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72 – Edward
De : EAmasen
A : Bella Swan
Envoyé le 6 juin 2010 à 11 h 45
Reçu le 06 Juin, 201 45
Sujet : Je n'ai pas les idées bien en place
Hey ma belle…
Je voulais retourner au lit mais mon estomac a d'autres projets. Alors je suis assis ici avec un énorme verre de lait et tout un tas de gourmandises pour… petit-déjeuner? Brunch? Peu importe que diable. Une fois que les gars et moi serons bien réveillés nous partirons pour trouver ce qu'il nous faut.
Emmett et Jasper ont besoin d'avoir leur voiture, chacun de nous a besoin d'un téléphone et des courses doivent être faites. L'arrêt que nous avons fait pour nous dépanner en arrivant ici ne va pas durer bien longtemps.
Je tenais à vous remercier… vous toutes… pour tout ce que vous nous avez envoyé. Ça a grandement facilité ces choses. Des draps frais … on se serait cru au ciel après quelques-uns des lits dans lesquels nous avons dormi. Je savais que Rosalie et Alice avaient des couleurs pour Emmett et Jasper et je suis heureux d'être comme eux à présent.
Tu deviens très possessive avec ma queue, Isabella et je vais devoir vous présenter très bientôt. LOL. Et NON ma langue n'est pas percée non plus. Je ne suis pas sûr que je veuille faire ça. J'avais un copain qui l'avait fait et ça avait plutôt mal tourné… ***frissons*** Je ne sais pas à quoi ça sert et je suis sûr de ne pas en avoir besoin. Et je ne peux plus attendre de te prouver pourquoi je pense ne pas en avoir besoin ma sexy fille. Ma langue n'a besoin de rien. Fais-moi confiance.
En ce qui concerne l'encre… je n'y suis pas opposé. Comme je te l'ai déjà dit je n'ai jamais eu le temps. Je ne suis pas sûr d'en avoir besoin sur mon cul mais je suis sûr que nous pouvons discuter de cela plus tard. LOL en même temps si tu veux me marquer comme t'appartenant ça devrait être plus visible non ?"
Mes positions préférées? Allons allons, Mlle Swan… de nouveau tu penses à de vilaines choses? Je n'en ai pas. Toutes me conviennent et je ne peux plus attendre pour te le montrer. Te prendre par derrière n'est pas la priorité sur ma liste. Je préfère de loin voir ton visage, j'en rêve depuis si longtemps, laisse-moi une chance de voir ton corps tout entier m'avaler entièrement. Pour toi, que tu me sentes entièrement… chaque centimètre. Je vais accéder à des endroits que tu ne connaissais même pas bébé. Mais pour toutes ces choses c'est le missionnaire que je vais préférer. Je veux me perdre dans ton visage parce qu'il sera devenu réel et sera présent. Je serai finalement capable de t'embrasser, de regarder des beaux yeux chauds en te pénétrant. Ça me fait du mal, putain, de sentir tes bras et tes jambes autour de moi, sentir ton cœur battre près du mien et m'enfouir dans la réalité de nous deux. Voilà la vérité vraie, mon amour.
Et Bella… qualifié ou pas quand enfin nous serons ensemble, l'expérience n'aurait plus aucune importance. En fait j'aime plutôt l'idée d'être celui qui montrera à ton corps toutes les façons pour se sentir divinement bien.
Bon, je ferai mieux de retourner au lit avant de sombrer dans le coma sucré – ou alcoolique avec tout ce lait que nous avons acheté en venant. Les gars vont me botter le cul.
Je t'aime tellement Bella. Et je me permets de t'appeler à la seconde où j'aurai mon téléphone - plus tard dans la journée.
A toi pour toujours,
Edward
OOO
Tampa… dimanche 6 juin 2010 à 15 h 35
"Crois-moi, sergent," gloussa Jasper en montant mon nouveau téléphone. "Il te faut un smart phone. Vu que tu envoies des mails et aussi des textos, il t'en faut un comme ça."
Je soufflais en levant les yeux au ciel. Ça faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas eu de téléphone. Et ça ne ressemblait absolument pas à ce que j'ai dans ma main actuellement. Il avait été simple et vieux en comparaison. Le nouveau était tactile et avait plus de mémoire que le premier ordinateur que mes parents m'avaient acheté quand j'étais ado.
"Si tu le dis," soupirai-je en souriant. "Maintenant que tes exigences sont comblées, il nous reste à aller à l'épicerie, ce qui est un cauchemar, je ne suis pas impatient."
Il rit en se retournant vers le comptoir où Emmett en finissait avec la fille derrière le comptoir. "Vous en avez de la chance les gars parce que tout ce que vous avez à faire c'est de vous rajouter à l'abonnement de vos femmes. Moi j'ai dû tout recommencer à zéro."
Je sortis du magasin et me promenai dans le hall principal du centre commercial, j'appelais Bella.
"Bonjour," répondit-elle l'air essoufflé.
"Hey chérie, que fais-tu?" ris-je.
"Salut bébé, dit-elle en riant. "Et bien j'ai couru pour arriver jusqu'au téléphone. Je sors de la douche. Je sentais que c'était toi. C'est ton numéro maintenant?"
"Oui mon amour," dis-je toujours en riant. Impossible de m'en empêcher je lui demandai : "Ça signifie que tu es toute nue, Isabella!"
"Hmm," dit-elle." Et tu vas faire quoi à ce sujet, sergent?"
"Je ne peux absolument rien faire à ce sujet pour le moment," ris-je en secouant la tête. "Je suis au beau milieu d'un centre commercial très peuplé."
"C'est une honte," souffla-t-elle, mais je pouvais deviner son sourire. "Tu sais, maintenant je pourrai t'envoyer des photos."
"Méfie-toi," grognai-je. "Je dois rester encore en public pour les prochaines heures. Les gars ont besoin de louer une voiture et il faut que nous fassions les courses. S'il te plait ne m'excite pas dans le rayon céréales du magasin !"
Son rire était merveilleux et coquin… juste parfait. Et le fait que je pouvais l'appeler ou lui envoyer des messages à tout moment, putain, était exaltant. C'est là que ça me frappa vraiment … nous étions de retour aux Etats-Unis.
"Ok ça va, je vais bien me comporter… pour l'instant, Masen," soupira-t-elle. "Quel genre de téléphone as-tu ?"
"J'en sais rien… quelque chose qui pourrait sûrement faire fonctionner une station spatiale de la NASA ou/et télécharger de la musique en même temps," grognai-je, en haussant les épaules. "Mais au moins je peux t'appeler, me connecter à mon mail et t'écrire."
"Ah sergent Masen, je vois que tu as des priorités," taquina-t-elle. "Comment est la maison ?"
"Grande," dis-je, en me laissant tomber sur un banc en attendant les gars. "Pas très loin de la baie et c'est parfait pour aller courir le matin. Juste au bord de l'eau, avec ce point de vue vraiment génial du centre-ville. Mais laisse-moi te dire autre chose, c'est torride ici !"
"J'espère que tu parles de la température et non pas de quelque aguicheuse voisine," dit-elle ironiquement.
"Aguicheuse ? Vraiment," ricanai-je. "Non température, amour ! Plus de trente-sept degrés je te jure."
"Oui je sais ma mère vit là-bas, tu te souviens ? Je m'y étais habituée c'est comme le désert. Profite tant que tu peux. Ça fait trois jours qu'il pleut sans discontinuer ici."
Je soupirai en secouant la tête. Ça y était, j'étais à la plage et tout ce que je voulais c'était voir la pluie tomber comme ma copine la voyait.
"Je t'aime," murmurai-je en sourcillant au fait que je la voulais avec moi. Pas au téléphone.
"Je t'aime aussi, Edward," répondit-elle immédiatement. "Bientôt chéri. Ça ne sera plus très long à présent."
"Je le sais, mais, putain, Bella," grognai-je, en voyant les gars sortir de la boutique, se servant chacun de leur téléphone. "Il va falloir que j'y aille mon cœur. Tu peux m'appeler, m'envoyer des messages… putain tout ce que tu veux, plus tard ? On va passer le reste de la journée à visiter le coin, probablement aller faire un tour sur la base, des choses comme ça. Alors je ne serai pas devant l'ordi mais j'aurais toujours mon téléphone sur moi."
Elle rigola à nouveau. "Je le sais."
"Bien je t'aime ma belle," dis-je et nous raccrochâmes.
Il ne s'écoula que quelques secondes avant que mon téléphone ne se manifeste – un texto cette fois.
B : Je t'aime, tellement mon très beau xoxoxo
