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74 – Edward

Tampa… dimanche 6 juin 2010 – 22 h 14

"Ce fil ne va pas là ! C'est celui-là !" fit remarquer Emmett, dont la moitié du grand corps était penché derrière le téléviseur.

"Enfin voyons… le rouge avec le rouge et jaune avec le jaune, ce n'est pas si compliqué ?" répliqua Jasper, en roulant des yeux.

Ils avaient insisté tous les deux pour installer les jeux. Mais j'étais là pour les empêcher de se battre mais c'était vraiment tentant de laisser la nature suivre son cours parce que j'avais été avec eux toute la journée. Je n'étais pas sûr de vouloir être vu en public avec eux à nouveau.

Je fus sauvé par la vibration de mon téléphone dans ma poche. J'apprenais encore à me servir de ce maudit téléphone. J'avais entré mes contacts pendant une heure entière juste pour m'habituer à l'écran tactile mais les textos c'était bien mieux. Je ne pus que rigoler de confusion quand je vis ce qu'elle m'avait envoyé ? "Honte à toi…"

E : Quoi? Pourquoi honte à moi? J'ai été un bon gars aujourd'hui, juré ! ;)

B : Toi vilain garçon… une fois de plus tu m'as fait mouiller ma culotte.

Mon cerveau se figea pendant quelques secondes, mon corps se mit à transpirer. J'essayai de me souvenir difficilement de ce que j'avais écrit, dit ou textoté durant les dernières vingt-quatre heures pour lui faire… cet effet…

Mon téléphone vibra à nouveau mais cette fois-ci c'était une photo, avec "tu veux voir ?" Comme sujet.

Je dus littéralement serrer les dents pour ne pas gémir à la vision la plus douce et la plus torturée. Une culotte rose avec de la dentelle blanche sur les côtés avec une main à l'intérieur, ce qui me fit m'arrêter de respirer complètement. Et ma fille ne mentait pas… elle était très, très mouillée.

Il fallait que je lui parle mais je levai les yeux pour trouver les yeux des deux gars sur moi. "Quoi ?"

"Quoi… quoi ?" ricana Jasper. "Tu joues ou pas ?"

"Non," ris-je en leur faisant un signe de la main. "Non je ne joue pas, Bella va m'appeler," leur dis-je. Ce mensonge, pas si faux me donnait une sortie, car bien qu'Emmett et Jasper me taquinent ils lui passaient tout ce qu'elle voulait.

Mais ce que je ne leur dis pas… c'est ce qu'elle voulait.

J'allai vers ma chambre en fermant la porte après moi. J'attendis juste assez longtemps pour les entendre commencer à jouer puis je l'appelais.

"Edward, je…" répondit-elle mais je la coupai.

"Tu as un problème assez grave en effet Isabella," dis-je d'une voix grave, en marchant vers mon lit. "Tu pensais à quoi ?"

"Je suis désolée…"

"Je ne suis pas offensé, amour. Je veux juste savoir pourquoi tu ne m'as pas appelé plus tôt," demandai-je, en tombant sur mon lit mais mes pieds touchaient encore le sol. "Dis-moi ce qui t'a mise dans un tel état, sexy girl."

"Toi," répondit-elle immédiatement.

"Non, non… pas cette fois, Bella. Quoi de moi ?"

"Tout Edward," répondit-elle sa voix semblait peinée. "J'ai lu quelques-uns de tes mails ou même seulement le dernier. J'ai juste voulu te taquiner mais ça…"

Je souris sortant ma langue sur ma lèvre. "Un retour de flamme ?"

"En quelque sorte," ricana-t-elle. "Mais ton dernier e-mail… Bébé je voudrai toutes ces choses… tellement."

"Moi aussi, chérie. Tu n'as pas idée." Je fermai les yeux ma main me réajustant, elle semblait tellement avoir besoin de moi. "Tu veux de l'aide ?"

"Oui."

"Tu as toujours cette petite culotte Isabella ?"

"Oui," répondit-elle en se retournant au bout de la ligne.

"Mets-moi sur haut-parleur et enlève-la. Enlève tout."

J'entendis des bruits pendant une minute jusqu'à ce qu'enfin elle dise, "Toi aussi…"

Je n'étais pas sûr d'avoir bougé aussi vite avant, même sous la menace de la guerre mais je me levai, sortis de mon jeans et de mon boxer et m'assis sur le lit. Et je m'installai contre les oreillers et la tête de lit.

"Chérie si j'étais là-bas que voudrais-tu que je fasse… maintenant ?" lui demandai-je, mettant ma main autour de ma queue déjà prête, alors que ses gémissements torturés résonnaient dans mon oreille.

"Tout ce que tu veux," répondit-elle, me faisant la même réponse que la première fois où je lui avais demandé.

"Hum… un jour chérie, je te promets," parce que bon sang je le voulais. C'est tout ce que je voulais et je pouvais y penser. "Tu es toujours mouillée pour moi, ma belle?"

"Encore plus à présent."

"Dis-moi combien," ordonnai-je en laissant aller ma tête en arrière. "Es-tu gonflée, amour? Sensible? Touche-toi comme si c'était ma bouche, comme si je te goûtais longuement."

"Merde oui," siffla-t-elle et ma main serra plus fort, provoquant les mêmes sons que les siens. "Encore Edward…"

Ce soir on n'était pas là pour plaisanter ou pour jouer. Je pouvais l'entendre dans sa voix. Si elle avait été avec moi, j'aurais déjà glissé en elle, elle sur mes genoux afin de pouvoir la regarder en détail. Non, ce soir ce qu'elle voulait c'était que ce soit dur et rapide.

"Seigneur chérie…" gémis-je, en laissant retomber ma tête. "Tu me tues. Je veux prendre soin de toi, coulisser à l'intérieur de toi, jouir avec toi." Je poussai un soupir de frustration mais j'en avais tellement besoin en même temps. "Bella, est-ce que tu as quelque chose pour t'aider?" dis-je en me demandant si je ne dépassais pas les limites, nous n'avions jamais parlé de jouets ou de choses comme ça avant. Certaines filles ne voulaient pas admettre qu'elles en avaient.

Sa respiration s'arrêta mais finalement elle dit, "Oui."

"Oh prends-le chérie. Tu en as besoin," je ris en attendant, entendant distinctement un tiroir s'ouvrir puis se refermer.

"Qu'est-ce que c'est?"

"Un vibromasseur."

"Et à quoi il ressemble?" demandai-je, essayant d'imaginer quelque chose qui ressemble à une fausse bite. C'était angoissant.

Elle rigola doucement. "Il est rose, doux et brillant."

"Il est grand?" demandai-je, souriant malgré le fait que tout ça me gênait.

"Pas aussi grand que toi sergent," ronronna-t-elle sexy mais je pouvais clairement entendre son sourire dans sa voix.

"Bien on va faire comme ça pour cette fois d'accord ?" lui demandai-je doucement, souriant quand elle rigola et aimant le fait que rien de tout cela ne semblait mal. C'était ainsi. Et je me demandai – pas pour la première fois – si nous étions aussi à l'aise à présent combien ce serait parfait, putain quand nous serions réellement ensemble. "Allume-le Isabella. Enduis-le de tes jus. Dieu je ne peux plus attendre de te gouter," dis-je, ça ressemblait à un vœu et à une prière. "Humidifie-le chérie, comme si c'était vraiment moi."

Mon prénom, quelques jurons puis un nouveau sifflement dans mon oreille et je ne pus m'empêcher de serrer ma queue fermement. Ma fille faisait les sons les plus merveilleux de la planète.

"Putain Edward… j'ai besoin de toi en moi."

"Moi aussi ma belle," grognai-je et mes yeux partirent en arrière quand je ne pus arrêter ma main. "Mets-le à ton entrée si désireuse, chérie mais ne le fais pas aller plus loin. Tu sais que je veux te taquiner… de petits coups à peine à l'intérieur."

"Pas de taquineries…"

"Pousse-le bébé, lentement. Doucement. Je veux t'entendre."

Et tout à coup je fus perdue en elle, perdu dans ce nom dit de façon si primitive dans le téléphone. Elle n'était pas à l'autre bout du téléphone, elle m'entourait, m'enveloppait dans sa chaleur, son humidité et son odeur tout cela dans les draps qu'elle m'avait envoyés. Ma main agrippa ma queue fermement utilisant le lubrifiant naturel qui était là depuis que j'avais entendu sa voix. Ça n'allait pas prendre bien longtemps. Ça faisait un moment que nous nous allumions. Tout semblait arriver en même temps.

"Vas-y Bella, profond et fort," haletai-je, essayant de retenir mon orgasme aussi bien que possible. "Et puis laisse aller," l'encourageai-je, suppliant silencieusement qu'elle jouisse.

"Ensemble?"

"Alors il faut que tu me dises quand chérie," grognai-je, en serrant fort les yeux.

Quand sa respiration s'accéléra, elle ne put prononcer que la moitié de mon prénom, je sus que nous y étions.

"Maintenant chéri," souffla-t-elle.

"Merde!" sifflai-je, avant de me perdre complètement. Ma semence se déversa chaude et humide sur mon ventre. Je pris une poignée de mouchoirs sur la table de chevet et me nettoyai parce que ça séchait rapidement et que c'était difficile à nettoyer si on attendait trop longtemps. "Bella chérie…" soupirai-je, en laissant ma tête retomber. "Putain je n'en peux plus d'attendre de voir ton visage quand tu fais cela."

Elle soupira de soulagement, de bonheur, repue, un petit rire lui échappa. "Oui bientôt Edward. Ce ne sera plus long maintenant."