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111 – Bella
Tampa… Mercredi 30 juin, 22 h 43
Quand Edward glissa en moi je crus que j'allais m'enflammer. Il avait commencé à flirter et à faire des insinuations sexuelles toute la soirée et ensuite quand j'étais sortie de la salle de bains avec seulement sa chemise, la chaleur dans ses yeux et la faim dans son expression avaient renforcé encore plus mon désir. Et que je sois damnée si cet homme ne savait pas ce qu'il faisait avec sa bouche et ses mains. Chaque contact, chaque coup, chaque glissement contre ma peau me faisait brûler encore un peu plus jusqu'à ce que j'aie l'impression d'avoir atteint mon point de rupture.
Je pris appui sur mes mains et respirai plus profondément, pour pouvoir contrôler ma voix ensuite je me tournai en demandant par-dessus mon épaule. "Bouge Edward. S'il te plait chéri. J'ai besoin de plus."
Les mains d'Edward s'agrippèrent à mes hanches – je savais que j'allais avoir quelques bleus demain mais je ne m'en souciais pas du tout – et lentement, il commença à entrer en moi jusqu'à ce qu'il y soit complètement puis il se retira n'y laissant que son gland.
"Putain Isabella," gémit-il. "Tu es tellement serrée comme ça. On dirait que tu me serres dans ton poing. Est-ce que ça va?"
En répondant, je contractai mes muscles autour de lui et poussai mes hanches en arrière, le faisant me pénétrer jusqu'à ce que les poils de ses cuisses chatouillent mes fesses.
Le bruit étranglé qu'il émit répondit au mien.
"Oh bon sang ! Plus s'il te plait. Baise-moi E… Edward !" A présent je suppliai vraiment. On aurait dit que mon cœur allait pleurer, il avait mal pour qu'il bouge.
C'était le seul encouragement dont il eut besoin parce qu'avec un dernier grognement, il ressortit et revint rudement.
"Oui !" sifflai-je, en penchant ma tête en arrière et en balançant mes hanches en même temps que ses poussées.
Avec le rythme qu'il imprimait, la façon dont son corps battait contre le mien, nos peaux mouillées qui glissaient à présent l'une contre l'autre, il ne fallut pas bien longtemps pour sentir la palpitation de mon premier orgasme. Dans cette position sa queue frappait profondément à l'intérieur de moi et juste au bon endroit. Avec un cri étouffé je passai par-dessus bord, son prénom quittant mes lèvres.
Il attendit jusqu'à ce que je me détente un peu autour de lui puis ralentit ses poussées, un rythme lent qui ne fit en rien diminuer ce que je ressentais.
"J'aime t'entendre jouir," me dit-il, la voix rauque. "Savoir que je te fais te sentir aussi bien…"
Ses mots firent descendre le désir de mes oreilles à mon clitoris et j'avais l'impression que ma minette le serrait en réponse, nous tirant un gémissement à tous les deux.
"Peux-tu m'en donner un autre, ma douce ? Je veux te sentir jouir quand je suis en toi."
"Oui," gémis-je après une rude poussée. "Baise-moi Edward…"
J'eus l'impression qu'une de ses mains quittait ma hanche et ensuite j'haletai quand je sentis qu'il taquinait mon autre entrée. Je n'avais pas la moindre idée que j'apprécierais cela mais la première fois qu'il m'avait touchée là, l'intensité de ce contact m'avait choquée.
Quand il se retira complètement, je me plaignis et le regardai par-dessus mon épaule.
"Détends-toi Isabella," ronronna-t-il avant de glisser son doigt de mon trou vers ma chatte, taquinant le clitoris jusqu'à ce que je me détende à son contact. "Bonne fille," bourdonna-t-il, en trempant son doigt dans ma fente, le faisant entrer et sortir, caressant mon intérieur.
"Dis-moi de m'arrêter et je le ferai," promit-il la voix rauque, à mon signe de tête et mon gémissement de compréhension, j'avais l'impression que son doigt appuyait doucement sur l'anneau serré des muscles de mon anus.
"Oh putain !" haletai-je, en fermant les yeux fort.
"Détends-toi amour," murmura-t-il, son autre main bougea pour trouver mon clitoris.
Il caressa mes nerfs sensibles et je me détendis et avec un peu plus de pression, juste le bout de son doigt poussa dans mon petit trou.
"Tu sens ça Isabella ?" demanda-t-il. "Détends-toi plus. Laisse-moi entrer."
On aurait dit que je ne pouvais plus trouver d'oxygène quand sa bite travailla sur mon vagin dans un rythme lent et régulier correspondant à celui de son doigt sur mon clitoris et à son autre doigt qui poussa jusqu'à la première articulation.
"Putain putain putain," gémis-je quand il commença à déplacer le bout de son doigt là, lentement et facilement. Confortant le rythme de ses hanches. Mon corps entier était sur le fil du rasoir et je savais qu'il ne me faudrait pas longtemps pour passer par-dessus.
"Tu vas bien ?" demanda Edward les dents serrées.
"Oh dieu oui ! Edward s'il te plait…"
Il commença à pousser plus fort à nouveau, continuant le mouvement de son doigt dans mon petit trou lentement. Quand il fit rouler mon clitoris entre ses doigts et poussa son autre doigt plus loin, jusqu'à la seconde articulation, le plaisir me submergea par vague, m'écrasant totalement jusqu'à je pense que je m'étais noyée.
Je criai son nom une fois de plus, l'orgasme déferlant sur moi de partout.
Ça devait être suffisant pour Edward parce qu'avec un fort et long grondement, il retira son doigt de mon derrière et poussa fort avec ses hanches puis il me rejoignit dans l'extase. Mon nom ne m'avait jamais paru aussi sexy que quand il le dit et je le sentis palpiter quand il vint en moi.
Après une minute, Edward gémit, se retirant et me laissant avec un sentiment de vide, il s'écrasa sur le lit à côté de moi. "Viens ici amour… " Ses mains m'attrapèrent et ses yeux étaient voilés, inquiets.
J'allai volontiers dans ses bras, me glissant à côté de lui et m'enroulant autour de lui.
"Tu vas bien ?" Il me regarda dans les yeux, je les levai vers lui, souriante.
"Parfaitement bien," répondis-je honnêtement, ne sentant ni inconfort ni douleur. "C'était incroyable," admis-je.
En soupirant, il hocha la tête en me serrant plus près de lui, son menton sur ma tête qui reposait sur sa poitrine. "Je ne sais pas comment mais ça devient meilleur à chaque fois, je ne vais même pas me poser la question."
"Moi non plus," soupirai-je, en posant un baiser sur son torse, goûtant la transpiration et simplement Edward. En riant, je m'assis, ignorant les élancements qui étaient provoqués par ma nouvelle position. "Allez Sergent. Il est temps d'aller sous la douche. Nous sommes vraiment crado."
Il rit en acquiesçant. "Mais ça en valait foutrement la peine."
"Hum," convins-je, en l'embrassant une fois qu'il fut assis.
"Le premier à la douche?" murmura-t-il contre mes lèvres, "se savonne en premier."
Avec un sourire, il sauta du lit et s'enfuit vers la douche, me laissant me débrouiller pour sortir du lit.
Je ris en sachant que de toute façon je l'aurais laissé gagner – j'adorais le voir nu. Je l'entendis faire le chant de la victoire une fois qu'il eut ouvert le robinet. En secouant la tête, j'allai à la salle de bain et mon rire se transforma en fou rire quand je le trouvai en train de faire la danse que font les joueurs de football après un touchdown.
Je tendis mon bras pour pouvoir passer mes doigts dans ses cheveux et je le tirai pour atteindre ses lèvres. "Je t'aime Edward Masen," dis-je en riant, l'embrassant une fois de plus alors que son sourire s'agrandissait.
"Je t'aime aussi, ma toute belle. Maintenant amène ton cul nu dans la douche, je pense que tu me dois bien ça." Ses yeux étaient éclairés par la joie, l'amour émanait quasiment de lui.
Je dus ravaler la tristesse qui déferla sur moi en réalisant qu'il ne me restait plus que deux jours avec lui, avant que nous soyons séparés pour trois autres mois. En réalisant que je ne devais pas ressasser, je me secouai et lui souris, entrant dans la douche et le tirant avec moi.
