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112 – Edward

Tampa… jeudi 1er juillet 201 28

"Nous pouvons rester sur la base, vous savez," suggéra Emmett. Nous marchions autour de Bayshore pour nous rafraichir après notre footing.

"Nan mec. Des bières, des hot-dogs et des chips à la maison. Je ferai mon chili, d'accord?" répondit Jasper encore essoufflé. "Je n'irai nulle part le 4."

En faisant la grimace je ne dis rien parce que le 4 était le premier jour où il faudrait que j'apprenne à survivre – pour cent jours – sans Bella. Alors en ce moment, célébrer ce jour en restant à la maison tranquillement, me paraissait bien mieux que tout autre chose.

Je fis courir mes doigts dans mes cheveux pensant que peut-être j'avais besoin de les couper encore une fois, juste pour survivre à cet été en Floride. Mais pas jusqu'à ce que Bella m'ait quitté – mon cœur défaillait, ratant un ou deux battements en y pensant – parce que les doigts de Bella dans mes cheveux ressemblaient au paradis. Je n'étais pas sûr qu'elle s'en soucie mais je le faisais.

Comme nous arrivions dans notre rue, la conversation s'était orientée vers la plage. J'avais réussi à obtenir qu'on nous libère le vendredi, c'était quelque chose dont nous parlions tout le temps. Personnellement je n'avais jamais été à la plage – à part ce que j'en voyais de la base – alors Jasper avait posé des questions. C'était l'ile de Caladesi qui avait été la plus recommandée et c'est là que nous avions décidé d'aller.

Ma main atteignit la porte d'entrée et je ne pus m'empêcher de sourire en entendant les filles rire.

"Elles se sont levées tôt," rit Jasper en secouant la tête.

Nous entrâmes, elles étaient en pyjama si on pouvait considérer ainsi les grands t-shirt et les shorts - les nôtres – sans aucun doute. Rose et Bella avaient attaché leurs cheveux en queue de cheval pendant qu'Alice n'avait pas son style funky ordinaire. Rose et Alice étaient assises au comptoir pendant que Bella était appuyée de l'autre côté et elles tenaient toutes les trois des tasses à café. Elles étaient enfin arrivées à acheter tout ce qu'elles voulaient pour ajouter dedans y compris des crèmes, de la vanille française à l'amande.

"Bon sang on dirait que vous allez fondre," rigola Alice.

"Il fait drôlement chaud," répliqua Emmett. "Et il n'est même pas huit heures!"

"Satanée humidité," ajoutai-je, en secouant la tête et en ouvrant le réfrigérateur pour sortir des bouteilles d'eau. Une fois que je les eus distribuées aux gars. Je bus la mienne entièrement pour pouvoir enfin embrasser le côté de la tête de Bella. "Bonjour chérie."

"Bonjour chérie, un café ?" demanda-t-elle et je regardai dans sa tasse en faisant la grimace. Son rire me fit sourire.

"Pas un comme ça," dis-je, en pointant vers ses mains.

"La ferme," rit-elle, en tapotant mon torse. "Tout le monde ne peut pas mâcher des grains de café et continuer sa journée…"

En riant j'embrassai sa tête à nouveau. "A temps difficiles, mesures désespérées ma douce. Ne me juge pas !" plaisantai-je, quand elle se tourna pour nous préparer trois mugs de café noir. "Mais oui, je l'aime."

"Pourquoi vous êtes-vous levées aussi tôt ?" demanda Jasper, en prenant une tasse et en s'asseyant auprès d'Alice.

"Quelques corvées ici et là," déclara Rose mais j'eus l'impression que c'était quelque chose dont elles ne voulaient pas parler.

"Et nous voulions vous demander quelque chose," ajouta Alice en souriant à son mari. "Nous voulions savoir si vous seriez disposés à faire des photos. Des souvenirs de ce séjour. Et toi et moi n'avons pas fait ça depuis des années."

"Vous voulez un poster pour mettre dans votre chambre, les filles ?" demanda Emmett à Rose, avec un sourire comme l'enfer et en pliant ses bras pour faire ressortir ses biceps. "Amène l'appareil, ça marche !"

"Non !" rit-elle, en le tapant et levant les yeux au ciel. "De vraies photos. Chez le photographe."

Je me tournai vers Bella qui était appuyée contre le comptoir et m'installai comme elle, appuyé contre sa hanche. "Je pense que nous avons déjà le poster," rigolai-je en lui faisant un clin d'œil tandis que les autres éclataient de rire.

"Ne me tente pas," rigola-telle en roulant des yeux. "Cette photo est toujours sur mon téléphone. Je le ferai… ne pense pas que je ne veuille pas !"

Je haussai les épaules, me disant que si elle voulait une photo géante de moi en sous-vêtements alors ce serait ainsi. "Fais ce que tu veux Bella," rigolai-je, en prenant une gorgée de café. "M'en fiche."

"Bon nous voulons ces photos," les secoua Rose, en nous regardant tous. "S'il vous plait ?"

"Quand ?" demanda Jasper, cette question était sur le bout de ma langue aussi.

"Aujourd'hui… quand vous rentrerez du travail," dit Bella et je pus entendre que c'était important pour elle. "On peut se retrouver là-bas, amenez vos vêtements…"

"Vêtements ?" cria Emmett. "Vous voulez dire des photos… habillées ?"

Je ris en secouant la tête mais je pouvais dire ce que cela signifiait pour nous trois. Pour être honnête ça avait l'air super. Je n'avais jamais pris de photos avec des femmes, autre que Tanya pour les bals à l'école et juste avoir ça comme rappel tangible des deux meilleures semaines de ma vie, me fit complètement fondre dans le regard doux, silencieux et brun qui semblait me supplier.

"Très bien. Faisons-le. Occupe-t-en. Dis-moi simplement où et quand, ma belle," dis-je en levant un sourcil vers Emmett quand il commença à discuter. "Tais-toi et faisons-le," lui dis-je, en le regardant comme s'il était devenu fou. Il se contenta de rire. Pour en revenir à Bella j'embrassai son front. "Je ferai bien d'aller prendre une douche."

Au moment où je sortais de la salle de bain en sous-vêtements, je trouvai Bella fouillant dans mon placard. En riant je lui demandai. "Tu vas m'habiller ?"

Son rire doux s'éteignit alors qu'elle disparaissait presqu'entièrement dans mon placard. "Non ! Bon oui… alors je porterai du rouge… j'ai pensé…"

"Que nous aimerions être assortis," ris-je. "Ah bon ?"

"Coordonnés," corrigea-elle, en sortant du placard. En souriant comme le chat du Cheshire, elle fit un geste de haut en bas de mon corps. "Tu bats tous les posters du monde, chéri ? Hummm et je pense que c'est exactement ce que tu devrais porter sur la photo."

Je me regardai et haussai les épaules. "Si tu le dis."

"Voyons voir !" rigola-t-elle, en cherchant son téléphone mais je l'attrapai.

"Non non !" grognai-je, exagérément dans son oreille, en la bousculant sur le lit et elle enroula immédiatement ses bras et ses jambes autour de moi. "Il semblerait que tu aimes… vivre dangereusement…"

"Hummm," roucoula-t-elle, en caressant mon nez du sien de bas en haut. "Oui, je suis hors catégorie," soupira-t-elle, en feignant la déception pendant que ses mains passaient sous l'élastique de mon boxer et qu'elle prit mes fesses en coupe. "Pas d'exception pour toi …"

"Moi j'en fais," ris-je, contre sa peau douce. Son parfum de fleurs, de sexe, enivrant ne m'avait toujours pas rassasié.

"Pas question !" dit-elle hystériquement. "Tu seras en retard Edward. Et tu plaisantes. Je préfère que tu prennes le temps."

En rigolant je m'assis après avoir posé un baiser sur ses lèvres. Juste en la voyant là, je me demandai comment j'allais faire pour survivre tous mes matins sans elle. Je me penchai et levai sa chemise, posant un long et lent baiser sur son estomac.

"Je t'aime," soupirai-je de contentement total.

"Je t'aime aussi. Mais habille-toi," murmura-t-elle, en passant ses doigts dans mes cheveux.

Oui, cette merde resterait là jusqu'à ce qu'elle soit partie.

"D'accord," murmurai-je en réponse, me levant finalement et la laissant là, haletante. "Prends ce que tu veux dans le placard, mon cœur. Je te fais confiance."

Son sourire fut doux et époustouflant et me fit presque revenir m'allonger sur le lit auprès d'elle. "Bien sûr, Sergent, pas de problème."