'aller au camion tout seul.

"Qu'est-il arrivé à Wells? " lui demandai-je comme il m'aidait à grimper dans le camion.

Jasper regarda derrière moi vers Emmett. "Wells a eu le pire de cette roquette, Sergent," dit-il doucement. "Ça va aller mais l'explosion l'a touché à la jambe. Il saigne et il semble que la jambe soit cassée mais zéro mort, monsieur."

Emmett secoua la tête. "Merde, Ed ... si tu n'étais pas descendu de la plateforme comme tu l'as fait, tu aurais perdu ta tête!" haleta-t-il, s'écroulant à côté de moi.

"Jésus," gémis-je, frottant ma poitrine. Putain que ça fait mal.

"Tais-toi, Emmett !" gronda Jasper d'une voix dure.

Je ne dis pas un mot de tout le putain de chemin de retour à la base. Je m'assurai que Wells avait été pris en charge avant de les laisser même me toucher mais quand ils le firent, le doc m'assura que j'étais juste meurtri - rien de cassé, même pas une petite fracture.

Wells, d'autre part, fut installé dans un lit pas loin de moi. Il me remercia, bordel de merde, parce que si je ne lui avais pas dit de descendre quand je l'ai fait, il n'aurait pas une jambe cassée mais il aurait perdu la vie dans l'explosion.

Un de ces jours, putain, ça ne sera pas juste proche, ce sera la fin. Il ne me ratera pas et je ne verrai jamais la belle jeune fille pour laquelle je vis maintenant. Je ne peux pas lui faire ça mais je ne peux pas la laisser partir, non plus. Je me sens comme un connard égoïste parce que c'est tout ce que je peux faire pour ne pas l'appeler.

J'étais assis sur la civière quand Jasper et Emmett surgirent devant moi. Jasper tenait mon ordinateur portable, que j'avais laissé dans mon casier avant de partir plus tôt ce matin.

"Allez, Sergent," dit Emmett, en hochant le menton vers la porte et m'aidant délicatement à me mettre debout. "Doc dit que tu peux partir. Tu vas appeler Bella."

"Non, ça va lui foutre la trouille," argumentai-je, en levant les yeux vers l'horloge. "Et là-bas c'est la nuit, putain !"

"Nous savons tout ça Edward," rit doucement Jasper, en me conduisant vers le bureau du Commandant. "C'est pourquoi j'ai dit à Ali d'aller là-bas. Elle t'attend sur Skype."

Je secouai la tête, changeant de sujet pour un moment. "Comment avez-vous trouvé ça ?" demandai-je, pendant qu'Emmett était en train de mettre mon ordinateur sur le bureau et que j'essayai de m'asseoir avec précaution face à l'ordinateur.

"J'ai des compétences, mec." Emmett fit un petit sourire satisfait. "J'ai crocheté plusieurs fois le placard où mon père rangeait l'alcool quand j'étais adolescent." Son expression devint sérieuse et il désigna l'ordinateur. "Maintenant, appelle-la. "

"Je ne veux pas lui faire peur," répliquai-je. "Toute cette merde c'est trop, elle ne voudra plus de moi."

"Oui, mais tu as besoin de lui parler. C'est toi qui a peur, Ed," m'encouragea Jasper, poussant mon ordinateur plus près de moi. "Tu as besoin d'elle. Bells est plus forte que tu ne le penses. Appelle-la. Quand je me suis blessé il y a quelques mois, tout ce que je voulais, c'était parler à Alice. Il suffit d'appeler."

J'essayai de m'installer plus confortablement dans ce putain de fauteuil et je me connectai sur skyPe. Me préparant mentalement, je trouvai son nom et je me connectai au chat vidéo.