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58 - Edward
Afghanistan ... lundi 24 mai 2010 à 07 h 36
"Sergent !" Stephens aboya dans les baraquements où nous nous préparations pour la journée. Je reprenais aujourd'hui et je ne comprenais pas pourquoi son visage avait autant d'intensité.
"Monsieur !" le saluai-je, au garde à vous, de même que tout autre homme dans la pièce.
"Repos, les gars !" gloussa-t-il, en marchant vers moi et agitant une main vers le reste de mes hommes. "Regroupez votre équipe et venez me retrouver dans la salle de briefing dès que possible. Nous devons parler avant de sortir aujourd'hui."
"Oui, monsieur," murmurai-je, en fronçant les sourcils tandis que mon cœur chuta dans mon estomac, parce que je fus soudain terrifié qu'ils soient sur le point de nous renvoyer à Kandahar, et je ne savais pas comment sur cette putain de terre j'allais dire cette merde à Bella.
"Relax, Masen," il dit en riant. "Comment allez-vous ?"
"Encore un peu sensible mais je vais mieux, monsieur," répondis-je honnêtement avec un hochement de tête, laçant mes bottes. "Ce que je veux dire c'est que je peux me déplacer sans que cela soit difficile de respirer."
"Bien bien." Il était sincère le sourire plissait les coins de ses yeux. Ce n'était plus un jeune homme… ses rides de rire étaient à peu près permanentes. "Okay, briefing... dépêchez-vous."
Il sortit et je finis de m'habiller, tirant mon arme sur mon épaule. "Vous avez entendu les mecs ... Allons, allons-y ! " aboyai-je, de l'inquiétude au plus profond de moi, malgré les assurances de Stephens.
Jasper marcha avec moi pendant que nous traversions le camp. "Ah, l'enfer. Tu ne penses pas qu'ils nous renvoyer à…"
"Je ne sais pas," grognai-je en le coupant. "Bella va s'effondrer, si c'est le cas. Elle a tout juste géré ma blessure et c'est arrivé ici. "
Jasper grimaça mais acquiesça. Il le savait. Alice, en dépit de la façon dont elle avait géré sa blessure la dernière fois, était toujours inquiète.
Emmett soupira et je ne pouvais qu'imaginer qu'il pensait de la même façon que moi... que les filles étaient fortes mais trois fois dans la zone de guerre forçaient notre putain de chance. Elles allaient s'inquiéter au-delà de la raison.
J'ouvris la porte de la salle de briefing et mes hommes suivirent. Nous fûmes accueillis non seulement par Stephens mais aussi par le général Thompson, qui nous empêcha de le saluer.
"Asseyez-vous, les gars ... Nous avons quelques choses à discuter avec vous," soupira-t-il, semblant las mais concentré tandis qu'il feuilletait un dossier à l'avant de la salle.
Mes hommes et moi prîmes tous des sièges aux tables tranquillement, attendant en regardant les deux hommes qui pourraient, en toute honnêteté, nous envoyer en enfer sans justification.
Le Général Thompson arpentait la salle, les yeux sur le dossier dans ses mains. Prenant une profonde inspiration, il se tourna vers la salle.
"Les gars, je tiens à vous féliciter pour le travail bien fait ces derniers mois. Votre détermination à attraper cette dernière cellule qui terrorisait la route principale était excellente. En outre, votre capacité à travailler avec les Opérations Spéciales à Kandahar a été exceptionnelle. Alors... "
Il se détendit légèrement, fixant le dossier sur la table devant lui. "Voici ce que j'aimerais faire. Je pense que les prochains escadrons qui sont prévus pour venir par ici ont besoin de savoir ce qui les attend. Les gars, vous avez vu quantité d'actions, travaillé en zone de guerre urbaine et réussi à collaborer parfaitement avec une équipe qui généralement n'a pas besoin de l'aide. Ce que j'aimerais faire, c'est vous envoyer sur le sol américain pour commencer la formation de plusieurs équipes qui viendront ici."
La salle entière se figea, regardant le général comme s'il avait trois têtes, ce qui le fit glousser.
"Non, je ne plaisante pas. Vous avez fait un sacré bon travail ici, les gars. Je pense qu'il est temps que vous prépariez les autres au mieux. Je crois savoir que les contrats de cette équipe se finissent en octobre, donc ce que je veux c'est que vous passiez ces quatre prochains mois à former de nouvelles équipes qui viendront ici ensuite."
Il sourit en secouant la tête en voyant les visages choqués face à lui." Est-ce que cela vous va ?" demanda-t-il en riant, regardant vers un Stephens très amusé.
"Chef, oui, chef !" répondîmes-nous tous, sans doute un peu trop fort, mais nous ne pouvions pas nous retenir.
"C'est bien ce que je pensais." Il rit, frappant légèrement sa main sur la table. "Je sais que vous avez une patrouille et je sais que vous aurez envie de le dire à vos familles mais pouvons-nous voir les détails vraiment rapidement ? "
ooo
De : EAMasen
A : Bella Swan
Envoyé : Lundi 24 mai 2010 à 22 h 23
Reçu : Lundi 24 mai 2010 à 10 h 23
Sujet : bordel de merde ! J'ai une sacrée nouvelle pour toi !
Ma jolie Bella...
Nous avons été réaffectés, mon amour ! Sur le sol américain !
Non, je ne plaisante pas, bébé. Nous allons embarquer pour les États-Unis dans un peu moins de deux semaines, où nous allons terminer le reste de notre mandat à MacDill Air Force à Tampa. Eh oui, ma chérie... c'est en Floride. Nous formerons les nouvelles équipes sur le côté tactique avant qu'elles soient expédiées en Afghanistan.
Seigneur, chérie. Sais-tu ce que cela signifie ? Je suis sûr que tu le sais ... MDR Désolé, je suis juste ... Tu n'as pas d'idée, putain, combien j'avais peur qu'ils nous renvoient à Kandahar. Ils nous ont appelés pour une première réunion de ce truc ce matin. Jazz, Em et moi, on essayait de notre mieux de réfléchir comment nous allions vous le dire, les filles mais nous n'allons pas retourner là-bas.
Chérie, nous rentrons à la maison. Bon, ben... pas techniquement à la maison mais je vais sortir de ce putain de désert.
Nous allons partir dans un peu moins d'une semaine avec un arrêt en Allemagne pour assister à quelques cours. Quand nous quitterons l'Allemagne, nous nous envolerons directement à MacDill. Il y aura des moments où je ne pourrai pas te contacter, chérie mais je promets d'envoyer des mails ou d'appeler dès que je peux. Et je te promets de te faire connaitre tous les détails.
Merde, Bella ... juste de savoir que je serai sur le même continent que toi me rend… putain stupidement heureux. Je t'aime tellement putain et je veux que vous les filles célébriez ça pour nous, d'accord ? Quelque chose comme une bonne fête, bien arrosée.
Je t'aime au-delà de la raison,
Edward
