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91 – Bella

Tampa… vendredi 18 juin 2010, 22 h 56

"Edward… s'il te plait!" Je devais sembler supplier et je le faisais – je voulais sa queue, pour soulager ces sensations intenses qu'il créait avec sa bouche et sa langue… pour tout.

J'eus le souffle coupé quand sa langue sortit et lécha mon clitoris, que ses doigts se recourbèrent, touchant pour la première fois cet endroit qui me rendait folle.

"Oh non… chéri tu vas m'en donner un autre…"

Avec un bourdonnement vibrant, il enserra mon clitoris de ses lèvres. Lorsque son autre main se posa sur mon bas-ventre, ses doigts recourbés me firent passer de l'autre côté. Je me raidis, criant son nom une fois de plus en jouissant, sentant l'humidité s'écouler autour de sa main.

"Putain! Merde, merde," m'écriai-je, en tirant fort sur ses cheveux, mes talons s'enfonçant dans le matelas tandis que je ruais des hanches vers son visage.

Cet orgasme sembla durer éternellement jusqu'à ce que je m'effondre, complètement molle sur le lit, mes mains tombant à côté de moi.

Edward me prit dans ses bras, déposant de doux et tendres baisers sur mes joues, mes paupières closes, mon nez et finalement mes lèvres, jusqu'à ce que je revienne dans ce monde, ouvrant les yeux pour le voir.

"C'était quoi ça ?" demandai-je, en faisant courir mes doigts sur son cuir chevelu, en espérant n'avoir pas tiré trop fort sur ses cheveux dans mon … enthousiasme. Est-ce que j'ai pissé ?" Ma main libre se posa sur mon visage avec embarras.

Il rigola, de façon rauque, enlevant ma main de sur mon visage et faisant courir un doigt de ma joue à ma poitrine puis tournant autour du mamelon. "Ça mon amour c'est ce que certains qualifient d'éjaculation féminine, pour que tu puisses comprendre de quoi il s'agit."

"Quoi… je veux dire… Comment ? Oh seigneur. Je n'ai jamais fait ça avant !" Je bégayais et je savais que j'étais rouge betterave.

Mais quand je regardai Edward il souriait fièrement. "Je n'ai jamais vu cela se produire avant non plus. C'est que je dois avoir touché le bon endroit."

"Hum," acceptai-je. "Bien sûr que tu l'as fait."

Je souris en voyant sa fierté mais quand sa main descendit plus bas vers mon nombril, le sourire se transforma en un gémissement. Tout à coup j'étais affamée de lui. Je descendis sur son jeans, il était dur et donc très prêt pour moi.

"Enlève ça," ordonnai-je, en passant ma main sur la ceinture du denim.

Les yeux verts d'Edward s'assombrirent et en quelques secondes il était debout se débarrassant de ses chaussures et chaussettes et descendant la fermeture pour se débarrasser du dernier morceau de tissu entre nous. Je ne pus m'empêcher de grogner quand je réalisai qu'il n'avait rien sous son jeans.

Quand il commença à revenir vers le lit, je levai une main pour l'arrêter et je me tournai sur le côté pour obtenir mon dû.

Mes yeux glissèrent sur lui en saisissant les moindres détails. Il était long et mince, ses épaules et ses bras bien bâtis mais pas trop. Ses pectoraux parfaits, sexy bien marqués mais pas trop, son estomac bien dur. Il y avait juste une poudre de bronze de poils fins sur son ventre conduisant à … Oui, mes yeux ne pouvaient pas se concentrer là où je n'aurais pas pu continuer. Ces mêmes poils mouchetaient ses cuisses fortes, ses mollets et même ses pieds étaient parfaits.

Au moment où mes yeux revinrent vers les poils fins à la jonction de ses cuisses, mon corps était totalement électrifié. Tous mes nerfs étaient exacerbés, mon excitation augmentait encore. Il semblait que je ne sois pas seule. Son corps était entièrement tendu, les vingt-deux centimètres de son érection faisaient saillie, me montrant là où il fallait que j'aille comme si c'était une balise. Il était tout à fait droit, son bout juste un peu plus sombre que le reste de sa bite et il y avait une goutte qui perlait au bout.

"Dieu ce que tu es sexy," murmurai-je, mes yeux cherchant les siens. Quand je lui fis signe avec mon doigt il ne gaspilla pas la moindre seconde pour venir près de moi.

Je léchai mes lèvres puis saisit sa longueur en le masturbant tandis que sa tête tombait en arrière et qu'il murmurait mon nom.

"Bella… putain chérie, si tu continues je n'irai pas loin et je veux être à l'intérieur de toi quand…"

L'interrompant avec un baiser, je lui donnai une dernière caresse et le relâchai en murmurant, "Fais-moi l'amour Edward."

Il s'installa au-dessus de moi, sur ses genoux, une main à côté de mon épaule et l'autre se saisit de son sexe pour la positionner à mon entrée.

"Je t'aime tellement Bella," gémit-il, en hochant la tête avant de descendre pour poser un tendre baiser sur ma poitrine, directement sur mon cœur, tout en poussant si lentement en moi que c'en était douloureux.

Je gémis et saisis immédiatement son biceps tandis qu'il posait son autre main sur le matelas. Il était juste entré de quelques millimètres mais il m'étirait déjà.

"Ça va?" Sa voix était rauque, comme s'il se retenait et que ça lui était pénible.

Les mots me manquaient, je fis donc un signe de tête en mordillant ma lèvre et en le priant silencieusement pour plus, en balançant mes hanches vers les siennes.

"Dieu Bella," siffla-t-il, son front tombant sur le mien. "Je ne sais pas si je vais pouvoir aller lentement, pas cette fois."

Je posai ma main pour toucher sa joue, caressant les rides creusées par la tension qui régnait dans son corps et ensuite la fis glisser dans ses cheveux, courts, presque trop courts, je pouvais tout juste les attraper. En tirant un peu je soufflai, "Alors ne le fais pas…"

Pour un instant il resta immobile comme une statue cherchant quelque chose dans mon regard. Il dut trouver car avec un grognement guttural il bougea ses hanches et glissa en moi jusqu'à ce que je sente ses poils chatouiller mes grandes lèvres.

"Putain!" criai-je. "Edward je t'en prie. Plus!"

Une de ses mains saisit mes cheveux et il tira ma tête en arrière en commençant à bouger ses hanches, plongeant fort et loin en moi, je n'étais pas sûre d'avoir été prise de la sorte avant. Il inclina sa tête à nouveau et elle se perdit dans mon cou, juste sous mon oreille et il mordit doucement puis me lécha.

Je laissai ses cheveux et m'installai contre la tête du lit, contrant ses poussées du mieux que je le pouvais.

Quand sa main quitta mes cheveux, elle alla entre nos corps pour donner un doux pincement à mon clitoris et c'est tout ce qu'il me fallut. Je criai son nom plusieurs fois comme pour une prière.

Il donna une dernière forte poussée, claquant ses hanches contre les miennes et pulsa à l'intérieur de moi.

Nous respirions difficilement et Edward s'effondra à côté de moi et bien que nous soyons en sueur et collants il me tira dans ses bras en embrassant ma tempe.

"C'était…"

"Stupéfiant," finit-il pour moi. "Spectaculaire? Parfait?"

Je ris bêtement en enroulant mon bras autour de sa taille pour mieux me blottir. "Choisis," dis-je incapable de réprimer mon sourire alors que je baillais.

"Fatiguée mon amour ?" demanda-t-il, en posant un baiser dans mes cheveux.

Je lui fis signe que oui. "J'étais bien trop excitée pour dormir ces deux dernières nuits."

"Préparons-nous pour la nuit alors mon cœur." Il soupira mais c'était un son de contentement. "J'ai beaucoup de projets pour toi mais il faut que tu te reposes."

J'acceptai, me penchai pour l'embrasser doucement, le taquinant en rampant sur lui pour passer de l'autre côté du lit, pour aller faire ce que je devais dans la salle de bain.

Son gémissement me fit comprendre que j'avais réussi.

Quinze minutes plus tard nous étions tous les deux de retour au lit. Je m'étais lavé le visage, débarbouillé à l'eau froide et satisfait mes besoins et j'avais attendu qu'Edward revienne.

Sans un mot il se tourna pour me faire face et m'enlaça. Je relevai la tête, il me donna un long, lent, doux baiser sur les lèvres avant d'appuyer son front contre le mien.

"Je suis tellement heureux que tu sois ici, putain et vachement content que tu sois mienne. Je te l'ai déjà dit mais je suis un putain de fils de pute chanceux, Isabella... je t'aime tellement."

Il m'embrassa une fois de plus puis me serra encore plus près en soupirant, alors que nos jambes s'enchevêtraient et que ma tête tombait sur son épaule.

Ma dernière pensée avant que je succombe au sommeil fut que je me sentais comme si j'étais chez moi pour la première fois depuis très longtemps.