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115 – Bella

Tampa… vendredi 2 juillet 201 à 13 h 33

Je tendis la lotion à Edward et lui demandai, " Tu m'en remets, s'il te plait?"

Ça faisait trois heures que nous étions là et nous venions de finir de manger. Les autres étaient partis nager ou jouer, nous laissant Edward et moi avec les serviettes. Alice et Jasper nous avaient promis de revenir dans une heure pour prendre la relève. Nous avions passé 45 minutes assis sous le parasol, moi entre ses jambes et dos à lui, regardant passer les gens et parlant de tout et de rien. Ça semblait être la première chose qu'il voulait faire après être rentré et avoir rencontré Charlie, avoir un chat, un noir avec si possible un peu de blanc – ce qui lui valut un gros bisou pour être vraiment aussi adorable.

Je sentis Edward bouger derrière moi et ensuite entendis le bouchon de la bouteille en plastique qu'il était en train d'ouvrir, ça sentait la noix de coco.

"On va se promener d'abord et on ira nager ensuite ?" demanda-t-il, en passant la lotion dans mon dos, en commençant juste au-dessus de mon bas de maillot.

"Hum," dis-je en réponse, en laissant tomber ma tête en avant. Il me massait et ses mains étaient trop agréables pour que je puisse répondre d'une autre façon.

Lorsque ses mains serpentèrent autour de ma taille, je relevai la tête et me penchai contre son épaule. Il frotta mon estomac avant de glisser sur mes côtes. Je gémis doucement quand ses pouces passèrent sous la bande élastique du haut de mon bikini, caressant la peau, là.

"Dommage que ce soit une plage publique," murmura-t-il à mon oreille, en capturant le lobe entre ses dents pendant un moment. "Dans l'avenir nous devrons trouver un endroit privé pour que…" il caressa le tissu qui recouvrait mes seins "… cette chose puisse être enlevée."

Je couinai une réponse avant que ses mains ne s'éloignent.

"Maintenant c'est aux jambes," dit-il calmement comme s'il ne venait pas de me taquiner au sujet de mon haut de maillot. Quand il vint face à moi, il sourit à l'expression mécontente sur mon visage. "Désolé ma belle. Je ne devrais pas te taquiner ?"

Je ris et lui montrai mes jambes. "Fais ton travail, Masen. Ne t'inquiète pas pour moi." Je te rendrai la monnaie de ta pièce quand ce sera ton tour d'être enduit de lotion, me dis-je en souriant.

Edward continua ses taquineries en passant sur le devant de mes jambes. Ses mains atteignirent mes cuisses et ses doigts effleurèrent mon derrière juste assez pour que ça paraisse accidentel mais avec suffisamment de pression pour que je sache que ça ne l'était pas.

Je soulevai un sourcil quand il me regarda innocemment.

"Oups," dit-il en souriant, "couche-toi et retourne-toi si tu veux que je fasse le dos."

En riant je lui dis, "il n'y a rien de drôle là-dedans sergent."

Il leva trois doigts. "Parole de scout !"

Je ricanai en secouant la tête. "Tu n'as jamais été scout !"

"Si si !" protesta-t-il. "D'accord seulement pendant un an, j'étais un louveteau mais ça compte quand même."

Je sentis mon visage se plisser en essayant de l'imaginer dans un de ces petits uniformes mignons.

Il rit et me fit signe de me retourner, je m'installai sur le ventre.

Je savais ce qu'il allait faire mais je sursautai quand ses doigts passèrent entre mes jambes. J'ouvris la bouche et quand il appuya plus fort ça se transforma en gémissement. Tout aussi rapidement il s'éloigna, me donnant une tape sur le cul et s'installa sur la serviette à côté de moi.

Ah ah !... le temps de la vengeance.

En lui faisant un sourire méchant je lui dis : "A toi. Allonge-toi."

Son regard arrogant disait : "Fais au pire" et me stimula. Je saisis donc l'écran solaire et m'installai à ses pieds. Je faisais très attention de garder nos contacts familiaux et conviviaux même sur ses cuisses en gardant mes doigts juste sous l'ourlet de son short de bain.

Et je jouais un mauvais tour.

Je me mis à califourchon sur lui, alignant nos hanches.

Ses yeux se fermèrent et il gémit me disant que je réussissais.

"Il y a un problème ?" demandai-je, en mettant un peu plus de lotion dans ma main et en me penchant pour atteindre son estomac et sa poitrine.

Il aspira sa lèvre inférieure entre ses dents et secoua la tête.

"Bien." Je le taquinai un peu, agitant mes hanches et sentant sa queue durcir entre nous. "Il semblerait que quelqu'un aime ça."

Il gémit encore, sa poitrine montant et descendant un peu plus vite dans mes mains.

Quand j'eus passé sur ses épaules, sa poitrine et ses abdos, je revins sur mes pieds. "Retourne-toi," demandai-je, en me retenant de rire quand il regarda vers la bosse, maintenant importante, dans son short.

"Putain," siffla-t-il tranquillement en passant sa main entre lui et le sol pour s'ajuster.

"Un problème ?" demandai-je, sachant exactement quel était ce problème.

"Attends un peu, Mlle Swan," me menaça-t-il, taquin.

Je redescendis vers ses pieds et lui passai de la lotion sur le derrière de ses jambes tout en le massant. Une chose que j'avais apprise pendant mes deux semaines en Floride, c'était que mon Edward aimait qu'on lui masse les pieds et les jambes. Il ne demanderait jamais mais je l'avais fait quelques fois et chaque fois je pouvais dire qu'il avait apprécié.

Une fois que j'eus fini avec les jambes, je remontai sur lui et m'assis sur ses fesses. Il grogna à nouveau tandis que je l'enfonçai dans le sable.

"Tu essaies de me tuer, pas vrai ?" demanda-t-il, quand j'allai à ses épaules, mes seins frottant son dos.

"Non," répondis-je, en posant un baiser sur son dos avant d'étaler la lotion. "Je veux juste que tu me veuilles davantage."

Son rire me secoua tellement que je faillis en tomber. "Comme si c'était possible," dit-il sans la moindre once de taquinerie dans sa voix.

Je ravalais la bave qui menaçait de déborder de ma bouche et finis rapidement. Je ne savais pas si je supporterai davantage de taquineries – en donner ou en recevoir – avant de le laisser.

Heureusement Alice et Jasper étaient en vue alors je leur fis un signe. Alice hocha la tête, me faisant comprendre qu'elle m'avait vue.

"Allez," dis-je en tapotant le bout de mon pied sur sa hanche. "Ali et Jazz arrivent. Allons nager."

Edward se retourna sur le dos et puis en regardant à nouveau vers sa queue toujours dure il dit : "tu ferais mieux de courir et vite Isabella… si je t'attrape tu vas payer pour m'avoir mis dans cet état."

Quand il me regarda à nouveau la chaleur dans ses yeux me fit presque venir. Il ne plaisantait pas…

Je tournai les talons et me précipitai vers la plage, à travers la foule en criant et quand je regardai derrière moi je le vis courir après moi, gagnant rapidement du terrain. Je courrai occasionnellement mais Edward était très entrainé et il était plus que légèrement au-dessus de mon niveau. Alors sans surprise je le sentis me prendre dans ses bras.

En m'ignorant il nous fit entrer dans l'eau, allant de plus en plus loin jusqu'à ce que les vagues caressent mes fesses.

"Edward Anthony Masen, tu ne vas pas…!"

Je ressortis en crachotant pour la deuxième fois depuis que nous étions arrivés. En riant, je me jetais sur lui. "Il semblerait que nous ayons déjà été comme ça," plaisantai-je, en enroulant mes jambes autour de lui et en m'appuyant contre son érection.

Il nous fit aller plus loin jusqu'à ce que l'eau nous arrive à la poitrine. "C'est vrai," murmura-t-il en se penchant.

Je me perdis dans ce baiser. Rien d'autre n'existait dans notre petite bulle – personne sur la plage, pas de départ demain, pas d'armée, ni d'amis… simplement nous. Ses lèvres caressaient les miennes avant qu'il reprenne le contrôle, me faisant complètement m'abandonner. Sa langue suivit mes lèvres et je m'ouvris pour lui, l'invitant à l'intérieur. Il me goûta, emmêla sa langue avec la mienne, je m'accrochai à ses épaules et le serrai avec mes jambes. Ses mains glissèrent dans le bas de mon bikini, soutenant mon cul et me posant contre son érection.

Sa main glissa plus loin et il trouva mes petites lèvres, je soufflai dans sa bouche. "S'il te plait !" suppliai-je.

Il gémit et bougea sa main pour arriver à glisser deux doigts en moi. Avec son pouce sur mon clito il commença à enfoncer puis à ressortir ses doigts.

Je ne voulais pas venir sans lui alors je passai ma main entre nous et enroulai mes doigts autour de son érection. Il poussa contre ma main, ce qui le fit s'enfoncer plus loin en moi, nous provoquant un gémissement de besoin.

"Oh seigneur," gémis-je quand il dériva sur mon clitoris avec son pouce et que ses doigts passaient exactement au bon endroit à chaque fois. "Viens avec moi," priai-je en serrant et caressant.

Il jura dans sa barbe, effleurant à nouveau mon clitoris. Avec une dernière poussée de ses hanches et de ses doigts, je jouis. Je sentis mon souffle s'arrêter pendant que j'essayai de ne pas crier. Je le sentis pulser dans ma main quand il se libéra, aussi.

Il se passa quelques instants avant que nous puissions respirer pour parler puis nous rîmes. Je me penchai vers lui appuyant mon front contre le sien.

"Je n'en aurais jamais assez," lui dis-je dans un souffle, sentant mon rythme cardiaque revenir à la normale.

Il sourit doucement et caressa ses lèvres des miennes. "Moi non plus amour." Une fois de plus il passa sa main entre nous pour s'ajuster en grimaçant. "L'eau aura lavé mon short."

Je ris et glissai vers le bas. J'arrangeai mon bas de maillot et lui dis : "Allons nous essuyer. J'ai soif et je pense que j'ai eu assez de soleil pour aujourd'hui. Ramène-moi à la maison soldat !"

Il me prit la main, m'attira à lui et ensemble nous marchâmes dans l'eau jusqu'à la plage.