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86 – Edward

Tampa…Vendredi 18 juin 2010 à 17 h 40

"Allez sergent, on y va!" appela Emmett, depuis ce qui semblait être le salon.

"Minute j'arrive! Joue à quelque chose en attendant," répliquai-je, en roulant des yeux. "Seigneur, si toute cette merde c'est pour mon anniversaire, laissez-moi respirer un peu et ne me mettez pas la pression," murmurai-je pour moi-même.

Je mis mon jeans foncé et une chemise noire, je roulai les manches et vérifiai mon téléphone. Ça faisait un moment que je n'avais pas eu de nouvelles de Bella mais ça ne voulait rien dire. Elle devait encore être sur la route. Je mis mes chaussures et allai à la salle de bain pour voir ma coiffure. Mes cheveux avaient un peu poussé. Sur les côtés c'était toujours très court mais mes cheveux indisciplinés n'allaient jamais, jamais être apprivoisés, peu importe combien de fois j'y passais la main.

J'attrapai mes clés, mon portefeuille, mon téléphone et ouvris la porte da ma chambre pour être attaqué par les cris d'Emmett et de Jasper.

"Ah non nous n'irons pas dans un club de striptease, Emmett. Tu ne te souviens pas comment Rose a menacé tes bijoux la dernière fois ?" demanda Jasper qui paraissait exaspéré.

Je ne pus m'empêcher de ricaner en m'appuyant contre la porte. Ils se chamaillaient comme des frères mais ne s'en voulaient jamais, peu importe combien la dispute était forte.

"Votons," dit Emmett avec son sourire diabolique. "Peut-être qu'Edward veut…"

"Oh, non ! Ne m'entraine pas là-dedans," ris-je. "Manger, boire… c'est bon. Figure-toi que je tiens à mes attributs, moi !"

Jasper rigola. "Bellsy t'a dit non, pas vrai ?"

"Elle n'en a pas eu besoin mais ouais," ricanai-je en roulant des yeux. "Laissons tomber. Qui conduit ?"

"C'est toi," déclara Jasper, en me tapant dans le dos, en passant.

J'étais sur le point d'atteindre la porte d'entrée quand mon téléphone m'annonça un message. Je le sortis et sourcillai au message que Bella m'avait envoyé.

B : Dis-moi que tu m'aimes. Dis-moi que tu es vraiment aux Etats-Unis… S'il te plait !

"J'ai besoin d'un moment les gars," marmonnai-je, en commençant à composer le numéro.

"Ah allez Sergent… Je meurs de faim !" gémit Emmett en frottant son estomac. "Appelle-la dans la voiture…"

"Je l'appelle maintenant ou alors nous n'irons nulle part. Compris ?" lâchai-je parce que son message m'inquiétait.

"Vas-y Ed," me dit Jasper doucement, en me montrant l'autre bout du couloir tandis qu'il entrainait Emmett par le bras. "On t'attend."

J'appuyai sur le bouton et regagnai ma chambre en refermant la porte.

"Edward !" Bella sanglotait.

"Mon cœur qu'est-ce qui ne va pas ?"

"J'ai fait un cauchemar… je me suis endormie…" Elle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle et mon cœur se brisa. Elle avait l'air complètement abattue. "Raconte-moi alors… !"

"Oh chérie je t'aime tellement," gémis-je en m'asseyant au bord du lit. "S'il te plait ne pleure pas. Et bien sûr que c'est vrai ma douce. Quel qu'ait été ton cauchemar ça ne peut pas changer cela. Je vais te dire que je t'aime toute la journée et tous les jours aussi… tant que nous vivrons si ça te permet d'y croire."

"Je le crois," dit-elle avec un reniflement. "J'avais … juste vraiment besoin de l'entendre."

"Crois-moi je te comprends," dis-je en souriant. "Isabella Swan, écoute-moi. Tu es la meilleure chose qu'il me soit arrivée. Cette période est difficile mais je sais que ça sera bien mieux quand ce sera fini. J'ai foi en ça… en toi et moi. Je t'en prie dis-moi que toi aussi."

"Oui," murmura-t-elle. "Tellement, Edward… que ça me fait peur."

"A moi aussi," admis-je. "Je suis terrifié, absolument terrifié, putain mais aussi foutrement excité. Je ne peux plus attendre de te rencontrer en personne, d'enfin poser mes yeux sur la plus douce et merveilleuse personne que j'aie jamais connue. Je ne peux plus attendre pour découvrir toutes les choses que ces photos et caméra ne peuvent pas saisir. Je veux savoir si ton rougissement va partout comme je le pense, parce que s'il y va, je vais simplement perdre la tête."

Finalement un petit rire lui échappa, je soupirai et souris de soulagement.

"Bella où sont mes plaques d'identification ?" lui demandai-je.

"Ici," dit-elle et je pus entendre leur tintement.

"Bien," soufflai-je exagérément. "Si jamais tu as besoin de savoir que je suis avec toi, tiens-les dans ta main. Tu sais à quoi elles servent n'est-ce pas ?"

"Identification ?"

"Oui quand quelqu'un meurt plus précisément. On en laisse une avec le soldat, les autres sont renvoyées pour gérer sa mort. Nos vies entières sont dans ces petits morceaux de métal…. Nom, numéro, religion, groupe sanguin. Et c'est pourquoi je te les ai envoyées. Je t'ai envoyé toute ma vie Bella. Il faut que tu la gardes. Donc si tu as des doutes nous concernant ou si tu as simplement besoin de savoir que je suis avec toi, touche-les et crois-le."

"Je t'aime Edward," dit-elle doucement. "J'ai eu vraiment si peur."

"Ça n'était pas réel. Mais nous, nous le sommes," lui dis-je.

"Je le sais," dit-elle et je pus entendre le sourire dans sa voix. "Ça va aller. Ils… euh… les filles m'ont laissé seule dans la voiture pour ma petite crise."

Je ris. "Allez amour. Dis-moi que tu es arrivée en toute sécurité chez ton père, d'accord ?"

"D'accord. Amuse-toi bien ce soir, Edward," ricana-t-elle.

"Je vais essayer. Je t'aime aussi."

Je sortis de la chambre et je vis que les gars m'attendaient impatiemment devant la porte d'entrée. "On peut y aller," dis-je en sortant mes clés.

"Tout va bien ?" demanda Jasper en fronçant les sourcils.

"J'acquiesçai et lui souris. "Tout va bien maintenant. "