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92 – Edward
Tampa… Samedi 19 juin 2010, 8 h 10
Une légère lumière s'infiltrait par les fenêtres et je regardai dans la chambre. Je secouai la tête en voyant les vêtements et les chaussures abandonnés ainsi que la valise rangée dans un coin et finalement en la voyant, elle, ce qui me paraissait tellement irréel.
J'étais resté éveillé pendant une heure faisant de mon mieux pour la laisser tranquille, alors après mon tour à la salle de bain, je m'étais glissé derrière elle. Je m'étais mis sur un coude et l'observais attentivement – des cheveux châtains éparpillés sur mes oreillers, une jambe douce et nue à l'extérieur du lit et le plus beau dos que je pensais avoir jamais vu. Ensuite il y avait son visage, presqu'enfantin tandis qu'elle dormait avec une main sous son menton. Ses longs cils reposaient contre sa joue et ses lèvres faisaient une petite moue et ses sourcils bougeaient sans doute à cause du rêve qu'elle était en train de faire.
Elle était tellement parfaite. Et il y avait une partie de moi qui pensait toujours être en train de rêver.
Mes yeux se posèrent sur l'encre sur son épaule. Je ne savais pas s'il fallait que je sois énervé que quelqu'un lui ait fait assez de mal pour justifier cette mesure radicale ou alors considérer simplement que ce petit tatouage était très sexy. C'était un cygne noir avec quelques touches de vert, comme elle me l'avait dit et il m'appelait. Je me penchai, la caressai de baisers et souris parce que son corps réagit instantanément. Ses jambes douces se mêlèrent aux miennes, un doux gémissement troubla le silence de la chambre et son doux dos se cambra, se frottant contre ma queue, ce qui me fit réagir en faisant un petit bruit tandis que je déposai un autre baiser sur son tatouage.
Je la voulais encore, et ce n'était pas un secret, spécialement quand elle se frotta de nouveau contre moi en gémissant quand je me glissai entre ses jambes. A moitié endormie, ses grands yeux ouverts elle me regarda déposer un autre baiser sur son tatouage. Cette fois je le léchai doucement du bout de ma langue.
"Humm eh bien bonjour à toi aussi Edward," rit-elle, en me faisant un sourire doux et lent.
"Hummm," ronronnai-je en mordillant son épaule. "Parle-moi de ce tatouage," dis-je en riant, tandis qu'elle me répondait par un sourire.
"Je suis tombée et j'ai eu deux yeux au beurre noir. Je l'ai fait faire parce qu'ils m'appelaient le cygne noir," marmonna-t-elle, sa voix était sexy et un peu rauque.
"Tu étais tombée ? Ou quelqu'un t'avait poussée ?" demandai-je, pensant que les enfants pouvaient être cruels. Et je ne savais pas pourquoi elle avait fini avec des bleus.
Elle rit doucement en secouant la tête. "Non chéri, je suis tombée. Merci à mes deux pieds. Je n'étais pas vraiment très gracieuse à l'adolescence."
"Hummm," répondis-je, incapable de ne pas bouger des hanches parce que putain j'étais si bien. "Je ne peux pas imaginer cela. Tu étais incroyablement gracieuse la nuit dernière Mlle Swan."
"Oui, eh bien … plusieurs bons orgasmes font cet effet à une fille. Nous sommes soudainement devenus des stars du porno," rigola-t-elle, poussant un petit cri quand je la serrai un peu plus pour la rapprocher.
Je ris enfouissant dans ses cheveux. "Je suppose que c'est vrai… pour les hommes et les femmes," soufflai-je, en roulant des yeux mais en posant un autre baiser sur son épaule. "Je t'aime je suis tellement heureux que tu sois là."
Elle sourit mais tira sur mes bras enroulés autour d'elle. "Je t'aime aussi chéri mais j'ai besoin d'une seconde."
En souriant je la relâchai, la regardant, sans vergogne, partir toute nue vers la salle de bain. Je me redressai et m'appuyai contre la tête du lit, gardant le drap sur moi parce que je bandais pour elle à nouveau et il n'y avait pas grand-chose que je puisse y faire. Je pouvais imaginer qu'elle était endolorie. En frottant mon visage je soupirai de contentement et de désir pur. Pour moi c'était un sentiment tout à fait différent. Je n'avais jamais été aussi connecté avec quelqu'un comme je l'étais avec Bella.
La porte de la salle de bain s'ouvrit et je pus voir qu'elle s'était lavé le visage et brossé les cheveux bien que je m'en fiche éperdument. Le simple fait de l'avoir ici avec moi, me rendait le plus heureux du monde. Elle était vraiment à couper le souffle et je lui fis signe de venir avec mon doigt.
"Viens là," murmurai-je, ayant un sentiment de déjà-vu parce que - il n'y avait pas très longtemps j'avais eu ce genre de rêve - Bella revenait vers moi de la salle de bain.
"C'est le lendemain, sergent. Es-tu déjà prêt à te débarrasser de moi?" taquina-t-elle, en mordillant sa lèvre inférieure alors que je la tirai sur mes genoux en secouant la tête.
Le drap glissa, ce qui montra mon excitation qui tremblait en l'entendant m'appeler sergent. Juste cela me tua.
"Non," murmurai-je enfin, en fronçant les sourcils. "Deux semaines ce n'est pas assez, je n'y pense même pas." Je pris son visage en coupe avant de faire glisser mes mains sur ses épaules et ses flancs, taquinant le côté de ses seins en direction de son cul parfait. Je la rapprochai de moi et dis "Je ne sais pas si je vais être capable de te laisser."
"Je sais," soupira-t-elle, en passant ses doigts dans mes cheveux et en descendant sur mes joues. "Peut-être que j'aurai mieux fait d'attendre jusqu'à octobre, ça va être plus difficile pour nous mais… je n'en pouvais plus Edward. Et quand Alice a trouvé une solution pour te surprendre… je n'ai eu qu'à…"
Je souris à son doux visage, elle était adorable quand elle divaguait nerveusement. "Crois-moi, je suis heureux que tu l'aies fait," admis-je et elle s'approcha pour un baiser rapide. "Peu importe. Nous allons gérer les choses au fur et à mesure qu'elles arriveront. Comme nous l'avons toujours fait, ma douce."
Elle hocha la tête en silence et m'embrassa de nouveau et tout comme la veille nous fûmes pris dans une spirale que nous ne contrôlions plus. C'était Bella qui dominait en raison de sa position, chaque seconde, chaque contact et chaque mouvement. Elle posa ses mains sur mes épaules, m'administrant des baisers lourds, intenses et humides, glissant ses dents et sa langue sous ma lèvre inférieure, roulant des hanches, frottant sa chatte humide contre ma bite.
"Seigneur, bébé," haletai-je, ma tête cognant contre le bois du lit. "Putain, je te veux…"
"Oui, s'il te plait, Edward."
"Est-ce que tu as mal?" lui demandai-je, parce que j'avais été un peu brutal hier. Je savais parfaitement que nous n'avions pas été doux la nuit d'avant.
"Humm", fit-elle en embrassant mon cou. "C'est une délicieuse douleur alors, chéri," ronronna-t-elle, ses dents passant sur ma mâchoire.
Je rigolai et la fis reculer pour regarder ses yeux. "C'est juste pour ne pas que ça devienne pire, Isabella. Parce que je vais te prendre comme ça," lui dis-je, en attrapant ses hanches et la posant sur moi de façon à ce que ma bite puisse s'enfoncer dans son humidité.
Elle se figea une fraction de seconde, je pouvais voir son inquiétude de n'avoir jamais été dans cette position.
"Facile," lui dis-je langoureusement. "Je vais te montrer," murmurai-je. "Dans cette position c'est toi qui décides, bébé. Tu contrôles tout… comment c'est le mieux pour toi, comment c'est le mieux pour moi et à quelle vitesse tu veux. Personnellement j'aimerai prendre mon temps avec toi…"
Elle hocha la tête et je vis dans son regard toute la confiance qu'elle me faisait tandis que je la soulevais. Elle prit appui sur mes épaules et me laissa m'aligner avec elle.
"Doucement Isabella," grommelai-je à travers mes dents serrées parce que c'était tout ce que je pouvais faire pour me retenir de m'enfouir dans sa chaleur, son étroitesse et le doux paradis qu'était son vagin.
Il n'y avait rien de plus beau que de la regarder me prendre en elle. Sa bouche était ouverte et sa respiration était lourde pendant qu'elle s'ajustait à moi, son corps se tendant et se comprimant en signe de protestation pour m'accueillir. Son front tomba contre le mien et je l'apaisai en lui caressant le dos, les épaules, les fesses, faisant de mon mieux pour m'empêcher de lui demander de bouger.
Je glissai ma main sur sa nuque, attrapai ses cheveux et tirai en arrière pour embrasser sa peau, pour l'exciter. "Putain c'est tellement bon," haletai-je, en roulant des yeux quand elle entreprit de bouger ses hanches. "Oh seigneur, juste comme ça chérie."
J'attrapai ses fesses et la guidai, me délectant de chaque son, de chaque souffle entrecoupé de je t'aime, et de chaque roulement de hanche. Elle découvrit rapidement ce qui était bon pour elle. Si elle inclinait les hanches selon le bon angle, son clitoris frottait sur mon pelvis ce qui provoquait l'arrêt de sa respiration. Si elle se cambrait, je pouvais lécher, sucer et taquiner ses mamelons, mes yeux ne quittant jamais son visage. Et si elle m'embrassait, je devais la relayer parce que c'était beaucoup trop pour elle.
C'était le plus beau rythme que j'aie jamais vu mais il fallait qu'elle jouisse. Et bientôt. J'attrapai ses fesses une fois de plus et laissai mes doigts l'explorer – là où nous étions joints - elle était humide - et aussi l'autre entrée - ce qui fit échapper de petits cris de sa bouche contre la peau de mon cou.
"Hum," grognai-je contre son cou. "Est-ce que ça fait du bien chérie ?" demandai-je, en agitant mon doigt à nouveau.
"Oui, oui," chanta-t-elle. "Putain, Edward…"
Appliquant un peu plus de pression je gémis quand elle frémit et s'abandonna complètement dans mes bras. En fait, tout son corps tremblait avec force et elle m'entraîna avec elle. Je m'enveloppai complètement autour d'elle pendant que nous redescendions de notre plaisir.
Elle enfouit son visage au creux de mon cou et ses mains s'agrippèrent à mes épaules par derrière. Nous étions pantelants, transpirants et je n'avais jamais été aussi satisfait de ma vie.
Je laissai courir mes doigts le long de sa colonne vertébrale et la fis reculer pour la regarder. "C'était…"
"Intense," finit-elle, essoufflée, avec un petit sourire sur le visage. "Je t'aime…"
"Je t'aime aussi Bella. Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? Je ne vais pas travailler avant lundi," lui dis-je.
Elle sourit, en mordant sa lèvre inférieure. "Je voudrai t'entendre jouer," déclara-t-elle. "Et je tiens à te faire le petit-déjeuner."
En rigolant je pensais que c'était parfait. "D'accord. Amène ce joli cul dans la douche !"
