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134 - Edward

Seattle ... Vendredi 10 septembre 2010 à 14 h 03

"Non, non, je suis bon," soupirai-je, en regardant le GPS. "Dis à Rose que je la remercie de s'être occupée de l'hôtel pour moi et d'avoir déposé les affaires de Bella. Je suis en chemin pour l'école maintenant."

"Une chose est sûre, Sergent," ricana Emmett. "Si tu vois ma femme, donne-lui une accolade et embrasse-la pour moi, veux-tu ? Et souhaite un bon anniversaire à Bells."

Souriant, je lui dis, "Pas de problème. Et je le ferai."

Je jetai mon téléphone sur le siège de la voiture de location, en regardant autour de moi. Dans moins d'un mois, ça serait mon nouveau chez moi, c'est quelque chose qui me frappa à la seconde où je mis les pieds à l'aéroport Sea-Tac. La prochaine fois que je débarquerai ici, je resterai en permanence là où je voulais être. La Maison. D'une certaine manière, j'étais tout confus entre prendre ma voiture de location, vérifier avec l'hôtel et mettre l'adresse de l'école dans le GPS et tout cela sans sauter de bas en haut comme un gosse de cinq ans.

Maintenant, je compris comment Bella avait dû se sentir quand elle était venue à Tampa. Bien que, la pure foi aveugle qu'elle avait de le faire pour la première fois avait dû être colossale pour elle. Pour moi c'était facile putain. Je me garai sur le parking de l'école et je réalisai que j'étais en avance, donc je pris mon téléphone.

E : Je suis ici.

Ma petite complice répondit instantanément, même si elle n'était pas censée avoir son téléphone sur elle.

A : Hey ! Va au bureau. Mme Cope attend un visiteur surprise pour Bella. Je ne pouvais pas lui dire qui. Trop d'oreilles. Allez ! : D

Ricanant en voyant à quel point Alice pouvait être excitée, je sortis de la voiture. Malgré la luminosité de la journée, le ciel nuageux et gris était un contraste frappant avec le temps ensoleillé de Floride, sans parler de la différence de température.

Il faisait tellement plus frais ici.

Je passai l'entrée et me dirigeai vers la réception.

"Puis-je vous aider ?" demanda une jeune fille blonde sans lever les yeux de son écran d'ordinateur. Ses doigts survolaient les touches jusqu'à ce qu'elle ait fini ce qu'elle tapait puis elle leva les yeux, se figeant comme un cerf pris dans les phares d'une voiture.

"Je suis ici pour voir Isabella Swan," lui dis-je, souriant malgré son regard fixe. Je ne dus pas longtemps me demander qui était la fille parce que Bella l'avait très bien décrite, la plaque sur son bureau me dit que j'avais deviné juste. C'était Lauren, la fille que Bella avait trouvé en train d'embrasser Mike dans sa classe. "S'il vous plaît," dis-je.

"Oh, eh bien ..." bafouilla-t-elle, et ses joues se colorèrent. "L'école est presque finie. Vous aurez juste à att…."

"Bonté divine !" jaillit une autre voix derrière Lauren. "Vous devez être la surprise de Bella, Alice a essayé de me prévenir. Et vous devez tout à fait être Edward !" Une douce, femme plus âgée se précipita vers le bureau, tendant la main vers moi.

"Shelly Cope. C'est agréable de rencontrer l'homme derrière toutes les jolies fleurs qui apparaissent dans mon bureau par de temps en temps."

"Edward Masen," ris-je, aimant la femme instantanément. "J'ai beaucoup entendu parler de vous."

Elle se tourna vers Lauren. "Donne un laissez-passer à Edward. Nous allons lui montrer la classe de Bella dans une minute." Elle jeta un regard vers les portes en verre, une expression mauvaise passa sur son visage quand ses yeux se posèrent sur deux personnes. "En fait, je sais juste qui va le faire."

La porte s'ouvrit à la volée et un garçon d'environ onze ans entra, suivi par un homme de mon âge. Le garçon portait des jeans baggy, un polo trop grand et une expression qui criait qu'il était en difficulté pour quelque chose.

"Tu vas t'asseoir dans le bureau du principal jusqu'à ce que ta mère vient te chercher, Jason." Le type plus âgé devait être son instituteur, ce qui me figea et me fit plisser les yeux.

Je savais pertinemment que les seuls enseignants de sexe masculin étaient un homme plus âgé du nom de Shaw ... et Mike Newton. Je regardai son allure… cheveux pleins de gel, sourire obséquieux et clin d'œil à Lauren - et enfin, ses yeux se posèrent sur moi. La peur qui traversa ses traits était pure et douce ... et putain pas assez forte.

"Mme Cope, pouvez-vous s'il vous plaît appeler la mère de Jason pour qu'elle vienne le chercher ? Il sera en retenue la semaine prochaine pour avoir perturbé ma classe... encore une fois," dit-il, les derniers mots clairement pour Jason, qui roulait des yeux quand il pensait qu'aucun de nous ne le regardait.

"Lauren va le faire," dit Mme Cope fermement avec un hochement de tête. "Mike, en revenant vers votre classe pouvez-vous, s'il vous plaît, montrer la classe de Bella à Edward ?"

Les yeux de Mike s'élargirent tandis qu'il hochait lentement la tête. "S… sûr. Par ici," dit-il, ses yeux me scrutant en partant de mes bottes puis remontant sur mon pantalon cargo de camouflage, mon T- shirt, pour finalement atterrir sur mon nom et mes épaulettes. "M-M-Mike Newton," dit-il, en tendant la main.

Je devais lui faire des louanges pour cet acte de bravoure. Quand je pris sa main, je serrai juste assez fort pour capter son attention… mais en réalité, je voulais l'écraser - sa putain de main - pour avoir touché ma fille, et même plus, je voulais l'arracher pour lui faire mal. "Edward Masen ... le petit-ami de Bella."

"Michael !" cassa Mme Cope. "Edward a fait un long chemin. Je suis sûr qu'il aimerait voir Bella. Allez ! Et je suis sûr que vous avez une classe qui vous attend..."

Mike hocha la tête, lâcha ma main et nous conduisit hors du bureau et dans le couloir. Il ne dit rien pendant que nous marchions vers les classes mais je vis bien qu'il continuait à secouer sa main.

Il s'arrêta à l'extérieur de la salle de classe numéro quatorze, se tourna vers moi et pointant dessus son épaule. "Celle-là," murmura-t-il, en prenant une profonde inspiration. "Êtes-vous ici les gars de façon permanente maintenant ?"

Je souris, secouant la tête parce qu'il avait demandé pour nous tous, il avait peur d'Emmett à mort. "Non pas encore. Dans trois semaines. Ensuite, nous serons tous à la maison," lui dis-je, en appuyant sur le mot tous.

"Je ne l'ai pas touchée !" s'écria-t-il subitement, son front soudain moite de sueur. "J'ai essayé de présenter mes excuses à Bella mais elle ne voulait rien entendre."

"Assurez-vous que cela reste de cette façon, Mike," ricanai-je, en me rapprochant de lui. Ma proximité, ma taille plus grande le fit tressaillir. "Votre perte ... mon gain." En lui faisant signe vers la porte de Bella. "Je m'en occupe à présent."

Il hocha la tête avec ferveur, traversa le hall et disparut par une autre porte.

J'arrivai à la porte, m'arrêtant quand je pus entendre la voix de Bella.

"N'oubliez pas le concours de rat de bibliothèque ce week-end. Vous n'avez pas beaucoup de devoirs, de sorte que vous pouvez vous mettre à jour. Je veux voir un peu plus de cercles sur l'affiche au mur, d'accord ?" leur demanda-t-elle.

En souriant, je frappai à la porte.

"Ryan, peux-tu, s'il te plaît, répondre à la porte?" ordonna la voix de Bella.

La porte s'ouvrit pour révéler un petit garçon dégingandé, couvert de taches de rousseur, arborant des cheveux courts hérissés et les yeux bleus lumineux.

"Waouh," respira Ryan, bouche ouverte. "Hey, Mlle Swan ! Je pense que vous avez des problèmes. L'armée est là."

Je ne pus m'empêcher de rire à ses mots mais encore plus à la rapidité avec laquelle la tête de Bella se détourna de sa salle de classe pleine d'enfants vers moi. Elle se dirigea vers nous, plaça une main sur son épaule. Putain, elle était un plaisir pour les yeux.

"Vas t'asseoir," lui dit-elle sans me quitter du regard, ce qu'il fit immédiatement. "Edward ... Que fais-tu ici ?" murmura-t-elle, les larmes aux yeux, mais elle était aussi consciente d'environ une vingtaine de gamins de neuf ans qui avait les yeux écarquillés vers nous.

"Joyeux anniversaire, ma douce," murmurai-je en, tendant mon petit doigt qui avait un nœud rouge noué autour.

Sa main couvrit sa bouche et elle fit un petit rire et un sanglot à demi-étouffé en tirant sur le ruban. "Ce n'est pas exactement là où je voulais le nœud… " ricana-elle en levant un sourcil fugace vers moi.

"Cela n'est pas le seul nœud que j'aie," répliquai-je, levant mon sourcil et souriant en faisant passer ma langue le long de ma lèvre inférieure.

"Je ne peux pas t'embrasser ici," gémit-elle, prenant ma main.

"C'est bon," ricanai-je. "Je peux attendre."

Elle regarda par-dessus son épaule à l'horloge. "Je dois encore rester une trentaine de minutes. Si tu restes, ils vont te bombarder d'un milliard de questions, tout simplement parce que tu es en uniforme."

Je ris, haussant une épaule et fit un geste vers sa classe. "Je peux le faire."

"Ok," rit-elle. "Je t'aurais prévenu, Sergent." Elle recula, pour me laisser entrer et je fus hyper-conscient de plusieurs jeunes yeux sur moi. "Regardez, c'est mon ami, le sergent Masen."

"Bonjour, sergent Masen," scandèrent-ils.

"Où est votre arme ?" renchérit Ryan avec la première de ce qui s'avéra être beaucoup, beaucoup de questions.

"A la caserne," répondis-je. "Je ne pouvais pas la prendre dans l'avion."

"Vous combattez les terroristes ?"

"Je l'ai fait avant. Maintenant je forme les gars pour le faire."

"Est-ce que vous conduisez un tank ?"

"Non."

"Est-ce que vous pilotez des avions de chasse ?"

"Non, ça c'est la Marine."

Et ils continuèrent ainsi jusqu'à ce que ça ressemble à un débriefing – ou une torture pour les prisonniers de guerre ... Je ne savais pas vraiment. J'étais suis sur le point de commencer à leur répondre avec juste mon nom, mon grade et mon numéro de matricule mais je fus sauvé par la sonnerie qui retentit en même temps qu'une petite fille posait deux questions successivement.

"Êtes-vous le petit-ami de Miss Swan ? Allez-vous l'épouser ?" me demanda une fillette de devant, cheveux bouclés sombres et grands yeux noisette, en se levant de son bureau.

"Carrie !" Bella aboya un rire. "Ça suffit les questions, les enfants. Bon week-end à tous. A lundi les enfants."

Carrie semblait terriblement déçue de ne pas avoir obtenu sa réponse, je m'agenouillai devant elle. J'avais compris que c'était elle la timide, nouvelle élève de Bella, donc je pensais qu'elle avait dû prendre tout son courage pour me poser une question et même plus, deux.

"Oui... et oui," murmurai-je, en lui faisant un clin d'œil et en souriant quand un grand sourire s'étala sur son visage.

"Bien," murmura-t-elle en retour. "Elle est gentille."

"Elle l'est," confirmai-je avec un hochement de tête, me redressant, alors que la salle de classe se vidait.

"Bye, Mlle Swan," murmura-t-elle doucement, faisant un geste avec sa main.

"Bye, Carrie. Amuse-toi bien dans le parc ce week-end," lui dit Bella en emballant ses affaires, en regardant Carrie partir.

Seuls.

Nous avons tous deux réagi instantanément et Bella vola dans mes bras.

"Je ne peux pas croire que tu sois venu," sanglota-t-elle quand je la soulevai du sol, la tenant aussi près possible, mes bras l'enveloppant complètement. "Tu m'as tellement manqué !"

J'enfouis mon visage dans le creux de son cou, inhalant ce parfum qui m'avait manqué et tout le reste. "Je ne pouvais pas ne pas venir," murmurai-je, en appuyant mes lèvres sur son oreille. "C'est seulement un week-end, mon amour, mais ..."

La tête de Bella se releva brusquement et elle me tenait la tête dans ses mains. "Je m'en fiche !" lâcha-t-elle et tout à coup, sa bouche était sur la mienne.

Mon Dieu, comme ça m'avait manqué. C'était désespéré et intense, salé et sucré. Tout ça m'avait manqué et plus encore. Nos lèvres se caressèrent, nos langues demandèrent, taquinèrent et goûtèrent, se souvenant, et nos respirations devinrent haletantes.

Au moment où elle glissa le long de moi vers le sol, je dus me retenir pour ne pas la renverser sur son bureau.

Bella saisit le devant de mon t-shirt, levant les yeux vers moi. "Combien de temps puis-je t'avoir ?"

"Jusqu'à dimanche après-midi," murmurai-je contre son front. "Je ne serai pas ici pour ton vrai anniversaire, alors je vais te kidnapper. "

"Nous n'allons pas à la maison ?" demanda-t-elle, et je secouai déjà la tête faisant non.

"Non, pas cette fois, mon amour," lui dis-je calmement lorsque son visage commença à se décomposer un peu, en rangeant ses cheveux derrière ses oreilles. "Si je mets un pied dans cette maison, je ne la quitterai jamais. Je ne peux pas devenir déserteur alors que la fin est si proche," ris-je consterné." Bella, quand je rentrerai à la maison... Je ne veux plus la quitter. Permets-moi de te gâter ce week-end. S'il te plaît ? "

"Mais j'ai besoin…"

Je posai mes doigts sur ses lèvres. "Tu n'as besoin de rien. J'ai tout arrangé."

"Voilà ce que manigançaient les filles !" rit-elle, secouant la tête en enroulant ses bras autour de mon cou. "Eh bien, Sergent ... Je suppose que je suis toute à toi!"

"Bien," grognai-je en exagérant dans son cou, la faisant pouffer de rire. "Alors, tu es officiellement ma prisonnière."