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56 - Edward
Afghanistan ... dimanche 23 mai 2010 à 20 h 43
Les baraquements étaient calmes quand je partis vers le bureau du commandant avec mon ordinateur portable. La plupart de mon équipe était encore en patrouille, s'assurant que le groupe qui avait attaqué nos camions de transport ait été complètement éliminé. Je n'étais pas sûr qu'ils ne pourchassèrent pas quelques traînards là-bas comme un acte de vengeance pour moi et Wells qui avions été blessé. Le reste des baraquements étaient calmes - certains gars dormaient, certains étaient dans la tente du mess, d'autres déjà dehors en train de prendre le prochain quart.
Je posai mon ordinateur et je l'allumai. Je voulais vérifier mes mails avant d'appeler Bella. Souriant à la mémoire de son dernier mail, je secouai la tête. C'était l'équivalent d'un texte ivre ou d'un appel. Ma fille était juste un peu pompette, je lui manquais mais elle était principalement excitée.
Riant tout seul en ouvrant mon mail, je me demandai brièvement à quel point ça sera explosif quand finalement nous nous verrions face à face. Notre relation était différente mais forte et honnête. Le flirt, les insinuations et la tension sexuelle avaient avancé à pas de géant, encore plus depuis que nous avions dit Je t'aime. Notre première rencontre était un fantasme qui changeait tout le temps dans mon esprit. C'était partout : à l'aéroport, à la maison de Bella, dans une chambre d'hôtel mais la seule chose qui restait la même dans ce fantasme était que rien n'y survivrait - ni les lits, ni les portes, ni même les murs ne resteraient debout.
"Oh, pour l'amour de tout ce qui est saint," gémis-je, incapable de détacher mes yeux de l'écran, face à moi.
Bella avait envoyé des photos. Dentelle bleue. Peau crémeuse. Les mains par ci et par là. Je dus me réajuster en la regardant et en composant son numéro. Elle était si belle putain. Il était difficile de croire qu'elle était à moi, qu'elle m'aimait.
"Bonjour ?" répondit ma voix préférée.
"Hey ma belle !" dis-je, incapable de m'empêcher de sourire.
"Salut, bébé," soupira-elle, comme si elle avait retenu son souffle. "Comment vas-tu ?"
"Mieux. Toujours douloureux et meurtri mais je peux bouger maintenant," lui dis-je, en me frottant la poitrine, mais mes yeux tombèrent sur les photos face à moi. "Mais ... tu vas me faire mourir, Bella ..."
Un doux rire coquin retentit à mes oreilles, me rendant encore plus dur. "Je t'avais dit que j'avais du bleu ..."
Je ris en secouant la tête. "Oui, je vois… de petites choses…. bleues. Des choses en dentelle bleue. Et si je ne me trompe pas, ta voiture est bleue, aussi. "
"Hum," fredonna-t-elle, un léger rire encore dans sa voix. "Ce n'est que pour toi Sergent."
"Tout de toi est juste pour moi," dis-je sans y penser, ma voix devenant plus grave. "Je ne devrais pas être tenu responsable pour ce que je te ferais si tu étais ici en face de moi… habillée comme ça."
Je mourais d'entendre à nouveau ce son qui venait de l'autre côté. Ça me choquait que Bella réagisse aussi facilement à ma voix, à mes paroles mais son grognement mélangé à un petit gémissement fit que ma queue se contracta dans le besoin d'elle.
Je dus me réajuster de nouveau afin de m'asseoir plus confortablement.
"Quoi ? Dis-moi ce que tu ferais, Edward," ordonna-t-elle doucement.
"Tout d'abord, permets-moi de te demander quelque chose," murmurai-je, en regardant les photos d'elle. J'essayai de gagner du temps, parce que je n'étais pas sûr de vouloir faire ça, là, par téléphone mais merde nous en avions tous les deux besoin. Cette merde s'était construite depuis des semaines, explosant presque quand nous nous étions déclarés. "Faisait-il froid dans la pièce quand tu as posé pour ces photos, chérie ? "
"Non."
"Non..." Je souris en me léchant les lèvres. "Hum, mon amour. Ces jolis mamelons sont terriblement durs… s'il ne faisait pas froid. A quoi pensais-tu ? "
"A toi."
"Quoi moi ?" demandai-je, l'entendant très bien bouger à l'autre bout de la ligne.
"Au début, des choses simples ... comme à ton visage quand tu verrais ces photos," expliqua-t-elle doucement, sa voix prenant un ténor rauque. Merde, si cette merde n'était pas sexy comme l'enfer. "Puis c'est devenu plus ... détaillé. Comme... comment seraient tes mains sur mon corps ? Rudes ? Douces ? Voudrais-tu aller lentement ? Voudrais-tu m'embrasser en même temps ? "
Je grognai, mes yeux roulant en arrière quand je dis, "Je ferai toutes ces choses pour toi, Bella." Je frottai l'extérieur de mon treillis, essayant de soulager une partie de la tension. "Seigneur, où es-tu en ce moment ?"
"Toujours dans le lit," répondit-elle, et je pouvais entendre un sourire dans sa voix. "Et toi ?"
"Dans le bureau de mon commandant," rigolai-je.
"La porte est verrouillée ?"
"Ab-so-lu-ment," grognai-je, frottant mon érection encore une fois. "Bella, es-tu sûre de ça ? "
"Oh, mon Dieu, s'il te plaît ..."
Ma fille avait besoin de quelque chose, une sorte de libération et bien que je sache qu'elle prenait soin d'elle toute seule, c'était moi qu'elle voulait. Rien que cette pensée fit que toute ma putain de nervosité s'envola.
"Oh, bébé..." gémis-je, en fermant mon ordinateur portable, parce que je n'avais pas besoin des photos d'elle pour cette merde. "Mets-moi sur haut-parleur, mon amour. Tu vas avoir besoin de tes deux mains."
"Bluetooth, Edward," souffla-t-elle.
"Qu'est-ce que tu portes ?"
"Rien."
"Bonne fille," grognai-je, incapable d'arrêter de baisser ma fermeture éclair et de glisser ma main dans mon boxer. "Tu veux savoir ce que je ferais avec toi, Isabella ? "
"Oui, s'il te plaît ..."
"Premièrement, je t'embrasserais comme si c'était la fin du monde mais vu que je ne peux pas, nous allons sauter cette partie." Je commençai à me perdre dans les bruits qu'elle faisait, la sensation de ma propre main et le fait que le monde entier venait juste de disparaître. Soudain, elle était là dans la chambre avec moi. "J'aimerais commencer par ton estomac, juste sentir ta peau douce. Je parie qu'on dirait de la soie. Mets ta main à plat bébé, puis glisse-la jusqu'à tes seins. Est-ce que les bouts sont durs pour moi ? " demandai-je et le petit bruit doux me dit qu'ils l'étaient, même si elle n'avait pas vraiment répondu. "Rends-les plus dur ... roule-les, pince-les."
"Putain, bébé, j'ai besoin de plus. S'il te plaît ne me taquine pas... pas cette fois. C'est trop," dit-elle dans un souffle. "S'il te plaît ?" demanda-t-elle à nouveau.
J'acquiesçai bêtement, comme si elle pouvait me voir mais je cédai. Par l'enfer, je céderai probablement toujours pour elle. "Détends-toi, mon amour. Ecarte ces belles jambes. Es-tu mouillée pour moi ?"
"O-Oui ..."
"Dis-moi," ordonnai-je. "Utilise simplement ton majeur et dis-moi comment tu es mouillée pour moi."
"Pas mal mouillée, ça arrive jusqu'à mes cuisses, Edward," murmura-t-elle.
"Prends un peu de cette substance douce et mets-en autour de ton clitoris, bébé. Fais-en sorte que ce soit agréable et lubrifié pour moi," commençai-je, parce cela n'allait pas prendre longtemps. Je pouvais entendre la façon dont elle était excitée. "C'est ma main, Bella. Est-ce qu'elle te fait du bien ?"
"Plus, bébé..."
Prenant cette réponse comme un signe positif, je souris. "Bonne fille. Maintenant glisse un doigt profondément à l'intérieur. Utilise ton pouce pour frotter ce joli clitoris. Je parie qu'il est tout gonflé, presque douloureux, pas vrai, mon amour ? "
"Huummm," souffla-t-elle.
"Ajoute un autre doigt et va aussi loin que tu peux, Bella. C'est moi. Tu sens chaque partie de moi ?" lui dis-je, abandonnant finalement et sortant ma queue de mon boxer. "Maintenant... un autre doigt, bébé, et appuie sur ce clitoris - un coup vers le haut, un coup vers le bas. Est-ce que je te fais du bien ? "
"Edward... je suis proche..."
"Huuummm, bien, laisse-moi t'entendre. J'ai besoin de t'entendre, Bella. Tu n'en as aucune idée," radotai-je. "Je t'aime tellement putain mais j'ai besoin d'entendre mon prénom, ma belle. Prends-toi dur et profond. Je veux que tu le sentes pendant des heures à partir de maintenant."
Je savais que ça allait arriver mais le son de mon prénom sortant de ses lèvres douces quand elle jouit était le plus beau son que j'aie jamais entendu. Jamais. Ma queue se crispa durement dans ma main pendant qu'elle haletait au téléphone. Et je jurerai avoir entendu l'humidité sur la ligne. Un jour, je baiserai cette fille jusqu'à l'oubli. Si quelque chose me donnait un but pour sortir de ce putain de désert, c'était cela... juste là.
"Je t'aime, Edward," chuchota-t-elle, et je souris, parce que je pouvais entendre sa voix rassasiée de l'autre côté du globe.
"Je t'aime aussi, ma chérie," soupirai-je, en fermant les yeux parce que - putain - j'étais encore dur comme l'acier.
"Est-ce que tu te touches, bébé ?" demanda-t-elle, et ma main appuya plus durement en entendant le ton de sa voix qui avait changé. "Es-tu dur pour moi ? "
"Ouais ..."
"Bien, Edward. Maintenant c'est ton tour de venir pour moi."
