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94 – Edward

Tampa… Dimanche 20 juin 2010 à 6 : 13

"Joyeux anniversaire Edward," marmonna Bella, en s'enfonçant un peu plus dans les couvertures.

En souriant je me penchai et lui fit un doux baiser. "Merci ma douce. Rendors-toi. Je reviens. Je vais courir."

"D'accord," dit-elle avec un bâillement. Je ne pouvais pas me rendormir et je ne pouvais pas la toucher parce qu'elle était endolorie. C'était ma faute qu'elle soit aussi fatiguée alors j'avais opté pour un footing. D'habitude ça m'aidait à m'éclaircir les idées et ça donnerait une chance à Bella de dormir un peu plus.

J'allai dans la cuisine et trouvai un Jasper groggy qui se servait un café. Ses cheveux blonds habituellement bien apprivoisés, partaient en tous sens un peu comme les miens.

"Joyeux anniversaire, Sergent," dit-il la voix rauque en clignant des yeux. "Tu vas courir?"

"Oui. Tu veux venir?" lui demandai-je.

"Ouais, donne-moi une seconde," soupira-t-il, en se frottant le visage et en prenant une gorgée de sa tasse.

Il disparut dans sa chambre et revint avec son short et ses chaussures de sport. "Je suis sûr qu'Alice te remercie," dit-il avec un sourire ironique. "Elle le ferait si elle parlait. Je suis presque sûr qu'elle est dans le coma. Les filles aiment dormir l'été…"

"Vrai," rigolai-je alors que nous nous dirigions vers la sortie.

Une fois que nous nous fûmes étirés, nous commençâmes à courir lentement dans la rue, nous dirigeant vers Bayshore. C'était ma partie préférée. Non seulement on avait une vue magnifique de la baie de Tampa mais aussi de la ville. Ça n'avait rien à voir avec Chicago bien sûr mais c'était aussi bien.

C'était un tour de onze kilomètres pour aller de Bayshore jusqu'au parc de Ballast point, nous en étions partis à peu près du milieu. Une fois que nous eûmes atteint le parc j'eus besoin de boire. Boire trop ces jours derniers m'avait déshydraté.

"On a le temps," haleta Jasper en attendant que j'aie fini de boire à la fontaine.

Je hochai la tête m'éloignant un peu pour me rafraîchir. Il faisait déjà 24° et l'humidité de l'eau ne m'aidait en rien. De l'autre côté du parc il y avait la longue jetée et de là vous pouviez tout juste distinguer la fin de MacDill si la pollution due au trafic aérien intense le permettait.

Je m'assis sur un banc et laissai ma tête tomber contre le dossier, j'entendis Jasper approcher et me regarder. Il fallait que je le remercie. Et sérieusement.

"Je t'en dois une, mec," soupirai-je, en me redressant et en posant mes coudes sur mes genoux. "Merci d'avoir amené Bella jusqu'ici !"

Il sourit tout content. "Ce n'est pas que moi, Sergent. C'est Alice. Et tu sais c'est purement égoïste, je t'assure. Ma femme me manquait."

Je ris et acquiesçai. "Je peux imaginer. Ça devient plus facile ? D'être éloignés ?" lui demandai-je, en pensant que je devrais la laisser partir à la fin de son séjour.

"Non, ça ne l'est pas," il souffla un sourire sans humour. "Pas du tout. Alice est forte et dure mais je m'inquiète toujours de la savoir seule. Je ne pense pas que ça changera." Il m'observa un moment. "Bella aussi mais c'est tout nouveau pour elle, cependant je t'avertis, tu dois te contrôler. Elle est heureuse, je ne l'avais jamais vue ainsi… alors quand ce séjour sera terminé, je ne peux pas imaginer … ce sera très émouvant. La première fois qu'Alice et moi avons été séparés pendant quelques semaines…" il s'arrêta pour secouer la tête. "Ça m'a quasiment tué."

Je me relevai pour étirer mon dos pensant qu'il n'y avait pas que Bella qui allait craquer quand nous devrions nous séparer jusqu'en octobre … moi aussi parce que j'avais enfin trouvé ma moitié, cette personne sans laquelle on ne peut pas vivre. Je pris une profonde inspiration et lui fis un signe de tête.

"Merci," soupirai-je, lui faisant signe que nous devrions continuer.

"Oui allons-y. Je crois que les filles ont de grands projets pour ton anniversaire. Tu es sûr que tu ne veux pas simplement … partir ?" Il rit en me tapant sur l'épaule.

"L'enfer non. Rester me convient parfaitement." Je ris en secouant la tête. "D'ailleurs Bella m'a promis un gâteau."

Jasper sourit. "Eh bien, alors… ça vaut le coup. Allons-y."

ooo

C'était vraiment mieux de rester à l'écart. Alors je m'assis devant mon nouveau piano et jetai des coups d'œil à la cuisine. Les filles travaillaient ensemble comme une machine bien huilée pendant que Jasper et Emmett commençaient la grillade sur la terrasse. J'étais vraiment inutile quand il s'agissait de cuisine donc j'avais décidé d'esquiver. De toute façon ils ne m'auraient rien laissé faire.

Ça avait été un fichu jour de détente, merci aux personnes qui faisaient des allées et venues par la porte de derrière. Les filles avaient presque dormi jusqu'à midi puis étaient allées à l'épicerie, étaient revenues et s'étaient mises à faire mon gâteau. Les odeurs qui provenaient de la cuisine me rendaient dingue.

Il y avait quelque chose de réconfortant et de familial dans cette atmosphère. Les plaisanteries constantes, les rires et les sourires me prouvaient qu'ils se connaissaient depuis des années, plus spécialement les filles mais je ne me sentais pas mis à l'écart. Du tout. Ils me racontèrent des histoires sur les uns ou les autres, chacun essayant de trouver le moment le plus embarrassant. D'habitude c'est Emmett qui gagnait parce qu'il n'avait aucune honte en public.

Mais c'était sur elle que mes yeux tombaient le plus souvent, mes mains ne quittant jamais le clavier. Je jouais, peu importe l'effet que me faisait son sourire, son nez adorablement retroussé ou son doux rire. Elle était heureuse et je voulais que ce soit toujours ainsi. A présent que je l'avais en face de moi, j'étais conforté dans mes sentiments pour elle. J'étais fait. Je lui appartenais. Je pense que je l'étais déjà avant que nous nous rencontrions vraiment mais là… c'était encore à un autre niveau. Je voulais tout avec elle et la voir dans ma cuisine me le prouvait.

"Tu es bien pensif, Sergent," entendis-je derrière moi et je rigolai en levant la tête pour la regarder.

"Non chérie. Je réfléchis. Et puis il est préférable de rester à l'écart," lui dis-je, en tournant sur le banc pour la faire venir entre mes jambes. Je ne pus m'empêcher de rire quand je la vis. "Il semblerait que tu aies goûté la pâte ma douce," ricanai-je, en la tirant plus près de mes lèvres. Sachant que je jouai déjà probablement avec le feu, je léchai un coin de sa bouche lentement, nettoyant tous les petits bouts de chocolat que je pouvais récupérer parce que Bella et le chocolat ça donnait un putain de mélange fantastique.

Elle rigola mais m'embrassa en retour, laissant mon être entier en souffrance, je voulais plus. "Seigneur tu n'as plus aucune retenue quand ils s'agit de douceurs."

"De toi. Pas les douceurs… toi, chérie," insistai-je, m'assurant qu'elle voie que c'était la vérité. "Ce mélange pourrait simplement me tuer."

Elle rit en embrassant mon nez. "Bon nous verrons après dîner si cette théorie se vérifie. Viens mon beau. C'est l'heure de manger."

La nourriture était succulente ainsi que le gâteau que Bella avait fait. Plus tôt je les avais suppliés de ne rien m'acheter… ni cadeau… ni chanson… ni bougies. Aucun d'entre eux n'avait écouté car même Bella dit qu'elle avait un cadeau pour moi … plus tard.

Emmett posa une bouteille de tequila sur la table et hurla, "Jouons à 'Je n'ai jamais…'"

"C'est totalement injuste," souffla Bella s'asseyant dos à moi, sur la même chaise longue, nous étions sur la terrasse. "Tu as tout fait – et tu n'as pas honte de le reconnaître."

Je ris dans ses cheveux.

"Ça veut simplement dire qu'il sera complètement cuit à la fin du jeu," murmura Rose ironiquement, en roulant des yeux au sourire de son mari. "Mais pour boire c'est moi qui commence," dit-elle, en levant le petit verre quand elle fut prête. "Je ne suis jamais … partie à l'étranger," déclara-t-elle en souriant quand Jasper, Emmett et moi dûmes boire.

"Et elle ne fait que commencer," murmura Bella pour moi. "Elle te fera boire jusqu'à ce que tu roules sous la table et continuera à marcher droit quand tout sera dit et fait."

"La ferme, Bellsy," rit Rose. "C'est à toi."

"Euh…. Je n'ai jamais… fait l'amour en public," dit-elle en riant parce que les quatre autres grognèrent et durent boire.

J'avais laissé mon petit verre sur la table. Quand Bella se tourna vers moi, je me penchai à son oreille. "Je t'ai dit que je le voulais, pas que je l'avais fait – une activité que je pense expérimenter avant que tes vacances ici soient finies Mlle Swan."

Elle rit nerveusement, ses douces joues prenant la teinte la plus rose foncé que je n'aie jamais vue. "D'accord vilain… c'est ton tour."

En riant je regardai autour de la terrasse. "Je n'ai jamais … été tatoué…" dis-je, sachant que Bella devrait boire sans mentionner Emmett. Ce qui me surprit c'est quand Alice gémit et vida son verre.

"Et ne me demandez pas où il est !" dit-elle sèchement, en faisant une grimace hilarante et nous éclatâmes tous de rire. "A moi. Euh, je ne suis jamais… montée en bateau."

"Misère," grogna Bella, en roulant des yeux et en vidant son verre avec Jasper, Emmett et moi. "Tu peux remercier Charlie pour celui-là. La pêche est son truc … mais pas le mien. Malheureusement nous avons découvert ça de la plus mauvaise façon qui soit."

"Mal de mer, mon cœur ?" demandai-je, en embrassant le derrière de sa tête.

"Mal de mer, mal de terre, mal des poissons… pas du tout mon passe-temps favori," gémit-elle. "Ce n'est pas comme tel père telle fille."

"Mais il a mis une arme dans ta main…" rit Rose.

"Vraiment ?" demandai-je, devenant dur rien qu'à cette pensée, et elle le sentit instantanément quand ça appuya dans son dos. Je me souvenais qu'elle avait mentionné quelque chose là-dessus, dans un de ses mails mais je n'avais pas réalisé qu'elle était aussi bonne.

"Attends mec," Emmett riait montrant Bella. "Quand nous irons au stand de tir avec son père… tu verras. Il lui a bien appris."

Après quelques petits verres de plus, tout le monde dit qu'il arrêtait, compte tenu du fait que les gars et moi travaillions le lendemain matin. Dès que je fus dans la chambre avec Bella, tout ce que je voulus c'est m'enrouler autour d'elle, même si ce n'était que pour parler mais … elle avait d'autres idées.

"Ne bouge pas," ordonna-t-elle fermement, en grognant presque, en me poussant contre la porte de la chambre. "Je sais que tu as dit pas de cadeau mais j'ai quelque chose pour toi…" Elle faisait un vilain sourire sexy c'est tout ce que je pus voir sur le moment mais quand elle fit passer son chemisier par-dessus sa tête et enleva son short, je ne pus pas m'empêcher de gémir.

Dentelles et ruban. La chose ridiculement petite en dentelle qu'elle portait était maintenue par des rubans sur ses courbes douces et mes mains me démangeaient de les défaire. Mais elle me sourit et secoua la tête.

"Pas si vite Sergent !" ronronna-t-elle, en marchant vers moi et en passant ses mains sous ma chemise pour me l'enlever.

Quand elle s'agenouilla devant moi je savais ce qu'elle voulait faire et ma tête tapa contre la porte. Des sentiments contradictoires bouillonnaient en moi, la regarder faire en sachant que j'allais venir très vite si je le faisais. Pas que j'allais me détourner… bientôt ses mains atteignirent le bouton de mon short et je la regardai.

"Chérie, tu n'es pas obligée…"

"Chut. Tu n'as pas la moindre idée de combien j' en ai envie …" dit-elle, en tirant mon short et mon boxer et je m'en débarrassais avec mes pieds. "Oh ! Oh ! Monsieur Masen… si tu n'es pas encore dur. Humm et totalement prêt."

"C'est un état permanent depuis que tu es arrivée," ris-je gravement quand elle leva les yeux vers moi avec le plus sexy des sourires. Mais quand elle lécha ses lèvres, mon rire se transforma en gémissement. "Seigneur Bella… Je ne durerai pas longtemps. Tu n'as pas la moindre… putain… idée de comment tu me regardes là," lâchai-je, en fermant les yeux pendant que sa main s'enroulait sur ma queue.

Je serai un putain de menteur si je disais que je ne le voulais pas. J'avais fantasmé là-dessus plus que je voulais l'admettre mais la voir en réalité, voir sa langue passer sur ma queue lentement et de cette façon, était si érotique, intime et incroyable. Il me fallut tout ce que j'avais pour ne pas pousser avec mes hanches pendant que sa bouche me taquinait, me léchait et me prenait autant qu'elle le pouvait.

Elle utilisa ses mains, ses dents, sa langue, tout ce qu'elle pouvait, pour m'emmener le plus loin possible. J'étais tellement dur. Et je n'ai pas pu tenir bien longtemps, parce que la vision de ses lèvres enroulées autour de ma queue était trop. Je pouvais voir tout son amour se déverser hors d'elle. Elle n'était pas timide, n'avait pas peur de toucher, de ronronner autour de moi, de toucher mes fesses, m'incitant à bouger. Je me rapprochai de plus en plus du moment ultime et je mis mes doigts dans ses cheveux.

"Oh merde chérie, je suis tellement proche…" l'avertis-je mais elle accéléra ses mouvements et se mit à sucer plus fort et ce fut encore plus fort quand elle avala tout de moi. C'était tout ce que je pouvais supporter et une boule se forma dans ma gorge. "Seigneur," soupirai-je et ma tête retomba à nouveau contre la porte mais je dus la regarder quand son doux rire me répondit.

Elle était debout devant moi, toute en dentelle, ruban et satin, sexe, léchant ses lèvres comme si elle venait de manger un bout du phénoménal gâteau d'anniversaire. Je tendis ma main et caressai sa lèvre inférieure avec mon pouce, mes doigts effleurant sa gorge jusqu'au petit nœud entre ses seins parfaits.

"Mienne ?" demandai-je, dans un murmure.

"Oui chéri, je suis à toi," répondit-elle, en me regardant dénouer le ruban jusqu'à ce qu'il s'ouvre. "Joyeux Anniversaire Edward," murmura-t-elle en réponse.

"Tu étais la seule chose que je voulais et j'en ai eu beaucoup," lui dis-je, en atteignant les nœuds sur ses hanches que je tirais aussi. "Je t'aime, ma douce… plus que je ne l'aurais jamais cru possible."

"Je t'aime aussi bébé. Emmène-moi au lit," ordonna-telle, en enroulant ses bras autour de mon cou. Je la soulevai et nous tombâmes dans le lit défait pour que je puisse me perdre en elle.