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57 - Bella
Seattle ... dimanche 23 mai 201 15
Je restai là allongée, complètement détendue et tout à fait rassasiée après qu'Edward m'ait donné l'orgasme le plus explosif que j'ai eu depuis des années, peut-être jamais. Le tout sans avoir posé un seul doigt sur moi. Ses paroles seules étaient terriblement sexy mais en y ajoutant sa voix lisse comme de la soie, profonde et rauque, c'est une combinaison mortelle.
"Je t'aime, Edward," murmurai-je, respirant toujours plus difficilement que la normale.
Un gémissement doux sortit dans un soupir quand il répondit, "Je t'aime aussi, ma chérie," et ça me dit qu'il n'était pas aussi comblé que moi.
Et je refusai qu'il en soit ainsi...
"Est-ce que tu te touches, bébé ?" Mes mamelons se resserrèrent, une nouvelle vague d'excitation se répandit à travers moi tandis je pensais à sa main autour de sa queue. "Est-ce que tu bandes pour moi ?"
"Ouais ..." C'était dit à bout de souffle et presque plaintivement, comme s'il essayait de se retenir.
Je souris et m'ajustai sur le lit pour être plus à l'aise. "Bien, Edward," lui dis-je d'une voix douce mais grave. "Maintenant c'est à ton tour de jouir pour moi."
Son gémissement envoya l'électricité de mes oreilles à mon centre, faisant en sorte que chaque terminaison nerveuse revienne à la vie.
"Je ne peux pas attendre pour mettre mes mains sur toi, bébé," dis-je, en gardant ma voix basse. Ma main serra le drap, souhaitant qu'elle soit enroulée autour de lui à la place du tissu. "Je parie que tu es comme de l'acier sous ta main, pas vrai ? Peux-tu te sentir palpiter ? Ta queue supplie pour m'avoir, n'est-ce pas ?"
"Putain, Bella," gémit-il à nouveau, sa voix encore plus haletante qu'avant. Je pouvais entendre des bruits doux quand il changea de position… le crissement de vêtements, le léger grincement de la chaise sur laquelle il était assis.
"Que veux-tu en premier, Edward ? Mes mains ? Tu m'as dit qu'il me faudrait mes deux mains, si je n'en utilise qu'une est-ce que cela te fera sentir aussi bien, bébé ? " Je le taquinais et je le savais, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
"Putain non, Isabella," grogna-t-il doucement. "Une main, deux mains... ce n'est pas important, ma belle."
"Tu sais, Sergent ... un de mes rêves préférés de toi, c'est quand je me laisse tomber à genoux et sors ta grosse queue…" le son de son gémissement à ce mot m'aurait fait pouffer de rire si ce n'était pas si sexy, putain "… de ton treillis et je la glisse entre mes lèvres. Je veux te goûter, bébé. J'utiliserai ma langue pour tracer tout le long avant de te lécher jusqu'au gland, savourant ce goût laiteux qui est là. "
Edward siffla et j'entendis un bruit, comme s'il venait de claquer ses lèvres. "Putain, chérie. Continue ... Je suis si près."
Fermant les yeux, je l'imaginais dans ma tête – ses doigts longs et sûrs, enroulés autour de lui, se caressant à mes paroles. L'image était à couper le souffle.
"Es que tu es mouillé, Edward ?" Le bruit qu'il fit me donna la réponse et je frissonnai tellement je voulais le goûter. "Rassemble-le dans ta main, bébé. Utilise-le pour te mouiller et imagine que c'est ma bouche qui te prend jusqu'au fond de ma gorge. "
Son souffle était plus rapide maintenant, ça m'encourageait à continuer.
"Quand aucun de nous n'en pourra plus, je me lèverai et je me déplacerai sur toi, utilisant une main pour me tenir et m'abaisser sur toi. Merde, Edward, ta queue est si grosse, je vais me contracter si fort autour de toi. Je vais te comprimer comme si c'était ma main mais ce sera ma chatte…"
Ce fut le mot magique. Avec un grognement, mon prénom sortit de ses lèvres comme un mélange de prière et de juron. Je pouvais entendre sa main qui maintenant ralentissait ses coups, en rythme avec sa respiration alors qu'il essayait de se calmer et de retourner à la normale.
"C'était bien, chéri ?" demandai-je, la voix tremblante et essoufflée de l'avoir entendu jouir.
"Oh, amour ..." Edward rit gravement. "Si c'est à moitié aussi bon que quand nous serons enfin vraiment ensemble, ce sera incroyable."
"Huuummm," convins-je, en fermant les yeux pendant une seconde pour reprendre le contrôle.
"Donne-moi une minute, ma belle. Je suis... un peu en désordre pour le moment."
Il y eut un bruit sourd quand il posa le téléphone puis un bruit de froissement. Je souris, me demandant avec quoi il allait se nettoyer.
Après une minute, il revint en la ligne. " Je suppose que j'aurai dû y penser avant," dit-il.
"Qu'est-ce que tu as utilisé ?" Je ris, me demandant ce qu'il avait pu utiliser dans le bureau du commandant sans avoir à donner d'explication.
Il y eut une pause et puis il souffla un rire. "Mon t-shirt."
Je commençai à rire mais en l'imaginant assis là, seulement en treillis et en bottes, le rire se transforma en un gémissement.
"Bella ?" Edward semblait inquiet. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"
"Tu ne peux pas me faire ça," grognai-je joyeusement. "C'est pas juste de me taquiner… je t'imagine torse nu… estomac… épaules…"
Il rit. "Désolé, amour. Je l'aurai remis, mais... Non, absolument pas ..."
Cela allégea l'ambiance et je glissai dans le lit, enveloppant le drap autour de moi.
Edward soupira doucement. "Merci, ma chérie ... C'était parfait... Et très nécessaire."
"Humm," fis-je, en souriant pour moi-même. "Et je suis d'accord. Si c'est à moitié aussi bon quand nous serons ensemble, nous allons être très heureux."
"Tu es incroyable, Bella. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour t'avoir."
Ses paroles étaient comme un câlin, passant par la ligne de téléphone et s'enroulant autour de moi.
Je voulais lui dire que c'était moi qui avais de la chance mais à la place, je souris et d simplement, "Je pense que nous avons de la chance tous les deux de nous être trouvés, Edward."
Nous restâmes tranquilles une minute, chacun perdu dans ses pensées, avant de parler à nouveau.
"Tu sais que je vais retourner au travail demain, chérie ?"
J'eus mal à la gorge quand je dus ravaler la boule qui bloquait soudain mes voies respiratoires. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter pour moi en plus de tout le reste, alors je dis doucement, "Je sais. Tu feras attention, tu m'entends, sergent Masen ? Tu ne peux pas te permettre de te laisser distraire et d'être hors-jeu."
"Je vais faire attention, Bella, je te jure. Je dois trouver l'équilibre. Une fois que je serai sur le terrain, je sais que je dois tout me sortir de la tête – bien que je déteste cela - pour pouvoir rentrer à la maison en toute sécurité, pour toi. Je ne peux pas attendre pour commencer notre vie ensemble, amour. Je vais faire sacrément attention pour que cela se produise."
Je souris à sa déclaration féroce. "Je sais, chéri. Je sais que tu le feras." En jetant un coup d'œil à l'heure, je réalisai qu'il était tard et qu'il avait besoin de dormir maintenant, pour être bien reposé pour demain. "Edward ..."
Il soupira et je pouvais dire que son esprit était allé là au même endroit que le mien. "Je sais, mon amour. Il faut que j'y aille. J'ai besoin d'une douche..."
Je ne pus pas m'en empêcher et je commençai à rire.
"… et merde si je suis de nouveau assez dur pour devoir encore y passer un bon moment, Isabella," me taquina-t-il. "Merci encore pour les photos et pour cet appel incroyable. Entendre ta voix était juste ce dont j'en avais besoin."
Les larmes commencèrent à couler sur mes joues et je hochai la tête. "Pour moi aussi, Edward. Je t'aime beaucoup."
"Oh, Bella ... Je t'aime aussi. Ne pleure pas, chérie. Je vais t'envoyer un mail demain soir, d'accord ? Et tu devrais recevoir un colis de moi à tout moment, amour. "
J'essuyai mon visage avec le bord du drap, en reniflant. "OK," dis-je, en souriant malgré le terrible sentiment de devoir mettre fin à notre conversation.
"Passe une bonne journée, Bella, et envoie-moi un mail, s'il te plaît. Je vis pour tes mots," dit-il calmement mais fermement.
"Je le ferai," promis-je, en ravalant mes larmes. "Ne dis pas au revoir. Je ne veux pas entendre ça." Je secouai la tête, le suppliant de comprendre.
Il y eut un blanc, puis, comme s'il réalisait à quel point j'étais sur le point de craquer, il finit l'appel avec un simple, "Je t'aime, Isabella Marie Swan. "
Mon "Je t'aime aussi" fit écho sur la ligne maintenant vide et je sanglotai à nouveau avant même d'avoir raccroché le téléphone.
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