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82 – Edward

Tampa… samedi 12 juin 2010 – 9 h 23

"Bonjour sergent," ronronna-t-elle depuis la porte de ma salle de bain tandis que je relevai ma tête de sur l'oreiller. Bella, appuyée contre l'embrasure, ne portait rien sauf mon t-shirt, ses longues jambes douces et nues croisées l'une devant l'autre.

"Viens par-là," suppliai-je ou ordonnai-je – je n'étais pas sûr.

La voir déambuler dans ma chambre était simplement trop difficile. Quand elle heurta le pied du lit, elle s'allongea vers moi en tirant sur le drap qui me recouvrait. Ma bite se mit au garde à vous pour elle et elle se lécha les lèvres lentement en se penchant, s'aidant de ses mains sur mes cuisses. Ses beaux yeux bruns ne quittèrent jamais les miens tandis qu'elle se baissait pour lécher excessivement lentement sur toute sa longueur, le dessous de ma bite.

Je sifflai, cognant ma tête contre le mur derrière moi. "Merde Bella non," dis-je, je voulais ces douces lèvres autour de ma bite mais j'avais encore plus besoin d'être enveloppé en elle.

Bella céda et rampa sur mon corps. A califourchon sur mes cuisses, elle coinça mon érection entre nous mais je voulais la toucher. Je fis glisser ma main sur ses cuisses douces puis sous son t-shirt, en le faisant remonter jusque par-dessus sa tête. Ses boucles acajou s'éparpillèrent sur ses épaules, s'étalant contre sa peau crémeuse et la pointe durcie de ses tétons.

Mes mains prirent ses seins en coupe, mes pouces pétrirent ses pointes. Son corps entier bougea par vague, sa chatte humide et glissante frottait contre ma bite, nous faisant pousser des cris. Je posai une main au milieu de son dos et fis cambrer le haut de son corps ainsi je pouvais embrasser, lécher, taquiner, déguster et la marquer comme étant à moi.

Je laissai trainer mes dents le long de sa clavicule et glissai en même temps mes doigts entre ses plis et je lui chuchotai. "Es-tu prête pour moi, amour ?"

"Oui Edward… s'il te plait !" haleta-t-elle, en passant ses doigts entre mes cheveux courts puisque c'est tout ce qu'elle pouvait faire pour tirer mon visage à elle pendant qu'elle roulait des hanches en essayant d'obtenir une friction de ma main, de ma bite… une friction.

Front contre front je me perdis dans le brun profond. Mon cœur me faisait mal tellement je l'aimais. On aurait dit que ma poitrine allait exploser tellement ce sentiment était puissant.

"Je t'aime," soufflai-je, en picorant ses lèvres, "et j'ai besoin de toi…"

Elle posa ses mains sur mes épaules, ce qui me permit de la soulever, me positionnant à son entrée et je la guidai doucement sur moi. A chaque centimètre, je respirai son air, haletai sur sa langue, tétai sa lèvre supérieure, celle du bas aussi et récupérai mon nom dans sa bouche dès qu'elle m'engloutit complètement.

Mes mains se posèrent sur ses fesses pour la guider, lui faisant apprécier comment je pouvais la faire sentir bien. Elle était magnifique et fluide, suivant mon rythme facilement. Je m'appuyai contre la tête de lit, elle mordit ma mâchoire m'incitant à laisser aller, me disant combien elle était proche et qu'elle ne s'était jamais sentie aussi bien.

Ses mains dans mes cheveux, ses mots grossiers dans mon oreille et la sensation des dents sur mon cou me firent accélérer. Quand elle se resserra autour de moi, je ne pus plus me retenir. Je serrai ses fesses fort – probablement trop fort – et vint longuement et profondément en elle.

"Merde !" sifflai-je, quand mon corps réagit. Je pus juste empêcher ma semence de se répandre sur mon t-shirt, le t-shirt que j'étais censé lui envoyer.

Ma tête cogna contre le mur alors que j'essayai de retrouver mes esprits. Je n'avais jamais voulu quelqu'un autant que je voulais Bella. La voir hier soir sur sKyPe n'avait fait que le confirmer. J'étais heureux qu'elle soit la plus forte de nous deux parce que je n'avais pas été loin de la supplier d'enlever mon t-shirt pour que je puisse voire chaque centimètre d'elle. Mais elle avait raison, il fallait que ça attende. Mes mains se serrèrent en poing tellement elles avaient envie d'arracher ce t-shirt. Notre relation n'avait rien de traditionnel mais merde ! J'allais faire les choses comme il le fallait avec elle… une fois que j'aurais posé mes mais sur elle.

La maison était calme quand enfin je décidai à sortir du lit. J'enlevai mon t-shirt et le posai sur la commode en attendant de l'emballer pour l'envoyer à Bella plus tard.

Une heure après, j'attendais à la poste pour envoyer le colis pendant que l'employée, une femme virile, me fixait. Je décidai de me concentrer sur mon téléphone plutôt que sur ses regards affamés.

E : Je déteste te réveiller mais tu me dois bien ça, il y a une femme effrayante au bureau de poste qui me fixe. Je pense qu'elle me mangerait presque :/

Moins de soixante secondes après je reçus la réponse.

B : MdR et bien tu vois…? Si 'propriété de Bella' était tatoué sur toi… ça n'arriverait pas.

E: tu voudrais que je lui montre mes fesses ? Quel genre de fille es-tu ?

B: *rit bêtement* Bon d'accord… Je n'avais pas suffisamment réfléchi. C'est tôt Edward ! Elle est plus jolie que moi ?

E : NON! Elle ressemble à Rush Limbaugh* !

B : Mdr ! Vas-y chéri.

E : Absolument pas ! Je suis atterré. Retourne dormir ma douce. Merci de m'avoir sauvé.

B : Je t'aime mon beau. Quand tu veux…

Après quelques courses et un tour rapide au drive pour les gars, je m'assis devant mon ordinateur tandis que la lessive se faisait.

ooo

De : EAMasen

To : Bella Swan

Envoyé le 13 juin 2010 à 00 h 56

Reçu le samedi 12 juin à 21 h 56

Sujet : J'espère que tu es retournée dormir.

Ma belle Bella…

Je suis désolé de t'avoir réveillée de matin. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Cette femme était trop effrayante pour que je puisse l'ignorer. Son vrai nom n'était pas Rush Limbaugh mais Marge. O_o elle m'a appelé mon mignon, même après que je lui ai dit que j'envoyai ce colis à ma petite chérie. ** frissonne** comme ça tu auras mon t-shirt lundi ou mardi, mon cœur. Et c'est bon pour moi si tu gardes le premier.

C'est très étrange d'avoir un week-end où on n'a pas grand-chose à faire mais je suis sûr que les gars vont avoir des idées. Ils sont retournés au lit. Mdr. Apparemment ils ont un peu trop bu hier soir. Je ne peux pas dire que j'ai manqué quelque chose puisque j'avais un rendez-vous sur sKyPe avec la plus belle femme que je connais. ;)

Bella je veux que tu saches que je n'étais pas du tout en colère hier soir. Oui, c'est vrai, j'aimerai beaucoup que tu viennes ici mais je suis bien conscient que chaque année tu as des projets pour l'été et que Charlie en fait partie. Je suis totalement d'accord avec ça. Ecoute, il y a quelques mois nous n'avions pas pensé être rentrés si tôt, alors le fait que je puisse t'appeler chaque fois que j'en ai besoin me rend plus qu'heureux.

Mais malgré tout je veux toujours mon gâteau ! **sourire**

Mon tour pour les questions Mlle Swan... Qu'est-ce que tu aimes faire pour te détendre ? (pas de choses coquines…) Quand tu es stressée, qu'est-ce qui t'aide à retrouver ton calme ? Pour moi c'était le piano. Je m'assois et simplement ça… je joue. Tout sort de ma tête. Ça commence violemment et puis au fur et à mesure ça devient plus doux. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas écrit et ça me manque. Je vais courir maintenant – ou je t'appelle, ça m'apaise.

Au fait… tu peux m'appeler quand tu veux demain. Je n'ai pas de projets à moins que les gars ne me trainent quelque part et s'ils le font je t'envoie un message.

Je t'aime tellement Isabella. Plus que tu ne peux le concevoir.

A toi pour toujours, Edward.

PS : Bien que je veuille énormément voir ta peau douce, il faut que je te remercie pour la nuit dernière. Je me perds complètement quand il s'agit de toi, Bella. C'est une putain de vérité. Tu as raison. Certaines choses doivent être absolument être conservées jusqu'à ce que nous nous rencontrions effectivement. Mais j'ai besoin que tu saches cela… Ne sois jamais, jamais gênée devant moi. Malgré tes rougissements, tu dois savoir qu'il n'y a aucune partie de toi – que j'aie vue ou non - que je ne trouverai pas parfaite. C'est évident à la façon dont tu me fais réagir. Tu es tout ce qu'il me faut, mon cœur, sans que j'aie eu à le demander et je ne peux pas avoir honte de te vouloir vraiment. Mais quand j'aurai cet incroyable honneur de te toucher enfin… les paris sont ouverts. Il n'y aura aucun endroit sur ton corps qui m'échappera, ils seront tous à moi, y compris ce cul si doux que j'aie à peine entrevu hier soir.

* Animateur radio et éditorialiste politique américain