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96 – Edward

Tampa… Mardi 22 juin 2010 à 11 : 30

"Allez, allez, allez ! Ce n'est pas assez rapide. Bougez-le !" hurla Emmett aux nouvelles recrues sur le parcours d'obstacle. Il aimait vraiment les secouer parce qu'il savait qu'ils ne pouvaient absolument rien y faire. D'abord c'était le plus costaud et deuxièmement c'était lui leur supérieur. Et en plus il aimait les mettre dans une situation que je lui avais déjà fait subir.

En riant je m'appuyai contre le mur, sortant mon téléphone. Pas de message de Bella encore mais les filles avaient dit qu'elles allaient faire du shopping aujourd'hui. Les gars m'avaient dit de ne pas m'attendre à trop d'échanges aujourd'hui car 'elles prennent cette merde très au sérieux'.

Je levais les yeux quand Wells arriva en boitillant devant moi, avec ses béquilles, en souriant comme s'il venait de gagner le gros lot.

"Hé Sergent," soupira-t-il avec lassitude mais toujours avec le sourire.

"Qu'a dit le docteur, Jeff ?" demandai-je, remarquant que son plâtre avait été changé.

"Tout est bon monsieur. Je guéris bien. Il ne devrait pas y avoir de problème," expliqua-t-il, en haussant une épaule. "Je vais rester ici jusqu'en octobre."

"Tu as renouvelé ? Et ils te gardent ici ?" demandai-je.

"Ouais," dit-il en souriant. "Ma femme est déjà là. Elle a quitté Miami hier. En fait, elle est à la plage, sur la base aujourd'hui."

Nous nous interrompîmes quand Emmett annonça la pause pour le déjeuner. Et la dernière chose que m'avait dite Jeff me rappela qu'il fallait que je parle aux filles.

Je me tournai vers Wells et lui donnait une tape dans le dos. "C'est bien ça mon gars. Demande à Emmett de t'amener la voir pour le déjeuner. Compris ?"

"Oui monsieur," il rit en poussant sur ses béquilles.

Je fis défiler les numéros sur mon téléphone, composai le numéro de Bella et m'éloignai.

"Hey sexy," ronronna-t-elle dans le téléphone.

En souriant, je roulai des yeux. "Salut ma douce. As-tu acheté tout le magasin ?"

"Non," répondit-elle en riant. " Mais j'ai trouvé ce vraiment très joli ensemble de sous-vêtements…"

Je gémis sans honte. "Quelle couleur ?"

"Noir."

"Bien. Et est-ce que tu as pris une photo ?" ris-je.

"Non. Souffre un peu grand garçon. Tu le verras bien assez tôt," dit-elle de façon hautaine. "Alors à quoi dois-je ce plaisir, sergent ?"

"Crois-moi Isabella," commençai-je incapable de m'empêcher de la taquiner. "Je vais te montrer du plaisir quand je vais rentrer. Je pense que cette marque sur le ventre est en train de s'effacer…"

"Promesses… promesses…"

"Chut ma belle," ricanai-je. "Deux choses, amour. D'abord… Je veux qu'on sorte tous les deux vendredi. Juste toi et moi."

"C'est un rendez-vous Masen ?" rigola-t-elle. "De jolis vêtements et tout ça ?"

"Ou madame," ris-je. "S'il te plait ?"

"Bien sûr chéri. Et maintenant j'ai une bonne raison d'acheter des choses, mis à part les choses que tu m'enlèves au bout de trente secondes."

"Continue à acheter mademoiselle Swan. Ce sont les trente secondes les plus douces de ma vie," dis-je baissant ma voix car je savais que ce ton la rendait folle. "Mon but c'est d'enlever toutes les couleurs de l'arc en ciel de ton joli cul avant que tu rentres chez toi. Et ensuite peut-être que je les encadrerai simplement pour me rappeler que tu ne devrais pas en porter."

"Oh putain," gémit-elle. "Edward Masen s'il te plait ne me rend pas folle alors que je suis debout au milieu du centre commercial. S'il te plait ?"

Je ris sachant qu'elle n'aurait pas honte de me rendre la pareille mais je voulais lui demander autre chose.

"D'accord, autre chose chérie. Est-ce que vous voudriez venir avec nous sur la base demain ? Il y a une plage, vous pourriez y passer la journée. Je vous ai entendu parler de ça," lui dis-je.

"Oh oui… Attends laisse-moi leur demander." Je l'entendis leur demander puis elle revint vers moi après que j'aie entendu leurs réponses excitées. "C'est un oui."

"D'accord, bon… alors il faut que vous veniez avec nous, tôt le matin ou alors vous ne pourrez pas rentrer. C'est nous qui devons vous faire entrer. D'accord ?"

"Oui pas de problème."

"Bien," soupirai-je en souriant sachant qu'elle serait proche de moi demain. "Il faut que j'aille me chercher à manger. On se voit à la maison ?"

Quelque chose concernant cette dernière partie était trop bien.

"Je t'aime," chanta-t-elle en raccrochant.

ooo

"Edward,"

"Humm ?" marmonnai-je contre le ventre de Bella sans ouvrir les yeux.

J'étais installé trop confortablement et l'estomac plein. Nous étions au bord du sommeil, nous venions de donner du plaisir à l'autre et je n'avais pas plaisanté… le suçon juste au-dessus de son bikini avait disparu plus vite qu'espéré. Et maintenant ses doigts passaient doucement dans mes cheveux encore et encore.

"Où tu m'emmènes vendredi ?" demanda-t-elle, en grattant mon crâne avec ses ongles.

"Ailleurs Isabella," grognai-je les yeux fermés, luttant contre mon sourire parce qu'elle était frustrée.

"Où ?"

Je levai la tête posant mon menton sur son nombril et enroulant mes bras autour d'elle. "Tu veux vraiment le savoir ma douce ?"

Je ris quand son nez se fronça adorablement. C'était inestimable de voir le conflit en elle – garder la surprise ou la ruiner.

"Non, je suppose que non," soupira-t-elle enfin, boudant juste un peu.

"Bien," dis-je en embrassant sa peau douce, ouvrant la bouche pour faire tourbillonner ma langue dans son nombril. "Je veux juste te sortir, ma belle. Laisse-moi faire ça."

"D'accord," rit-elle en me souriant. "Et pour demain ?" demanda-t-elle avant que j'ai pu reposer ma tête. Je haussai un sourcil alors elle expliqua plus longuement. "Je veux dire vous ferez une pause pour venir nous voir ? Manger avec nous ?"

"Tout à fait. Pourquoi ?" demandai-je, en rampant pour m'installer entre ses jambes. Je posai mes coudes de chaque côté de sa tête et enlevai les cheveux de devant son visage. "Dès que nous serons en pause pour le déjeuner nous viendrons à vous."

"Cool," dit-elle rayonnante. "Je vais prévoir assez de choses pour nous tous alors."

"Tu veux dire que ne n'aurai pas à manger de la mal bouffe demain ?" demandai-je avec enthousiasme, elle rit et sa tête retomba dans les oreillers.

"Non. Je vais certainement faire quelque chose de mieux que des frites, sergent. Promis." Elle rit et ça devint un gémissement doux quand j'embrassai son cou exposé.

"J'y compte," affirmai-je, glissant le long de son corps là où le suçon était maintenant bien défini. Je passai ma langue autour et fermai les yeux. "Ah oui… une nouvelle règle pour notre rendez-vous ? Isabella… pas de culotte."