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130 – Edward

Tampa ... Lundi, 23 août 2010 à 11 h 23

"Je suis tellement fatigué de cette putain de connerie de cafétéria," grommela Emmett quand nous entrâmes dans la zone de la cantine.

"Eh bien, si peut-être tu n'avais pas mangé la plupart des trucs que Bella et les filles avaient mis de côté pour nous les trois premières semaines, tu n'aurais pas à te plaindre," répliqua Jasper en haussant une épaule et en lui donnant un regard qui lui disait de ne même pas essayer de le nier.

"Je ne l'ai pas fait," mentit-il à travers ses dents.

Je ris, en secouant la tête. "Em, mec ... tu as mangé les deux portions de thon en une journée. N'essaie même pas putain..."

Emmett sourit sans honte. "Ouais, eh bien, Bells sait que je ne peux pas résister à ..."

Roulant les yeux et lui donnant un sourire narquois, je sortis mon téléphone quand il gazouilla avec un texte d'alerte. "En parlant de…" murmurai-je, ouvrant son message.

B : Oh, Sergent, les fleurs sont belles ! Merci ! :) Je t'aime ! Considère que tu as des bisous partout. xoxoxo

Avant de passer ma commande de déjeuner, je lui envoyai une réponse rapide.

E : Je t'aime, aussi. Je suis heureux que tu les aimes, ma douce. Je suis sacrément sûr qu'elles ne sont pas aussi belles que toi mais j'espère qu'elles vont t'apporter une belle première journée à l'école. Appelle-moi ce soir quand tu rentres chez toi, Mademoiselle Swan. Je veux tout savoir ! :)

B : OK, mon chéri. :)

ooo

"Masen !" appela le Lieutenant Morris depuis l'autre côté du champ. "Vous et les Caporaux Whitlock et McCarty venez par ici."

"Allez par enfer ! Qu'est-ce que nous avons fait cette fois ?" gémit Jasper.

"Aucune idée," lui dis-je, en haussant les épaules pendant que nous chronométrions les nouvelles recrues qui travaillaient sur le parcours du combattant.

Morris nous mit au repos dès que nous arrivâmes face à lui. "Aucun de vous trois ne va se réengager ? Pas un seul ?"

"Non, monsieur," lui répondîmes-nous.

"Eh bien, merde," siffla-t-il, en se frottant le visage et lançant un regard dédaigneux vers le parcours. "Cela signifie que je dois promouvoir quelqu'un."

"Puis-je faire quelques suggestions, monsieur ?" offris-je. Il ne connaissait pas vraiment mon équipe et je m'attendais à cela depuis déjà quelques semaines.

"Allez-y," dit-il lentement, avec un sourire narquois.

"Wells, monsieur. Il vient récemment de se réengager, sa famille vit maintenant sur la base et son plâtre provisoire sera enlevé rapidement. Il a obtenu le respect des hommes, monsieur," lui expliquai-je, en gesticulant vers l'endroit où Jeff Wells finissait sa journée. Il boitait le long du parcours portant un plâtre avec lequel il pouvait marcher.

"Ramirez, aussi," ajouta Emmett, hochant du menton, pendant que j'opinai de la tête.

"Ramirez est sévère mais juste, monsieur," dit Jasper. "Mais Wells a vu la merde de près et personnellement. Il fera un bon enseignant."

"Les deux hommes sont engagés pour quatre ans, monsieur," dis-je à Morris. "Vous pouvez leur faire confiance."

Morris fit un petit sourire. "Je vais y réfléchir. Je vous remercie, Masen. Et pour vous trois ?"

"Maison, monsieur," répondîmes-nous tous avec le sourire correspondant.

"Et où est-elle ?" souffla-t-il, secouant la tête vers nous.

"Seattle, monsieur."

"OK" rit-il, en nous disant de partir. "Hop. Finissez cette merde pour aujourd'hui. Je dois aller à un spectacle de danse, je ne peux pas le manquer."

Je mis un terme à la formation, renvoyant les hommes pour la journée. Après un bref débat, les gars se décidèrent pour du chinois pour diner. J'offris de commander sur le chemin de la maison de sorte que le repas serait livré peu après que nous soyons à la maison. Ils devaient s'arrêter au magasin pour acheter quelques trucs qui nous manquait du détergent, de la bière, du soda et de l'eau en bouteille, sans parler des assiettes en papier. Ces connards me tuaient avec l'évier toujours plein de vaisselle sale, putain.

Je venais juste de jeter mes déchets en enfournant le dernier morceau dans ma bouche quand mon téléphone sonna enfin.

"Hey, ma belle," marmonnai-je avec la bouche pleine.

"Es-tu en train de manger ?" Bella rigola.

"Oui," dis-je, après avoir finalement avalé. "J'ai fini maintenant."

"Oserais-je demander quel était le menu ?" soupira-t-elle, mais je pouvais entendre le sourire dans sa voix quand même.

"Chinois", dis-je fièrement. Bella détestait que nous mangions de la malbouffe tous les jours. Elle alla même jusqu'à envoyer à Jasper certaines de ses recettes les plus faciles mais nous ne cuisions pas toujours à la maison maintenant que ses trucs au congélateur étaient terminés.

"Bon garçon," ronronna-t-elle.

"Je ne sais pas à ce qu'il en est, Mlle Swan," soupirai-je exagérément en fermant la porte de ma chambre. "Trois nems et des nouilles ne sont pas exactement de la nourriture saine mais je suis un homme affamé. Par ailleurs, les choses que j'ai pensées à propos de toi aujourd'hui ne seraient pas considérées comme particulièrement... bonnes. "

"Oh, Sergent, je suis sûr qu'il y avait beaucoup de ... bons trucs," rit-elle nerveusement.

Souriant, je secouai la tête. "Comment était le premier jour de l'école, amour ?"

"Dur, fatigant mais j'ai de super enfants cette année. J'ai un groupe de garçons qui me rappelle Jazz, Em et toi... presque des copies. C'est assez effrayant, en fait," dit-elle. " Ils sont comme des larrons en foire. Un fort, drôle, un intelligent, calme, et ensuite un vraiment mignon, timide."

Je ris, retombant contre la tête du lit. "Des baisers volés ou du tirage sur les tresses dès le premier jour ?"

"Oui, bien sûr. Ce pauvre Jeremy a presque eu une crise cardiaque. C'est un doux timide," ricana-t-elle. "La petite Sophie ne lui ai donné aucun choix en la matière. Elle a juste couru vers lui à la récréation, planté un gros baiser mouillé sur sa joue et elle est partie."

Je gémis laissant échappant un rire. "Oh, pauvre gosse."

"Ses copains, Ryan et Paul, ont passé le reste de la récréation à côté de lui." Bella souffla un rire mais continua à me parler de quelques-uns de ses autres nouveaux élèves, dont une petite fille timide qui était nouvelle dans la région. Elle ne connaissait personne de l'année précédente, alors Bella avait dû demander aux enfants d'arrêter d'être curieux envers elle, elle comprenait très bien ce que c'était d'être le centre d'attention.

"Nous avons quelques nouveaux enseignants cette année parce que l'une a eu un bébé - une petite fille - et une autre est partie à la retraite. Elles ont toujours Mike sur le dos. Il est plutôt inquiétant," souffla-t-elle.

"Et comment est-il avec toi ?" demandai-je, incapable d'arrêter le léger grognement dans le ton de ma voix.

"Détends-toi, Sergent. Un parfait gentleman… ou aussi près qu'il puisse l'être." Elle murmura la dernière phrase. "Il a commencé avec sa même vieille merde jusqu'à ce qu'il ait vu ma bague."

"La bague que je t'ai donnée..."

"Ouiap," gazouillait-elle. "Celle-là même. Et une fois qu'il a vu mes fleurs avec ta carte, il a murmuré quelque chose comme quoi il allait recevoir des coups de pieds au cul et m'a laissé seule." Elle rit de nouveau. "Merci encore pour les fleurs. "

"Avec plaisir ma douce," lui dis-je avec un sourire, en essayant d'imaginer à quoi ce connard de Mike ressemblait. Il avait l'air d'un minet, comme Emmett l'avait appelé plus d'une fois mais il attirait les filles autour de lui, donc il ne pouvait pas être si repoussant. Le fait qu'il ne connaissait absolument rien aux femmes me fit rire.

"Tu peux toujours lui dire qu'Emmett est toujours en colère," lui dis-je, en haussant une épaule - je savais qu'elle ne pouvait pas le voir. "Il ne lui a pas tout à fait pardonné pour toute sa fourberie te concernant. Les trucs de grand frère et tout. Je réserve mon avis pour quand je le rencontrerai, ça devrait être un bon divertissement."

"Mike est un cas de harcèlement sexuel en attente de se produire," déclara Bella en riant un peu. "En fait, je suis presque sûre que la nouvelle institutrice, Angela, est juste assez courageuse pour le mettre à sa place - et je pense qu'elle est fiancée - mais Jessica est tombée dans le panneau instantanément. Pauvre fille… désespérée."

"Dans l'ensemble, ce fut une bonne première journée," conclut-elle. "Comment était la tienne ?"

"J'ai dû choisir mon remplaçant... Eh bien, pour moi et des remplaçants pour les gars," lui dis-je en tirant sur une corde lâche de mon treillis. Il avait eu des jours meilleurs mais je ne voulais pas le remplacer, pas alors que je devais partir dans six semaines. "Nous recevons aussi des retours concernant notre formation, ils nous disent qu'elle fonctionne vraiment. Ça se passe vraiment bien pour nos premières recrues là-bas."

"Bien, chéri. C'est vraiment bien," dit-elle. "Mon Dieu, que tu me manques," gémit-elle tout à coup, en poussant un soupir.

"Tu me manques, aussi, ma chérie," répliquai-je, essayant de l'apaiser mais je savais que je paraissais tout aussi frustré. Six semaines… si près mais encore si loin. Une semaine en août et le mois de septembre nous gardaient encore loin. Ce qui me rappela...

"Bella, que veux-tu pour ton anniversaire ?" demandai-je, en me préparant à sa réaction.

"Edward, s'il te plaît ne fait pas de folies," supplia-t-elle. "S'il te plaît ? Je te veux juste toi, portant un grand nœud. Ok ?" dit-elle sarcastique.

Riant, ma tête retomba contre le mur. "Je vais voir ce que je peux faire," ris-je. "Mais que veux-tu ? Peut-être quelque chose que tu ne peux pas avoir ou quelque chose dont tu as besoin…?"

"Je ne peux pas penser à autre chose... autre que toi et ce nœud. Cela semble tourner en boucle dans mon imagination," rigola-t-elle. "Rouge ... sans aucun doute, rouge. Seulement enroulé autour de ta ..."

"Ne me fais pas appeler Charlie," l'interrompis-je avec un avertissement parce que je savais où ça allait. "et vais mettre en place un truc élaboré... "

"Tu ne vas pas oser !"

"Je peux et tu le sais. Juste réfléchis-y... mon amour," Je ris. "J'ai Jasper de mon côté. Ne crois pas que ne vais pas le faire. S'il a mis en place mon anniversaire surprise, fan-tas-tique, imagine ce que je peux lui faire faire pour toi".

Elle souffla obstinément, en disant : "Tu sais quoi, Masen ? Fais de ton pire. Je ne sais pas ce que je veux et je ne vais pas me battre avec toi... et vous tous - Alice et Rose ont déjà commencé. Juste ... ne les écoute pas. J'ai entendu des rumeurs de stripteaseurs masculins... cependant, je ne suis pas sûre qu'elles blaguaient ou non."

Je ris, juste parce qu'elle était trop mignonne. "Absolument pas, putain ! Pas de danse du ventre pour toi, Isabella."

"Tu t'offres?" rit-elle. "Parce que je vais mettre chaque billet d'un dollar de côté jusqu'en octobre juste pour les mettre sur toi."

Je frappai mon front avec ma main. "Je ne fais pas de promesses."

"Apporte le nœud," dit-elle en riant.

"Va dîner, ma douce. Je vois que je dois me débrouiller tout seul pour ton anniversaire. Rappelle-toi que je t'ai donné amplement l'occasion d'aider les gars mais non ... Tu pouvais jouer. Ta fenêtre de tir est officiellement fermée," grognai-je de façon spectaculaire.

Bella rit de nouveau, d'un rire heureux, doux et plein de vie, et je ne pouvais pas l'aimer plus même si j'essayais. "Je suis sûre que je vais survivre, Edward. Je t'appellerai plus tard. "

Souriant, je secouai la tête. "Bien. Je me demande si je pourrais embaucher un clown pour venir à l'école..."

"Edward, ne t'avise pas..." grinça-t-elle des dents, et je pouvais dire qu'elle allait en dire plus mais je raccrochai, juste pour rendre folle et me levai aussitôt pour aller parler à Jasper.