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! Cette fic est rated M pour une raison ! :-)
89 – Bella
Tampa… vendredi 18 juin 2010 à 20 h 25
Sans lâcher la main d'Edward j'avançai à travers la foule des corps qui s'agitaient sur la piste de danse. Je ne pouvais pas supporter de le laisser aller même pour cette courte distance. C'était la seule chose qui me faisait encore tenir debout et sans son contact je savais que je me serais sentie perdue… déconnectée. Il devait ressentir la même chose parce que ses doigts serraient les miens.
"Bellsy !" tonna Emmett, m'arrachant de la prise d'Edward et m'enveloppant dans son étreinte d'ours. Ses bras étaient comme un étau autour de moi.
Je ris et le serrai en retour puis le taquinai, "Je ne peux plus respirer Em !"
Quand il me relâcha, il sembla penaud mais il me fit un clin d'œil avant d'aller retrouver Rose.
"Salut ma belle," dit Jasper, en m'étreignant de façon plus douce. "Tu as bonne mine Bella."
"Merci Jasper," dis-je, en le relâchant pour aller auprès d'Edward, qui immédiatement me reprit la main. "Vous les gars, êtes un plaisir pour les yeux."
Rose et Alice étaient comme moi, elles rayonnaient de bonheur. Je réalisai qu'elles n'avaient pas encore été officiellement présentées à Edward. Me dégageant de sa main, je passai mon bras autour de sa taille pour le tirer plus près de moi puis me tournai vers mes amies.
"Les filles, je vous présente Edward. Chéri tu les connais évidemment, tu les as déjà vues en photo mais voilà Alice et Rose," lui dis-je, en les désignant chacune à leur tour.
Les filles sortirent des bras de leurs époux et allèrent jusqu'à Edward. Alice, petite chose minuscule se jeta sur lui et enroula ses bras autour de lui en enfouissant son visage dans sa poitrine pendant que Rose rit et tendit sa main à Edward.
"Merci d'avoir gardé nos hommes en sécurité," dit Alice, une fois qu'elle l'eut relâché et eut reculé d'un pas.
"Et merci de rendre Bella si heureuse," ajouta Rose, en me souriant.
Edward posa son bras sur mon épaule et me remit contre lui en me souriant, avant de regarder Rose et Alice. "Je ne voudrai pas qu'il en soit autrement."
"Choisissez une place, Alice et moi allons chercher à boire," dit Jasper, en prenant la main d'Alice et en la tirant avec lui vers le bar.
Mes amis m'avaient beaucoup manqué mais je ne voulais pas m'asseoir avec eux. Je voulais rentrer à la maison avec Edward. Je voulais ses baisers, ceux qu'ils m'avaient donnés sur la piste de danse… entre autres choses. Mais je ne voulais pas partir comme une voleuse alors je lui souris avant de suivre Rose et Emmett. Apparemment un groupe venait juste de partir et il y avait une table libre, une serveuse était en train de la nettoyer, nous laissant libre de nous y installer.
Rose passa en premier suivie par Emmett. Je commençai à m'installer mais Edward m'arrêta et me passa devant. Quand je m'assis à côté de lui, il m'attrapa et me tira sur ses genoux de côté pour que je puisse voir son visage.
"Ça va?" demanda-t-il, son souffle chaud contre la peau de mon cou m'envoya des frissons dans le dos.
"Humm," murmurai-je, en hochant la tête bêtement. Etre si proche de lui avait sans doute court-circuité mon cerveau.
Quand Alice et Jasper revinrent avec un verre pour chacun d'entre nous ainsi que six bouteilles de bière, ils posèrent le plateau sur la table avant de s'installer face à Edward et moi, Alice sur les genoux de Jasper. Rose et Emmett aurait certainement pu faire la même chose tellement ils étaient proches.
Emmett fit circuler les boissons et leva son verre, signe pour nous de faire la même chose. Une fois nos verres levés il dit : "A notre retour sur le sol américain et à nos belles dames ici présentes et à Edward pour une heureuse vingt-sixième année!"
"Oui, oui!" répétâmes-nous tous ensemble, avant de vider nos verres cul sec.
Je frémis à la sensation de la tequila qui brûlait ma gorge à son passage. Les shots de tequila n'était pas ce que je préférais et je voulais avoir les idées claires alors ce shot et cette bière seraient tout ce que je prendrais.
"Alors comment diable avez-vous monté tout ça?" demanda Edward, une fois que son petit verre vide fut reposé près du mien et il posa sa main sur mon genou.
En riant je regardais vers Jasper. "On nous a aidées."
Edward grogna en secouant la tête. "Vous saviez et vous n'avez rien dit? Sans cœur…" Je pouvais dire, en sentant la vibration dans sa poitrine contre moi, qu'il essayait de ne pas rire.
Emmett leva les mains en signe de reddition. "Ne me regarde pas mec. J'aurai vendu la mèche. Je suis content qu'ils ne m'aient rien dit!"
Les filles et moi rîmes tandis que Jasper hochait la tête. "C'est bien vrai, tu n'aurais pas pu te taire."
Alice poursuivit en expliquant comment avec Jasper ils s'étaient occupés des détails y compris de la réservation pour le vol vers Tampa et comment il l'avait informé que nous pouvions aller chez eux, qu'ils étaient partis.
Pendant tout le compte-rendu, les mains d'Edward ne restèrent jamais en place. Il avait un bras autour de ma taille et me tenait serrée contre lui. Son autre main se déplaçait de mon genou à ma cuisse, ses doigts jouant avec la peau juste au bord de ma jupe avant de glisser plus bas puis de revenir à mon genou… sans arrêt. Ce n'était pas comme s'il était le seul à toucher. Mes doigts étaient enlacés sur les siens, sur mon ventre et j'utilisai les ongles de ma main droite pour gratter légèrement son cuir chevelu en jouant avec ses cheveux de plus en plus lentement, pour descendre brosser les poils doux de sa nuque.
Plus nous restions là à parler plus nous nous touchions - et plus la main d'Edward devenait audacieuse. A chaque passage sur ma jambe, sa main allait un peu plus loin, cachée sous la table et par l'obscurité. Je pouvais dire que ma culotte était déjà humide d'excitation. Edward était clairement aussi allumé que moi, je pouvais le sentir contre ma hanche, il devenait de plus en plus dur.
"Tu danses avec moi?" gémis-je, mais ça sortit comme une question. J'avais besoin de sentir son corps contre moi sur la piste de danse.
Closer de Neyo commença tandis que je me levai, Edward prit ma main, me conduisant au milieu de la foule où nous étions cachés de la vue de tout le monde, juste deux parmi les couples perdus l'un dans l'autre.
Les cuisses d'Edward se mirent entre les miennes et ses mains glissèrent le long de mes bras, les faisant remonter pour les passer autour de son cou. Une fois que je le tins, il posa sa main sur ma hanche, me guidant pour bouger avec lui, son autre main glissa derrière ma tête, à la base de mes cheveux. Tandis que nous dansions sur les basses, mes hanches tapaient contre ses cuisses, Edward tira sur mes cheveux pour dégager mon cou et y posa ses lèvres.
Je me serrai contre lui tandis que ses dents grattaient doucement, et que sa langue et ses lèvres léchant de façon apaisante la peau douce sous mon oreille. Je savais que je faisais des bruits tellement j'étais excitée je n'aurais pas pu garder mon calme même si je l'avais voulu mais je m'en fichais. Mes mains étaient occupées, grattant tirant, saisissant… tout pour le garder proche de moi.
Quand ce fut Aaliyah One in a million ça y était. Mon corps était en feu et partout où Edward me touchait ça devenait encore plus chaud. Je pouvais le sentir, il était dur et insistant contre ma jambe et j'aurais pu me jeter sur lui au milieu de la foule.
Il devait se sentir comme moi car il grogna et embrassa un chemin jusqu'à mon oreille. "On va à la maison?"
Hochant la tête, je le laissai s'éloigner à contrecœur. Nous traversâmes la foule et croisâmes le regard de Jasper. Alice et lui étaient encore assis, enlacés. Emmett et Rose n'étaient nulle part mais j'imaginais qu'ils étaient allés danser – et si non, je ne voulais même pas penser où ils étaient allés. Ce n'aurait pas été la première fois qu'ils se seraient glissés dans les toilettes d'un club…
Edward fit signe à Jasper et moi à Alice. Puis nous fîmes demi-tour et traversâmes la foule pour arriver à la porte.
Aucun de nous deux ne parla pendant que nous nous précipitions sur le parking, la main d'Edward tenait la mienne comme s'il pensait que j'allais disparaître. Il m'amena à un petit SUV noir et fouilla dans sa poche pour trouver les clés.
Je ne pouvais pas rester immobile. Mon besoin de lui me rendait dingue et je sentais les flammes me dévorer de l'intérieur. J'enroulais mes bras autour de lui et me frottais, essayant de trouver un soulagement à la tension que je ressentais.
"Merde!" siffla-t-il en laissant tomber les clés et en me tournant, mon dos était appuyé contre la voiture. Son corps recouvrait le mien tandis qu'il s'attaquait à ma bouche.
Je sentais le métal dur, dur et froid derrière moi et un corps chaud devant moi. Edward posa une main sur ma tête et laissa l'autre explorer… partout. Sa langue atteignit ma bouche, ses doigts caressaient mon visage et mon cou, puis mon épaule, effleurant le côté de mon sein par-dessus le tissu. Je gémis quand il prit mes fesses en coupe juste assez pour me soulever et que je puisse enrouler mes jambes autour de ses hanches, ce qui nous rapprocha beaucoup plus. Tout s'ajustait parfaitement et j'étais perdue – dans les lèvres, les haleines lourdes, les langues douces et douées et les doigts qui s'agrippaient.
Mon désir pour lui explosait exponentiellement et je ne pouvais arrêter mes hanches. Elles roulaient doucement et durement contre son érection, appuyant exactement là où j'en avais besoin. Ma respiration s'arrêta, Edward siffla et ma tête retomba contre la vitre de la voiture en faisant un bruit sourd.
Frottant doucement ma cuisse jusqu'à l'arrière de son genou jusqu'à titiller le bas de mon sous-vêtement, Edward murmura, "Putain Bella… il faut que je t'amène loin d'ici. Je ne veux pas faire ça ici."
J'acquiesçai toujours essoufflée, il avait raison. Nous ne voulions pas faire ça comme des animaux sur le parking d'un bar mais ça allait me tuer. Ce n'était même pas seulement l'attraction physique, c'était tout cet amour que nous avions retenu si longtemps.
"Je sais," soufflai-je, bloquant mes yeux sur son regard vert et ses cils longs - les plus jolis que je n'aie jamais vus.
"Je veux t'emmener à la maison… pour faire les choses comme il faut," expliqua-t-il, le visage peiné tandis qu'il reposait ma jambe et reculait. Il prit mon menton et posa ses lèvres sur les miennes brièvement. "S'il te plait ?"
"Oui," dis-je en m'avançant vers ma portière.
Il ramassa les clés et me fit entrer puis à grandes enjambées il rejoignit son côté, s'installa derrière le volant et démarra.
…
