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80 – EDWARD

Tampa… Vendredi 11 juin 2010 à 21 : 34

E : Il faut que je voie ton doux visage. S'il te plait dis-moi qu'on peut se voir sur SkYpE dans trente minutes ? *Fais sa moue boudeuse*

J'enfournai la fin de mon cheese burger dans ma bouche, ramassai tous les emballages vides et sortis de la voiture. J'entrai dans la maison, jetai mes déchets et attrapai une bière dans le frigo. J'étais content comme tout, que ce soit vendredi, encore plus que Jasper et Emmett aient décidé de faire un arrêt au bar pour boire une bière avec quelques autres gars. Je m'étais éclipsé… J'avais de la bière à la maison et j'avais besoin de voir Bella.

B : pas besoin de sortir les armes lourdes, sergent ! Mdr j'y serai.

En rigolant j'entrai dans ma chambre, laissant un chemin de vêtements sales de ma porte à ma salle de bain. Je voulais me doucher pour me débarrasser de toute la saleté de cette satanée semaine. Elle avait été frustrante, fatigante et sacrément longue. Les recrues étaient géniales, apprenaient vite et écoutaient tout ce qu'on leur transmettait et elles méritaient bien leur weekeend.

J'entrai sous le jet chaud et secouai la tête en constatant combien peu j'avais pu parler à Bella. Nous nous nous étions appelés et envoyés plus de messages que de mails mais pour moi ça n'était jamais assez. Je voulais juste entendre sa voix mais plus que ça, je voulais voir son merveilleux visage.

Je pris des sous-vêtements et un short, j'installai mon ordinateur sur mon lit et tombait dessus. Ça ne me prit pas bien longtemps pour me connecter au site et passer l'appel vidéo. Bientôt la personne dont j'avais eu envie toute la semaine apparut sur mon écran.

"Hey chéri !" chanta-telle avec un sourire.

"Salut ma belle," soupirai-je, me sentant enfin décontracté pour la première fois de la semaine. "Tu es un remède fantastique pour mes yeux."

Elle sourit, bien que son front soit adorablement plissé. "Pauvre bébé c'était si difficile…?"

"Oui," marmonnai-je, en secouant la tête et en la posant dans ma main. "Je pense que je suis trop dur avec ces nouveaux gars, Bella. Je… je ne veux pas qu'ils rentrent à la maison dans une putain de boite. J'ai dû passer trop de coups de fil quand j'étais là-bas… j'en ai perdu trop. Je… ils sont tellement jeunes."

Cette merde m'avait travaillé pendant ces derniers jours. J'en avais parlé aux autres et ils ressentaient la même chose que moi et ça signifiait simplement qu'on devait être durs avec eux.

"Je pense que ça doit être ainsi," dit-elle en penchant sa belle tête. "Je veux dire que si tu es dur avec eux ici, Edward, ils seront bien préparés, pas vrai ?"

"Je suppose," soupirai-je en grimaçant.

"Ils te détestent pour ça ?" demanda-t-elle.

"Un peu," rigolai-je, en haussant les épaules.

"C'est bien alors ils forment déjà une équipe. Continue et dis-leur que c'est comme ça là-bas. Il faut qu'ils le sachent," déclara-t-elle fermement. "J'avais un prof qui faisait ça à l'université. Il nous poussait dans nos retranchements jusqu'à ce qu'on le déteste mais notre colère contre lui nous faisait travailler plus dur."

Je souris en soufflant. "Tu m'as manqué."

Elle rigola. "Oui à moi aussi. J'aime ce look 'abdos' mouillé qui me fait penser au paradis et que tu as pour moi." Elle sourit et haussa un sourcil, mordillant sa lèvre inférieure en faisant signe vers l'écran. "Merci Sergent…"

"Je ferai n'importe quoi pour toi," dis-je, avec ironie et un sourire narquois. "Qu'as-tu fait aujourd'hui ?"

"Je faisais une pause dans mon travail de correction. Je relisais tes mails," dit-elle en roulant des yeux. "Vraiment mon cœur ? Ta plus vilaine pensée était celle de la prof coquine. C'est un sérieux manque d'imagination Edward."

Je ris, laissant ma tête tomber en arrière. "Tu demandes ! Si tu ne voulais pas savoir il ne fallait pas demander Mlle Swan," lui dis-je. "Et fais-moi confiance, mon cœur… rien dans mon petit rêve ne manquait d'imagination," et je la regardai intensément.

"Tu devrais me voir avec mes lunettes alors, mes cheveux attachés en chignon, une jupe courte et des bas en dentelle…" elle rigola. "Tu étais en retenue ?"

"Ouais, bien sûr… j'étais vraiment un vilain garçon."

"Je parierai que tu l'étais," ricana-t-elle.

Je lui souris, en plissant les yeux. "C'est mon t-shirt que tu portes ?"

"Oui," répondit-elle, en retroussant son petit nez quand elle leva sa tête vers moi. "Bien, il n'a plus ton odeur," dit-elle tristement.

"Je vais t'en envoyer un autre, quelle couleur ? Je vais dormir avec ce soir," promis-je, rien que pour l'entendre rire à nouveau.

"Ça m'est égal." Elle sourit et haussa les épaules. "Surprends-moi Edward, je te fais confiance. Je laverai celui-là et te la renverrai."

"Garde-le chérie," rigolai-je, en lui faisant un signe de la main.

"Tu ne peux plus continuer à m'envoyer tes t-shirt sinon bientôt tu n'en auras plus. Et je ne veux pas que mon homme soit nu sans que je sois là pour chasser les mouches," rit-elle.

En rigolant, je roulai des yeux. "Je suis à toi, ma Bella. Et je ne vois plus de mouches il y a longtemps."

"C'est bien pour ça, il ne faut rien faire pour les attirer," souffla-t-elle dramatiquement. "Et comme Rose dirait… "

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Putain c'était trop bon d'être avec elle et mon être entier était content. C'était comme si la semaine infernale n'avait jamais eu lieu.

"Dieu que ton sourire m'a manqué," sourit-elle en se réinstallant. "D'accord Masen… Le temps passe vite. Tu es sûr que je ne peux rien faire pour toi, pour ton anniversaire?"

"Toi." répondis-je en haussant les épaules. "Je n'ai besoin de rien d'autre mon amour. Tu ne me ferais pas un gâteau ?"

"C'est une bonne chose que tu sois très actif Edward," rit-elle en secouant la tête. "Tu exploserais avec toutes les gourmandises que je t'envoie. Et oui je vais te faire un gâteau. Je te le promets. Rien d'autre ?"

"Non ma douce. Puisque je ne peux pas t'avoir, j'aurai ton gâteau," lui dis-je honnêtement.

"Oh Edward," soupira-t-elle, en me regardant de l'air le plus triste que je lui aie jamais vu. "J'ai promis à Charlie… je ne peux pas… tu sais que je le ferais si je pouvais…"

"Hey je sais ma chérie," l'apaisai-je en secouant la tête et en souhaitant le plus fort possible de pouvoir la tenir contre moi. "Je te promets que je ne t'en veux pas. Maintenant… raconte-moi ce que j'ai raté cette semaine…"