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128 – Edward

Tampa ... Vendredi 6 août 2010 à 22 h 23

B : Tout est là, chéri. Tout semble en parfait état. Le piano, comme tu peux le voir, s'est magnifiquement et parfaitement adapté. Je pense que nous avons... plus que tu n'avais prévu. *rire* Amuse-toi avec les gars, et appelle-moi après, ok? Je t'aime!

"Putain, je raté un texto de Bella," soupirai-je, marchant à travers le parking.

Je fis quelques pas, avant de faire un arrêt complet et absolu quand je vis mon piano installé maintenant dans la maison de Bella. Il était bien. Merde, non seulement il convenait mais ma copine avait rendu la pièce tout simplement magnifique. On aurait dit que le piano avait été fait pour aller là, putain.

"Il te suffira de l'appeler quand nous arriverons à la maison," dit Jasper d'une voix pâteuse, me jetant les clés de son camion de location.

Il avait bu un peu plus que moi. En fait, j'avais tendance à boire moins qu'eux quand nous sortions. Emmett n'était pas beaucoup mieux mais il parlait à Rose sur le téléphone quand nous nous entassâmes tous dans la voiture.

"Ouais," murmurai-je, envoyant un texto rapide à Bella.

E : Hey, ma douce. Je t'appelle en 10 min. Désolé d'avoir raté ton message.

B : Pas trop grave. Je ne peux pas attendre, mon beau ! :)

"Donc tes trucs sont arrivés aujourd'hui," rit Emmett joyeusement depuis la banquette arrière, maintenant qu'il n'était plus au téléphone, claquant mon épaule légèrement. "Rosie a dit qu'elle était là-bas, mec. C'est génial !"

Souriant parce que je ne pouvais pas me retenir, je lui dis : "C'est fait. Bella a envoyé une photo et tout." Je sortis du parking sur la route principale. "Bien, elle a dit qu'il y avait plus que ce qu'elle avait prévu."

Je fronçai les sourcils, essayant de me rappeler exactement ce qu'il y avait dans ce garde-meuble. Je n'avais pas vraiment prêté attention au mail que Marcus m'avait envoyé. J'avais vu quelques cartons, mon piano et son banc mais je n'avais pas vraiment pensé à autre chose. De plus, je faisais confiance à Bella pour me dire s'il y avait un problème.

Une fois à la maison, je virai mes chaussures et tombai sur le lit puis j'appelai Bella.

"Maintenant, tu dois venir à Seattle. Je retiens tes affaires en otage," rit-elle, en répondant à la première sonnerie du téléphone.

"Je serais venu quand même ma douce," ris-je. "Pas besoin de menacer des cartons innocents."

"Oh, je t'ai eu", ricana-t-elle heureuse. "C'était bien ce soir ? As-tu bu ?"

"Oui… et non, je suis ... confortablement engourdi," lui dis-je, en haussant les épaules en comprenant qu'elle ne pouvait pas me voir. "Je n'ai bu que quelques bières. Em et Jazz, eux..." Je ris. "Je suis sûr qu'ils vont dormir demain."

"Oh mon Dieu."

"Ouais. Donc, tout avait l'air bien ? Tout est resté au garde-meuble si longtemps." Je m'assis, m'appuyant contre la tête de lit.

"Tout semble parfait, bébé. Je ne vois pas de problème. Et mon Dieu, ce piano est magnifique."

Souriant, je soupirai. "Ouais, je ne peux pas attendre pour jouer à nouveau."

"Eh bien, les déménageurs ont suggéré de l'accorder, en raison du déménagement mais ..." me dit-elle.

"Ma belle, qu'est-ce que tu veux dire par plus que prévu ? Il devrait y avoir seulement quelques cartons."

"Non, mon chéri, il y a un coffre, un fauteuil en cuir, un fauteuil à bascule et un bureau, aussi. Et une lettre qui les accompagne," m'expliqua-t-elle.

"Eh bien, que dit la lettre ?" demandai-je, curieux de savoir pourquoi je ne me souvenais pas de ces autres choses.

"Edward, je n'ai pas ouvert la lettre," répondit-elle nerveusement.

"S'il te plaît," me moquai-je, roulant mes yeux. "Je n'ai pas de secrets pour toi, mon amour. Veux-tu me la lire ? Elle vient probablement de l'avocat."

Il y eut un froissement de papier sur la ligne et Bella resta silencieuse pendant un moment.

"Oh, c'est d'Irina," dit-elle doucement, et puis elle commença à lire.

"Cher Edward,

Je souhaite que cette lettre ... et tes affaires ... te trouvent en pleine forme. Garrett est allé voir les déménageurs quand ils vidaient ton garde-meuble et je voulais être sûre que certaines choses te parviennent. Chéri, ce sont des choses importantes, je pense qu'Elizabeth aurait voulu que tu les gardes mais à l'époque tu étais si résolu à juste… Eh bien, peut-être que si je te rappelle leur histoire, tu comprendras pourquoi je l'ai fait.

Le rocking-chair et le coffre étaient à ta mère. Si je ne me trompe pas, elle te berçait dans cette chose tous les soirs quand tu étais un bébé. Le coffre lui a été transmis par sa mère. Je ne suis pas vraiment sûre de ce qu'il y a dedans. Le bureau était à ton père et la raison pour laquelle tu souhaiterais l'avoir c'est que tu avais pris l'habitude de t'asseoir derrière et de faire semblant d'être lui… peu de temps après que tu aies appris marcher. Il aimait cela, Edward. Tu n'en as aucune idée. Et ce viril fauteuil en cuir était celui ou lui et toi vous installiez pour regarder des matchs de baseball jusqu'à ce que tu sois trop grand pour t'asseoir sur ses genoux. Je pense que Liz devenait folle à chaque fois que vous mangiez du pop-corn quand vous étiez assis là mais elle aimait vous voir tous les deux dans votre petite bulle à parler des équipes, les joueurs et des statistiques.

Ecoute, mon chéri, je comprends que tu voulais t'éloigner surtout après la mort d'Ed. Et j'ai complètement compris pourquoi tu as tout quitté mais tu étais si jeune, en deuil, et tu ne pensais pas clairement, alors j'ai pris la liberté de penser pour toi.

S'il te plaît ne sois pas en colère contre moi. Si tu ne veux pas ces choses, ça va, mais je pensais qu'au moins tu devais avoir le choix.

Ces choses... c'est ton histoire, tes souvenirs et qui plus est de bons souvenirs.

Tout ce que je veux pour toi, Edward ... tout ce que tes parents voulaient pour toi, mon chéri ... était que tu sois heureux et apparemment tu l'es. Tu es devenu un jeune homme intelligent et très honorable. Tes parents seraient tellement fiers de toi et je sais que Garrett et moi le sommes aussi, parce que tu aurais pu prendre un chemin différent, un chemin plus sombre mais tu ne l'as pas fait. Je suis tellement reconnaissante que tu sois hors de la ligne de feu et de retour aux États-Unis et je veux que tu saches que bien que les choses 'n'aient pas marché avec Tanya tu peux toujours venir vers nous, moi ou Garrett si tu en as besoin. Nous serons toujours là pour toi, fils.

Beaucoup d'amour,

Irina "

Je me frottai les yeux avec la main, prenant une profonde inspiration et la laissant sortir. "Est-ce que c'est trop, Bella? Est-ce que cela rentrera au moins ... jusqu'à ce que je puisse les voir?"

"J'ai tout fait rentrer, Edward," déclara-t-elle avec fermeté mais sa voix était douce, combien ses doigts doux sur mon visage me manquaient. "Le rocking-chair et le coffre vont très bien dans la chambre. Et le fauteuil est déjà ami avec mon canapé ".

Je reniflai, en secouant la tête et en soupirant. "Et le bureau ?" demandai-je, ayant oublié à quel point j'avais adoré le bureau de mon père, combien d'heures j'allais traîner là-bas avec lui.

"Eh bien, il est rangé pour le moment," commença-t-elle. "Nous ne savions pas s'il pourrait rentrer avec le piano, alors il est dans le coin de ma salle à manger. Tu pourras le déplacer avec les garçons quand tu arriveras à la maison."

Maison.

"Ok," murmurai-je, tout à coup tellement nostalgique, putain, de ma copine que j'étais presque physiquement malade. "Je devrais probablement l'appeler et la remercier, hein ?"

"Oui, bébé… C'est incroyable qu'elle ait fait cela pour toi," dit Bella d'un ton respectueux. "Elle et ta maman étaient proches ? "

"Ouais." Je soufflai un rire. "Comme des sœurs. Peut-être que ma mère lui avait dit de le faire. Je ne sais pas."

"Ou peut-être qu'elles se connaissaient si bien qu'elle n'a pas eu à demander ?" suggéra-t-elle. "Je saurais ce que Alice voudrait garder".

"Peut-être."

"Oh, et j'ai empilé tes cartons dans la pièce avec le piano. Tu pourras fouiller dedans une fois que tu seras ici, dit Bella.

"Ma douce, si tu as besoin de…"

"Je ne vais pas fouiller dans tes affaires sans toi," m'interrompit-elle avec un petit rire. "Tout d'abord, les cartons signifient pour moi une possibilité qu'il y ait des araignées et tu vas vraiment me sauver de ce cauchemar. Et en second lieu, je préfère que tu sois ici... "

Souriant, je lui dis, "Oui, madame."

"Par ailleurs, qui sait si tu n'as pas de collection de petites culottes là-dedans… !" me taquina-t-elle, et je ne pus m'empêcher de rire.

"La seule paire de petites culottes que j'ai jamais gardée est la tienne, de notre jour, Isabella," chantonnai-je, les yeux rivés sur le placard, où je savais que l'une de ses petites culottes était restée dans la poche de la veste du costume que je portais ce soir-là.

"Humm, c'était une belle nuit," ronronna-t-elle.

"En effet, Mlle Swan," ris-je gravement. "L'une que je compte répéter dès que mon cul rentrera à la maison - mais cette fois, je n'aurai pas à aller nettoyer la voiture si vite".

"Je m'en réjouis déjà, Sergent," répliqua-t-elle avec un petit rire. "Va appeler Irina, ridicule idiot. Ensuite, tu peux me rappeler pour me raconter toutes les vilaines choses que tu comptes me faire dans ma propre maison, Masen."

En riant, ma tête retomba sur le mur. "Oui, madame. Crois-moi, cette liste est longue, tordue et plutôt détaillée."

"Excellent," rit-elle, sans vergogne.

Nous restâmes silencieux un moment, avant que je finisse par dire : "Merci, mon amour."

"Est-ce que tu vas bien, Edward ?"

"J'irais bien... quand je rentrerai chez moi, ce sera tout simplement parfait," soupirai-je, souriant rien qu'en y pensant.

"Bien," gazouilla-t-elle. "Maintenant ... va la remercier. Tu as besoin de le faire. Et appelle-moi. Je dois prendre cette liste tordue et détaillée pour référence ultérieure."

Je ris, tombant amoureux d'elle juste un peu plus et elle me manquait encore plus. "Ok ... Je t'aime."

"Je t'aime aussi."